‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 138 sur 209 · GS · texte numérisé non relu

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gui nij^réiiaue. — Elle ne diffère de la néphrite ou iottammation du rein (Voy. Népbeite) que par la nature spasmodique de la douleur» oue Ton combat alors comme une NÉTBâLGiE (Voy. ce mot.)

NÉPHRÉTIQUE ou nêphritique , adj. , nepkreiicus^ se dit soit des douleurs de reins, coliques néphrétiques (il est synonyme de NÉPHRiLGiEp voy* ce mot), soit de la réaction inflammatoire qui accompagne TinflammatioD de ces organes, fièvre néphrétique. — Cette dernière dénomination n*est plus usitée, et celle de colique néphrétique n'est guère employée que par le vulgaire.

NÉPHRITE, s. f., nephritis, de wfpiç, rein: InQaiDmation des reins. — Les causes de l'inflammation rénale sont, en général, les mêmes que celles des autres inflammations viscérales ou parench;^mateuses ; cependant OD a signalé comme lui étant plus particulières, le décubitus très-prolongé ou rhabitudede rester longtemps couché sur le dos, la vie sédentaire et inactive, Téquitation, le cahottement d*une voiture mal suspendue, l'excès des boissons alcooliques, ou de diurétiques âores(des cantharides, par exemple), les coups et les chutes sur le dos, les violents efforts pour soulever de lourds fardeaux , Torigine de parents arthritiques ou sujets à la gravelle, a des calculs rénaux, la suppression d'un flux hémorroïdal habituel, etc.

les symptômes qui la caractérisent sont : une douleur forte, gravative, pongitive dans la région d'un seul ou des deux reins, avec ardeur brûlante et un sentiment de pesanteur qui se propas;e et descend vers la vessie en suivant le trajet des uretères, ou les

r Hits conduits qui portent l'urine du rein la vessie. Ces symptômes, qu'un frisson général ou le refroidissement partiel des pieds et des mains précèdent, sont accompagnés de nausées, de vomissements bilieux , de rots perpétuels, de coliques, de tenesmo, de douleur en urinant, de dysurie ou de strangurie,ou même d'ischurie, qui n'a cependant lieu que rarement, c'est-àndire dans les cas fart rares d'inflammation simultanée des deux reins : l'urine est rouge et chaude, ou aqueuse quand le mal est extrême ; il y a engourdissement de la cuisse correspondante ou de la jambe entière et rétraction douloureuse du testicule vers l'anneau inguinal ; le décubitus sur le côté malade ou sur le dos, la station et la marche augmentent la douleur.

Us symptômes de la néphrite sont portés 3u plus haut degré vers le quatrième ou le cinquième jour; et quand Fa maladie se termine par résolution, leur diminution a lieu û une manière graduée et il survient un flux Abondant d'urine rousse et épaisse. Mais si la résolution n'a point lieu et que la phlogose rénale passée l'état de suppuration, on re- <^nnatt que celle-ci se forme à la rémission de la douleur qui devient pulsative, à des mssons irréguliers et qui reviennent fréquemment ; à la pesanteur et à l'engourdissement qui se manifestent dans le point Guetté ; et en outre à une sensation d'abat-

tement, de tension et do chaleur dans la par* tie. Enfin si l'individu rend une urine purulente et fétide, nul doute que la suppuration soit formée ; heureux le malade, quand la matière purulente prend «ette vote« car alors la guérison peut être complète, le pus étant constamment entraîné, h mesure qu'il se forme, par l'urine sécrétée ; hors ce cas il se forme un abcès rénal oui s'ouvre au dehors, ou s'épanche dans l'alxlomen : quoique parfois, ce qui est fort rare, il puisse s écouler par la partie du colon qui lui est contiguë et qui s'étaut enflammée aussi et perforée, a donné passage au liquide.

Nous ne dirons rien des termina'sons de la néphrite par induration squirrheuse et par gangrène, l'une donnant lieu ou à la paralysie de la cuisse, ou à la claudication du même côté, mais toujours h la consomption, l'h vdropisie et la mort ; l'autre déterminant également la mort du sujet, par l'extinction des forces vitales.

