NERVEUX
naire et plexus solaire). 5' Ganglions lombaires. 6* Ganglions sacrés.
Tel est le système nerveux en général, qui a été divisé, avons-nous dit,d*après la nature des fonctions qu*il remplit, en système cérébral ou de relation, et en système ganglionnaire ou de nutrition ; il ne nous reste donc qui faire observer qjïi\ est entre eux des moyens de communication très - intimes , d'abord entre les cinquième et sixième paires et le ganglion cervical, et entre la deuxième paire avec les ganglions cardiaque, pulmonaire et épiKastrique ; enfin entre chaque nerf vertébral et le tri-splanchniquo, auquel ils donnent deux rameaux. Tout cela , dit Dugès, est bien constant et bien connu, mais ii est une partie du système de nutrition dont la disposition n^est pas aussi bien constatée, quoique appuyée sur des probaiulités bien fortes. Ceci a trait aux filets dérivés des ganglions, lesquels, on sait, environnent en général les artères , les entounnl d'un réseau, et finissent par se perdre dans leur tunique. Ces filets se bornent-ils là où nous les perdons de vue ? Se portentiis, confondus avec les membranes artérielles, jusque dans le tissu des organes? Voilà deux questions oui sont encore en litige. Pour moi, je n'nésite pas à répondre par Taflirmative à la seconde, fort de l'approbation du professeur Chaussier, et de 1 assentiment de plusieurs autres physiologistes non moins célèbres. Je ne discuterai pas si Scarpa a réellement vu des nerfs se pirdre dans le tissu du cœur, mais j'afiirme iiu'il reçoit des nerfs, puisque sa substance îierveuse est combinée avec la substance artérielle, et,d*après cette opinion, je donnerai aux capillaires artériels le nom de Né- >KjmTèiiEs.
Les Dévrartères distribués dans tous les tissus se trouvent, dans beaucoup d'endroits, en contact et peut-être en continuité anatomique avec les nerfs cérébraux (peau, luuscles, etc.), et cette disposition accroît beaucoup encore l'étendue de communication des deux systèmes nerveux. Cette hypothèse, si c'en est une, me paraît être la seule soulenable. Elle seule explique Tin- Ijueoce subite des passions sur la coloration ^e la peau, sur sa sécheresse ou son humi- ^i(é« sur sa température; elle seule peut i^Ddre compte de la vive sensibilité qu'acquièrent des parties habituellement insensibles, les os, les tendons, les membranes séreuses, quand une stimulation violente exalte leur sensibilité, quand, en un mot , ^^^ parties sont enflammées. Chacun sait, ^n effet, qu'elles ne reçoivent pas des nerfs, R9 seulement des névrartères. Cette même ypolhèse explique la vitalité que Whyt, nicbat, etc., reconnaissent aux capillaires ; elle donne encore la solution d'un autre l»roblème ; je veux parler de l'influence du ^i'^^ . ® nerveux sur les sécrétions. Enfin |'|[e simplitie la théorie des inflammations yiopalhiques , etc., etc. Nous n'hésitons "^tjc [i^s h la regarder comme une vérité certaine et à substituer constamment ic
terme significatif de nëvrartère à celui des capillaires artériels, qui n^expHque rien eu physiologie.
Le système nerveux est sujet à diverses maladies qui sont décrites dans des arlic.es spéciaux. Yoy. Apoplexie, Couvulsioiis , Gastralgie, Névralgie, etc.
NERPRUN, s. m., rhamnus , pif^^.^Cesi le fruit du rhamnus catharticus , de la famille des Rhamnées, J., qu'on emploie en inédecine.
Il suffit, et les paysans#le savent bien , d'en avaler vingt ou vingt-cinq liaies pour obtenir des évacuations abondantes, trop abondantes (mrfois. Mieux vaut donc se servir du sirop; mais, vu son activité, on ne l'emploie guère que chez les individus très* forts, ou dans les cas de paralysie, d'hydropisie» quand on veut obtenir une forte révulsion ou dérivation.
NERVEUX, EUSB, adi., nèrvosus; viv^h^t qui appartient aux nerfs.— Les physiologistes ont admis un tempérament nerveux ; les pathologistes ont formé une classe de maladies nerveuses sous le nom de Névroses Voy. ce mot); Barthez a feCit de l'état mor-
ide nerveux un élément de maladie, et nous l'avons imité. *
Nerveux (tempérament). Cette disposition organique et vitale du corps , qui fait que nous sommes plus ou moins sensibles aux impressions çiue nos sens reçoivent, faible chez le pituileux, presque nulle pour les athlètes, modérée dans les individus qui sont d'un tempérament sanguin, assez vive chez les bilieux, lorsqu'elle est excessive chez quelqu'un , constitue le tempérament nerveux.
