‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 153 sur 209 · PERCUSSION · texte numérisé non relu

PERCUSSION

PERICARDITE

sieurs corps sur lesquels la percussion devait porter. Oa essaya d*al>ord d*une plaque de liége, mais on reconnut que celui-ci augn)cntait le son, sans donner le bruit sonore qui est propre à chacune des parties i puis on se servit du caoutchouc, mais on lui trouva bien des défauts : il ne peut être bien fixé, il oppose de la résistance aux doigts qui percutent, et alors on a deux signes au lieu d'un, celui fourni par la percussion eX celui déterminé par la résistance et Télasticilé du corps percuté : M. Piorry proposa un rond d'ivoire qu'il nomma plissi|nèlre, auquel il a substitué une plaque d'ivoire, dont les bords latéraux sont relevés, de manièie h pouvoir la saisir, et c'est sur cette plaque qu'il exerce la percussion, en frappant dessus av«c les doigts. La plupart des praticiens, j« suis de ce nombre, ne se servent d'aucun de ces objets ; ils se bornent à placer les doigts de la main gauche réunis et bien exactement appliqués sur le pointa explorer, et avec l'indicateur le médius et l'annulaire de la main droite bien rapprochés, ils frappent sur les doigts de l'autre main, de manière a obteuir un bruit quelconque.

Mais ce n'est pas assez que de savoir comment on exerce la percussion. 1! est encore une foule de rtrécautions à prendre quand on s'en sert, siVon veut éviter que ce moyen ne nous trompe. Elles sont relalives, ces précautions, à la position adonner au malade, aux lieux où l'on doit percuter, etc. Nous les énuméi erons après avoir dit de quelle' nature est le son que rend la poitrine d'un homme sain, lorsqu'on la percute.

Quand on percute le thorax d'une personne en santé, on entend un bruit qu'Avenbruger a comparé à celui que rend un tambour voilé dans les cérémonies funèbres; Corvisart lui a trouvé la n>ème analogie, cependant il déclare que le son est moins clair. M. Piorry le com-

{)are au bruit que rend un matelas ou un auteiiil de crin quand on le percute, à l'aide du plessimèlre : signalant en même temps le sentiment d'élaslicilé et de résistance très-distinct que les doigts percutateurs éprouN^nt. Nous ferons remarquer, en outre, avec ces auteurs, que la sonorité de la poitrine n'est pas la même chez tous les individus, qu'elle est souvent très>obscure chez des gens bien portants, et parfaitement sonore là où ordinairement on remarque le contraire ; M. Andral en a cité nlusieurs exemples. C'est donc un moyen inudèle, et sur lequel on ne doit compter qu'alors que les autres symptômes concordent avec les signes qu'il fournit. Toutefois, comme il est bon de s'en servir dans quelques circonstances, voici les règles à suivre dans son application :

D'abord il faut donner au malade une position convenable, qu'il puisse garder sans fatigue. liUe est absolument la môme que

f^our l'auscultation médiate et immédiate Voy. Auscultation], c'esl-è-dire que, en outre de la position du corps la plus favorable à l'opération» la partie sur laquelle on

percute doit être dana un état de tonsoi modérée, et les vêtements , gilet de flaDi] t ou chemise, parfaitement tendus. DaD!»ceUt* position, le médecin percutera alterûati>ement à droite et à gauche, dans les régi(>r> correspondantes, aFin de comparer la aillereiHîC ou l'homogénéité de sonorité des dem

[)oints dans lesquels le ralentissement doitiire e même, à moins qu'on ne percute sur la région du cœur, ou de tout autre organe iiu-

