‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 150 sur 209 · PANARIS · texte numérisé non relu

PANARIS

TA^WRIS

SSl

des, vessies remplies de glace pilée) quatre fois par jour, pendant undemi-quart d'heure. D'autres disent avoir arrêté les palpitations en plaçant sur la région du cœur un emplâtre antispasmodique, quelques-uns en appliquant des ventouses scariuées sur ce môme point; et enfin Roubieu racontait avoirconnu une femme qui faisait cesser les paipilations auxquelles elle était sujette, par l'introduction du doigt dans la bouche. Ne peut-on pas attribuer ce résultat à l'influence de Pi magi nation?

PANARIS, s. m., panaritium^ de iru^oa-ôvoÇ, Lcôté da Tongle. — Anciennement on donnait ce nom à toute tumeur inflammatoire ayant son siège aux environs de Tonale. Plus tard , on a étendu cette dénomination aui inflammations de la main, et même de l'a?ant-brds. En tenant un juste milieu entre ces deux extrêmes, on doit appeler pamorû toute tumeur phlegmoneuae oui se développe dans un point quelconque de l'étendue des doigts de la main : léger, c'est-à-dire consistant simplement dans la phlegmasie du tissu cellulaire sous-cutané , il constitue la loumioUe ; grave , et il Test d'autant plus que l'inflammation pénètre plus profondément , c'est ïe panans proprement dit^

Le panaris est souvent occasionné par une piqûre, quoiqu'il se manifeste assez ordinairement sans qu'on puisse lui assigner de cause. Dans tous les cas, lorsque la maladie e^t au degré de tournioUe seulement, il suffit d'appliqueraudébut,5ur le point enflammé, la chair écrasée d'ùnlimaçon cies vignes enforme de cataplasme, ou à défaut des petits cataplasmes émollients. Plus tard, quand la sup- )>ural.ion est iormée, on ouvre l'abcès avec la pointe d'une lancette, on donne issue au pus et on panse comme un petit abcès ordinaire, {Voy. Abcès.)

Il n'en sera pas de même du pani^ris grave^ soit qu'il se borne au doigt, soit que l'inflammation qui le constitue s étende à la main, à Tavant-bras et plus haut; alors il suscite <ies douleurs trè»-aiguës, lancinantes, de la fièvre, et il se termine par suppuration, à moins qu*OQ ne le fasse avorter, au moyen des antipblogistiques généraux, employés contre la Bèvre, et par cinq ou six sangsues appliquées sur le siège môme du mal. Cela arrive rarement, mais cependant noua l'avons obtenu quelquefois. Reste que, si le malade (éprouve une douleur sourde, profonde, dans tjuelque endroit quelconque ou dans la totalité du doigt, et que cette douleur acquière rapidement de l'intensité, devienne pulsative l^t soit accompagnée de tension et de chaleur, alors surtout que la peau commence à rougir, il convient,dis-)0, sitôt que ces symptôuies précurseurs de la formation du palïaris, ou qui en constituent la première période, se manifestent, appliquer^ ainsi que nous le disions tout à l'heure, quatre ou (^mq sangsues suv^le siège du mal.

^i ces moyens sont inefiicaces, on essaye du bain local d'eau chaude, ou d'une lessive de sarnients clariflée, dans laquelle on plonge la partie malade à plusieurs reprises, et où

on la laisse aussi longtemps que possible. Quelques chirurgiens ont recommandé encore de tenir le doigt longtemps plongé dans une dissolution d'extrait aqueux d'opiumf et de l'envelopper ensuite de compresses trempées dans la môme dissolution ; tout cela est fort bon*

Je n'en dirai pas autant de Teâu trèsfroide, de la glace et des autres topiques astringents et répercussifs, gue l'on a conseil*lés, attendu que ces derniers moyens peuvent déterminer la gangrène. On ne doit donc en user qu'avec beaucoup de ménagements, et mieux vaudrait peut-être même ne les employer jamais, pour s'en tenir aux bains de doigt chauds et aut applications narcotiques chaudes.

Quand ils ne réussissent point à prévenir

plasme composi doux (de la graisse de porc), ou bien avec la farine de lin cuite dans la bière, et aussitôt qu'on a le moindre inûice d'un foyer purulent, il faut lui donner issue, en pratiquant une incision dans l'endroit où une tumeur un peu circonscrite se manifeste : sans cela le malade serait exposé à de graves accidents.

