NEZ
Wi
de5 formes qu affectent certnines névroses, et enlin, parce qu*ollû renferme l'application (les principes pratiques que nous U6 cessons de développer dans cet ouvrage.
Revenant aux névroses en généraK nous dlabiirons que ces maladies peuvent s'ëieinlire d'elles-mêmes par la cessation de leur causo, par un changement survenu dans le genre de vie, dans la vie eile-mémo« notamment sous Tinflucnce derAgequi guéritsouvent les maladies nerveuses les plus opiniâtres en diminuant peu à peu la sensibilité, ou parce que Torganisme vivant acquérant une somme plu9 considérable de forces, lé système nerveux ne prédomine pas autant. Ainsi nous avons eonnu une dame que Tal* laiteraent avait épuisée, et (]ue la moindre contrariété un peu vive faisait tomber en convulsions hystériques, n*avoir plus diacres coQvulsifs quand elle eut acquis de Tembonpoiot. A dater de cette époque, et pendant une dixaine d'années, quand elle^épruu* Tait une forte impression de crainte, de fra^reur ou autre, elle ressentait dans les moscles de la partie postérieure du cou> des contractions spasmodiques (des crampes ) excessivement douloureuses, qui du* raient quelquefois fort longtemps. Voilà bien des années que les émotions les plus grandes et les plus diverses n*oat déterminé aucun accident oerveux.
Reste que, peu ou point mortelles par ellesmêmes, certaines d'entre elles peuvent le devenir, même très-rapidement, en déterminant l'asphyxie, l'apoplexie, l'hydrocéphalie, etc., et, sous ce rapport, elles méritent qu'on s'en occupe sérieusement ; d'ailleurs, ne serait-ce que pour affranchir les individus des souffrances que les névroses déterminent, 4u'il &udrait, dès qu'elles se manifestent, les combattre par des moyens appropriés. A cet effet, le praticien aura à considértT que l'hérédité prédisposant puissammoiit aux névroses, ainsi que le Tempérament nerveux (Voy. ce mot], il suffit du moiudre <^'(art de régime, ou d'une affection noorale (lortée à un degré extrémei et quelquefois de l'impression délétère de différentes substances sur l'économie animale (une odeur lepoussante, un objet dégoûtant, l'approche d un orage, etc.), iM>ur donner lieu è certains phénomènes morbides. Dans ces cas, il faut prescrire un régime convenable, auquel la malade devra rigoureusement s'astreindrn.
Mais, avant tout, comme ta névrose peut dépendre, soit d'une congesiion $anguinê^ cérébrale, pectorale ou abdominale (la maladie hémorroidale est une des causes les plus fréquentes de maladies nerveuses varicees); d'une irrUaiion locale (vers, saburres, obstructions) ; d'une mélusiaat arthritique, rhumatismale, syphilitique, psorique, scroful^use; d'une irritation mécatiiaM« (corps étrangers venus du dehors ou déveUipfiés dans Té- (onomie elle-même); et enOo d'une ûrt/o/t on nhoruU maladiMjtf comme s'e^j^rimo Hufeland, et qui consiste dans des idées fixes, une exaltation de l'imagination» etc. ; il faut subordouner le régime à la véritable cause des
IrouUes nerveux, d'où la nécessité de rechercher soigneusement cette cause.
11 est encore une chose qu'il ne faut ja« mais oublier : c'est que raticiiblissement esl une des causes les plus ordinaires des né* vroses, et que cet affaiblissement peut provenir lui-même de plusieurs sources qu'il faut tarir. On comprend dès lors combien il importe d*avoir l'histoire physiologique et pathologique de Tindividu, depuis ^o nais-sance jusqu'au moment oà il réclame nos soins, l'analyse raisonnée de cette histoire pouvant nous conduire à reconnaître si la névrose est avec excès de forces ou «aitguine ; si elle est avec faiblesse <iu adynami* que: si elle est simple ou sans excès de forces ni faiblesse noarquée ; si elle est méiasiati^u^ ou le résultat du transport de tel ou tel principe morbifique» cachectique, arthritique ou autre, sur tout autre point que celui où il a habituellement son si^e, si elle est gastriquôf orfanique^ ete^ distinctions importantes qui servent de base à la thérapeutique (Foy., pour les détails, les articles spéciaux que nous avons consacrés à chaque névrose en particulier).
