ORTHOPÉDIE
(le rinflammalion de Ja glande parotide ou PiROTiDiTE (Voy, ce mol).
ORGE, s. f. , hordcum, plante de la Irianîrie trigynie, L. ; famille des graminées, J.— Quand on prescrit l'orge en médecine, ce sont les semina hordei dont on veut parler. Déjà dans la plus haute antiquité on s'en servait pour faire des tisanes , qui étaient considérées alors comme un remède assuré contre les maladies aiguës, aussi il faut voir avec quel soin Hippocrate , Galien, en décrivent les vertus et les propriétés.
Aujourd'hui on en exalte moins la 9péci- 'ficité, mais on ordonne volontiers pour boisson la décoction d'orge mondé ou d*orge perlé dans l'^au commune. On sait (jue l'orge mondé n'est a\itre que les grains d orge dépouillés de leur enveloppe corticale, et l'orge ^perléy la farine d'orge à laque^le on donne la forme sphérique et la surface polie d'une perle; eh bien, soit qu'on emploie l'un ou l'autre de ces orges, il sufTu d'en mettre bouillir une demi-once, quinze grammes, dans un kilogramme etdemi d'eau, jusqu'à réduction à un kilogramme, pour obtenir une boisson rafratcliissante et légèrement nutritive. On rédulcore soit avec du miel , soit avec du sucre ; oo Taromatise avec Teau de lleurs d'oranger ; on lacidule avec du suc de citron jusqu'à agréable acidité; et sous 'Imites ces formes, la boisson d'orge jouit de frropriétés antiphlogistiques bien évidentes.
ORGEOLtrr, s. m. —C'est un petit bouton borné à l'extrémité, ou s'étendant vers-le milieu des paupières, selon qu'il a plus ou moins de volume ; accompagné , pour l'ordinaire, d'inflammation au début, de suppuration et ti'endutcissement à la On, et dégénérant en loupe dure ou molle.
Les personnes qui ont les paupières déliicatcs, les adol»jscents qui étant enfants ont eu la croûte do lait, nt\ peu de teigne, etc.^ y sont Irès-sujois.
On les fait avorter, on les guérit, ou on en t^révient la suite par des frictions avec l'ongîient mercnriel et des cataplasmes ëmoir lients. Et comniB après un bouton il est rare qu'il n'en vienne pa^ d'autres, on continue tmcOTe ((uelque temps l'emploi du mercure , •c'èsl-à-dire qu'on en oint la paupière te ^o^r en se coachant, et dans le jour on la liassine souvent avec du vin aromatique , la teiniture de quinquina ou tout autre tonique*
ORTHOPËDlR, s. f., orthopedia, d'«pOôc, mu^QÇ : droit ( selon la rectitude du corps) de l'enfant. — Dans le principe, l'orthopédie fut appliquée «u redressement des enfants et à
r*évenir leurs diffcMrmités commençantes, ou les guérir de ces ditformités par des procédés convenables ; plus tard Tart orthopédique fut appliqué aux adultes, et gr&ce à l'impulsion nouvelle que les chirurgiens ont don- Bée aux procédés mécaniques et les ressources bien puissantes de la myotomie sonscutanée ; non-seulement l'enfance est appelée à jouir des bienfaits que les traitements orthopédiques réalisent, mais encore les adulttis trouvent dans son ap[>licatiou une répa-
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ration suffisante des torts que la nature leur avait faits. Pour nous, qui avons suivi dans rétablissement de Dclpoch à Montpellier, dans plusieurs établissements de Paris les effets lents, incertains et souvent ineflicaces des appareils les plus ingénieux et les mieux appliqués, et quiavon5 pu voir, aussi à l'hôpital des Enfants, combien la section musculaire sous-cutanée favorise le redressement des parties déviées, qu'il ne s'agit plus ensuite que de maintenir pendant quelque temps dans leur rectitude naturelle par des procédés mécaniques appropriés; qui avons vu, en un mot, chez M. J. Guéri n, soit dans les rétractions de certains muscles du cou, donnant lieu au torticolis, soit dans les rétractions des muscles rachidiens, qui occasionnent les déviations de t'épine, la section de certains vnuscles du cou 0[)érer le redressement imiTiédiat presque camplet de la tète, et celle de certains muscles du rachis favoriser instantanément le redressement de l'épine de quelques centimètres, redressement que le concours auii- Itaire des procédés mécaniques a rendu cosaplet, et cela je dirai presque sans douleur, sans effusion sanguine, sans fièvre consécutive, sans réaction locale : nous considérons connne un pas immense les progrès que notre confrère a fait faire à Tart orthopédique, art qui ne se borne plus aujourd'hui i isiaginer des colliers, des corsets, des lits et autres moyens mécaniques, mais à utiliser ces moyens, quand par la section du muscle n^tractéon iait cesser la cause de ta déviation.
