‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 144 sur 209 · SOI · texte numérisé non relu

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OPIIÎM

à ia gangrène 9 me son ttsage prolongé pro< duit, surtout s il est administré à bau|e

dose.

On conçoit, d'après cette énumération des effets essentiels de Topium^ toutes les ressources que la thérapeutique peut retirer de remploi de ce médicament ; mais on doit coDcevoir aussi combien cette substance, employée par des mains inhabiles, peut déterminer des effets nuisibles : -tâchons donc d*étabiir sénéralement les cas dans lesquels il parait le plus généralement convenir.

D*abor(i l'opium convient toutes les fois qu*il $*agit de modérer, d'endormir la sensibilité ou la contractilité nerveuse ; mais il importe, avant de remployer, d'être assuré que cette exaltation de la sensibilité ou de la contractilité ne dépend j^as d'un étal inflammatoire ou d*un état fluxionnaire cérébrospinal, ou d'une phlegmasie viscérale aiguë » car Topium ferait alors le plus grand mal , soit eo raréiant le sang, soit en augmentant la chaleur vllale, soit en iluxionnant et congestionnant des parties déjà fliixionnées et enflammées. Mais dans les cas où les phénomèaes spasmodiques dépendent au contraire d'un défaut d'énergie, du manque d'activité rirculatoire , comme dans les maladies anémiques, par exemple; dans ces cas, dis-je, l'opium fait merveille, et mieux vaut y recourir que d'employer la morphine qui, du reste, lui est préférable dans certains cas.

11 est si vrai, d'ailleurs, qu'en toute cir- Qonstance le succès ii'un remède dépond de lûpportunilé de son administration et surtout de l'absence de toute contre-indication , que» s'il est un remède sur lequel on ait affirmé, celui-ci qu'il guérit, et celui-là qu'il est dangereux et funeste, c'est assurément l'opium. Ainsi, suivant Wepfor, cette substance serait le plus puissant moyen de guéridon de l'aliénation mentale , tandis que, 4'après Esquirol, les narcotiques sont plus nuisibles qu'utiles. A quel témoignage nous eo rapporterons-nous ? A celui de l'expérience qui constate que des aliénés, avec iinpul ion forte au suicide ( ce qui ferait supposer me affection cérébrale), ont été guéris par l'opium. Et la congestion cérét^rî^le ? dira-t-on. Nous répondrons : Pourvu que l'individu ne soit pas pléthorique, que le cerveau ne soit pas habituellement congj'siionné, nous ne la craignons pas. Voyez (l'ailleurs ce qui se passe dans le delirtum ^rtmns. Lorsqu'il n'y a ni pléthore générale ^î>ijsidérable, ni des symptômes de conges- |)ûn forte et inquiétante du côté du cerveau, 'opium est le médicament auquel tous les auteurs conseillent d'avoir recours imméj|talemenl , car sous quelque forme qu'on I adojrnistre , il est également eflicace. Mais pour qu'il soit plus utile encore, on le donne l^ituellement à doses croissantes, depuis tin demi-^rain jusqu'à trois et quatre grains, cesl-à-Hiire jusqirà ce qu'on parvienne à procurer du sommeil ; je dis mieux, de la somnolosceuce d'abord, et du sommeil ensuite. Eq agissant de la sorte, il n'est pas f^re de voir ces accidents disparaître dès les

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premières doses du médicament. Bh bien I ce Qu'on fait contre le delirium tremenSf il faut le faire pour les autres maladies spasmodi* ques, c'est-à-dire qu'il faut observer les marnes règles pour les contre-indications, et les mêmes préceptes pour le mode d'adminis* tration.

Allons plus loin : vu ses effets sur le cerveau, on devrait supposer aue l'opium e^-i contre-indiqué dans les cas ae délire ; c'est une erreur, et ce qui le prouve, c'est que nous avons vu Del|>ech et Dupuytren prescrire l'opium dans le délire nerveux des blessés. Ainsi, Dupuytren donnait habituellement 6 à 10 gouttes de laudanum en lavement à ses délirants^ et souvent cette dose suffisait à la guérison. Remarquez qu'il peut se faire que l'agitation du malade redouble après la première dose; on ne doit pas s'en effrayer, attendu que cette agitation dure peu, et le blessé no tarde pas à s'endormir* Après un sommeil plus ou moins prolongé, il se réveille en pleine santé, ne conservant aucun souvenir de ce qui s'est passé dans son délire.

