PEAU
PEDARTHROCAGE
tume 9t peut convenir pour ranimer Tapi é tit et faciliter la digestion des estomacs [laresseux ou faibles.
PAVOT, s. m., papaver. — La famille naturelle des papavera^ qui constitue Tordre deuxième de la classe des dicotylédones polypétales àétamines hypogynes, J. ; fournit a la médecine un suc opiacé plus ou moins actif suivant l'espèce dont on l'extrait. Je dis plus ou moins actif attendu que nous avons vu, article Opium, que c'est du papaver somniferum qu'on retire cette substance, dont nous avons d'ailleurs étudié les propriétés physiques et les vertus thérapeuthiques ; ajoutant que le pavot oriental ou celui que nous cultivons en France, donne un extrait d'opium si faible qu'il en faut une quadruple dose pour déterminer les effets narcotiques qu'on obtient avec l'autre. Que dirons-nous de plus? Que les têtes des pavots somnifères sotit les seules parties de la plante dont on se sert en médecine : que celles de pavots blancs sont d'un usage extrêmement commun, soit en infusion, soit en décoction, soit enfin pour être employées en fomentation, en bains, en injections, en tisanes, en lavements. Que les capsules contenant des quantités trèsinégales de principes actifs, il faut user de très-grandes précautions quand on donne une infusion ou une décoction de têtes de
f)avot à l'intérieur, soit par le haut, soit par e bas, des accidents d'empoisonnement s'étant manifestés, chez les enfants surtout, après l'administration d'un lavement préparé avec une seule capsule de pavot blanc. En conséquence, mieux vaut ajouter au lavement ordinaire quelques gouttes, plus ou moins, selon l'âge, de laudanum liquide, et garder les capsules de pavot pour l'usage externe.
A propos de pavots, n'oublions pas de signaler le pavot rouge papaver rheas^ vukairement coquelicot, dont les fleurs sèches sont employées en infusion. Elles font partie des espèces pectorales vulgairement connues sous le nom de quatre-fleurs.
PEAU, s. f., CHtiSf coriumy en grec UpfAa^ dont on a fait derme et système dermoïde^ qui désigne suivant Bichat l'ensemble de la peau. — Les anatomistes ont défini la peau, une membrane épaisse, dense, très-extensible, formant l'enveloppe générale du corps humain, percée au niveau des yeux, des oreilles, etc., par des ouvertures garnies de poils et continues avec la membrane muqueuse qui tapisse les cavités dont ces ouvertures forment l'entrée.
Unie aux parties sous-jacentes par un tissu cellulaire dont la disposition varie beaucoup, la peau est composée de trois couches connues sous les noms de derme ou chorion,de corps muaueux ou réliculaire et d'épiderme ou cuticule.
La première de ces couches, ou le derme, n*estqu'un plan fibreux, très-résistant, présentant un grand nombre d'aréoles ou de trèspetites cellules, par où passent les poils, les exhalants, les absorbants, les vaisseaux
sanguins et les nerfs qui viennent se rendre à la surface du chorion.
Le corps muqueux, ou deuxième couche, est composé lui-même, d'après Gauthier,' de quatre couches distinctes, la prein èreeo comptant du dedans au dehors, formée par les vaisseaux sanguins, disposés co l)ou^ geon sur les aspérités du derme ; la deuxième blanchâtre qui est appliquée sur les bourgeons sanguins et les intervalles du derme qui séparent ces derniers ; la iruisienne composée de petits corps convexes en dehors, concaves en dedans, qui reoferme la matière colorante de la peau ; et la quatrième enfin très-ténue, percée par les poils et adhérente à Tépiderme.
Enfin, répiderme ou surpeau , est une membrane ou une pellicule très-fine, transparente, insensible, formée par plusieurs lames superposées : il recouvre la oiiatrième couche du corps muqueux auquel A est uni.
La peau contient des nerfs et des vaisseaux sanguins très-nombreux, des vaisseaux hinphatiques, qui tous s'épant^uissent en V seau a leurs extrémités, et se terminent oa commencent là, par des orifices capillaires; et aussi beaucoup de follicules sébacés.
PÊCHER, amygdalua persica^ arbre de l'icosandrie monogynie^ L« ; de la famille des rosacées, J. — Originaire de Perse, d'où il a été introduit en France, cet arbre est moins connu par ses propriétés médicales que par son fruit, qui est un mets délicieux et trè^ recherché. Cependant,, les noyaux des fruits du pêcher donnent de l'acide prussique dont nous avons étudié les vertus médicatri- -ces ; SOS fleurs et ses feuilles sont légèremeni purgatives, aussi les médecins se serveot-ils volontiers du sirop de fleurs de pêchec pour évacuer les femmes délicates et les enfanis.
Pour préparer ce sirop, on met infuser d'abord une grande quantité de fleurs de pêcher dans de l'eau bouillante; puis on mêle cette forte infusion des fleurs avecl« double de son poids de sucre, on la remet sur le feu et on la fait bouillir jusqu'à consistance sirupeuse. La dose commune de ce sirop est d'une, cuillerée de demi-heure en demi-heure, répétée ainsi jusqu'à ce quu survienne des évacuations. ^. .
On peut se servir également de rinfosioo aqueuse des fleurs et des feuilles de pêcher comme d'un laxatif bien doux; maisonnen use guère. Je ne sais pas pourquoi les g^"^ de la campagne qui pourraient cueillir ici feuilles de l'arbre ou ramasser les fleurs quand elles tombent, les faire sécher à loffibre et les conserver pour leur usage, ne « font point, c'est pourtant bien facile.
PÉDARTHROCACE, s. m., pedartjiro^^ de ir«t5ôc âpBûQTt xaxôv : mal articulaire û<ûfaut. - C'est le nom que M. A. Séverifl donné à la maladie que Rhases avait appe^f Spina-Yentosa. La dernière de ces dénoininations nous paraît préférable, attendu W cette affection attaque également les aduiio et que d'ailleurs elle peut se niamfesierj" d'autres points que dans les articuJanoi». Yny, Spina-Ventosa.