En disant qu'on attend d*avoir des Indices q^ue le pus est formé pour faire une incision, qui lui donne issue, nous ne prétendons parler que du panaris bénin, car si Tinflammation est violente, si surtout elle s'étend profondément dans l'épaisseur du doigt, et est accompagnée de symptômes généraux très-intenses; après avoir saigné plus ou moins copieusement l'individu, suivant ses forces et la violence de la réaction, après lavoir mis dans un bain général et lui avoir prescrit la diète et un régime antiphiogistique, il faut, sans attendre que la suppuration soit formée, se biter de fendre profondément la partie antérieure et moyenne du doigt, en prolongeant l'incision dans toute la longueur des parties enflammées, et en

[>énétrant jusqu'à la gaine des tendons, sans es intéresser. Souvent le malade s'y oppose en disant : Cen'estpas mûr; c'est au praticien à insister et à lui faire comprendre tous les avantages decetteopération, à savoir : de combattre directement l'étranglement auquel les parties enflammées sont exposées; de donner lieu à un écoulement de sang abondant qui produit dans les vaisseaux distendus un dégorgement avantageux; enfln, de faire avorter une maladie très-grave, fort dangereuse, et gui peut, en gagnant la totalité du. membre, entraîner des accidents funestes, pour la transformer en^une plaie simple, presque sans douleur, et sans réaction générale.

Pour que l'incision pratiquée dans le principe produise do pareils résultats, il est né-^ cessaire que, l'ouverture faite à une profondeur convenable, la main soit tenue Ions*temps plongée d&QS de l'eau tiède , afin oe faciliter le dégorgement de la plaie ; ensuite, on panse le panaris avec de la charpie en-

SiZ

PANCREAS

PARALYSIE

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duite de cérat, et on entoure le doigt d*iia cataplasme émollieiit el légèrement opiacé. Si les accidents se dissipent, on n*a plus qu'à panser la plaie comme une plaie ordinaire.

Quand au contraire la suppuration est formée, Fincision est encore et toujours nécessaire ; mais un homme de Kart seul doit la pratiquer, cette opération nécessitant des connaissances et une habileté que lui seul peut posséder>Dans tous les cas, une précaution indispensable, c'est, au début, de tenir le bras continuellement en écbarpe, et tout .à fait k la fin de l'enfermer dans un étui de peau de gant ou en tafetas.

Nous nous taisons sur les autres ravages du panaris, le chirurgien qu^il faut nécessairement appeler avant même que la suppuration se manifeste,* connaissant en quoi ils consistent, comment on les prévient et on les combat.

PANCRÉÀLGIE, s. f„ Dancrealgia. — Cesi une névralgie analogue a celle qui a lieu à Testomac (coliques d'estomac), et qui s'accompagne quelquefois de vomissements muqueux très-abondants. Nous avons entendu le professeur Golfm attribuer k une pancréalgie, les vomissements abondants que certaines femmes éprouvent après le repas, vomissements qui, par une singularité assez bizarre, n'entraînent pas les aliments ni les boissons que la femme qui vomit vient de prendre. En admettant ce fait, cela ne change rien à la nature de la maladie, qui d'ailleurs réclame le même traitement que laGiSTRALGiE (Yoy. ce mot).

PANCREAS, s. m., pancréas, noty^ptaç de irdev-x/)é«f, tout chair, entièrement charnu. — C'est le nom que l'on a donné k un corps charnu analogue aux glandes salivaires, qui est situé dans l'abdomen, à la partie postérieure de la région épisastrique, sur ta colonne vertébrale, entre les trois portions du duodénum, derrière l'estomac et à droite de la rate. Cet organe est de forme irrégulière, aplati d'avant en arrière, et présente à son extrémité, droite au-dessous de cette portion pancréatique qu'on appelle tête du pancréas, un petit corps glanduleux appelé petit pancréas.

Son tissu, avons-nous dit, est analogue à celui des Klandes salivaires, je veux dire que comme elles, il est d'un blanc grisâtre composé par des lobes, des lobules et des granulations d'oix partent les radicules de son conduit excréteur. Celui-ci, placé dans l'intérieur de l'organe, se dirige de gauche à droite, et augmentant successivement de volume, marche en serpentant vers le duodénum, reçoit le canal excréteur du petit pancréas, et vient s'ouvrir dans l'intérieur de rintestiu à la partie inférieure de la seconde courbure, tantôt par un orifice isolé et tantôt par un orifice qui leur est commun avec lecanalcholédoqueou canal excréteurdufoie.