NEZ, s. m., noêus^ fi» ou oi^, organe de 1 1)dorât.— Le nez, dit Boyer, est une éminenoa qu'on remarque au milieu du visage, et qui recouvre l'ouverture antérieure des fosses nasales, en forme do chapiteau. La grandeur très-variable du nez et sa figure «ont trop connues pour qu'il soit nécessaire d*en iaira une description détaillée.
Nous dirons néanmoins que, formé par les 04 propres^ par les apophyses montantes dp» os maxillaires supérieurs, par cinq cartilages et quelques muscles, qu'une peau mince et tendue de toutes parts recouvre, le nez peut être considéré, je le répète, comme une es-
f>èce de chapiteau destiné à préserver les bsses nasales des corps étrangers qui voltigent dans l'atmosphère, et de l'impression trop vive de certaines odeurs qui s j précipitent avec l'air qu'elles pénètrent.
Celles-ci (les fasses nasales) sont de forme (quadrilatère, et présentent, chacune en [>articulier, une paroi supérieure formée par l'ethmoïde, une [uiroi inférieure fbhnée par l'os maxillaire et l'os palatin» une paroi |K)s^ térieure qui répond aux arrière-narines, une paroi antérieure cachée par le nez» une paroi latérale bornée par la cloison, et enfin une paroi externe sur laquelle se voient les objets suivants : 1* en haut et en arrière, le cornet supérieur ; Sr au-dessous, le méat du même nom, dans lequel viennent s'ouvrir les cellules élhmoïdales postérieures, et Torifire intome du trou sphéno-palatio ; 3* plus bas, le cornet moyen et au-dessous ; 4* Je méat moven, qui présente, dans son milieu, ' l'oriûoe ou sinus maxillaire ; S* plus bas encore, le cornet inférieur au-<iessous; 6* le méat du m6me nom, k la partie antérieure duquel on aperçoit l'orifice inférieur du ea« nal nasAl, qui commence aa-<tes80us du mc lacrymal et se termine, après rtnq ou s^ix lignes de trajet, dans les fosses nasales*
Une membrane muqueuse tapisse l'inié*
NO!X VOMIQIIE
THHX TOMQUC
rieur du nez et les fosses nasales» et sur celle membrane viennent s'épanouir deux sortes de nerfs oui lui donnent, les uns la sensibilité qn'eNe gariage avec toutes les antres parties sensibles du corps, et les autres (les oifactifs) qui donnent un mode particulier d'impressionabllité qui les rend propres h ressentir l'impression <les odeurs, usage auquel fappareil olfactif est «le-iioé.
Voy. OLFACTlOIf.
NITRE. Voy. Potassr.
NOIX VOMÏQUE, fruit du strychnos, nua:
' f>omica, L,; plante de la famille des apocynées, J.y intligène de plusieurs contrées do i'Inde, et particulièrement du CoromandeU du Alalabar et du Ceylan. -- Les fruits du tomiquier ont la forme et le volume d*une orange, dont ils ont aussi la couleur jaune doré quand ils sont mûrs, et renferment dans une seule loge les semences ou baies qu'on a fort improprement appelées noix voroiques. Ces semences sont plates et ont la forme d'un bouton d'habit déprimé à son contre. Elles ont une grande dureté et une extrôme amertume.
Les expériences que l'on a tentées sur l'homme, pour constater les effets physiologiques de la noix vomique, ont eu pour résultat défaire constater par l'observateur, que l'individu, après avoir avalé une très-petite quantité de cette substance, éprouve un sentiment de vertige qui rend la marche moins sûre, puis des douleurs légères et une roideur dans les muscles du cou et dans ceux qui rapprochent les mâchoires l'une de l'autre; le pharynx lui-môme éprouve un resserrement notable, et les muscles de la poitrine et du baS'Vcntre sont plus roides, et par conséquent moins mobiles que dans t'étatnormal.Cependantcesphénomènesacquièrent de Tintensité, et ce qui n'était d'abord que de la roideur, prend bientôt le caractère convulsifle plus effrayant. Enfin, après avoir duré à un laibie degré, les symptômes s'amendent lentement, et en moins de douze ou vingt-quatre heures, il ne reste plus qu'une fiitigue musculaire notable qui persiste longtemps.