Il est rarement naturel ou primitif, mais le plus souvent acquis et dépendant du séjour habituel dans les pays chauds, d'une vie inactive et trop sédentaire, de l'habitude des plaisirs, de la commodité et du luxe des habitations, de l'abus des aliments échauffants et des boissons fermentées, de l'exaltation de l'imagination , entretenue ou produite par la lecture des ouvrages passionnés, des romans, par la fréquentation des spectacles, etc.
Ce tempérament est reconnaissable à la maigreur du sujet et au peu de volume de ses muscles, qui sont mous et atrophiés; à la vivacité des sensations, à la variabilité et la promptitude des déterminations et des jugements, à la facilité avec laquelle leur imagination s'exalte, à leur emportement, etc. Les deux hommes les plus célèbres du xviu* siècle. Voltaire et le grand Frédéric , peuvent être donnés comme type du tempera* ment nerveux, et Thistoire de leur vie , si brillante et si agitée, montre assez combien les circonstances au milieu desquelles ils vécurent, contribuèrent à développer leurs dispositions natives. Disons touterois qu'assez souvent, surtout chez la femme, la pré* dominance extrême du système nerveux s'alliant à un développement modéré du système lymphatique , les individus, au heu d'être maigres, ont au contraire un embonpoint médiocre , rarement il est excessif.
NEaV£U\
NERTEBX
On catiçon qu'avec une prédisposition pareille, les causes les plus légères détermineront un trouble passager ou permanent daus l'économie, et les desordres qu'on remarquera auront leur point de départ dans le système nerveux : c'est ce qui constitue les maladies nerveuses (névralgies ou névroses), où l'élément nerveux, dont nous allons offlrir le tableau , joue le rôle principal.
Nerveux (élément). Dans l'état de santé, l'organisme vivant, chez l'bomme nerveux, peut éprouver, par la seule surexcitation, ou le défaut de réaction nerveuse, certaines aberrations très-variées dans les fonctions organiques et vitales, et dont oonséquemment l'état nerveux sera l'élément constitutif. Et par exemple, ces aberrations ou troubles dans les ronctions consisteront tantôt dans une fausse apparence d'un sommeil profond, un étal de stupeur et d'insensibilité ; tantôt, au contraire, en des douleurs intolérables» qui ne permettent pas au malade de goûter un instant de repos. D'autres fois, ce sont des Spasmes {Yoy, ce mot) ou des CoHVULsioifs (Yoy. ce mot). Parfois des alternatives de délire et de mouvements convulsifs, les pulsations naturelles du cœur et des artères n'étant point changées ; et, dans Quelques circonstances (et cela à cause d'une éducation molle et énervante), les organes de la digestion, de la respiration, etc., étant vicieusement affectés (dans les nerfs qui s'y distribuent), ils ne remplissent qu'imparfaitement ou ne remplissent pas les fonctions aui leur ont été assignées, d'où naissent , 'une part, la dyspepsie, les vomissements, spasmodiques, les coliques nerveuses, etc., et toute la série des maladies désignées sous le nom générique de névroses des fonctions nutritives ; et, d'autre part, des palpitations de cœur, l'asthme nerveux, etc. Il n'est pas jusqu'aux organes de la génération qui ne
Fuissent être vicieusement alSféctés, d'où anaphrodisie ou le satyriasis, la nymphomanie, etc.
Eh bien , en pareil cas, et'quelle que soit la maladie qui se déclare, tout le traitement consistera à combattre les divers genres d'altération dont le système nerveux peut être atteint, et qui peuvent être rapportés aux lésions de la sensibilité et de la contraotilité nerveuses, qui seront vicieusement exaltées ou vicieusement affaiblies. De telle sorte que les remèdes qui sont propres à diminuer la nueeptibilité du système nerveux, et ceux qui sont propres à la rendre plus énergique, sont spécialement indiqués, selon leurs propriétés , contre l'un ou l'autre de ces états.
On a admis encore une altération nerveuce avec une organisation physique intermédiaire de force et de faiblesse: quand son existence est constatée, les antispasmodiques directs suffisent, sans qu'il soit nécessaire d'affaiblir ou de fortifier l'organisme.
