PALPITATION
\cs côtés de la matrice, à rettrémité des trompes, dans l'épaisseur de l'aileron postérieur des ligaments larges. Ces corps sont formés par un tissu mou, spongieux , qui paraît composé d'un lobule celluleux et vésiculeux, grisâtre, imbibé d'un liquide particulier. Au' milieu de ces lobules on voit des petites vésicules transparentes, au nombre de quinze à vingt, de la grosseur d'un grain de millet, formées par une pellicule très-fine qui contient un liquide viscjueux, rougeâtre et jaunâtre. Ce sont ces petites vésicules qui, lorsqu'elles sont fécondées, donnent naissance à rembryon humain.
Une membrane dense et celluleuse enveloppe les ovaires qui s'insèrent parleur extrémité inférieure a l'utérus à l'aide d'un petit cordon filamenteux appelé le ligament de l'ovaire.
OXYCRAT, s. m. , ôxycratum , dïOxoarw , de ô5v?-xpàai : je mélange aigre -- C est le nom qu'on a donné à un mélange d*eau et de vinaigre fait dans des proportions telles que le liquide ait une agréable acidité. En
Rajoutant un peu de sucre, on obtient une oisson rafraîchissante, astringente et tonique fort agréable au goût. Voy. Acide acétique.
OXYMEL , s. m. , oxymel , d'«5vff , aigre , d'où l'on a fait vinaigre, et de p«>i, miel : mélange de vinaigre et de miel. — En pharmacologie, on distingue plusieurs sortes d'oxymel : t'oxymel simple^ l'oxymel scillitique et
Toxymél colchique. Le premier, quand il est étendu d'eau, est employé corarae rafraîchissant , astringent, etc. , dans les maladies inflammatoires de la gorge , et comme expectorant dans les catarrhes pulmonaires; c'est pourquoi nous croyons utile d*en donner la composition. Elle est on ne peut plus simnie à préparer, et consiste à mettre cuire ensemble un mélange de deux pariies de miel et une de vinaigre, jusqu'à consistance convenable. Une cuillerée à soupe de cet oiymel, gardée dans la bouche, convient parfaitement contre les aphthes et autres affections de cette cavité.
Quant à l'oxymel scillitique , c'est un expectorant bien pins actif encore que l'oijmel simple. On le préfère quand la muqueuse pulmonaire a besoin d être convenablement excitée, pour crue l'expectoration se maintienne , comme cela a lieu dans les catarrhes chroniques des vieillards. Alors une cuillerée d'ox^mel, ajoutée à une tasse de décoction de lichen, forme une boisson utile et pour laquelle personne eu générai n'a de la répugnance.
OZÈNE, s. f., ozena ou ôCalya, d'ôC'.>,jo sens mauvais : puanteur de l'haleine, qui dépend d'un vice de conformation, de la carie'dentaire, et quelquefois d'une lésion de la muqueuse nasale, c'est-à-dire d'une ulcération de cette membrane , le plus souteni de nature syphilitique. Ce n'est donc qu'un symptôme particulier à plusieurs affections.
PALES COULEURS. Toy. Chlorose.
PALPITATION , de irâ}.)a> , je secoue , j'agite. — On se sert de cette expression pour désigner les battements insolites et convulsifs du cceur, accompagnés de dyspnée, d'op-
i)ression et d'abattement des forces , ou déiaillances.
Le cœur n'est pas le seul organe qui soit sujet à des palpitations, on en remarque également dans les grosses artères , celles du bas-venlrd surtout, chez les personnes nerveuses, hystériques et hypocondriaques ; et comme c'est chose fort rare, il est bon que noui soyons prévenus de cette circonstance, afin de ne pas confondre ces spasmes locaux avec une dilatation anévrismale. Voy. Ané-
VBISME.
Les personnes éminemment nerveuses, les femmes et les enfants, qui sont débilités par n'importe quelle cause, éprouvent, à la suite d'une sensation morale un peu vive (contrariété, crainte, frayeur, etc.), des mouvements tumultueux du cœur qui se dissipent bientôt d'eux-mêmes. Malheureusement il n'en est pas toujours ainsi, c'est-à-dire qu'il est des individus chez qui ces palpitations reviennent habituellement, soit parce que leur sang est appauvri (anémie), soit parce que le cœur est affecté physiquement , et alors , comme ces palpitations sont parfois très-incommodes, il faut de toute nécessité que l'art in-
tervienne pour en débarrasser le malade.
Nous n^avons jias besoin de dire qu'on guérit les palpitations chloroliques par les moyens préconisés contre l'anémie ; les palpitations hystériques ou hypocondriaques, par les remèdes qui conviennent contre ces maladies, etc. {Voy. ce mot) ; et que celles qui dépendent à'une maladie organique du cœur sont incurables ; mais ce que nous ferons remarquer, c'est que, si les palpitations constituent une maladie idiopathique du cœur , indépendante d'une lésion orgam'que de cet organe, il suffît des anfispasmodiques tempérants ou relâchants, dans certains cas, et des antispasmodiques toniques dans certains autres, pour obtenir la guérison.
Indépendamment des moyens généraux et divers que nous avons énumérés à l'articld NÉVROSE ( Voy. ce mot) , il en est que m^s propres observations me permettent de proposer. Et par exemple nous avons admiuis* tré avec succès des pilules composées avec un grain de lactate de fer, un grain de jusquiame et deux grains d'assa fœtida. La malade , après en avoir pris pendant n.H«ieurs mois trois par jour , et bu , imméoiatemeat après chaque dose, une lasse d'une forte icfusion de feuilles d'oranger, fut complètement délivrée de ses palpitations.
Certains praticiens recommandent Kapplication du froid extérieur (fomentations froi*