Les artères du pancréas, très-peu volumineuses, sontfournies par la gastro-épiploxque droite, par la spléûique et par la mésentérique supérieure : il en vient aussi des 4ia« phragmatiques inférieures, de l'hépatite, des

capsules surénales et de la coronaire stomachique. Ces artères forment pif leur disposition une sorte de cercle devant et derrière la tète de cet organe.

, Les veines, guère moins nombreuses qne les artères, se rendent dans la veine gastro-épiploïque droite, la mésentérique supérieure et la splénique qui vont s'ouvrir dans la veine-porte, iyes vaisseaux lymphatiques qui n'ont rien de remarquable, se forment dans les glandes voisines. Quant à ses nerfs, ils viennent des plexus hépatique, splénique et mésentérique supérieur.

Fonctions du pancréas. Il sécrète un suc analogue è la salive, qui sert à la digestion.

PANCRÉATITE, s. f., nancreaiiiis, inflammation du pancréas. Elle offre uue se* rie de symptômes qui ne diffèrent de ceui de la gastrite qu'en ce que la douleur est située entre l'estomac et t'ombilic.

Sauf cette différence relative au siège, rien ne tes différencie ; la pancréatite sera donc traitée de la même manière que la gastrite.

PARALYSIE, s. f., paralysia ou ««jooXvn;. — Ce qui constitue les paralysies en général, c'est la diminution ou 1 abolition complète des deux fonctions fondamentales du système nerveux, le sentiment et le mourement, ou de l'une d'elles seulement. C'est-àdire que dans toute paralysie il y a toutàla fois perte de la sensibilité, anesth(^sie, et absence de contractilité ; ou seulement paralysie des mouvements volontaires sans perte de la sensibilité de la peau, ou abolition de cette sensibilité avec la faculté de mouvoir encore les membres. Nous avons observé un exemple de celle-ci bornée aux extrémités inférieures, et survenue à la suite d'une suppression de la sueur des pieds habituelle, dont l'individu s'était débarrassé par des astringents. Cet individu, qui exerçait la profession de porte-faix, portait encore, quand je l'ai connu, de très*lourds fardeaux, et pourtant il ne sentait pas s'il avait des jambes. On pouvait pincer, piquer, tordre fortement la peau sans déterminer la moindre sensation de possession.

Reste que» généralement, la paralysie n'occupe qu'une partie du corps, la moitié droite ou gauche (hémiplégie) ; ou les parties sousdiaphragmatiques ( paraplégie ;; mais quel qu'en soit 'le siège, sa nature est constamment la même et les causes ne diffèrent pa.s c'est-à-dire gu'on attribue communément la paralysie à l'état pléthorique, à la suppression de la transpiration, à une congeslion sanguine locale, après surtout qu un flux de sang habituel s'est supprimé, comme on le voit ordinairement à la suite d'une apopleiie ou transport métastatique d'une honneur sur un tronc nerveux, de la compression du nerf, etc.

La paralysie s offre à plusieurs degrés, c'est-à-dire qu'elle se borne parfois ans phénomènes susdits, mais qu'elle s'acooinpagne quelquefois aussi d'une diminulioQ de la chaleur animale dans la partie aflectée avec faiblesse du pouls , amaigrissement ou atrophie el enfin la contraction spasmo-

PARALYSIE

PARALYSIE

dique des muscles; alors il v a hypéreslésie ou excès de sensibilité dans la fibre musculaire paraljrsée, ce oui amène de la fièvre, de i*agitation et de rinsomnie. Hais soit qu'elle se présente sous telle ou telle forme, il est toujours difficile d*en obtenir la guérison; et les chances de réussite diminuent d'autant plus, que la maladie est plus aocienne, qu'elle affecte un organe sensoriel, qu'elle dépend d'un véritable épuisement des forces ou qu'elle se rattache à une compression mécanique ; qu'il y a toutà lafois perle du sentiment et du mouvement. Elles augmentent *au contraire, ces chances, quand il ne manque que le sentiment ou le mouvement dans une partie, quand il y a encore des spasmes et des douleurs, quand la maladie provient d'une métastase, etc.

