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La myélite n*a pas toujours une marche aigûe, au contraire elle affecte assez souvent uDO marche chronique, dure des années, rasle même la Tîe entière fixée dans les [)àri\es extérieures sans aller plus loin ; et, ce qui peut en imposer au médecin peu attentif, c'est que la douleur dorsale n'existe qu'alors qu'on en provoque la manifestation. Pour lobteoir, on fait coucher le malade sur le ventre et on promène longtemps et attentivement les doiffts tout le long du rachis ; il est rare, quand il 7 a réellement myélite, que, par cette manoeuvre, on ne détermine pas de la douleur sitôt qu'on arrive à comprimer le point correspondant au siège de {'inflammation. Copeland avait proposé, pour provoquer la douleur et découvrir le point phlogosé, de promener légèrement une éponffe trempée dans Veau tiède sur Tépine ilorsale, assurant que lorsque l'éponge comprime lé lieu enflammé, la douleur se manilesteaussitôt. Franck a reconnu plusieurs fois Ie5 avantages de ce procédé : il a le mérite d'être très-expéditif.
Le traitement de la myélite repose sur les mêmes principes gue celui des autres inflammations ; ainsi , à l'état aigu , on doit recourir aux antiphlogistiques, qui seront proportionnés aux forces et à l'Age du sujet; taudis qu'à l'état chronique, les frictions iiiercurielles, les affusions froides, la glace pilée et placée dans. des vessies au'on pose sur la longueur du rachis ou seulement sur le point affecté : les cautères appliqués dans le voisinage, les purgatifs, la strichnine à das doses modérées dans le principe, mais
qu'on élève graduellement, etc. , produisent assez souvent de très-bons effets.
Il est un moyen que l'on a conseillé aussi et que nous devons mentionner, c'est l'emploi des douches d'eau chaude (à 32 ou 3& degrés) et fortement salée, faites sur la lon^
Î;ueur de l'épine dorsale. Ces douches, nous es croyons préférables, en hiver, aui aspersions froides, qui, si elles agissent utilement contre l'inflammation spinale, pourraient provoquer une fluxion de poitrine ou toute autre maladie qui deviendrait une complication très-fïcheuse de la première. Quant à la paralysie consécutive de l'inflammation, Yoy. Paralysie.
MYOPIE, s. f., myopiay de uvM-û^p, je ferme l'œil. — Vice originel de 1 organisation de Tœil, par lequel la cornée transparente se trouvant trop bombée, l'individu ne voit Us objets que lorsqu'ils sont très-proches. C'est pourquoi on y remédie par des verres concaves, et pourquoi aussi cette vue gagne chez les vieillards, lorsque l'œil s'aplatit par la diminution des humeurs qui entrent dans sa structure.
MYOSITIS ou Mtosite, s. f. , myositiê^ de ttv<i^v, muscle: inflammation des muscles. — La mvosite n'offre rien de particulier ou plutôt elle a de particulier, d après les auteurs, qu'elle est susceptible de se déplacer et de former des métastases sur des organes intérieurs plus ou moins essentiels à la vie, ce qui a fait penser à la plupart des nosologistes c^ue cette inflammation était de nature rhumatismale'; d'où le nom de Rhum aiismb MUSCULAIRE [Voy. cé mot) ({u'on lui a donné. Nous partageons cette opinion.
NAPHTE, s. m., naphia, v^7^ dérivé du chaldéen et du syriaque, naphta^ qui signifie bitume.— Ce bitume, qu'on trouve dans le commerce sous forme liquide, incolore ou légèrement ombré, diffère peu du pétrole, dont il a du reste les propriétés anthelminthiques [Voy, Pétrole).
NARCISSE, s. m., narcissui^ L. , genre de plantes de l'hexandrie mono^ynie, L.; fa* luille des narcisse^, J. — Plusieurs espèces de cette famille, et par exemple le narcisse des prés, pset^onarcUsus^ le narcisse des poètes, narct>ftc5 poeticust le narcisse des jardins passent pour jouir de propriétés émétiques, mais elles sont si faibles qu'on a dû reooDcer à s'en servir. Le narcisse ne sera jamais le succédané de l'ipécacuanha comme OQjl'a prétendu.