Malgré les dangers que fait courir Pingestion de la noix vomique dans le corps vivant, et les craintes justement fondées que ion administration doit inspirer, elle a été employée comme remède, d abord dans une foule de maladies diverses (fièvres intermittentes rebelles, névroses, etc.)- Puis, les expériences de M. Magendie et Delile ayant )>rouvé cfue la noix vomique exerce une action spéciale sur la moelle de l'épine, par la voie des vaisseaux absorbants et sanguins, et fait mouvoir les muscles auxquels cet organe distribue ses nerfs, Fouquier imagina de rappliquer au traitement de la colique de plomo. Il l'administra donc dans les paraplégies et les sensiplégies, et constata qu'k dose suffisante, ce médicament excite constamment des contractions musculaires plus ou moins permanentes, qui consistent tantôt en de simples tressailrements soudains et passnger$,*taotôt en une rigidité spasmo-
dique d'une certaine durée; en un root,qu'ad. ministrée méthodiquement, non-seulement la noix vomique ne produit pas des acci* dents, mais encore qu'après plusieurs commotions répétées, l'amélioralion ne tarde pas à se maniiester dans l'exercice des mouvements musculaires. Ces heureux résultats ont été également obtenus par M. Andral, qui, ayant donné de la strychnine et de la brumie à neuf individus, six furent guéris, ou du moins soulagés. La ^érisou a été complète en quatre, cinq ou six jours de traitement chez trois malades affectés de colique saturnine, à qui H. Serre fit donner la teinture de noix vomique en polioo, en lavement et en frictions sur la région lombaire.
Ce n'est pas seulement dans les paralysies saturnines que la strychnine s'est moatrée avantageuse ; d'après M. Ollivier d'Angers il paraîtrait qu'elle est généralement indiquée dans tous les cas où la paralysie n'est pas liée à un état inflammatoire du cerveau ou de la moelle épinière, et principalemeit dans celle qui résulte de la masturbation, des excès vénériens, de l'abus répété des liqueurs spiri tueuses, des émotions vives de Vâme, faisant observer toutefois que l'action de la noix vomique détermine souvent de violentes douleurs dans les membres paralysés sans apporter le plus léger changement dans la paralysie du mouvement. La noix voioique serait donc contre-indiquée dans les paralysies de la sensibilité, I anesthésie sans paralysie de la contractilité.
L'atonie de certains organes et les paralysies locales sont parfois très-avantageusemcii traitées parla noix vomique. Ainsi on a expérimenté que la strychnine agit o/ncacement contre les diarrhées atoniques, et surloul dans celles qui se manifestent chez les personnes avancées en âge et faibles de co-istitution. Ce n'est' pas qu'on doive la préférer toujours dans ces cas aux toniques , aux astringents et aux calmants, qui sont vantés depuis longtemps comme correctifs naturels de la diarrhée et de la dysseuterie; mais lorsque ceux-ci restent inefficaces, il nVisl pas sans avantage d'employer la strychnine.
Nous avons parlé des paralysies locales: cette remarque s'applique principalement ii l'amaurose qui, lorsqu'elle ne dépend |><''S de la compression du nerf optique, est trèsefficacement combattue à l'aide de la noix vomique administrée* par la méthode sousendermique, c'est-à-dire par l'application 8ux tempes de petits vésica.toires, qu'on saupoudre d'abord avec un huitième de grain de strychnine, qu'on porte ensuite graduellement jusqu'à trois grains. Ce médicament agitd'autant plusfacilement qu'il est employé dès le principe du mat ; mais malheureusement la vision s'altère quelquefois d^one manière si lente, le nerf optique subit dans sa texture et dans ses fonctions un cbaogement si peu appréciable, quoique progressif, que souvent le mal est incurable quand ie médecin est consulté : ce qui arrive surtout quand l'amaurose n'occupe qu'on ceil. ^^^
ROSOCOMIAL
NUTBiTI0I9
ions les cas, ia strychnine» par la méthode endermiquey doit être tentée ; mais on doit essayer auparavant du collyre avec lequel le docteur Anderson assure qu'on fait disparaître, ou du moins on enraye la marche de la paralysie. En. voici la formule :
Prenez : Strychnine ... 2 grains.
Acide acétique étendu ... 1 gros.
Kau distillée... 1 once.