La paralysie diffère-t-elle par sa nature des névroses ? Non, puisaue dans les névroses organiçiues en générai il y a ou excès de force vitale, ou diminution ou épuisement de cette même force ; à ce point, que certains praticiens considèrent les maladies nerveuses locali2»ées sur un organe, comme des sortes de paralysies ou des semi-paralysies : or, du moment où il n*y a point de différence, soit que cette névrose affecte lœi], soit qu'elle se borne à la moitié du corps, les mêmes règles de traitement leur seront également api)licables, sauf quelques modifications nécessitées par la texture plus ou inoins délicate des tissus paralysés. Ainsi dans toute hémiplégie, paraplégie ou autre avec excès de force vitale, il faut considérer si l'on a affaire à une congestion sanguine, à une métastase humorale, à une compression mécanique ou à toute autre cause, car du moment où celle-ci cesse d'agir, la nature reprend tous ses droits, iublata causa iollilur e/fec(Ms;ou, si l'on veut, la force nerveuse opprimée, mais non affaiblie ou abolie, reparait énergique dans le tronc et les filets nerveux et par suite le sentiment et le mouvement reparaissent dans les parties qui les avaient perdus.

A-t-on affaire au contraire à une paralysie par atonie, il faut relever par des moyens appropriés la force nerveuse affaiblie ou anéantie ; en conséquence, dans la paralysie par état phlosistique ou par congestion sanguine , saignées et méthode antiphlogislique : dans la paralysie par métastase , moyens anti-dyscrasiques à 1 intérieur, vésicatoires et exutoires sur le siège primitif du mal, drastiques, etc. : dans la paralysie par compression mécanique, faire cesser la compression par des moyens chirurgicaux, et si ces moyens ne réussissent pas, alors, ^f^t alors seulement on a^it directement sur les nerfs par des excitations directes. Enfin la paralysie provient-'Clle de la faiblesse, on inet en usage dès le début, les fortifiants et ies restaurants les plus énergiques qu'on associe à la méthode nervine.

Eu outre de ces préceptes généraux, il est deux règles principales à observer dans le traitement de la paralysie. On sait que nous avons établi, en pariant dts névroses en gé-

néral, qu'il faut faire alterner des doses faibles avec des doses élevées et laisser de temps en temps des intervalles entre elles, afin que la nature puisse rassembler son excitabilité ; eh bien, la première de ces règles consiste dans cette précaution que je viens de signaler comme étant nécessaire à la guériaon de la paralysie ; la seconde, nous l'avons indiquée également, consiste à varier de temps en temps les moyens. Mais avant d'en venir là, établissons que, dans le traitement de la paralysie, une qualité indispensable au médecin et surtout au malade, c'est la patience. La nature a besoin de beaucoup de temps pour un travail aussi important que celui de ramener peu à peu uno partie à la vie; et le médecin qui ne sait pas attendre et le malade qui se décourage et perd confiance dans son docteur et dans l'art, n'arriveront jamais à obtenir la guérison de la paralysie. Remarquez (jue ce n'est pas des semaines, mais des mois, mais des années que le traitement exige ; que des changements favorables inattendus peuvent survenir soit en dedans, soit en denors, et

3ue ce qui n'est pas possible cette année le eviendra peut-être l'année suivante. £t pourtant combien n'avons-nous pas vu de médecins (et cela n'arrive que trop souvent) abandonner ou du moins négliger l)eaucoup leurs paralyti(^ues 1 c'est un tort, car si un charlatan survient, et si, à force de temps et de remèdes presauo toujours empiriques, l'individu est soulagé ou guéri, on donne de la vogue à la méthode employée, i la drogue ou à l'élixir mis en usage, que sais-je I alors que c'est la nature, qui ayant trouvé sa puissance médicatrice, a seule procuré la guérison.

Bref, ranimer une vie nerveuse qui est affaissée ou à demi usée pardébilîtation, doit donc être opéré de deux manières, à savoir : par stimulation locale directe ou indirecte ; par influence vivifiante du dedans. Nous a|:>pelons stimulation indirecie celle qui porte sur l'estomac et les intestins ; elle a ordinairement plus d'eflScacité que l'autre, è cause des relations nerveuses qu'entretiennent ces organes ; et quant i rinfluence du dedans, nous voulons parler soit de l'influence morale, soit de l'influence du sang.