A ce propos nous devons faire observer que de ce que le torticolis dépend de la ré* traction musculaire et exclusive du muscle sterno-martoïdien par exemple, ou du cléidomartoïdien , etc. , et les déviations latérales de rapine de la rétraction de certains muscles rachidiens , dont la section détruit la fâcheuse influence, il ne faudrait pas croire que le môme traitement soit applicable à toutes les déviations spinales ; ces dénations pouvant tenir à une affection scrofuleuse, qu'on nemme rachitis par carie vertébrale, contre laquelle la myotomie souscutanée ne saurait être employée. C'est du reste une distinction que M. Guérin a fail« lui-même, ce qui ne la pas empêché d*allaquer ces déviations par des moyens mécaniques et d'obtenir des résultats mcootestés. Un mot sur la théorie et la pratique de ces déviations.
On sait que l'affection scrofnleuse des vertèbres donne fréquemment lieu à une inclinaison de la colonne vertébrale en avant avec saillie d'une ou de plusieurs apophyses é\Àneases en arrière, wesi à cette difformité t(ue M. J. Guérin donne le nom û'excunatm tuberculeuse. Eh bien , lorsque ces soriei d'exeurvations n'existent encore qu'à un certain degré, pendant lo cours môme de « maladie vertébrale, tft lorsque la deslruclic'^ des corps vertébraux est encore bornée et que les fragments des vertèbres ne sont \^'' encore soudés entre eux, c'est alors q"^ l'orthopédie est applicable, la dilîonuHfi
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étant au-dessus des ressources de Tari, du moment où l'excurvation du rachis est consolidée par i'ankylose. Mais quand celle-ci n'existe pas encore, nous devons le répéter, on obtient des résultats avantageux si, en redressant répine dorsale par des moyens mécaniques, on peut arriver h favoriser la soudure des surfaces malades h Taide d*un tissu osseui de nouvelle formation, c'est-à-dire une ankylose dans les conditions les plus favorables qu'il soit possible, c'est-à-dire encore dans les conditions les plus voisines de la rectitude normale de la colonne. Voici du reste comment s'exprime M. Guérin :
« L'excurvation tuberculeuse ( considérée au point de vue mécanique et abstraction de la maladie ) est une sorte de fracture dont il faut chercher à obtenir la consolidation dans la direction et les rapports les plus normaux possibles de ses fragments. » Et pour y arriver, les moyens employés doivent tendre:
1' à combattre raffection tuberculeuse en' général et la maladie vertébrale en particulier; 2" à assurer le travail de la consolidation dans la direction et les rapports les plus normaux possibles. Or les moyens qu'il employa pour combattre Taffection scrofuleuse consistent dans l'emploi d'un purgatif salin Quotidiennement répété , un demi - verre aeau de sediitz à 32 grammes; le régime animal , les bains sal^s, gélatineux tous les deux jours, le plus frais possible ; après chaque bain, friction et massage ; les cautères Mippurants , les moxa volants quotidiens. Aux repas, on donne un macéré de quinquina d froid (Pr.: 3 grammes de quinquma rouge par litre d*cau ; faites macérer pendant vingtquatre heures dans de l'eau froide ; filtrez au papier gris jusqu'à parfaite clarification], coupé avec un tiers de bon vin ; les procédés mécaniques dont il se sert pour obtenir Tankylose dans de bonnes conditions consistent dans l'application de sa ceinture à suspension verticale élastique dynamomètre , et autres qu'il modifie selon les cas. II résulte du rapport fait par la commission chargée par le conseil général des hôpitaux el ijospices civils de Paris , appelée à suivre pendant une année au moins les traitements orthopédiques de M. J. Guérin à l'hôpital des Enfants , pour en faire l'exacte el conscienneuse appréciation : que l' l'excurvation