Trailemêni, Nous ne croyons pas devoir nous occuper dans cet article de la néphrite calculeuse, tout ce qui se rattache à cette partie des maladies rénales ayant été indiqué ou à peu près, article Calculs [Voy ce mot) : aussi nous borqerons-nous à faire remarquer que quoique lacuration de l'inflammation du rein puisse et doive être obtenue par les moyens appropriés aux autresinflammations viscérales, il faut s'abstenir dans celle-ci à l'état aigu de l'emploi des cantharides en vésicatoire, et du nitre en boisson, f)Our insister davantage sur les boissons muciagineuses, les huileux, les laxatifs légers (manne, tamarin, casse, etc.), les lavements émollients fréquemment répétés, les cata-

Elasmes de même nature, etc. La saignée au ras chez les sujets forts ; les sangsues au fondement chez celui qui l'est peu, le bain tiède, sont également avantageux ; et si néanmoins la maladie persiste, après quelques jours de leur emploi, on donne le mercure doux uni à l'opium.

Quand la marche de la néphrite est chronique, il y a peu de chose à changer au traitement précédemment indiqué, mais on doit veiller beaucoup au régime du malade qui devra être ordonné d'après la connaissance de ses habitudes, de ses forces, etc. Quelques sangsues apposées de temps k autre, quelques bains tièdes, tenir le ventre libre, voilà tout ce qu'il convient de faire; et s'il survenait des indices de suppuration, on donnerait les eaux de setters ou de Spa coupées avec du lait. Le petit-lait et le lait lui-même, mêlés avec les infusions des fleurs d'hypéricum, de véronique, de scabieuse, de lierre terrestre, etc., ont été aussi conseillés. Nous nous sommes bien trouvé d'une décoction de quinquina mêlée au lait.

NERF, s. m., nerfiM, vtv^v, force ; appareils conducteurs du sentiment et du mouvement, les nerfs consistent en des cordons cvlindriques , blanchAtres, formés par un plus ou moins grand nombre de filets juxtaposés, se divisant en branches, et celles-ci en rameaux , pour se distribuer aux diverses

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parties du- corps. Chaque filet nerveux est eu général composé d'une pulpe médullaire et d'une membrane extérieure en forme de canal qu'on a appelé névrilemme, et la totalité de ces nerfs est ce qu'on appelle le système nerveux.

Les anatomistes et les physiologistes admettent plusieurs ordres de nerfs , savoir r 1* celui des nçrfs de la vie de relation^ vie animale, qui comprend les nerfs encéphaloracbidiens ; 2* celui des nerfs de la vie organique^ qui est formé par les nerfs des gan • glions. lin mol do chacun de ces ordres.

1* Nerfs de la vie animale. L'appareil nerveux^avons-nousditySe composedes nerfs crâniens^ et des nerfs rachidiens ou spinaux. Les premiers, au nombre de douze paires, d'après les uns (Gall, Bayle), de neuf paires semement, d'après les autres (Boyer, H. Ma- Çendie^,' ont reçu des noms particuliers eu o;;ard à leurs usages et à leur distribution : nous allons lesénumérer.

Nerfs crâniens , !'• paire : Nerfs olfactifs : ils servent à l'odoration en venant se répandre par des ramifications nombreuses sur la membrane pituitaire (c'est la muqueuse qui tapisse les fosses nasales).

2* Paire, ou nerfs optiques ; ainsi nommés parce qu'après avoir pénétré dans le globe de l'œil, ils s'y épanouissent sous forme d'une membrane molle, pulpeuse, qui est i organe de la vision : cette membrane est la rétine.

3* Paire : Nerfs musculo - oculaires , dits moteurs communs, parce au'ils donnent la sensibilité et la contractilite aux muscles de rœil.

4* Paire : Nerfs pathétiques ; ils sont principalement affectés au muscle grand oblique de l'œil.

5* Paire, ou nerfs tri-jumeaux , h cause de leurs divisions en trois branches qui, elles aussi, se subdivisent en un grand nombre de rameaux.