Nous avons vu en traitant des névroses en général et de chacune d'elles en particulier quelles sont les indications générales et spéciales qu'il faut remplir pour leur curstion ; nous avons établi, montré que la paralysie est une névrose; et cependant nous insisterons longuement dans cet article sur l'énumération des agents dont la paralysie réclame l'emploi, parce que, nous l'avons dit, il faut du temps, de la patience, et que ce n'est ordinairement qu'en variant beaucoup le traitement, qu'on fait patienter le paralytique. Dans leur exposition nous suivrons Hufeland qui nous a laissé d'excellents préceptes à ce sujet*

1" moyens pharmaceutiques. YomitifSy à Ta ide des pilules de Schmucker. Elles se composent de :

PARAtyStE

PARAPHIMOSIS

Pr.: tartre éinétique dissous

dans S. Q. d^eau, 15 grains.

Gatbanum, \

GommeammoDiaque, | de chaque 1 gros.

Extrait d'arDica, ;

Castoréum, 1/â gros.

Mêlez.

Faites des pilules d'un grain.

Dose: huit quatre fois par jour, en augmentant toujours jusqu'à ce qu'il survienne dc^s nausées. Subsiances nauséeuses : drastiques^ à petite dose (dix à douze gouttes de teinture ite coloquinte, trois fois par jour) ; tous les médieaxneuls diffusibUs^ nervins^balsamiques et en particulier Vammoniaque^ le sel de corne de cerf^ Vesjyrit de corne de cerf succinéy Yamiea^ la valériane^ les cantharides^ et plusieurs autres insectes (cloportes» fourmis, guêpes dorées) ; \ huile de cujenut combinée avec la liqueur d'HoBmauD et 1 esprit de corne de cerf succiné (un scrupule d'huile et un gros de chaque des deux autres. Dose: trente gouttes trois fois par jour) ; rhuile de valériane à la dose d'une goutte trois fais par jour, unie chaque fois à un scrupule de fleurs d'arnica et un demiscrupule de sucre ; blanc Yhuile de romarin^ Vkuile animale de Dippel^ le camphre^ Véiker^ Yéther mercuriel, qui se compose de :

Pr. : sublimé corrosif... deux grains.

Elher sulfurique... deux gros.

Dissolvez. Dose , dix à treute gouttes trois fois par jour.

Il convient surtout dans la paralysie syphilitique et en général dans la paralysie mélastatiaue. Le phosphore^ quelques nar" cotiqueSj la belladone^ la digitale^ le sumae vénéneux^ le paître de Gwnée (piment ou corail des jardins pulvérisé), Vopium et spécialement la noix vomiquey prise d*abord sous forme d*extrait alcoolique à la dose d'un graiu en pilules ; une trois fois par jour, qu'on porte peu à peu jusqu'à deux ou trois : trente gouttes d'essence de téré-^ benlhine , quatre fois par jour, produisent aussi d'excellents effets.

Tous ces médicaments peuvent être eoo*ployés simultanément à 1 intérieur, et l'on doit y joindre les irritations eiUanées de toute espèce (quand il n'y a pas exaltation d« la sensibilité lie la peau), les frictions sèches, aromatiques, spiritueuses avec le baume Opodeldoch, etc., les sinapismes, les bains et cataplasmes sinapisés, les vésicatoires, scarifications, urtications, le moxa: les commo' lions mécaniques (exercice en voiture, machine tremblante) ; les bainsy et principalement les eaux thermales de fialaruc, d'Aix-la-Chapelle, de Bade, etc. ; les eaux minérales ferrugi'^ neuêes ; toutes les eaux salines^ alcalines^ sulfureuses^ martiales^ naiurelles ou artifi-^ cielles : les bains de matières enfermentation^ c'est-à-dire, de malt (orge germé), de bière, de marc de raisin ; les douches ^ etc. A propos des bains de malt, nous dirons que les meilleurs sont composés avec 6 à 12 livres de malt, 2 1. de houblon et 6 à 12 d'eau-devie, pour 8 voies d'eau.

2" Forces générales de la nature. Les agents

viviflints ^néraux de la nature, la elialeur et Télectneité ont également beaucoup de valeur ieî, puisqu'il s'agit de ranimer une partie totalement ou à denai morte. On se servira doue de :

La chaleur^ obtenue avec étoffes de hine, les peaux d'agneau, de chat sauvage, dont on recouvre la partie paralysée, les bains chauds. Quand la malaoie est plus intense, on se sert des bains de vapeurs, et lorsqu'elle est au plus haut degré, de la cautérisation. La chaleur vitale a une efficacité toute spéciale, ce qui fait qu'on se trouve bien d'appliquer des êtres vivants sur la partie, de la plonger dans les entrailles fumantes d'un animai qui vient d'être mis à mort. Ici se fange encore la chaleur terrestre ou plutôt volcanique des eaux thermales.