Nous avons posé en principe que l'opium* était contre-inaiqué, quand il y a inflammation viscérale sur un organe quelconque important; nous devons nécessairement revenir sur cette règle, afin de distinguer les cas où il ne faut pas l'administrer. Sans doute» tant que l'inflammation est vive et forte, qu'elle produit une réaction inflammatoiro prononcée, et que cette réaction persiste ; sans doute, il y aurait inopportunité, danger même, d'administrer l'opium; mais quand on a suffisamment désempli les vaisseaux sanguins par des saignées générales et locales, quand les symptômes inflammatoires sont calmés, si la douleur persiste, croyez qu'elle a changé de nature, et que de pnlo« gistique qu'elle était, elle est devenue nerveuse; dans ce cas» donnez l'opium, il guérira.

Sous ce rapport, l'opium est encore avantageux dans les flux diarrbéïques ou dyssenlériçiues qui s'accompagnent de douleurs abdominales ou de ténesme, lorsque ces flux sont passés à l'état chronique. Pourquoi ? Parce que le tube intestinal manaue d excitation vitale et que la faiblesse d une partie la rend bien plus sensible. Comme dans ces cas, on n'a point à craindre l'effet narcoti-

3ue de l'opium , il faut le donner à haute ose. C'est du moins une remarque que fit à Vienne Hildebrand,en 1809, et que d'autres ont faite ailleurs. Aussi après avoir dit : Les narcotiques justifient la réputation dont ils jouissent contre la diarrhée; après avoir recommandé de se procurer de l'opium de bonne qualité, et de l'employer à forte dose, pour en obtenir des effets avantageux, il ajoute : Les petites doses répétées ne suAk sent pas, parce qu elles ne sauraient pro* duire un assez fort narcotisme des intestins* D'ailleurs, que se passe-t-il dans les flux diarrhéiques ? Il y a augmentation de la contractilité fibrillaire du conduit intestinal. Or, en stupéfiant , si je puis ainsi dire, celte

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coilrflctilllé, !e mouvement diarrtK^qae doit être suspendu,

Tont le monde sait quMI en est ainsi pour !f s contractions ntérines qui se manifestent da-^s les derniers temps de la grossesse ; c'est-è-dire que lous les accoucheurs ont pu apprécier que si, au septième ou au huitième mois, la femme est [)ris6 de douleurs de reins, et môme de la matrice, qui semblent être les avant-coureurs d'un accouchement prochain; eh bien ! si à ce moment on donne un lavement avec cinq gouttes de laudanum, dose qu'on ré|Tète si les contractions douloureuses ne se calment pas, on voit bientôt ces douleurs s'apaiser, et ne se plus renouveler que le mois d'après. Or, si l'opium calme, arrête les contractions anormales utérines , pourquoi ne cilmerail-ilpas les contractions anormales du canal digestif? Bref, foutes les fois qu'il s'agira de calmer la sensibilité et la contractilité nerveuse sans inflamma^ tion aiguë, ni pléthore, l'opium est parfaitement indiqué ; il Test aussi pour prévenir les accès des névroses pi^riodiques , soit qa'oD l'administre à l'intérieur ou à Teitér.eiir. Quel soulagement ne {produisent nas, en effet , les cataplasmes opiacés, les liniments opiacés, les teintures opiacées en topique, en frictions sur les parties douloureuses, dans la goutte, le rhumatisme, certaines névralgies? Pour ma part j*ai tellement à m'applaudir de les avoir employés, j'ai obtenu des effets si constants de l'opium è rin-> térieur dans latu les cas où j*ai cru pouvoir y recourir, que je crois pouvoir répéter avec Sj^denham : « Sans Topium la médecine serait incomplète et insuffisante, »

Plusieurs principes immédiats ont été retirés de l'opium, savoir : la morphine^ qu'on obtient è l'état de sulfate et d'hydrochlorate (le preraier doit être rejeté, parce qu'il est infioèle) ; Ja narcoiine ou nareéme^ la méco^ nifitf , la codéine et la pmramBrphine. On a renoncé d'employer les trois oerniers (la narcotine, la méeonine et la paramorphine), parce qu^elles sont è peu près inertes, et la codéine, parce qu'elle est ft>rl chère et ne paratt pas jouir d'autres propriétés que Topium : reste donc la morphine.