I^ègle générale : dans toute maladie nerveuse le point essentiel sur lequel il faut poser les tiases du traitement, c'est l'état des forces ; attendu que s'il y a by persthésic ou
bypostbësie, les forces radicales étant en puissance, ou bien, au contraire, complètement épuisées, les antiphiogistiques agiront comme antispasmodioues dans le premier cas, et dans le second, ce sera les tooiuues qui produiront cet heureux résultat, liais, lorsqu'il ne faudra ni affaiblir ni fortifier Torganisme , alors, nous le répétons, on se serrira d'antispasmodiques directs. C*est donc d'après le caractère de la maladie, la forme qu'elle revêt, la terminaison que nous savons lui être la plus naturelle que, dans ces sortes de cas, le praticien doit fixer son choix. Et par exemple, s'agit-il d'un tétanos qui se termine le plus souvent par des sueurs critiques, le musc, qui est un puissent antispasmoiique, un stimulant diffusible« disent les thérapeutes, devra obtenir la préférence sur les feuilles d'oranger, qui, étant antispasmodiques et toniques tout à la fois, devront l'emporter lorsqu'on voudra augmenter ou régulariser la susceptibilité du système nerveux. De même, ropium, à cause de la propriété dont il jouit oe diminuer la sécrétion des membranes muqueuses et d'augmenter la transpiration cutanée, tout en agissant en même temps comme calmant et narcotique, l'opium, dis-je,estua des médicaments les plus puissants pour arrêter les vomissements et les diarrhées d'ua caractère nerveux, pour calmer les douleurs nerveuses abdominalesi faire cesser les crampes des extrémités, etc., qu'on rencoutredaos le choléra-morbus. 11 ne laut donc pas perdre de vue, nous le répétons, que les seules iodications à remplir dans ioute maladie nerveuse, quelle que soit sa forme, la fonction ou les fonctions qui sont troublées, le siège dumal, etc., sont fournies par les trois modes de lésions de la sensibilité et de la cootractilité nerveuse que nous avons signalés* et Que quand les moyens ordinaires propres à chacune de ces lésions échouent, il faut adopter en définitive une méthode empirique raUonnéet la cause prochaine de la lésion nous étant parfaitement inconnue.
En quoi consiste cette méthode ? A procéder par de sages tâtonnements, c'est-k-dire à se servir de préférence des substances médicamenteuses qui ont été préconisées par des praticiens expérimentés, dans lescas analogues à celui qu'on traite, essayant d^abord des remèdes les plus innocents , les pins bénins, pour passer ensuite à de plus énergiques , si les premiers restent sans effet. éveloppons notre pensée par un exemple:
Qu'un individu soit atteint d*épil6;)sie, dont nous ignorons la cause et la nature, l'une et l'autre échappant à nos mojeos d'investigation : si le suiet est jeune, vigoor reux et pléthorique, on le saigne, on le bai-
§ne dans des bains d'eau tiède, on lui donne es boissons délayantes, etc. Si les accès persistent, on passe k l'emploi de la râlériane qui est antispasmodique et vermifu^<N ou mieux , on donne du calomel associé a la jusquiame : puis on arrive à l'administra* tiondes feuilles d*oranger,derass8fœtida,du
guy de chênoi de ropium, à l'emploi de la mu-
NERfEUX
NEYRALGIE
siquemérne, que Quann a yuc diminuer les ôtuques chez une demoiselle qui était trèssensible aux charmes de Tharmonie. L*exercice» la distraclioD, les voyages ne devront
Kis être négligés, ainsi que les bains de mer. as tard, en supposant toujours que les médicaments D*opèrent aucun bien, on met en usage le cuivre ammoniacal, le valérianate de zinc, etc., les cautères, le moxa, le feu même, caria crainte et la terreur ont été employées avec avantage par Boerbaave et Troncnin.
y.ai dit qu*on essaye d*abord des remèdes les plus bénins pour passer ensuite à de plus héroïques. Je dois faire observer, quant à ces derniers, qu*il faut ne les administrer d'abord ({u'à très-petite dose, attendu qu'on ne uurait jamais déterminer d'avance quel est le degré de susceptibilité nerveuse de l'individu qu'on traite. Puis on augmente peu à peu la dose, jusqu'à ce qu'on arrive à déterminer, avec les narcotiques, un faible accès (le narcotisme (éblouissements , envie de dormir, légers vertiges) ; ou avec les métalliques des nausées, et alors on la diminue eo suivant la même gradation en sens ioferse. On fait ensuite une petite pause, et si le mal ne cède pas, on répète le moyen de la même manière, en continuant d'agir ainsi pendant plusieurs mois , dans les .cas opiniâtres.
