OLFACTION
os de fflooCon (un frogmenl de vertèbre œr* vicale) qu'il avait avalé par distraction ou gloutonnement.
OLFACTION, s. f., olfaetio, d'olfacius, odorat. — C'est une fonction par laquelle les particules odorantes répandues dans l'atmosphère sont perçues et discernées. C'est sur la surface muqueuse qui tapisse l'intérieur du nez et les fosses nasales, que cette fonction s'accomplit. Yoy. Nez.
Les physiologistes ne sont pas tout à fait (l'accord sur le yéritable siège de l'olfaction, c'est-à-dire que, tandis que les uns pensent quec'est dans toute la sunacede la muqueuse, eique plus cette surface est étendue, plus la sensation est forte, les autres, au contraire, prétendent que le siège exclusif de l'odoratlon est localisé dans la partie supérieure (les fosses nasales, dans les ramifications du nerf olfactif ; c'était, du reste, l'opinion de Galien, qui se fondait, pour la soutenir, sur ce qu'on sent d'autant mieux qu'on aspire p!us fortement. Nous n'interviendrons pas dms le débat, dont la solution ne nous ()aralt pas très-importante, au point de vue pratique, quoique nous sachions bien qu'il est des faits fttthologiques, qui militent en faveur de cette dernière opinion. Yoy. Anosvie.
Mais il est une chose à laquelle nous nous arrêterons un instant, c'est que l'homme peut, par l'exercice de ce sens, acquérir une perlectibilité de l'odorat qui tient du prodige. Et par exempte, on trouve dans Gali : Plu-* .«leurs relations nous apprennent que dans \^s Antilles, par exemple, où les Nègres eicrccnt beaucoup le sens de l'odorat, ils ac(}uièrent une telle finesse d'olfaction, qu il en est qui suivent les hommes à la piste »iosi que le font les chiens; qui distinguent les traces d'un Nègre do celles d'un Européen; qu*un sauvage retrouve sa femme à la piste, etc. C'est bien étonnant sans doute, mais rien ne l'est davantage qu'un fait que nous allons raconter, à cause de sa singularité, et parce qu'il est entouré de circonstances qui ne permettent pas d'en révoquer l'authentidté. Je le cite d'ailleurs, parce qu'il vient à ^'appui de l'opinion que je viens d'émettre sur reicessive finesse de l'odorat chez la plupart des nègres.
A Panamata, dans la Nouvelle-Hollande, un fermier appelé Fisber, possesseur d'une honuMe aisance, disparut tout à coup. Un de ses serviteurs, qui passait pour avoir toute sa confiance, assura qu'il était allé faire un voyage lointain et qu'il serait bientôt de retour : trois mois se passent, et Fisher ne reparaît pas. En attendant, le domestique vend, achète et administre pour son propre compte les fonds de son maître. A cette e()oque quelques soupçons commencèrent à naître dans 1 esprit des voisins» le bruit en parvint h la police locale, qui envoya plu*< sieurs ofTiciers de police à la ferme. Parmi ^vix était le nommé Sam, natif de la ville de ^vdney. Guidé par quelques indices assez ^«>i$ues qu'on lui fournit, Sam se rend dans ^H emiroit où se trouve une barrière en bois, ^ui laquelle il découvre une tache de sang
noir qu^il déclara, après l'avoir flairée, être une tache de sang d'homme blanc. Puis il s*élance en courant au bord d'un étang voisin, à la surf «ce duquel on remarquait quelques fkicons d'une écume roussfttre : il attire cette écume au rivage, en prend un peu dans le creux de la main, la goûte, puis la soumet à son odorat, et s'écrie qu'elle contient des traces de graisse d'homme blanc. Enfin, flairant à droite et à gauche comme un limier, il arrive à quelque distance de l'étang dans un petit tainis, enfonce dans le sol une petite baguette qu'il tenait à la main» la porte à son nez, et déclare qu'il y a là le corps d'un homme blanc : on creuse la terre et on découvre bienté4 le cadavre de Fisher, dont le crAne était fracassé. On se saisit du meurtrier qui, traduit devant les assises de Sydney, est condamné à mort. Au moment d être exécuté, il fait l'aveu de son crime, et déclare qu'il a assassiné Fisher à la barrière signalée par l'officier de police, puis qu'il a tratné le corps dans l'étang, mais qu après quelques jours, craignant qu'on ne découvrit les traces du meurtre, il l'a entraîné dans le taillis oJ!i on l'a découvert.