A-t-elle d'autres propriétés aue l'opium? Lors dvj sa découverte par MM. Seguin et Sertueri>er, les méiiecins, dans leur enthou* srasnie nour une substance si précieuse, la pï»oclamerent supérieure h Topium , dont elle a toutes les propriétés, sans en avoir les inoonvénients. Ainsi, disait-on, elle ne congestionne pas le cervcôu, elle modère la sueur des phlhisiques, etc. Des expériences ultér'teures, et celles qui nous sont personnelles, ne nous permettent pas d'admettre cette supéfiorilé d'action accordée au sel d'opium. C'est pourquoi nous pensons que, vu sa solubilité, le sullate ou Thydrochlorate do morphine, sont préférables quand on veul se servir de l'opium par la méthode sousendermique, et que l'opium en substance convient mieux quand on veut donner ce remède à intérieur.

Les traités de matière médicale et les tov^

mulaircs frHirmillent de recettes dans lesquelles entrent l'opium ou la morphine; parmi los plus usitées nous signalerons:

Le laudan'Hm iolide^ ou extrait gommeax d'opium, qui s'administre à la dose de un demi-grain ou un grain » dose qu'on augmente graduellement.

Le laudanum liquide de Sydenham, Vingt gouttes représentent un grain d'extrait (^ommeux.

Le laudanum de Rousseau^ bien plus Actif que le précédent : sept gouttes représenteot un grain d*opium.

Le sirop d'opium ou sirop thébalque^ con* tenant deux grains d'opium par once.

Le sirop de diaeode^ qu'on prépare am les pavots blancs. Il est bien inférieur au précédent, dont il n'a du reste que les propriétés : mieux vaut donc, quand on veut ob* tenir des effets assurés, ne pas le prescrire.

Les pilules de cynoglosse, qu'on prescrit tolontiers, et qui, quoique composées d*opiumi de safran et de castoreum, doivent princ |ulement leurs propriétés calmantes i l'opiuiu qui en forme la base.

La teinture alcoolique f opium ou tmtinn IftÀnimie, dont vingt gouttes contiennent on grain d'opium.

Le sulfate et rhydroehlaraie de morpkiêe. Leur activité est à pou près du double que celle de Topium ; c'est*à-dire que un grain de ces sels équivaut h deux grains d'eitrait gommeux d'opium.

Le sirop de morphine. 11 contient un graia de morphine par once ou deux grains dV pium.

DosBs PB l'opium. Il est assex difficile de fixer les doses auxauelles ce médicament peut être administré, chaque individu ayant pour ainsi dire plus ou moins de toléranti pour celte substance et ses préparations. Todtefois, pour les enfants h ui mamelle, on ne devrait jamais prescrire qu'une goutte àe laudanum liquide de Sydcnham, c'est*è-<iire un vingtième de grain, alors que desDou^ rices imprudentes et qui n'aiment pas d'être tenues éveillées la nuit par les cris qae pousse leur nourrisson, lui donnent une cuillerée à café de sirop de diacode: aussi que de mai ne leur font-elles pas! soit dit en passant. Chez un adulte, on ne commence guère que par un quart de grain d'eilrail gommeux pour les cas ordinaires, quoique dans certains cas on puisse et l'on doive d'emblée en donner une plus forte dose. Bref, quand on se sert de Topium ou de sts préparations, dont il est facile, d'après ce qoe nous avons dit , d'établir Tactivité, mieui vaut commencer par de très-petites doses et arriver rapidement, s'il le faut, à des doscj plus convenables que d'en dominer une forte dose au début. Pour cela, on n'a qu'à en fraetionner la dose ; à l'administrer a des inlc^ villes assez rapprochés pour ouo Jctei d'une dose s'enchaîne avec celui de l'autre, et sitôt que la somnolence se manifeslf; on en suspend Tadminislration , restât-il encore quelques fracHons de la dose à prendre. OPOJ)ELDOf:H (Bachb). On trouff loul

