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lien qu'il avait guéri des otalgios très-intenses par Inapplication suri*oreiiie malade d'un oignon cru t conpé par le milieu et saupoudré de poudre à canon ( la charge d'un fusil de chasse j. La douleur, nous disait-il , était presque instantanément calmée par cette application.
bisons aussi en passant que la carie dentaire peut être une cause d'otalgie , et que celle-ci ne guérira que tout autant qu'on arrachera la dent gAtée. Mais revenons à la. sjDiptomatologie de l'otite.
A rétat aigu, et lorsqu'elle est étendue, la douleur qu'elle détermine peut envahir^a tête et occasionner même le délire, par suite de l'infammation du cerveau. Heureusement que cette irradiation de la phlegmasie jusqu'aux méninges est excessivement rare, et qu'après quelques jours d'une souffrance très-vive les symptômes diminuent ; puis il survient une explosion subite d'une matière fétide et abondante par le méat auditif ou par la gorge, qui met fin à tous les accidents.
Curalion. Dans le traitement de l'otite, on a à considérer si elle est aiçuë et avec réaction inflammatoire ; ou si elle est chronique et avec fièvre légère , si elle est externe ou interne , si elle se termine par suppuration. Dans le preoiier cas, la méthode antiphlogistique la plus énergique devra être mise en usage,, en se conformant aux principes établis article Inflaumatiok aigus (Voy, In- FLàMMATioN}. Ce sout aussi les mêmes préceptes sénéraux qui doivent diriger le praticien dans l'otite chronique et dans l'otite suppurative ; mais comme il est certains» moyens spéciaux qui ont été conseillés, nous allons entrer dans quelques détails à ce surjet. Mais auparavant disons que Uard, qui a écrit un ouvrage fort remarquable sur les maladies de l'oceille , combattait l'otite interne chronique par des injections faites avec cinq ou six grains d'opium dans une décoction de plantain. Il introduisait dans l'oreille un bourtlonnet de coton dans lequel on avait enveloppé trois grains de camphre, faisait appliquer en même temps derrière l'oreille un cataHolasme de feuilles de verveine ; et quand roreille commençait à flaer , il employait des moyens plus doux. Dans l'inflammation catarrhale de l'oreille , et c'est là le plus souvent sa nature, il usait journellement des toniques, du quinquina surtout, et administrait souvent des purgatifs ajant pour base l'aloès et la rhubarbe. Il assure avoir obtenu aussi de très-bons effets^ soit des poudres sternutatoires de muguet , de bétoine et de celle dite poudrede SaintrAnge,
3ui se compose de ces substances mêlées à u tabac ( Fages ne connaissait pas de meilleur sternutatoice que la poussière que ramasse l'étrille quand on panse un cneval), soit des injections avec l'eau de Baréges, et, à la fin , de l'instillation de quelque liquide tonifiant, tel que la solution de deux gros de potasse caustique par pinte d'eau de roses. Itard parle aussi de i'otorrhée, qu'il distinguait en muqueuse et en purulente. Il les traitait par l'association des toniques et des
purgatifs drastiques, et cotre autres par les pilules de Backer , à dose assez (!4evee pour provoquer deux ou trois évacuations alvines. Il ne cherchait par aucun moyen à prévenir les coliques qu'elles occasionnent , parce qu'il les regarde ici comme avantageuses.
Les sucs d'herbes (deux verres tous les ma^^ tins) , la chicorée avec addition d'une demi-^ once de crème de tartre par pinte, sont souvent eflicaces ; on les remplace avantageu'> sèment, quand le suiet est affaibli , par une infusion a froid de deux gros de quinquina pour deux livres et demie de liquide. Les injections astringentes, auxquelles on ajoute vinet-quatre grains d'alun pac pinte , sont également utiles, à plus forte raison les injections mercurielles , s'il y a dyscrasie syphilitique.
Observons encore que souvent il se développe dans l'oreille, principalement dans les cas d'otorrbée, des vers qui présentent des formes si variées , si diverses, qu'il est impossible d'en donner une description particulière. Quoi qu'il en soit, différents moyens d'expulsion ont été -proposés , et parmi eux un procédé que nous indiquerons, vu qu'on ne l'imaginerait guère, chacun da nous étant porté à employer telles ou telles injections pour laver le conduit au-r ditif, et en enlever les matières liquides ou les corps étrangers qu'il contient. Vnici ce qu'on lit dans la Gazette de Santé : « Sau-t veur Alterac , conjecturant , dans le cas qu'il rapporte, que les vers déjà sortis étaient da la classe de ceux qui vivent dans les substances putréfiées , attira ceux qui restaient encore , en mettant à putréfier dans l'oreille^ un morceau de bœu£. Les vers s'y attachèrent, et, en retirant le morceau de bœuf, on enleva tous les vers. »
Enfin, iLpeut se faire que » par des astringents trop énergiques, l'écoulement auricu-. laire soit trop brusquement supprimé. Dans ce cas , il faut appliquer sur 1 oreille et suc la partie latérale de la tête correspondante un pain sortant du four et dépouillé de sa croûte, du côté où. il doit être appliqué ; renouveler cette application toutes les trois heures, et à chaque pansement injecter dans.le conduit auditif une solution de trois grains de muriate suroxygéné de mercure dans huit, onces d'eau tiède.
OTORRHÉE, s. f., fluxus aurium: écou-^ lement d'un liquide muqueux, sanguinolent ou purulent, par le conduit auditif. Voy. Otite.
ouïe, s. f. , auditus ; perception des sons.^
— L'ouïe est un des cinq sens que l'homm». possède, et dont il jouit avec une perfection d'autant plus rare qu'il aura davantage exercé ce sens. Voy. Audition.
ovaire, s. m., ovarmm, de ovum^ œuf.
— C'est le nom que de Graaf a donné le premier, en 167.1, et que l'on donne encore aujourd'hui è ce que les anciens appelaient le testicule de la femme , c'est-à-dire i deux corps blanchâtres, ovalaires, un peu aplatis, du volume d'un œuf de pigeon , situés sur