6' Paire, ou nerfs moteurs oculaires exier-nés 9 leurs ramifications se perdant dans le muscle droit externe de l'œil.

7* Paire : Nerfs acoustiques. Cette septième paire forme la huitième paire de quelaues aiiatouiistes, parce qu'elle se divise en cfeux branches, l'une, qui porte le nom de nerf /a-^ cial ou auriculaire externe, et Tautre, de nerf auditif proprement dit, parce qu il se distribue à l'oreille interne.

8' Paire : Nerfs glosso-pharyngiens ou pneumo-gastriques. Ici encore même division que précédemment, résultant de la formation des 9* et 10* paires de nerfs par ceux qui en admettent douze paires : leurs noms indiquent leur distribution.

9' Paire : Nerfs hypoglosses; destinés à la langue et au cou.

Reste le nerf spinal ou accessoire de Willis,qui formerait la douzième .paire.

Nerfs rachidiens. Ce qu'il importo surtout de signaler dans Tétude de ces nerfs, qu'on uoinme également nerfs vertébraux, c'est qu'ils concourent à former les différents plexus, au nombre de vingt et un (;le chaque

côté; qu'ils naissent sur .les parties latérales de la moelle épinière, et prennent les noms de première, deuxième, troisième paire, en comptant de haut en bas. On les divise encore, d'après la région qu*il$ occupent, en nerfs cervicaux^ dorsaux, lombaires^ et sacrés. Leur origine a lieu par deux racines, l'une antérieure et l'autre postérieure, formées chacune par des filaments plus ou moins nombreux, et se réunissant entre elles à leur passage à travers les troai; de conjugaison et les trous sacrés, après avoir présenté un renflement ovalaire etgangliforme , composé par les filets de la racine postérieure.

Nous avons parlé de celte double origine des nerfs spinaux, parce que certains pathologistes, et quelques physiologistes, ont prétendu expliquer par l'altération des racines antérieures, ou celle des racines postérieures, la perte séparée de la sensibilité et de la contractilite clans les paralysies afec perte de sentiment sans perte ae mou?ement, et vice versa.

Nerfs de la ns organiqdb , ou systim nerveux ganglionaire. On comprend sous cette dénomination le vetî grand sympathique, ou intercostal de plusieurs anatomistes, appelé tri-splauchnique par Cbaussier.

L'origine du grand sympathique est encore incertaine : cependant l'opinion commune le fait nattre des filets des cinquiènoe et sixième paires cervicales réunis dans le canal carotidien (canal inflexede Tes leniporal), alors que des observations prépondérantes, de Petit et autres, semblent établir que la grand sympathique envoie plut6t des filets à la sixième paire que d'en recevoir, et que le nerf intercostal a probableaient pour origine les filets nerveux qui sortent des ganglions situés autour de l'épiae, qui après s'èlre mêlés et confondus se rendent i différentes parties de la tôte et du tronc (Girardi). Il nous serait difficile de prendre uu parti entre ces deux opinions opposées, attendu que nous nous représentons le système nerveux ganglionaire en général, comme un écheveau de ni bien embrouillé, c'est-àdire tiré en tous sens avec les mains, et dans lequel il serait difficile de découvrir Torigine des deux bouts qui le commencent et le terminent. Reste que les ganglions ont été divisés en :

1* Ganglions de la ttte^ Ils sont au nombre de cinq, savoir : A l'ophthalmique ou len? ticulaire , B le sphéno-palatin ou Meckel, C le caverneux de M. Hip. Cloquet, Ple naso-palatin du môme anatomiste, et le sousmaxillaire.

2* Ganglions du cou ou eervicaux, désignés encore sous les noms de ^nglion cervical supérieur, moyen, et inférieur

3* Ganglions thoraeiques. Ils sont au nombre de douze de chaque côté au derant de la tôte; de chaque côté ou dans les espaces intercostaux, et concourent à former les ncrfi splanchniques.

*• Ganglions de Vabdomen (grand senu-m-

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