préparé dans . lu» pharmacies uo baume de eoasbtaoed giUtinQu^e, bWue^ qui» d'^prèa la pharmacopée de Loudrea, e$t composé de sa-» voDfdecaxQpbre, de muriatedesoude, dissous daos Talcoo), auxquels od aioutederammo* niaque et des essences de liiym et de romarin. Ce baume, qu'on emploie ea général coDlre les douleurs rhumatismales, daos la paralysie, dans les gonflements qui succèdent aux entorses, ne saurait convenir dans tous les cas, k causé de ses propriétés stimulantes. On devra donc le proscrire tant que le rhuma^ li^me sera à Tétat aigu et qu*il y aura une rive sensibilité de la peau, dans les paralysies avec byperesthésie, dans tout gon*^ fle(ncnt,etc., tant qu'il existera dans la partie affectée des symptômes d'une inflammation. OPPRESSION, s, f,, oppressia. — On s'en sert en pathologie pour aésigoer cet état où les forces vitales opprimées ne peuvent réai^ir activement et développer leur puissance. Oa remaraue alors tous les signes de la faiblesse et elle n'existe réellement pas {Yqu*

ÂDTNAMIE, FOIlCe.)

OR, s.m„ aurumf «vp«>i Sipyy*f9;t rex mefallû^ rm des alchimistes. —A peine indiqué par les Arabes, ce métal prit une certaine importance iDédicale lorsaua l'alchimie commença a exercer de l'inAuence sur la thérapt^utique : ceux-ci le tourmentèrent de mille manières, parce que, le considérant comme le plus pur et le plus incorruptible des métaux» on devait le considérer aussi comme le plus puissant des médicaments, comme propre & puri- Gerle corps de toutes les humeurs, de tous les vices héréditaires pu acquis ; mais il ne s'agissait pas seulement de croire ou d'affirmer, il fallait jostiûer, et de là les essais nombreux auxquels chacun se livra pour rendre lor potable. Enfin, on réussit a dissoudre l'or dans l'eau régale (acide nitro-muriatique) et à le retenir ensuite dans les huiles essen** tielles. Dès ce moment la secte alchimique crut posséder une panacée universelle , et dans les seizième et dix-septième siècles jusqu'au milieu même du dix-huitième, les préparations d*or potable furent des secrets ile famille qui enrichirent beaucoup de personnes et qui, à vrai dire, opérèrent aussi quelques guérisons.

C^mndant, déià vers Tan 15^0, Antoine Leooi^ (Antonius uallus), médecin àParis, em* ployait l'or contre la syphilis (son procédé est indiqué dans l'ouvrage qu'il publia sur la maladie qu*on appelait alors, en France, malEs-^ pfignol). Il avait été imité par Gabriel Fallopo ll563), par Wecker, qui a écrit (1782) que l'or pesti m^detuft tnorbum galiicum curât; le nom de la maladie avait déjà changé; par HorsUus (1628); par Fred. Holtmanu (1735;, elc, etc; mais ce n'a été qu'en 1753, année <le la publication de la Chimie médicinale de Maloum, que l'attention des praticiens fut attirée d'une manière toute spéciale sur les propriétés de l'or. On trouve dans cet pu- . vrage : « Le poids spécifique des remèdes contribue pour beaucoup à leur action mécanique dans le corps ; c est surtout du poids du uicrcure et de sa divisibilité ex(l^tn^ que dé^

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penctent les effets extraordinaires de ce pt« oéraK L'or, qui est encore plus pesant quelo mercure, pourrait par cette raisou être plus efficace encore que ne Test le mercure mém^f ce qui mérite bien qu'on y fasse réflexion« avant que de prononcer sur refficacité ou l'inefficacité de l'ofi surtout si Ton n'a pas pour cela une expérience suffisante, ce qu'il est rare d'avoir, t Puis parlant de \à teinture d'or^ il aitirme qu'elle entretient la chaleur naturelle ou la rétablit, et dans certains casi elle purifie le sang. On l'emploie dans les fièvres contagieuses et putrides, dans la petite vérole et la rougeole, l'apoplexie et la paralysie. Je l'ai trouvé utile, ait-il, dans railaiblisscment des viscères et Tappauvrissèment des humeurs et même pour la gangrènq.

C'était plus qu*il n*en fallait pour décider les praticiens a expérimenter de nouveau avec l'or, et bi^ntOi, Pitca'm, Lalouette, Astruc, etc., firent des essais, et publièrent leurs observations : néanmoins l'or, comme médicament, tomba dans le discrédit le plus complet.