J)air. Du reste, le médecin doit savoir qu* a poitrine rend généralement un son plu% ou moins clair, selon que, 1"* l'individu est gras ou maigre ; â** à droitet à partir des parties supérieures jusqu'à la sixième vraie côte, que plus bas, c'est-à-dire dans h [tertion occupée p^ar le foie; S* sur les parties latérale et antérieure gauche, au-dessous ue la clavicule, que dans la partie occupée psr l'organe central de la circulation ; k^ latéralement , sous Taisselle jusqu'à la scptièais vraie côte et pas au delà : il doit aussi savoir qu'il faut A percuter antérieurement et postérieurement dans les points correspoodants, pour juger de la profondeur de la lésion : B frapper toujours d'une maniè;e égale, pour n avoir pas des résultais variables par le fait seul d'une percussion inégal^ ment faite, si on frappait fort dans unprntii et faiblement dans un autre : C perculertantôt légèrement et tantôt très-fort sur le même point, pour comparer la différence des deux percussions : D que s'il exerce la percussion à nu, ses mains doivent être préalablement portées à une température convenable : £ que si les chairs sont inûllrées, il doit les déprimer vigoureusement : F qu'il ne faut jamais exercer la percussion sur uo gilet de laine tricoté à larges mailles : G qu'il doit inviter le malade à faire uoe foit^ inspiration, et à retenir longtemps son souffle : H qu'à mesure qu'il trouve de la différence dans la sonorité, il doit tracer areo un crayon ordinaire sur le linge, ouavecle nitrate d'argent sur la peau , la ligne qui circonscrira la résonnance patbologique. Enfin, il ne doit pas ignorer non plus, m le son est plus obscur normalement, surlei tubérosités des côtes, sur les points recouverts par les omoplates, dans les régioo^ cardiaque , hépatique, sternale inférieure, etc. Ace propos, nous ferons remarquer qu«i si Ton descend trop bas en percutant 1«) points correspondants au sternum , après avoir entendu en un endroit une sorte de matité, on entend ensuite un peu plus bas un son plus clair. Celui-ci est produit car l'estomac, et on aurait tort de le confoûun; avec les bruits thoraciqucs.

La percussion n'est guère appliquée qu'atn maladies de poitrine ; on [)ercute bien aussi quelquefois du plat des doigts dillérents points de l'abdomen distendu, pour saroir s'il contiendrait des gaz, mais celte percussion n'a pas été )'objet de règles pailiculie* res.

PERICARDITE, s. f., pericarditis, inflammation du péricarde ou enveloppe «^ reusfi du cœur. — Ses causes, ses sjmp'^

PERIODICITE

PERITONITE

ms et son traitement sont les mêmes que

Sur la cardite, dont elle est insépârat)le. y. Carditb.

PÉRIODICITÉ, PÉRiOMQUE. Elément périêdigue ou périodiciié. — Pour peu qu'on ait observé ou raisonné médecine, on sait que les maladies fébriles ou pyréliques affectent le t)'pe continu, rémittent ou intermittent. Que les premières ou les flèrres è type contioa sont celles qui ne présentent depuis leur invasion jusqu'à leur curation, à moins d un changement de type, ni Rémission, ni EiACERBATioN {Votj. ces mots), que les secon* des ou les fièvres rétnittentes, au contraire, sont celles qui sans cesser d'être continues ont des accès complets de froid et de chaud, etc., au coromencement, et de simples parotysinos de chaJour vers la fin ; que les troisiè* mes, enfin, ou les fièvres intermittentes, sont marquées par des accès distincts de froid, de clialeur et de sueur, qui reviennent à des heures à peu près fixes.

Nous disons par des accès de froid, de chaleur et de sueur, quoique nous sachions bieo que ces trois caractères ne se montrent pas toujours bien distincts dans le même accès (Foy. Fièvres) , au . contraire : eh bien 1 malgré ces irrégularités évidentes dans la forme de l'accès, comme celui-ci se montre habituellement À des époques k peu près fiies, on a appelé les fièvres ainsi caracté-^ nsées fièvres périodiques ou fièvres d'accès, fit comme \a periodicUé constitue le fond de )a maladie, sa nature intime, que c'est con* tre elle que le praticien agit, nous avons cm pouvoir admettre un élément spécifiquey piwuoiciTè, que l'observation révèle, que la pratique consacre, puisque les anti-nériodiques par excellence, les spécifiques de la périoiiicité la combattent efficacement. Je parle au pluriel, parce que, indépendamment des ûèvres <l'acces, il y a aussi des névroses qui reviennent par accès, des pblegmasies , et jusqu'à des bémorragii3S périodiques ; luais quoique dans tous ces cas, on cfonne une essence nerveuse à cette habitude de retours périodiques des mômes accidents, il a e:i est pas moins vrai que le quinquina Agit bien mieux et plus sûrement dans les ôevres périodiques, dans \gs maladies périodiques, sans fièvre ; et que Topium, par exemple, guérit mieux à sonitour les névralgies périodiqu4^s. Nous nous sommes toigours bien trouvé de les combiner.

Reste que, n'importe la forme de la maladie qu'on observe, si les symptômes qui la constituent f)araissent h jours fixes et se aiment de môme, s'il n'y a point de cause iDatérielie à détruire et rien qui par sa i»résence puisse nuire à l'eflicacité de 1 antiliériodique, sitôt que le calme renaîtra il lûut immédiatement l'administrer. Citons un exemple entre des milliers que je pourrais rapporter.