Cette méthode de faire alterner des doses ascendantes, des doses décroissantes et des intervalles de repos, est la plus sûre et en même temps la plus efficace lorsqu*on administre des nervins puissants et doués d'une forte action sur 1 économie, parce qu'elle laisse à Torganisme le temps oe réunir son irritabilité; que, de cette manière, le médicament redevient pour ainsi dire nouveau à chaque fois, et qu'en outre, on n'a point à craindre de porter une atteinte trop profonde à Téconomie, de lui nuire, comme on court toujours risque de le faire en prolongeant lempioi des doses élevées. Par exemple, les narcotiques affaiblissent les facultés sensorielles et iuiellecluelles.
il n'importe pas moins, dans les maladies nerveuses chroniques, de varier les moyens, aQn de produire sans cesse une impression nouvelle. Enfin, si une seule substance n'amène aucun effet, on en associe plusieurs ensemble. Lorsqu'on emploie des nervins lail)les, qui exercent plutôt une impression vivifiante et fortifiante, et qui agissent d'une manière fixe, on peut et l'on doit en prolon- S^r rusage, parfois même durant des années entières, afin d'arriver peu à peu à lamélioralion qu'on se propose d'obtenir.
Nous avons longuement insisté sur ce qui constitue l'éUt nerveux , parce que, au pre- "iier al»ord, il semblerait qu'il n'est autre que Télément ataxiqub (Voy. ce mot), qui ^ pour caractères spéciaux les lésions des diverses fonctions. Cependant ai l'on considère qie dans l'ataxie les désordres sont gé« neraux, et que la maladie, en véritable Protée, prend toute sorte de formes pour mieux tH)us en imposer : si l'on consicièrp encore
qu'il n'y a nulle correspondance entre les symptômes simultanés ; une accumulation désordonnée des phénomènes pathologiques les plus discordants, les plus insolites et les plus graves ; une réaction nulle, désordonnée et proportionnée à la maladie, une ahéralion singulière des traits de la face (la face hippoeratique ) ; que la mort arrive sans cause proportionnée, promptement et lorsqu'on ne s'y attend pas : on ne pourra Î>lus confondre l'élément ataxique avec l'éément nerveux, dans lequel les symptômes morbides sont constants, ou reparaissent avec à peu près la même intensité à chaque accès : ainsi ta boule hystérique signale toujours l'hystérie ; la rétraction du pouce dans la paume de la main se montre nabituellement dans les accès d'épilepsie ; dans la catalepsie, les membres ont constamment la faculté de conserver toutes les attitudes qu'on leurdonne,^ etc. ; rien de pareil ne se voit dans l'ataxie. Un autre motif de notre insistance, c'est qu'il constitue le fond des névroses 0X1 maladies nerveuses. Voy. Névroses.
NÉVRALGIE, s. f. , nevralaia^ de vcv/>oc «>7«r : douleur nerveuse. — Cette dénomination a été prooosée par Chaussier, pour désigner un ^rana nombre d*affections douloureuses qui étaient autrefois peu connues, isolées *et confondues avec des maladies différentes, telles que le rhumatisme» les spasmes, les convulsions, etc.
Le caractère essentiel de la névralgie consiste en une douleur vive et déchirante dans une partie quelconque du corps sans rougeur ni chaleur, ni tension, et revenant par accès. Chaussier en distingue neuf espèces, savoir :
1** La névralgie frontale^ ou celle dans la-
Suelle la douleur part du trou sourcillier, et e là s'irradie au iront, à la paupière supérieure, au sourcil, à la carencule lacrymale et quelquefois k tout un côté de la face. Le plus ordinairement la douleur est périodique, intermittente, quotidienne, revenant plus souvent le matin que le soir; et après avoir duré trois ou quatre heures, elle cesse entièrement pour reparaître le lendemain.
Presque toujours, dans l'intensité de l'accès, la paupière est fermée, il y a sensibilité douloureuse de l'œil, pulsation fatigante des artères circonvoisines, gonflement des veines, excrétion de quelques larmes Acres et brûlantes.
D'autres fois, en conservant le type périodique, la douleur s'étend moins du côté du front, mais se porte plus profondément dans l'orbite et à la surface de l'œil qui, dans les paroxvsmes, devient plus ou moins rouge : c'est lophthalmodynia de Pleuck.
Chez quelques sujets» enfin, la maladie a une marche moins régulière ; ses accès sont plus courts, mais plus fréquents, ou ils paraissent interrompus par des rémissions plus ou moins longues, et revieunent le soir avec plus d'intensité : souvent il y a embarras ou douleur sourde à un des sinus frontaux, sécheresse des cavités nasales.
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