ORANGER
OREILLOr<
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soude à \a dose d*une donii-once de sel auriûue pour quatre onces d^axongc. Les frictions faites à la plante des pieds, h la dose d'un aDsd*abora, sont augmentées graduellement de temps en temps, ofe manière h ce que Tex- (itation vitale soit toujours la même alors
3(16 la peau s'habitue à Taction du méicamenl.
ORANGER, citrus aurantium^ L.,polyadelphie icosandrie, L., famille des orangers, J.
Nous ne nous arrêterons pas à l'histoire naturelle de Toranger, si connu par son fruit, par ses feuilles, par ses fleurs et l'eau distillée qu'elles fournissent, nous bornant à en indiquer les propriétés.
Avec le fruit dont le jus contient de l'acide citrique et est rafraichxssanty on obtient une i>oisson très-agreablc , Yorangeade^ qui calme la soif, plaît généralement aux malades, pt aussi aux gens bien portants qui éprouvent le besoin de se désaltérer. Avec les feuilles, qui sont antispasmodiques, on fait une tisane aromatique, dont on use volontiers; tandis que, administrées en poudre, elles produisent des effets très-margués dans les névroses : quant à l'eau distillée, on s'en sert romme véhicule des[K>tions calmantes, polir aromatiser les boissons rafraîchissantes trop fades pour certains estomacs; dans les maladies flatulent^es, etc.
La manière d'administrer les feuilles d'oranger consiste, avons-nous dit, à les donner iM poudre ou en infusion. La dose des poudres est de deux grammes, môles à du sucre nlpé, et divisés en trois ou quatre prises qui sont avalées dans la journée, h des distances k peu près égales. On les a beaucoup vantées dans Vépilepsie.
L'infusion se tait en mettant dans un litre d eau en ébullition, une pincée de feuilles. Cette opération doit être faite à vase clos, comme le tbé. £n outre de l'infusion, les leuiiles le donnent en décoction, de la manière suivante :
Pr. Feuilles d'oranger, n* 120. F. bouillir dans deux livres d'eau commune, passez et ajoutez à la colature une quantité suflisante de bon vin rouge et de sucre, pour rendre la boisson agréable. Le malade en boit une plus ou moins grande quantité dans la journée.
Une autre formule très-vantée consiste à faire bouillir 36 feuilles d'oranger dans un demi-kilogramme d'eau, que l'on réduit aux (leux tiers. Après l'avoir coulée, on se sert de celle décoction pour préparer le chocolat que Ton fait prendre au malade. Nous avons pi'éparé ainsi quelquefois le lait de poule, qui forme ainsi une boisson rafraîchissante, tmtritive et antispasmodique. Voici» soit dit en passant, comment on procède :
Après avoir fait infuser deux nincées (une douzaine) de feuilles d'oranger clans un verre ^/iau, et pétri un jaune d'œuf avec du sucre f^pé, de manière à en former une pâte un K'ti consistante, on coule au clair l'infusion ^l ou délaye petit à petit la pâte, en y versant dessus l'infusion bouillante, jusqu'à ce V^^ le liquide, tenant l'œuf et le sucre en
DrcTio?i7f. i)F. Mkdfxi^e.
dissolution, forme un véritable lait par sa consistance. Quand on n'a pas de la feuille d'oranger, on se sert d'eau commune pour dissoudre la pâte, et on ajoute ensuite deux ou trois cuillerées à café d'eau de fleurs d'o • ranger.
ORCHITE, — C'est l'expression moderne dont on se sert pour désigner l'inflammation du testicule, en général, réservant celui d'épidid vmite, quand la phlegmasie est bornée à répididyme.
En général, l'orchite est le résultat de l'impression du froid sur les bourses, alors qu'elles sont en moiteur après une course rapide, la danse, etc., et aussi d'une contusion directe. Ainsi, les hommes qui montent habituellement à cheval, quand ils ne portent pas de suspensoir, sont très-exposés à cette atTection. L'irritation mécanique du canal de l'urètre peut également la déterminer, etc. ; mais ic plus souvent, l'inflammation du testicule est occasionnée par la suppression trop brusque d'une blennorrhagie, ce que le vulgaire connaît et exprime très-bien par ces mots : chaude-pisse tombée dans les bourses. {Voy, Orchitb syphilitique, etc.)
Quelle que soit la cause de l'orchite non vénérienne, on la reconnaît k la douleur plus ou moins vive que le malade éprouve dans le testicule qui se gonfle, aevieol chaud et sensible à la pression, surtout en arrière au niveau de l'épididyme, sans ou avec cliangement de couleur à la peau; alors elle rougit. Dans tous les cas, ou l'inflammation est bornée au testicule, ou bien elle s'irradie de proche en proche; ou la phlogo.e existe avec fièvre légère; ou bien la réaction inflammatoire est très-forte; circonstances diverses qni font naître des accidents, et réclament plus ou moins impérieusement les secours de l'art.
Ils consistent dans les saignées générales et locales, ou simplement locales, quand il y a peu de fièvre et que le malade n'a pas une forte constitution; dans l'emploi des bains généraux ou du bain de siège émollient, l'application do cataplasmes, le régime antiphlogistiquc , l'usage habituel d'un suspensoir. L'inflammation calmée, ou se sert des pommades résolutives, des emplâtres fondants, etc.
' Si malgré ce traitement énergique Torchite passe à l'état chronique, Tindication ne change pas, mais on doit rendre les onguents, pommades et emplâtres plus actifs, employer même le vésicatoire à la partie interne des cuisses, dont l'expérience a prouvé l'utilité.
A prof)OS d'onguents , nous ferons remar* quer que, à cause de la sjrmpathie des testicules avec la gorge, on doit s'abstenir d'employer Tongucnt mercurie], un de nos malades ayant é;»rouvé tous les accidents de la salivation portés à un haut degré dès ta premicre friction sur le testicule engorgé, sans que l'inflammation en ait diminué.
OREILLE. Voy. Audition.
OHEILLON, s. m.— C'est le nom vul<;aire