Quelques gouttes, dit-il, mises en contact avec Toeil plusieurs fois par jour, produisent les meilleurs effets, et suppléent parfaitement à Tapplication endcrmique du même médica* ment, sans avoir Tinconvénient d'exposer à l'érysipèle. Si pourtant le collyre ne guérissait' pas, il faudrait en venir à Vautre moyen d'employer la strychnine, la dérivation produite par le vésicaloire favorisant beaucoup l'aciion de la noix vomique.
A ce propos, nous devons noter que, parmi les effets qui suivent ce mode d'administration de la strychnine par le derme dénudé, le plus important est la perception d'étincelles plus ou moins nombreuses et plus TJves dans le fond des deux yeux, et surtout dans l'œil du côté où est placé le vésicatoire. Si ces étincelles n'existaient pas, on devrait mal augurer du succès du traitement. La qualité des étincelles est aussi une chose digne de remarque : elles sont quelquefois noirâtres, d'autres fois blanches ou rouges Les étincelles rouges sont les plus avantageuses ; si elles sont trop éclatantes, il faut tempérer les doses de strychnine.
Enfin, rincontinence ou la rétention d'urine dépendant d'une paralysie de la vessie sont traitées avec avantage par l'administration de l'extrait de noix vomique, administré à l'intérieur, à la dose de quatre à huit grains par jour.
^ Reste 1 impuissance , celle surtout qui s'accompagne de paraplégie. Dans ces cas, la noix vomique peut rétablir la sensibilité et le mouvement dans les parties paralysées , et rendre aux oreanes de la génération leur vigueur et leur énergie.
Somme toute, la strychnine employée avec méthode convient dans tous les cas d'atonie (dyspepsies, leucorrhées, etc.), et spécialeuient dans les paralysies générales ou locales, sans inflammation encépbalo-rachidienne.
Mode d'administration. En poudre, la noix vomique s'administre à la dose de 1 à 15 grains dans les vingt-quatre heures ; l'extrait alcoolique, à la même dose ; la strychnine, de 1/6 de grain h 2 grains. Il faut toujours commencer par la plus faible dose.
NOLl ME TANGERE, s. m., mot latin qui signifie ne me touchez pas .—Ctsl le nom qu'on a donné aux boutons cancéreux ou chancreux qui se développent à la face , surtout aux lèvres , s'exaspérant par les attouchements et aussi par l'application des topiques qu'on emploie pour les guérir. Yoy. Caxckr.
NOSOGOMIAL, b, adj. , nosoeomialis^ de nosoeomiumf hôpital. — On se sert de cet adjectif pour designer les maladies épidé«
miques qui éclatent dans les hospices, par l'encombrement et par suite de Tinsalubrité de l'air ; de là les noms de fièvre nosocomiale, typhus nosocomial, etc.
NOSOGRAPHIE, s. f . , nosographia, de yôcroc-7^ar<u, je décris la maladie. Ce mot est synonyme de nosologie.
NOSOLOGIE, s. {.,no$ologia,de vôerocÀiî^c, discours sur la maladie. — C'est la (lartie de la médecine qui a pour objet la classiQ^ cation, la description et les différences des maladies.
NOSTALGIE, s. f., nosialgia.àcvi^oç^Xyoç, ennui causé par le désir du retour dans ses fovcrs, vulgairement mal du pays. — La nostalgie constituant une passion maladive, ou un état morbide par influence morale, nous en avons traité longuement dans notre Dictionnaire des facultés intellectuelles et atfcctives de l'âme ou des Passions. {Yoy. tome XXXIX
de l'ExCTGLOPÉDlE THÉOLOGIQUE.)
NUTRITION, s, {..nutritio. -^ Les physiologistes ont appliqué cette dénominaljoa è cet acte fonctionnel, orgarùque et vital»
(la force vitale organique] qui leur a été dévolue, les matériaux que le sang met à leur disposition, et com-« binent ces matériaux de manière à se les assimiler.
D'après cette définition, la nutrition ne consisterait pas dans un sim[)Ie extrait, une séparation de principes, mais bien dans la recon^position de l'organe par l'organe luimême, qui prend les matériaux d» sa reconstitution dans le sang artériel dont sas tissus sont pénétrés. Celte assimilation est trop moléculaire, il est vrai, pour être vue; mais les résultats l'annoncent suffisamment pour qu'on l'admette. Et d'ailleurs, comment expliquerait «> on l'accroissement quelquefois très-rapide sans amaigrissement, si on n'admettait une force plastique qui donne la nourriture aux parties au fur et à mesure de leurs besoins?