Du froid. Il ne doit être employé que mumeutanément, comme excitant de la peau, et consiste dans Timmersion, les embrocations, les aspersions froides.

De Vétectrieité. On s'en sert depuis le plus faible' degré jusqu'au plus fort. Ainsi e\k est administrée en bain électrique, en électricité soutirée ou dardée, en étincelles oa en commotions (celles-ci toutefois avec circonspection). Du gcdvanisme ; du magnétime tant animal que minéral, auquel on a recoure dans tous les cas où les moyens connus nous abandonnent. Faisons observer que dous conseillons ces derniers moyens d'après Hufeland, quoiqu'il ne soit encore venu à notre connaissance aucun fait authentique où le magnétisme animal ait dissipé la para- Ivsie. Cependant nous l'avons vu euipiover dans bien des cas.

3' La méthode endermique mérite aussi qu'on l'utilise. Elle consiste à dénuder une petite étendue de peau (c'est alors la méthode «otM-enderjRt^uej, par le moyen d'un vésicatoire, et à mettre en contact avec ce dernier une substance quelcooq^ue appropriée, et par , exemple, dans la paralysie, de l'extrait doDoii vomique, ou de la morphine, ou de la belladonne et autres semblables. Notez gu'il faut apporter beaucoup de circonspectioD dans les doses, car les médicaments agissent souvent avec plus de force par la méthode endermique que quand on les administre à l'intérieur. Le mieux est de choisir pour lieu d'application un point voisin de 1 on* gine du nerf paralysé.

k" On doit attacher ici une grande impo^ fance aux stimulations morales^ à l'iDiluence de l'âme, à la fermeté du vouloir, aux efforts pour mouvoir une partie, à l'exercice de Iimagination, à la confiance de sa propre force, ou à une force supérieure, à la loi. u pareil cas, la foi peut produire dos miracles.

PARAPHIMOSIS, s. m., parapkimosis ^ leapà-fifisfa^ je Serre au delà. —Celte mai»" die qui est le contraire du PaiMosis (^'«Ï-JJ mot), consiste en ce que le prépuce relire en arrière du gland, le serre lorlemenl et M peut être ramené en avant : le gland est donc complètement à découvert.

Quand le paraphimosis est originel ^ ancien et n'occasionne aucun accident, I inui-

PAROTIDITE

PATffiNCE

iiu le conserve et ne s'en plaint pas, mais orsqu'il est récent, qu'il dépend de ce qu'on . brusquement attiré le prépuce en arrière wur découvrir le gland, quand enfm celuii est étranglé, enflammé et douloureux, il aut alors nécessairement remédier à ces •tridents.

Pour cela on applique des cataplasmes taoliients, on plonge la partie dans un bain .)cal et par des manœuvres douces et bien uénagées on s'elforce de ramener le prépuce '0 avant. Enfin, on a pour dernière ressource rincision du dedans au dehors de la aembrane qui forme le prépuce. 11 faut lîôrae y recourir de bonne heure afin d'évier la gangrène de la verge.

PAROLE. Foy.Voix.

PAROTIDE, s. f., parotis, de wapà aStôc, proche l'oreille. — C'est la plus considérable les glandes salivaires, ainsi nommée parce qu'elle est logée dans l'enfoncement situé entre la branche de la mâchoire inférieure et la partie voisine de l'apophyse mastoïde où elle se trouve en rapport par sa partie superficielle avec la peau, et par sa partie [iTofonde avec les muscles plérigoidiens, Tarière temporale et le nerf facial.

La glande parotide se compose de beaucoup de lobules ou grains glanduleux d'une petitesse extrême, séparés les uns des autres par du tissu cellulaire ; ils donnent naissance à des ramuscutes excréteurs qui se réunissent pour former un canal unique, désigné par les anatomistes par le nom de conduit parotidienpu canal de Stenon.Ceconduit sort de la partie antérieure de la glande et va se terminera la hauteur de la troisième (lent molaire supérieure, par une ouverture qui verse la salive à mesure qu'elle est sécrétée par la glande d'oii il provient.

