MORT
ment coutte nature» qu*éprouve le fœtus laiis son déTeioppcment, ou plusieurs fœtus iJ.ins les grossesses gémellaires.
Les auteurs admettent généralement trois csjièces de monstres : 1* ceux qui naissent mumplets; à cette classe on peut rattacher les monstres incomplets non vimles: exemple, Us ncéphales, les hjrdrocépbales, etc., qui, quoique pouvant exister, les premiers, pendant quelques heures et des jours entiers ; les seconds, bien des années , sont néanmoins condamnés à mourir idiots, après avoir vécu de la vie des bêtes; et les monstres incomplets viablés, c'est-à-<iire ceux à qui il ne manque qu'unepartie ou plusieurs parties qui ne sont ))as absolument nécessaires à l'existence : parmi ces derniers nous rangerons les monocies, ou n*ayant qu'un œil; les unipèdes, ou n'ayant qu'un pied, etc.; 2" les monstres qui naissentavec excès départies: et par exemple, deux têtes supportées par un seul tronc; ou bien ceux qui résultent de l'adhérence de deux oorps distincts entre eux, mais rf^nnis par un lien quelconque, comme l'étaient les frères Siamois ; ou encore qui 5o:U confondus dans un seul tronc pour deux têtes, deux bras distincts, etc., comme on ) a vu chez Rita et CAm/tna, deux sœurs adhérentes n'ayant qu'un seul tronc, et que deux noembres inférieurs pour toutes deux. 3* EnGn on a admis une troisième classe de monstres, dans laquelle on a compris les individus qui sont nés avec le cœur à droite, et le foie à gauche; mais j'avoue que je n'appellerai par cette transposition d'orlianes, tout extraordinaire qu'elle soit, une monstruosité, attendu que j ai vu, en 1837, à Paris, le cadavre d'une femme de trentetrois ans, ayant eu plusieurs enfants, parfailemeut bien constituée, chez laquelle il y avAit transposition complète de tous les organes de la poitrine et de l'abdomen : ce que nous avons du côté gauche était placé Hiez elle du côté droit, et vice versa ; cependant rien ne ressemblait moins à un monstre que celte femme.
i)oit-on considérer comme une monstruo- Mlé les vices de conformation, tels que le l»»^c-de-lièvre, l'imperforation d'une ouverture naturelle , etc. ? Nous ne le pensons l'^S car, pour nous, la monstruosité ne consiste que dans l'absence ou la surcharge des iviriies qui doivent rendre le corps coml'iel.
MORBIDE, adj., morbidus, de morbus ^^ je donne la maladie, et, par extension, tjui tient à la maladie; ainsi on dit une cause luorbide, des phénomènes ou des symptômes n)ort)ides, etc.
MOUBIFIQUE, adj., morbificus, de tnor- *«* /(Bcfo, je fais la maladie, j'engendre la maladie ; se dit principalement des causes il^'s maladies; il est même plus approprié au mot caiac, que l'expression morbide.
MOUBILLËUSE, adj., morbiiiosa. — Il ne s'emploie que pour indiquer le caractère I^Articuher de la tièvre d'incubation, de la rougeole (morbilii), qu'on nomme généraleûieiil fièvre morbilleuse.
MORDICANT, ANTc,adj.— On ne l'applique qu'à l'élévation de la température du corps, calor mordicans^ qui a pour caractère snéciai de déterminer aux doigts avec lesquels on explore la surface de la peau, une sensation de picotement désagréable, plus communément dénommée chaleur acre. Elle s'accom* pagne ordinairement de sécheresse à la peau, et est rangée parmi les signes nathognomoniques de la fièvre putride, cW-Àdire des états inflammatoire ou bilieux exagérés. Voy, PUTRIOITÉ.
MORELLE, s. f., solanum^ genre de plantes de la famille des solanées, ainsi nommée parce qu'elles soulaijent et calment la douleur. Cette dénomination leur vient de solari^ soulager. --Deux espèces de ce genre de si)lanées(didynam.angiosp.,L.)sont seules employées en médecine. Ce sont la morelle noire^ dont les feuilles en décoction ont des propriétés calmantes, adoucissantes et même narcotiques, ce qui fait qu on 1rs utilise en cata[)lasmos ou pour*des lotions, des injections ; 2" la douce-amère^ solanum dulcamara^ qui agit, spécialement administrée à Tintérieur, contre les dysciasiesou cachexies morbides. C'est pourquoi elle est communément employée comme dépuralive dans les maladies de la peau. Voy, Dougb-amère.
MOROSE, adj., morosus. — Se dit d'un individu qui est morne, triste, chagrin.
MORT, s. f., morSf Gâvaro;, cessation absolue et sans retour de toutes les fonctions vitales. — S'il est des circonstances dans la vie qui nous montrent les hommes véritablement égaux sur la terre, c'est sans contredit d'ôtre tous sujets aux lois de l'organisation, c'est-à-dire, naître, vivre, souffrir et mourir 1
A la vérité, la vie sera plusou moins agitée, et les jouissances qu'elle procure seront plus ou moins vives et variées, les souffrances qui l'accompagnent plus ou moinsdures à supporter, selon qu'on aura aussi plus ou moins de résignation à les endurer, ou qu'on aura été
f^lus délicatement élevé; mais, en définitive, opulent qui étale son luxe, ses richesses, et le malheureux qui cache sa misère et rou|;;it des haillons qui couvrent sa nudité, quoique n'ayant point eu la même existence, auront néanmoins la môme fin : ils vivent, ils cesseront de vivre 1 La mort est donc l'écueil inévitable contre lequel viennent se briser toutes les existences ; c'est elle qui nous nivelle tous : frappant en aveugle, elle n'épargne personne, et semblenousavertirchaquejour que, quelle que soit la distance'qui nous sépare par Vinégalilédes rangs et de la fortune, nous sommes néanmoins tous égaux sur la terre, puisque son bras peut également nous atteindre.
Mais plus rapides sont les coups de la mort et plus nous devons nous en défier : nous en défier d'abord pour nous-mêmes, qui, exposés tous les jours, à toute heure, à comparaître devant notre juge suprême, devons conserver notre Ame dans cet état de quiétude que donne une conscience sans reproche, et qui nous fait moins redouter la sentence que le Dieu de misérironle portera