La sensibilité extrême de l'odorat peut devenir une cause d'accidents, mais il est si facile de s'en affranchir que nous ne nous arrêterons pas h les énumérer.
ONGLE, s. m., tm^uts, Smî. — Les oncles sont non-seulement sujets à des maladies, dont on ne s'occupe guère, mais ils déter* minent je ne dirai pas une maladie mais uno ulcération très-inquiétante, soit à cause de la douleur vive ({u'ello occasionne par une pression, je dirai continue si on n'y remédie, et aussi parce qu'elle résiste quelquefois fort longtemps, cette ulcération, au traite-^ meut chirurgical.
On comprend d'avance, par cette simple exposition, que c'est de l'oncle rentré'dans les chairs, que je veux parler. Comme ce mal est assez commun, nous allons dire quelques mots des moyens divers qu'on a proposés. En première ligne se place:
1* Le rétrécissemmt de Vonalt, On a supposé que le point de départ du mal était la trop grande largeur du corps, et on a cherclié par plusieurs moyens h le rétrécir. Nous n'avons pas grande confiance dans ces procédés, aussi ne les décrivons-nous pas.
2* RedresêtmmU de l'ongle. On le pratique au moyen d'une lamelle de fer-blanc, eu de plomb, dont on introduit Textrémité recourbée entre l'ongle et les chairs qu'on déprime à l'aide d'une bandelette enduite de cérat.
3* Varraehemeni : qui a lieu soit pour la portion incarnée seulement, soit pour la totalité de l'ongle. Quelques chirurgiens joignent la cautérisation par le fer rouge ou la potasse-caustique à Tarrachement.
k* VabUuion de$ chairs. On enlève, avec un bistouri, toute l'épaisseur des chairs qui débordent l'ongle, et Tori empêche, en cautérisant la plaie, le retour d'une nouvelle saillie.
Parmi ces moyens, chacun cUoi»i( selon les
onuM
OPIOM
les ytux. Pr. oxyde de mercure rouge ».. S grammes. — Onguent rosat.... 30 id. M.
On étend légèrement cette pommade sur lo bord des paupières engorgées, qui suintent une humeur muqueuse, et qui se collent pendant le sommeil ;
2** La Pommade ophthalmique de BelL Pr. Mercure précipité rouge. — Pierre calaminaire préparée ... de chaque, 1 gros et demi.
— Lilharge préparée ... 1 gros. — Tuthie préparée ... demi gros. --Cinabre naturel ... 2V grains. — Réduisez le tout en poudre très-ûne, et ajoutez :
Saindoui ... 2 onces. — Baume du Pérou ... 15 gouttes. F. S.A. une pommade. On en introduit tous les soirs entre les deux paupières et le glo];)e de TœiU vers Tangle externe, gros comme une lentille, et on frictionne légèrement.
Une précaution qu'on doit prendre quand on se sert de cette dernière pommade, c'est, le premier jour, de faire un mélange de par** ties égales de pommade et de saindoux; car, s*il est nécessaire que son application fasse éprouver une cuisson marquée pendant trois oti quatre minutes, il ne faudrait pas cependant que rintensilé de cette douleur fût trop grande, ce qui fait qu'on diminue ou qu'on augmente la quantité de pommade à employer, suivant la sensation qu'elle produit.
Quant aux collj^res , nous nous servons habituellement, soit de celui de Janin :
Pr. : £auxde plantain... 4 onces. — Sulfate de zinc ... S grams. — Mucilage de semences do coing ... k gros. — M. S. A.
Soit de celui du professeur Delmas.
Pr. : Eau d'enfraise, de rose et de plantain ... de chaque, lonce. — Camphre. ..(^ grains.
- Sulfate de «inc ... 6 grains. F. S. A. un collyre. On en bassine les yeux trois ou quatre fois par jour.
Ce praticien l'employait dans les différentes ophthalmies par atonie.
