‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 152 sur 209 · PERCUSSION · texte numérisé non relu

PERCUSSION

PÉDILDVE, s. m., pediluvium, lavipedium^ bain de ^pieds. Yoy. Bjun. — On s en sert comme révulsif ou attractif, pour attirer le sang aux extrémités inférieures. C'est fort bien si l'individu est sanguin, s'il y à un mouvement fluxionnàire du sang vers le rorveau, la gorge ou les parties supérieures: c'est mal, si la personne est faible, anémique, et si elle ne souffre de la tète que par le consensus ou sympathie qui unit le crflne et ce qu'il renferme, aux autres parties du corps. Yoy. Anéiiie, Adynamib.

PELLAGRE. Voy. IcHTarosE.

PEMPHIGOS, s. m., de nii^ftç, bule. — C'est ui:e affection cutanée, caractérisée par des vésicules séreuses disséminées sur la peau, reposant sur des plaques rouges, préivHJées et accompagnées de tuméfactions, de chaleur et de douleur ; se terminant, après quelques jours de durée , par l'effusion du tluide qu'elles contiennent et parla deissiccation de leurs bases dénudées.

Le pemphigus est aigu et fébrile, ou chronique et sans lièvre. Les vésicules oui le coMsiituent et dont la grosseur varie depuis ct'lle d'un pois jusqu'à celle d'une noix, ont une forme ordinairement ronde, mais qui devient parfois irrégulière par leur confluence. Dans tous les cas, tantôt il prend le mode aigu, et alors les pustules passent à Ih suppuration, se dessècnent et ne paraissent plus ; tandis que, dans le second, elles se reproduisent sans cesse, à mesure que les anciennes so cicatrisent; renouvellement qui peut durer des mois et môme des années.

On conçoit dès lors'que le traitement du pemphigus doit varier selon qu'il est ac- (omnagné d'une réaction inflammatoire ou qu'il se montre sans fièvre. Dans le premier cas, oubliant en quelque sorte Téruption, on Huploie telle ou telle méthode curative appro{)riée à la nature de la fièvre, ou si on s'occupe de l'état local de la peau, ce n'est que pour éviter toute médication qui ferait nipurcuter les vésicules, les préparations du l'Iomb ou autres, par exemple, ce qui peut déterminer des métastases fâcheuses.

Dans le second cas, lors(}ue les vésicules persistent longtemps, le mieux est d'y praticiuer deux piqûres d'aiguille, aQn que la sérosité puisse s'écouler sans que l'épiderme se détache, et on abandonne ensuite Teisiccation à la nature. Toutefois il ne faut pas négliger de surveiller 1 état des forces, Citr si le malade était un peu faible, il conviendrait d'employer quelques légers stimulants internes fune infusion de plantes aromatiques édulcorées avec un sirop analogue), diû'érentes gelées animales ou végétales et par intervalles un peu de vin d'Espagne.

Les embrocations avec l'eau de rose, et le mucilage de semences de coing sont efficaces, pour calmer l'ardeur douloureuse des auréoles : et quand la suppuration s'établit dans les vésicules, il faut proscrire toute appliciilion de corps gras, 1 expérience ayant constaté qu'ils font passer la maladie au mode cl»ronique. Enfin, toutes les fois que le peml'Mijus prend un caractère gangreneux, ce

qui arrive quelquefois chez les vieillards, on applique des cataplasoies de quinquina»

d*eau de chaux, de camphre.

A l'état chronique, le pemphigus est fort opiniâtre, et très-difficile à guérir, parce que l'on ne parvient pas toujours à découvrir quelle en est la cause éloignée. Il faut donc en général soigner la maladie, comme on soigne communément les éruptions cutanées, et rechercher activement quel est le vice dyscrasique qui entretient et perpétue Térup* tion. Les bains de chlorure de chaux (30 grammes par bain) et ceux de sublimé produisent crexcelleuts etfets, quand la maladie tient a un vice syphilitique caché, et conséquemroent invétéré.

PENSÉE. Voy. Violette.

PERCUSSION, s. m, t percussion àe percu^ tere, frapper, action par laquelle un corps en frappe un autre. — La percussion médicale consiste dans la résonnance ou sons divers, que l'on tire des ditférenles parties du corps en les frappant, d'après certains procédés, et dans le jugement que l'on tire des sons ainsi obtenus, pour connaître Tétat intérieur des cavités que l'on explore ou des organes qu'elles renferment.

C'est Avenbrugerqui le premier, en 1763, fit connaître l'utilité de la percussion médicale. Rozi ère de laChassagne en fit aussi l'application au diagnostic des maladies, et puis Corvisart contribua à la généraliser eu France, par ses travaux importants sur les maladies du cœur, publiés au commence* ment de ce siècle (1808). La plupart des règles que ces auteurs nous ont données, les observations qu'ils ont recueillies, et qu'ils nous ont communiauées, ayant reçu, depuis, la sanction de l'expérience des praticiens les plus renommés, nous profilerons de cet ensemble de travaux, pour établir les préceptes d'après lesquels on doit agir, quand on veut utiliser ce moyen puissant de diagnostic médical.

Pour explorer la sonorité d'une partie, Avenbruger voulait qu'on la percutât lentement et doucement avec les doigts, et Corvisart avec la main ouverte, gantée, et sur la chemise tendue, afin d'apprécier l'étendue de l'obstacle à la sonorité. Ce procédé ne convenant pas à M. Chomel , il se servit de ses doigts écartés, joignant quelquetbis la percussion digitale à la percussion mammaire, celle-ci n'étant généralement applicable qu'aux parties latérales et postérieures.

Les choses en étaient encore là, lorsque M. Piorry, se faisant le défenseur de la percussion immédiate à laquelle on reprochait d'être un moyen très-infidèle, fit observer aux médecins que son infidélilé provient de ce

3ue bien des phénomènes ne peuvent être écouverts que par une percussion forte, et ![ue le praticien se faisant mal aux doigts, ou aisant souffrir le malade, ne percutait point do manière à obtenir des résultats salisfai- ' sants. D'ailleurs, souvent il faut agir sur des parties qui sont infiltrées, et alors que peuton espérer de la percussion ? Pour remédier aux inconvénients signalés, on proposa plu-

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