Sécréter l'humeur salivaire, tel est l'usage auquel la^ parotide est destinée. C'est surtout pendant Vacle de la mastication que celle sécréiion devient communément fort abondante, ce qui est fort avantageux, soit pour rendre plus facile la déjjlulilion des aliments, ?mt pour faciliter aussi la digestion des mets inijérés, celle-ci étant d'autani plus prompte que rmsalivation est plus abondante.

. PAROTIDITE, s. f., parotitis, angina para- ^»^w, inilammationdes glandes parotides. — ^u appelle parotidite la tuméfaction inflamnialoiredes glandes Parotides [Vçy.ce mol), ^orps glanduleux qui acquièrent quelquefois un volume énorme et peuvent ainsi mettre le malade en danger de périr de sutfocalion. . ^'osi généralement pendant la constilulion atmosphérique froide et humide qu'elle se montre de préférence, aussi la voit-on souvent pendant les épidémies catarihales. Bn conséquence, couvrir de laine la partie luraéfiée afin de la tenir chaudement ; don- ^î-'r quelques excitants sudoriliques, comblés avec des pur^satifs antiphlogisliques, suffisent souvent pour amener la résolution de l'enj^orgement. Dans les cas les ^)lus inleoses, quelques sangsues, le vomitif et le roercure doux seront utilement employés.

^^ comnae on a générâlenienl remarqué.

non-seulement, que cette affection provoque souvent la tuméfaction sympathique des tes* ticules, mais encore qu'elle a en outre beaucoup de tendance au déplacement et à se ])orter métastatiquement ailleurs, la prudence veut qu'on s'abstienne des répercussifs (froid, plomb, camphre).

PAROXYSME, s. m., paroxysmus de wâfoïvvo, j'irrite. — Ce mot a été pris pendant longtemps et on s'en sert encore aujourd'hui comme synonyme d'Accès (Voy. ce mot).

Nous préférons l'affecter à Texacerbation des symptômes fébriles pendant la durée des ûèvres continues, et le faire synonyme do Reooubleme:^t {Voy. ce mot).

PASSIF, ivE, adj., passivus. — Les nosolo- ^sles so servent de cette expression pour indiquer que la maladie s'accompagne ou est déterminée par la faiblesse ou le relâchement organique. C'est pourquoi on appelle passives, par exemple, les hémorragies oui ont lieu par défaut de ton ou d'astriclion des vaisseaux capillaires, par absence de résistance vitale, etc.

PASSION. Voy. mon Dictionnaire des facultés intellectuelles et affectives de l'ûme.

PASSION ILIAQUE. Voy. Ileus.

PATHOGNOMONIQCE, adj., pathognomonicus de iràOo^-yiyvûo^u, ie connais la maladie. — C'est le nom qu'on donne aux signes qui indiquent le vrai caractère de la maladie. Exemple : (a perte du sentinvent avec la faculté qu'a le corps de conserver toutes les positions qu'on lui donne, sont les signes pathognomuniques de ta catalepsie.

PATHOLOGIE, s. U pathologia, de iti^^ç %oc : discours sur la maladie. — On l'a fait synonyme de nosologie ou nosographie,

PATIENCE, s. I., rumeXf genre de plantes fort nombreux de l'hexandrie Irigynie, L.; famille des polygonées, J. Parmi les espèces les plus remarquables se trouvent : la patience sauvage ou oflieinale, rumex pa* tientia^ la seule qui soit usitée de nos jours en France, la seule aussi dont nous nous occuperons.

Les caractères physiques de la racine de patience, partie de la plante dont on se sert communément, sont sa forme fusiforme, peu épaisse, sa couleur jaunâtre, le peu d'odeur qu'elle exhale quand elle est fraîche, sa saveur légèrement amère. Lors(|u'on la mâche, elle fournit un suc mucilagineux qui, en se mêlant à la salive, lui donne une teinte iauue. Les feuilles de la plante sont ovales, lancéolées, sans odeur, mais d'une saveur acidulé.

L'emploi de la patience à titre de dépuratif et de désobstruant est d'un usage tellement vulgaire, qu'il n'est pas de paysan qui ne sache que dans les maladies ue la peau et toutes les fois qu'on a le sang Acre, il faut prendre de la patience ; mais ce qu'il ne sait guère, c'est que la racine de patience, quand elle est sèche, s'emploie en décoction à la dose d'un once dans un litre d'eau ; tandis

3ue lorsqu'elle est fraîche il faut le double e racine. Du reste, prise le matin à jeun elle est stomachique à cause de son^amcr-

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