Il était donné au docteur Chrestien ie Je tirer de Toubli immérité dans lequel il était tombé, et il le fit d'une manière éclatante en publiant, eu 1811, un ouvrage intitulé: /^« la M^lhode iatraleptiquef ou obeervatians sur Vef^ ficacité dee remèdes par la voie de rafysarpiion cutanée dans le traitement de plusieurs mala^ dies internes ou eQi:ternes ; cet ouvrage eon-^ tient quarante-^neuf observations qui consla-* tent reilicacité du muriate d'or dans le traite* ment des m*iladies vénériennes et lympha*» (iaues.

La méthodu proposée par lo docteur Chros* tien trouva beoucc^up de détracteurs : cepen-* dant elle fut adoptée, fiar quelques-uns de ses compatriotes, et prit rang enfin parmi les agents les plus puissants m la thérapeutique» lorsque Niel, en France, ilozii de Cologne, et surtout Legrand, eurent, par leurs travaux, fait mieux connaître les propriétés thérapeutiques de l'or. Quant è noua qui l'avons vu employer par Chrestien lui<< môme dans bien des cas et presque toujours avec succès, qui plus tard 1 avons emploj'é avec le même avantage dans les maladies scrofuleu$es e| syphilitiques, nous croypas que s'il n'a pas des propriétés plus actives que les autres métaux qu on lui préfère, îl ne leur cède en rien pour l'efficacité-

Du reste, si l'on étudia, d'Moe part les effets physiologiques de l'or, et d*autre part ses effets thérapeutiques, on reconnaît qua son action légèrement excitante sur le systèoM digestif favorise les digestions che^ l^ fwsonnes qui ont l'estomac ailàibli • op le prend alors en se mettant i^ table. On raccuse« jQ le sais, d'aller jusqu'à produire la surexcitation quand il est pris a jeun et employé en frictjk>ns sur la langue» mais oe soat des ^» exeeptionneb, et il faut que l'estomao soii doué d'un^ bien grande irritabilité pour que l'or agisse ainsii car nous l'avons vu administrer par Chrestien k des sujets moî*« greS) seesy essentielle^Aent nerYeox etian^aîa.

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nous n*aTons constaté cette sureicitation.

Prenez garde que nous ne disons pas que Tor ne stimule point reslomac : mais cette stimulation n*esl pas aussi considérablequ*on pourrait le supposer.

Ce remède rend-il les selles plus rares? Jamais aucun de nos malades ne s'e t plaint de constipation pendant l'emploi de Tor. Or, comme la rareté des selles tient à bien des causes, il ne fendrait pas, parce que l'on sera constipé pendant le traitement aurifère, en accuser le médicament. C'est comme pour la surexcitation nerveuse qu'on l'accuse do déterminer, chez les femmes surtout, j'affirme que je ne l'ai point remarauée chez celles qui n'avaient pas une prédisposition antérieure aux accidents nerveux. Sans doute il

a stimulation, excitation fonctionnelle, si

on vent, pendant l'emploi de l'or; mais elles sont si modérées, quVIIes méritent à peine qu'on en fasse mention.

Reste la fièvre dite auri/ique. Quand on donne l'or chaque jour et pendant doux, trois, quatre semaines de suite, il survient, dit Nici, après un laps de temps ordinairement assez court, une surexcitation fébrile très-manifeste qui s'accompagne de sueurs fort abondantes, d'augmentation dans la sécrétion rénale et souvent aussi d'une salivation qui diffère de la salivation mercurielle,en ce que la membrane muqueuse buccale et les gencives ne sont ni gonflées ni douloureuses. A l'en croire, cette lièvre est la condition sine qiia non de l'action eurative de l'or. Je suis loin de prétendre que cette Oèvre ne se manifeste pas : au contraire, il sufiit que Niel, Delafield, Gozzi, Legrand et Chreslien lui-même en parlent et la considèrent comme un moyen curatif employé par la nature , h l'effet d'élimin» r le principe morbiQque, pour que j'admette quelle peut se manifester; mais je ferai remarouer qu*è la tin de ses jours Chrestien n ajoutait pas sans doute une bien grande iiri()ort»ince à ce phénomène, puisque lui ayant demandé, un jour, quelle Suautité do amriate d'or il fallait employer ans la syphilis constitutionnelle pour espérer avoir détruit complètement le virus, il me répondit : Quatre grains, cinq grains, six au plus ; rien n*empéche d'aller jusque huit, dix et au delè , quand la maladie est invétérée. Point ne fui question de la tièvre aurifique que, pour notre part, nous n'avons jamais constatée, et cependant plusieurs de nos malades ont pris l'or pendant des mois entiers. Toutefois, rexpérienoeayant prouvé que, lorsqu'elle survient, elle n'est point fâcheuse, ee n'est donc pas une oontre-indicatîon pour l'emploi des préparations aurifères. J'ajoute (jue je n'ai jamais observé non plus la salivatron aurifique dont on a parlé.