Reste que la nutrition est bien plus rationnellement expliquée par l'action d'une force vitale intérieure , que nar les théories d'une filtration mécanique, d une agrégation physique, de la coagulation de la lymphe, do ceHe de l'albumine du sang, etc., aucune do ces théories ne pouvant nous dire pourquoi l'accroissement est excessif chez les uns et peu prononcé chez les autres; pourquoi le corps s'accroît en vertu d'un type primitif qui est propre aux différents âges, et, par exemple, le développement disproportionné, dans la première enfance, entre le volume de la tête qui est fort grosse, et les parties inférieures qui sont très-courtes. Pourrait^ on nous expliquer, en effet, chimiquement, pourquoi I accroissement du corps se fait par bonds? Chacun sait que l'enfant croit jusqu'à deux ans; qu'à cette époque il y a repos, et qu'ensuite il reprend sa croissance jusqu'à sept ans, etc. Or d*où provient ce temps d^arrêt dans la croissance de l'enfant t La seule manière de s'en rendre raifiOO».c*eist,
tS7
NYCTALOPIE
NYHFHOMANtE
ee me sernblo, d'admettre une fon;e plastique, vitale, inhérente 1^ Forganismc, et agissant d*après des lois primitiyes que nous ne i>oa-* vons qu*admirer.
Quoi qu'il en soit, la preuve que la nutrition est soumise à certaines lois, c*est qu'efle est subordonnée :
!• Aux forcée de fa vie en général : de là ses ditréreuts résultats dans rétat de santé et de maladie. Et comment en serait-il autrement ? Comment la nutrition ne serait-elle pas troublée, lorsque des corps nouveaux ( tubercules , cancer) , se développant dans l'organisme vivant, une partie de l'élément réparateur est détournée ae sa véritable destination pour fournir au développement de ces corps nouveaux?
2' A l'influence nerveuse. De là Tamaigrissement des sujets, en qui la force nerveuse s'épuise par une cause quelconque.
3^ Aux passions. Voila ce qui explique la maigreur de Tambitieux, de (envieux, etc.
fc* A de bonnes digestions. Cette fonction fournissant au sang les matériaux de sa recomposition^ on comorend que plus il est ftdhOf plus i^ fournit ae matériaux nutritifs.
5* A Vénergie des vaisseaux chylifères et hftnphatiques, qui charrient dans le cœur les nuides avec lesquels le sang se reconstitue.
6* Aux exercices corporels, qui, augmentant la somme de la dépertiition corporelle, augmentent aussi les besoins de la nutrition, etc. Partant, chacun de nous, s*il veut se bien porter, doit veiller h ce que cette fonction s'accomplisse convenablement en lui, sinon, par une nutrition incomplète, le corps s'épuise, les forces s'anéantissent, et l'adjuamie survient; au contraire, par uq excès opposé (une nutrition trop abondante), les forces radicales étant en puissance, l'individu devient pléthorique et est prédisposé aux maladies sthéniques. Voy. Adyic4Mie, Pléthoee. Le meilleur est donc de proportionner la réparation aux pertes.
NYCrALOPIE, s. f., nyctalopia, de vO; Srro^«u, ie vois la nuit. — C'est une des névroses du sens de la vue, qui a pour caractère la faculté qii'ont les malades de distinguer les objets à une très-faible lumière ou f>endant les ombres de la nuit, et non durant le jour.
Cette maladie, qui est très-souvent symptomatique d'une cataracte imparfaite ou do l'inSammatioo de l'iris, est aussi parfois essentiellement nerveuse, et on l'attribue alors à une sensibilitéextrème delà rétine, laquelle provient souvent de rbabitation prolongée dans un lieu obscur. Piuel en rapporte une ifbservation.
Dans les cas de cotte nature, les seuls qui doivent nous occuper (les njctalopies syraptomatiques devant être subordonnées au traitement de la cataracte ou à Kinflammation de rœil), le médecin doit placer le malade dans rob^curité, et ne rhaoitaer que peu à peu à l'éclat d*unc vive lumière, n'arrivant ainsi à le placer au grand jour auc par degrés insensibles. L'application sur fa conjonctiro
d'une solution d'opium peut également être utile.