NARCOTINE, s. f., nareoUna.-- C'est le nom qui a été donné par les chimistes à la matière cristallino que l'on retire de la dissolution alcoolique oe l'opium. On avait prétendu d'abord que c'était en elle que résidait la propriété somnifère, mais on a reconnu
K' is tard qu'elle était à peu près inerte : illy l'a prouvé par des expériences concluantes.
NARCOTIQUE, s. m. et adj. , narcotietu^ de va^xoiTixoc de v«^xq, assoupissement, -r- On donne ce nom en matière médicale à toute substance qui a pour effet de déterminer l'assoupissement quand elle est donnéeàdose convenable, mais qui donne lieu à des phénomènes de congestion cérébrale (nausées, vomissements, convulsions, etc.)» si on la porte è trop haute dose. On produit alors le narcotisme, qui s'observe généralement dans tous les empoisonnements parles substances dites narcotiques : l'opium en est le type. Un article spécial étant consacré à chaque médicament appartenant à cette classe (Foy. Opium , Datuea STRAiioniUH , Belladone, etc.l , il est inutile de nous en occuper dans celui-ci.
NAUSÉE, s. f., fiaiMeo,de ««wifli, do «rvc, vaisseau. — C*est l'envie et quelquefois des efforts de vomir, sans vomissements, qui la constituent. Les personnes qui voyagent sur mer y sont sujettes; et elle se montre comme symptôme de l'embarras gastrique, de l'état vermineux, etc.
NECROSE, s. f., neerosisy de vixpo'^, je mortifie. — On nomme ainsi la mortiticatioa
NECROSE
NEPIHIALCIE
fSO
I>ropre ou la gangrène d'un os ou d'une por* lion d'os.
Cetle maladie, qui attaque les eofaots» les individus d'ua tempérament lympbatîaue, ceux qui habitent des lieux bas et humides, est surtout déterminée par les cachexies vénérienne et scrofuleuse; mais elle peut aussi être la oouséquence d'un coup, d une chute, de Tinflammation, de Tulcération ou de la gangrène des parties molles voisines de l'os affecté.
Toutes les parties du squelette peuvent être frappées ae pécrose, mais c'est principalement les os superficiels qui en sont atteints ; néanmoins elle se manifeste plus souvent à ceux des membres qu'à ceux ae la tète et du tronc. Mais quel qu'en soit le siéee, plusieurs phénomènes se passent dans 1 os ûécrosé, savoir : les phénomènes de mortification, qui comprennent le temps qu'il a fallu aux causes pour produire la gangrène osseuse; les phénomènes par lesquels la nature travaille à la séparation de la portion d*os nécrosé; les phénomènes d'élimination d'os, du téauestre ; et enfin les phénomènes de consoliciation de l'os.
Les premiers phénomènes, ou ceux de mortification, ne consistent; pour la plupart, comme symptômes appréciables, qu'en des douleurs fixes s'exaspérant la nuit quand l'affection est syphilitiaue, variant d'intensité selon l'étendue du mal et surtout selon son siège, c'est-à-dire qu'elles deviennent insupportables quand la maladie attaque la lame interne du conduit médullaire des os longs. Alors les douleurs s'accompagnent d'une réaction fébrile très-intense, et même de tous les symptômes qui caractérisent l'état inflammatoire. (Foy. Elément iHFLAMiiAToiRE.)
Des symptômes de même nature s'étendent souvent de l'os jusqu'à la peau et produisent des phlegmons plus ou moins étendus. Ceuxci sont bien plus fréquents quand la nécrose occupe les parties externes ou le périoste ; et, si Tos est mis à découvert alors aue la période de la maladie est très-avancée, la coloration noire du tissu osseux en annonce la mortification.
