OTITE
tAtion de 'la cicatrice; 3" de ne pas détruire la caroncule palpébrale; ^* de ne pas prodQ*jre d'ouverture anormale des paupières, ni d*exophthalcnos ; 5** de ne pas abolir plus ou moins complètement les mouvements correspondants aux muscles divisés ; 6* en un mot» de ne laisser aucune trace fâcheuse de son emploi ; tous inconvénients obseryés trop souvent après d'autres méthodes.
Pour la méthode de traitement du strabisme consécutif, 1* d'établir et de fixer dans leurs rapports normaux les membranes de J'œil et les extrémités des muscles, divisés et greffés, les uns les autres , d'une manière vicieuse; 2" d'établir le repli caronculaire plus ou moins complètement détruit ; 3*" de restituer à l'œil sa airection » sa forme , ses mouvements et son expression , altérés ou détruits par des applications vicieuses de la myotomie oculaire : le tout sans accidents capables de compromeltre la santé des sujets ou /'intégrité de I'orqane de la vision. Notez que le seul traitement secondaire aux diverses opérations pratiquées dans le but de faire la section du muscle , et s^il est né* cessaire de détruire ses adhérences avec la membrane qui l'enveloppe, pour, en définitive , les faire se greffer sur un autre point, consiste dans l'application de compresses imbibées d'eau salée maintenues et renouvelées pendant plusieurs jours ; et en lunettes-conserves garnies en taffetas bleu, dont un des verres est complètement bouché : c^est tantôt l'un et tantôt l'autre ; mais le verre de l'œil sain est ^eul intercepté quand on n'opère que d'un œiU
Ainsi, en résumant soit lesiaits qui se sont passés sous nos yeux, soif le rapport important d'une commission dont assurément il est impossible de suspecter le témoignage » car il suffit de citer les noms de MM. Blandiu, P. Dubois, Jobert, Louis, Rayer, Serres et M. Orfila , président , pour donner à nos afQrmations toute l'autorité désirable , nous concluons que l'art orthopédique est appelé à réaliser un des bienfaits les plus grands qu'on puisse demander à la pathologie cbi- .Turgicale, celui de donner à l'être humain ce type primitif et primordial que Dieu lui a affecte en le créant, et qui constitue sa 'beauté physique, alors aue, par un vice congénial ou acquis , il a le malheur d'en être privé.
ORTHOPNËE , s. f. , orthopnea , d'o^Ooc, droit, in»c&), je respire : difficulté de respirer dans la position horizontale. C est une espèce d'AsTHMs. Yoy, ce mot.
0RT1ÊE (Fièvre).— Adj. synonyme d'UR- TicAiRE [Voy. ce mot).
OSTÊOCOPE, adj., ostocopus, dWrwv, os, xiro^ , lassitude. — Il signifie douleur aiguë qui a son siège dans les os. C'est un symptôme assez commun de la syphilis constitutionnelle invétérée. Voy, Syphilis.
OTALGIE, s. f., otalgiOy de olC'Slyiiç, douleur d'oreille. — L'otalgie peut se présenter à l^ètat de névralgie pure, et, attendu qu'elle ne diffère pas, par sa nature , de lodoutal-
gie, on peut se servir des mêmes moyens ponr la combattre.
Parmi -eux figurent généralement les fumigations de fleurs de sureau et de morelle, les cataplasmes de sureau et de feuilles de jusquiame bouillies dans du lait , qu'on applique sur les oreilles, les injections èmoilientes et légèrement narcotiques, etc. Quand ces moyens sont insuffisants , on doit soup-
Sonner une cause rhumatismale , ou une inlammation latente de l'oreille interne, et la traiter en conséquence. Voy, Rhcmatisve, Otite , où sont exposés les caractères différentiels de l'otite et de l'otalgie.
OTITE, s. f. , otitis, de •Iç ; génitif, ùxiç : inflammation d'oreille. — Causes prédisposantes et occasionnelles. Les principales sont les variations brusques de Fatmosphère, ou le passage subit du chaud au froid , la fraîcheur des nuits quand on couche la tète nue, un^courant d'air froid qui frappera surTorcille, une fluxion sanguine consécutive à la suppression d'une hémorragie habituelle, une métastase , la présence d'un corps irritant introduit dans l'oreille, l'application imprudente de substances alcooliques, ou d'builes rancies, etc.
Symptômes. Ce qui caractérise l'otite en général , ce sont : une douleur très-vive, quelquefois intolérable^ dans roreille, avec chaleur et réaction féhrile (otite interne), oa seulement une douleur peu vive que le malade rapporte au méat auditif; il s'y joint bientôt quelques bourdonnements qui sont habituellement suivis de l'écoulement d'une matière roussâtre et terne, puis blanche et opaque , humeur qui augmente continuellement jusqu'à la fin de la maladie ( otite eitorne). Tant que l'inflammation est bornée à l'extérieur, aucun autre symptôme ne se ma* nifeste, et elle passe facilement à l'état chronique , sans que la douleur augmente d'intensité ; mais quand elle se communique à la membrane du tympan et se propage dans l'oreiHe interne et la trompe d'Êustache, alors la douleur s'irradie jusque dans la gorge, qui est elie-môme enflammée à son tour; les mouvements de rotation du cou sont gênés ; il y a diificulté d'avaler les aliments, et leur déglutition détermine un senliffie[i^ d'érosion du côté de l'organe enflammé. Bleu plus, le moindre efl'ort pour tousser, pour eternuer et pour se moucher , produit une sensation douloureuse dans l'oreille ; Touie devient dure : il y a surdité; phénomènes qu''on n'observe pas dans l'otalgie ou douleur névralgique tle l'oreille.
Celle-ci , à laquelle les enfants sont fort sujets , quoique pouvant se montrer dans tous les âges, se distingue de l'otite intente par l'intermittence de la douleur, son caractère lancinant et divergent, Tabsence de la fièvre en même temps que des autres symptômes inflammatoires ; aussi cède-l^elie facilement quelquefois à la simple iustillation dans le conduit de l'oreille de quelques gouttes de baume tranquille , ou d'un toj)ique irritant externe. Je dis d'un tofiq^f^ parce que j'ai ouï raconter au docteur tbf^^s-