NYMPHOMANIE, s. f., ngmphonmia.it v^/«f« ttttvift, manie utérine, fureur utérine, érotomanie.— On désiene, sous ce nom, uno névrose qiii consiste dans un appétit vénérien exalté outre mesure, insatiable, si violent qu'il porte la femme à oublier les règles de la pudeur et de la bienséance, et à provoquer par ses regards, ses attitudes, ses gestes, ses propos agaçants, par ses sollicitations même les plus pressantes, le premier individu qui se présente. Elle fait des efforts pour se jeter dans ses bnis, pour l'étreindre sur son cœur ; s'il résiste, elle se fâche, menace et s'emporte. A un plus haut degré l'aliénation mentale est complète, et l'aliénée donne le spectacle des scènes de la plus dégoûtante obscénité, de la fureur la plus aveugle.
La nymphomanie, qui se remarque surtout à l'époque de la puberté, reconnaît deai ordres de causes, les physiques et les morales. Ainsi elle peut être occasionnée soit parla vue de peintures voluptueuses et indécentes, par des lectures lascives, un esprit romanesque, une imagination exaltée, un amour passionné, la fréquentation des spectacles immoraux , l'oisiveté , une contrainte sévère et un état de retraite forcée ou volontaire ; tout comme de l'abus des jouissances physiques (de l'habitude de Toiianisme surtout), ou d'une extrême sensibilité de l'utérus. De là la fréquence de cette maladie chez les femmes non mariées, ou mariées i des maris impuissants; chez les veuves, celles notamment qui mènent une vie molle et efféminée, etc. Ce n'est pas tout; cette nésrosQ peut dépendre encore de la présence des vers ascarides dans le rectum « de la pléthore abdominale, d'indurations placées de manière à produire Tirrilation des nerfs génitaux ; de Tusage externe et interne des cautharides (Loyer-Villermé en cite un exemple), de Timitation. Celle-ci paraît même jouer un grand râle puisque , dans l'été de 1698, il y eut une épidémie de nymphomanie, et, comme plusieurs personnes d'une méiue maison en furent affectées en même temps, dit Morgagni , on imagina qu'elle était contagieuse. Nous préférons 1 attribuer à I mtluence morale.
Traiiement. Les règles pratiques que nous avons exposées en parlant des névroses eu général, sont également applicables à la nymphomanie en particulier, c'est-Miff qu'après avoir recherché, comme on le fo«t toujours, les causes de cette maladie et 1^^ avoir éloignées, on doit, par des soins hy-
!;iéniques et en éveillant dans le cœurtit» èmmes de vertueuses et nobles pas5ii)os, amortir ou étouffer en elles les élans d'une imagination en délire, ou les appétits désordonnés des organes sexuels. Le jeûne et le travail viennent puissamment en aide au praticien, et si la femme veut s'assujettir a manger peu, à n'user que de végétaux, a »« boire que de Teau, à exercer le corps iusqu a la fatigue, à occuper son rntelligencB ue cD'>
ODOXTilLClE
ODONTALCIU
m 8éri0iiMs« de iravaiit I»blti*att8 mêffle^ à faire u^age d% iotiobs ft^oideâ» des bains froidât des purçalift ei du camphré, on peut espérer de dissiper bientôt le sentiment qui l'eotratne vers 1 union des sexes.
Nous avons nommé le campbrei parée que celte dernière substance employée par nous très-eifieacement dans certains cas d'ona^- Dismé, passe pour être un aphrodisiaque trèsimissant, et cela doit Atre, puisqu'on l'a vu, donné pendant longtemps a Tintérieur et à rexlérieur, amener l'atrophie des testicules; Oo remploiera don(i extérieurement en sa^* chefs, en lotions, en frictions à la partie in^^ terne des cuisses, dissous dans di^ la salire, et, à rintérieur, en pilules^
Le plumb, appliqué à l'eitérieur, est aussi un aphrodisiaque assez constant. D^à Galiea avait dit : Le plomb endort les désirs vénériens > plUmbum e$i darmiior vmeris ^ et l'expérience parait avoir constaté la Vérité de cette sentence. Quand tous ces moyens août impuissants, et que la nymphomafiie est portée au plus haut degré, faut-il cautériser le clitoris et les nymphes afcc la pierre in** fernale, ou pratiquer l'excision du premier T Mous ne voyons nul inconvénient a oela« et pensons, au contraire « qu'il faut tout tenter pour empêcher les nymphomanes de se per^ dre en Se prostituant.