D'après ce qui précède, il est inutile , je pense, de dire que l'or convient au traitement des maladies vénériennes, c'est un feit ac-

Sals aujourd'hui à la science ; mais nous irons qu'il convient aussi dans les cas de scrofules, soit que la dyscrasie scrofuleosa se maûiftsste par des engorgements

glandulaires, simples ou sqiiirrheui, soit qu'elle imprime son cachet à certains ulcères, a certaines inflammations q^ui passent alors îi l'état chronique, etc. Si le doute poutait s'élever dans l esnrit de quelqu'un et que notre autorité put être de quelque poids

gour le dissiper, nous dirions que commf* hrestien nous avons guéri deseûgorgemenb squirreux de la matrice chez des femmes écrouelleuses;des ophthalmies scrofuiease^ chez des enfants nés de parents serofuletu et qui l'étaient eux-mêmes; que nous avmis modéré Tactivité de la phthisie pulmonaire scrofuleuse , guéri la vérole sous touUK les formes, etc., ainsi que nous Tindiquors dans différents articles de ce Dictionnaire (Fojf. OrHTHALiiiB, Syphilis), etc.

Les préparations aurifiques gi^néralement employées par Chrestien et par ses imitateurs sont : Le muriate d'or et de soude ; le mnriate triple d'or et de soude cristallisé, qui s'administre en frictions sur la langue A la do^e d^un quinzième jusqu^à un quart de grom. On peut administrer aussi k rintérieuraui doses ortlinaircs : l'oxyde d'or précipité |wr l'étain ; l'oxyde d'or précipité par la potasse: ces oxydes étant moins acti£s, oncommcna* par en piescrire un demi-grain , puis on arrive graduellement jnsgu'à un grain. Quand j'emploie l'or à l'intérieur, je l'assorie lolontiers au sirop de salsepareille, comme 1^ faisait du reste le docteur Chrestien. Void sa formule :

Pr. : Sirop de salsepareille. ... 8 onces. Muriate d'or et de soude cristallisé 1 grain.

U. exactement.

On le prend ordinairement à la dose d'uie once par jour (une cuillerée à soupe malin « t soir) quel on porte graduellementàtroisoncei

par jour, prises en deux fois, dans nnetassed* décoction d'ononis. Comme le sfro|)de Sdlspareille est fort cher, je préfère diminuer la quantité de véhicule, tout en mettant la môin *

3uantité d'or, et le malade en prend loujoui^ eux cuillerées par jour {Voy. Stphius.]

J'ai dit que les préparations d'or s'emploient eu frictions sur la langue; cofnme cet organe noircit beaucoup par les friclioos aurifères, ce qui est fort désagréable, on préfère aujourd'hui pratiquer la friction som li langue ; et si ces parties et la langue ell<^ même sont excoriées ou irritables, il ft"^ frictionner la partie interne des joues, on encore les parties sexuelles. Je préfère hj derniers points, c'est-à-dire le çland cnei l'homme, les grandes lèvres chez la femnj^ dans les cas de bubons à l'aine, de cha> cres au prépuce ou vaginaux, etc.

En outre, Niel a conseillé une fwmmade que nous avons utilisée ; elle consiste dan> un mélange de deux grains d'or dirisé,a^^ une once de cérat de Galien. Elle hâte la cic^ trisatton des ulcères vénériens en en tarissant la suppuration, tlle s'emploie conrurreitmeut avec le traitement anti syphilitique.

Enfin, Chrestien dit avoir administré uvc foisavec le plus grand succès, suivant la n)^ Ihode de Cirillo, le pcrchlorure d'or cl «

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