tuberculeuse, considérée comme difformité , peut ôlre arrêtée au moyen du décubitus î=»)r le ventre, la portion de colonne excur- ^<-'e formant comme un pont suspendu entre deux points d'appui , et avec le secours d'appareils contenlil's et suspensifs, pendant que '^ maladie tuberculeuse est combattue par 'les moyens appropriés; 2" l'excurvalion tuocrculeiise, qui a son siège dans la région f'crvico-dorsale ou dorso-lombaire est susceptible de guérison , en raison de la mobilité et (le la flexibilité anléro-postérieure dont jouissent ces deux régitms de la colonne ; »!' dans tous les cas, il est uermis de considéf^^ au point de vue de la lésion mécanique, lexcurvation tuberculeuse récente comme constituant pour la colonne un étal analogue
à celui d'une fracture , dont il convient de chercher à obtenir la consolidation dans les conditions de la plus grande régularité possible, soit en prévenant par le décubitus l^ugmentation de la difformité, soit en s'efforçant de la diminuer ou de la faire complètement disparaître, comme dans les cas u'excurvations cervicoHlorsales, ou dorso-lombaires.
Les avantages des traitements orthopédiques ne se bornent pas seulement aux cas que nous venons d'indiquer, ils s'appliquent également soit aux difformités arihralgiques , soit à celles qui dépendent de la rétraction occasionnée par les cicatrices, soit, et c*est bien plus extraordinaire encore, aux courbures rachitiques des membres par des cals vicieux. Ainsi, il résulte du même rapport qu'on peut remédier aux courbures anguleuses par cal vicieux rachitique, à l'aide do procédés ou moyens a[»propriés aux différents cas et à leurs différents éléments de résistance. Ces procédés sont au nombre de quatre, savoir : l*" le redressement extemporané ; 2" la section sous-cutanée des muscles raccourcis ; 3* la section sous-cutanée partielle de l'os; 4*" les appareils contentifs. Ce n'est pas tout, les avantages des traitements orthopédiques s'appliquent encore A aux déviations des aenoux c[ui , dans certains cas, dépendent de la déviation latérale» de la rétraction du fascia-lata, du biceps et du ligament latéral externe, isolée ou collective, et réalisent ainsi un ordre de difformités analogues aux torticolis , aux déviations de l'épine, etc., dont le traitement principal consiste dans la sclérotomie souscutanée, aidée par des appareils mécaniques convenables ; B aux luxations congéniales du fémur^ qui, convenablement traitées, peuvent permettre la formation de cavités articulaires nouvelles et l'allongement réel des os, compensant le raccourcissement i>roduit par la luxation , genre d'amélioration que l'art n'avait pas soupçonné jusqu'ici (expressions du rapport), et qui est destiné à suppléer à la réduction complète et permanente quand celle-ci ne sera plus possible ; C aux pieds-bots et subluiations des orteils; D enQn au strabisme. Nous ne parlons pas des abcès par congestion, attendu qu'il en a été déjà question {Voy. AâcÈs) ; mais ce sur quoi nous nous arrêterons , c'est sur la cure du strabisme à laçiuelle peu de gens croient , malgré la publicité donnée par la commission aux succès obtenus dans ces sortes de difformités. Eh bien , il résulte d'un passage du rapiK)rt de cette commission, relatif au strabisme , que sur les cinq sujets atteints de strabisme primitif et consécutif , il a fallu pratiquer neuf opérations pour neuf yeux déviés ; dans les neuf cas le redressement a été complet. Ces résultats ont été obtenus par deux méthodes qui sont propres à M. Guérin, et ils ont conflrmd de tous points les avantages qu'il leur attribue» è savoir :
Pour la méthode sous-conjonctivale : 1* do ne pas donner lieu à des accidents inffammatoires ; 2* de. ne provoquer aucune vé^çé-
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