ODQfNTALGIE, s. f., odoMulgta, A*qMc II70C, douleur des dents. ^ C'est une des névralgies les plus communes, une de celles qui causent le plus de tourments.
Elle peut être confondue avec la névralgie maxillaire qui affecte principalement les alvéoles ou les racines dentaires, et qui, Comme elle, dépend d'une carie des dents ; tuais la continuité des souffrances, la tuméfaction inOammatoire de l'arcade gingivale, rexaspé"ration de la douleur par la collision d un corps métallique sur la dent malade, sont des circonstances qiii permettent de fiter le dia-*' gDostic, et qui dictent au praticien la con-^ duiie qu'il doit suivre.
Il n'oubliera pas qu'un état rhumatismal » une congestion sanguine surtout, chez les sujets jeunes et pléthoriques et chez les femmes enceintes; une exaltation de la sensibilité nerveuse, peuvent également la produire, et'ou'il n'est pas jusqu'à une dyscrasie profonde, syphilitique ou autre, qui ne puisse aussi occasionner des douleurs dentaires violentes, opiniAtreSy et se reproduisant sans cesse
Remonter à la cause véritable de l'odontAlgie est dono ce qu'il importe le plus de faire quand on veut soulager le malade. Ainsi, par exemple, le médecin est^ll assuré que la dent est cariée, il doit l'enlever, OU bien introduire dans la dent une boulette de jusquiame et d*opium. Il peut essayer aussi il'un collutoire préparé avec la décoction de fleurs de sureau et les feuilles de jusquiame, de l'application d'un petit morceA de racine do pyrèthre ou de raifort, de l'instillation de quelques (^uttes de teinture de cantharidea sur la gencive, et, ce qui vaut bien mieux que tous lesautres moyens, duséjour dansla bou-* che, pendant quelques minutes, d'une cuille-» réedorélixiranti-névralgiquequenousavon^ composé concurremment avec H.Rabioni ha* bile pharmacien chimiste, rue Bourdaloue, 11^ ô Paris. Nous pouvons affirmer avoir vu produire à cet élixir des effets mirveilleux* Si la première cuillerée à café de cette liqueur, gardée dans la bouche, ne calme pas immé- 'liatemeot la douleuTi après dix minutes on
en prend une seconde, et ainsi de dix en dit minutes. Je ne sache pas que le soulagement soit resté longtemps i survenir. Du reste, nous pourrions citer plusieurs de nos clients, très-sujets h l'odontalgie, qui ont constamment un flacon d'élixir sous la main, et qui s'en trouvent bien. Uevenons aut eau* ses de l'odontakie. S'agit-il d'un état rhuma- Cismal? il faut le combattre par des moyens appropriés, et principalement par les frictions sur la joue avec l*eatt-de-vie carnnhrée, à laquelle on ajoute de la teinture thébaïquet les lotions de la bouche avec la décoction de feuilles de belladone; l'usage intérieur des sudoriflques, et, en particulier, de la potidre de Dower, dont voici la formule :
Poudr$ de Dotoer.
Sulibte de potasse, I de chaque, Nitrate de potasse, I i once.
Ipécacuanha, ide chaque, Opium desséché, ) Sçros.
M. Dose : un demi-scrupule a un scrupule.
Est-ce une congestion sanguine locale, manifeste ? la scarihcation ou l'application de quelques sanssues à la gencive, les bains de pieds sinapiscs, l'application des cataplasmes de raifort au bras ou à la nuque, unis aux calmants locaux, doivent en triompher.
Si, enfin, elle est essentielle, c'est-à-dire nerveuse y continue ou périodique , et chronique, le sulfate de quinine, qui produit en général de très-bons résultats, doit être administré.
Il est une méthode de traitement qui peut aussi ôtre tentée; c'est l'emploi des bains tièdes, des lavements d'eau froide, des gar* garismes avec l'eau et quelques gouttes de vinaigre, moyens avec lesquels Pomme a guéri la femme d'un savetier, que la saignée, un accouchement laborieux, les topiques les plus puissants , l'arrachement même de cinq dentSf ne purent soulager. Il cite madame Reyforesia comme ayant offert un cas pareil.
L'odontalgie, avons-nous dit, est quelque^ fois très-rebelle aux secours de l'art. Dans ce cas, le médecin doit rechercher si elle ne tient pas t une névralgie faciale (tic douloureux), car l'erreur dans laquelle il tomberait