Nous ne savons guère comment la nature travaille à la séparation du séquestre, mais ce que l'on sait bien, c'est qu'après qu'il est détaché des parties non mortifiées, il agit alors comme un corps étranger et par l'irritation qu'il produit sur les parties molles, y détermine une inflammation ulcérative, <Atmtnalotre,qui empoche la réunion des surfaces ulcérées jusau'à ce qu'il soit arrivé à la surface' et éliminé ou extrait. L'élimination faite, les surfaces ulcérées se cicatrisent et l'os est reconstitué ; on assure même qu'un nouveau capal médullaire se creuse dans les os longs et que par conséquent la moelle se régénère. En môme temps les accidents généraux cessent, les parties molles se couvrent de bourgeoiis charnus, qui contractent des adhérences avec les tissus qui leur sont coutigus, la suppuration diminue et tarit, les ouvertures s oblitèrent, le malade est guéri.
Quoicfue le travail de l'exfoliation ou de la séparation du séquestre soit confié aui forces de la nature, cependant l'art peut en aider les efforts et venir utilement au secours du sujet en plusieurs circonstances. Ainsi, quand les douleurs sont très-virei, on s'efforce de les calmer par l'emploi des émullieuts et des anodins; guaDd le malade s'affaiblit ou est déjà affaibli par des causes antérieures, on soutient ses forces par Tusaçe des fortifiants et des toniques; s'il existe une cachexie syphilitiaae ou scrofuleuse, on combat l'une ou I autre diatbèse parades moyens appropriés (Foy. Stpbius, Sgropulb) ; et si enfin le séquestre est entièrement détaché, mais qu'il ne poisse être éliminé par les seuls efforts de la nature, on en fait l'extraction ; ou s'il existe des obstacles qui en retardent la sortie, on les lève.
L'extraction du séauestre est une opération qui présente quelauefois des difficultés. Pour la pratiquer, on choisit le lieu le plus déclive du canal de l'os malade, loin des gros vaisseaux et des nerfs, puis selon ie volume présumé du séquestre, et l'étendue de la perte de substance qu'il faudra faire éprouver à l'os de nouvelle formation, on fait une simple incision longitudinale aui
Earties molles, dont on écarte les bords, ou ien on cerne un lambeau ovale par deui incisions semi-elliptiques ; ensuite, on trépane l'os dans plusieurs points, et l'on fait sauter les intervalles des perforations avec la gouge et le maillet ; après quoi, on saisit le séauestre pour l'ébranler, s'il est nécessaire, et l'extraire par des manœuvres douces , aCn de ne point froisser les parties voisines. La plaie profonde qui résulte de cette opération sera traitée comme toutes celles qui sont avecperte de substance et pour lesquelles on a à redouter une très-forte réaction inflammatoire. Il est bien entendu aue celte opération n'est praticable qu'alors que le séquestre est tout à fait mohile, et que les forces du malade sont encore en assez bon état pour l'opérer avec succès sinon sans danger; autrement l'amputation serait, diton, préférable. C'est à la sagacité du praticien de le décider.
NE0PL.AST1E, s. f., de «:'•; itUtt», nouveau je forme : formation de toute substance nouvelle dans les tissus du corps vivant. -^ Ainsi, pour les physiologistes la néopiastie comprendrait la cicatrisation des plaies, les adhérences, et Yautoploâtie^oii la restauration des parties altérées ou détruites ; au mojren d'autres parties qu'on emprunte à des surfaces de la peau parfaitement saines.
L'autoplastie a reçu des noms divers , suivant les parties à la restauration desquelles on travaille; ainsi on appelle rhinopiastie la restauration du nez ; blepharoplaslie , celle des paupières, etc. Ces opérations ne sont guère pratiquées que[>ar des chirurgiens exercés : et pourtant aucun n'a réussit que je sache, à faire un nez qui ne soit pasdifforuie. NÉPHRALGIE, s. f., ntpkraipia, Je«i^«»
«Xyoc : douleur des reius, vulgaireuieul coït-
NEPHRITE
MEAF