Soit enOn le collyre suivant :
Pr. : De nitrate d'argent cristallisé ... 1 grain. — D'eau distillée ... 1 once. — M. On trempe un pinceau de charpie dans cette dissolution, et, après avoir écarté les paupières de l'œil ou des yeux enOammés , on passe légèrement le pinceau sur la conjonctive, et on rapproche les paupières. Cette opération se répète trois ou quatre fois par jour.
Nous avons vu cette solution agir très-eflicacement dans l'ophthalmie purulente du nouveau-né, et aussi dans l'ophthalmie suppurative de l'enfance et de l'Age adulte, surtout chez les scrofuleux.
OPISTHOTONOS. Vov. Tétanos.
OPIUM, s. m., omov, d oitoç suc : suc épaissi des tètes ou capsules du pavot somnifère, papaver somniferum^ L., qui croît en aboiiu mce en Orient oii l'opium se prépare. — On a consigné dans beaucoup de livres la manière dont cette substance est recueillie. Selon quelaues aiiteurs, lorsque les pavots touchent à leur maturité , ou pratiçjue avec des instruments convenables plusieurs incisions successives aux tètes de ces plantes, en observant toutefois de ne pas pénétrer
jusqu'à l'intérieur des capsules et on recueille le suc à mesure qu'il s'échappe.
'aspect des substances gommo-résineuscs sa couleur est d'un rouge brun, son odeui fortement vireuse, sa saveur d'abord nauséabonde et amère, ensuite Acre et chaude. Nous ne parlons pas encore", des extraits
au'on en a faits, dont les propriétés physiques iffèrent essentiellement des siennes.
Quant aux propriétés thérapeutiques généralement attribuées à l'opium, son action sur l'organisme vivant est si variée, et souvent si contraire à celle qu'on en attend. d'après le dire des thérapeutes, que ce n'est que par lanalyse la plus sévère que Ton peut saisir toutes ces variations que constate l'observation clinique et que la plupart des ouvrages de thérapeutique écartent à dessein ou expliquent hypothéliquement. Ces varia* tions ont pu permettre à tous les systématiques de ne considérer l'opium que eu égard à certains etfets partiels en harmonie avec leurs idées de prédilection, ou bien à expliquer ces mêmes variations par des causes accidentelles et de peu d'influence. Que faire eu pareille circoustance ? Nous le répétons, ioterroger l'expérience et séparer parmi les effets que produit l'opium ceux oui sont immédiats, essentiels et constants, aes effets s^ condaires et accidentels.
1*. Phénomènes constants de Vopium. Lorsqu'on administre l'opium, n'importe |>ar quelle voie, on remarque : A que le pouls titève^ devient plein et fort. Prenez garde que je ne dis pas qu'il s'accélère, l'accélération du pouls étant un phénomène très-variable. Bk turgescence ou Vexpansion du sang reconnaissableà la plénitudedu pouls, kladistensiondes
vaisseaux, aux congestions sanguines sur les
Ërincipaux organes et notamment l'encéphale. [ufeland attribue ces phénomènes à la raréfaction du sang, que nous avons signalée sous le nom de pléthore raréfactive (Foy.Pï-Étbore), état anormal qui, s'il peut être produit par la seule eflTervescence vitale du liquide, peut aussi bien ètredéterminé parrexcitatioo artificielle que l'opium produit : aussi placet-on parmi les symptômes constants de lopium : C V accroissement de la chaleur titate: D le narcotisme ou la diminution de /a sensibilité du sensorium commune : cesi pourquoi il y a de la somnolence ou des dispositions à l'assoupissement , et si 1 ppium est appliqué localement, l'engourdissement de la partie, son insensibilité, la cessation des spasmes et des douleurs dont elle était atteinte; E la constipation et la sécheresse de la gorge; F l'accroissement de la^fcrétion cuianée^ la sueur t ce qui s'explique par la pléthore rarélactive qu'il produit et qu accompagne généralement un mouvement dei; [tension du centre à la circonférence : de la es éruptions cutanées qui suivent son administration ; G ^excitation de Toppû^rt» génitO'ur inaire ; que de rêves voluptueux ce médicament ne produit-il pas I H to tendance à la dissolution du sang^ à la putréfaction,