On trouve dans Van-Swiet<în l'observation d*un jeune homme qui, chaque jour, k la même heure, éprouvait un sentiment tle malaise h VoiW gauche, qui bientôt après ^^ gonflait et donnait une grande quantité

de larmes. Dans ce mom^^nt, il semblait au malade gue ie globe de l'œil s'élançait hors de l'orbite, ce qui se faisait avec des elTorts très-douloureux. Yan-Swieten s'assura que pendant tous les paroxysmes, l'artère du grand angle de l'œil battait vivement, et que le mouvement des autres artères, n'était point changé. Après quelques heures, tous ces accidents disparaissaient et laissaient l'œil dans un état absolument naturel : il obtint la guérison par le quinquina. Croironsnous que si Van-Swieten eût attaqué Tafi'ection locale il aurait guéri ce jeune homme? Cela n'est pas sûr, il est môme probable que non; mais, ce qu'il y a de certain, c'est que la maladie était périodique, et que, combnttue par le spécifique de la périodicité, elle cessa. Donc dans bien des cas divers on n'a vraiment affaire qu'à la périodicité; c'est elle, nous le répétons, qui constitue le fond des maladies, ce qui nous justifie d'en avoir formé un élément mort)ide essentiel.

PÉRiPNEUMONIE, Voy. PitECMONiE.

PÉRITOINE, s. m., peritonœumy de retpl tw*» : je suis étendu autour. — Membrane séreuse en forme de sac sans ouverture (bonnet de coton), qui tapisse la cavité abdominale et fournit divers rej)lis ou prolongements dont les principaux sont : 1* les mé- SENTÈRcs qui maintiennent les diverses portions du canal intestinal dans leur situation r6Sf)ective en laissant cependant à chacune une mobilité plus ou moins considérable; tels sont les Misocoî^oivs, lombaire^ àroit et gauche^ trahsverse ai iliaque et l-e wésENTèRB proprement dit qui appartient h tout l'intestin grôlo au milieu duquel il se trouve. De là son nom de fn^senterium^ yitvtéTtpi^i de fii9oÇj milieu, hreomft intestin.

2* Les ÉpiPLooNS d*rirt-7r)i«, 'je flotte, je nage sur : parce que la portion du péritoine

3 ni les forme, large, mince, r,omposée de eux feuillets, pai*Scmée de vaisseaux accompagnés de bandelettes graisseuses, flotte sur une partie des intestins. Les épiploons sont divisés en cinq parties, A une gastro-hépatique; B une gastro-splénique; C une gasiro-colrque; D une appendice gastrique; E une appendice colique.

3* En outre le péritoine fournît par ses re-

1)lis les LIGAMENTS du foie, de la vessie, de a malrire (Voy. ces mots,) qui fixent ces organes à la place qu'ite occupent.

PÉillTONITE, s. f., peritonids ou «pi- TÔvKiov , péritoine : inflammation du péritoine, c'est-à-dire de la membrane séreuse qui tapisse la cavité de Vabdornen et fournit divers replis ou prolongements, dont les plus marquants sont le mésentère^ les épiploons, etc.

Certains nosographes ont admis une mésenlérit^, une omenrtite, etc., pour rndiquer plus particulièrement le siège do la phleg- -masie; nous*ne voyons pas trop futilité de ces distinctions qui sont plutôt théoriques que pratiques et surchargent les cadres nosologiques sans utilité. En conséqnencc, confondant ces inflammations spéciales

PERITONITE

PERITONITE

50US la dénomination générique de péritonite^ nous établirons que ce qui la caracté* risc, c*est le gonAement et la tension douloureuse du bas-ventre qui est tellement sensible au toucher, que, dans les cas intenses, le malade ne peut y supporter le moindre contact, la pression la plus légère. Fréquemment il s*y joint une réaction intlammatoire plusou moins forte, Tiscliurie, la constipation, et si les intestins sont pblogosés à leur tour, le vomissement et tous les symptômes de Tentérite, etc. Ce phénomène (le vomissement) est surtout plus commun nuand Tépiploou gastro-hépatique est enllamroé (omentitis).

Déterminée, è Tinstar les pblegmasies des autres tissus de l'organisme, par les causes ordinaires de Tinnammation, et, principalement chez les femmes, par les écarts de régime pendant la grossesse, la longueur du travail durant la parturition , et après raccouche-< ment, la commotion, la joie, l'annonce d*une nouvelle fâcheuse, le chagrin de se séparer de son enfant (chez la mère qui ne nourrit pas), rimprudence de se lever trop tôt, des longues causeries, etc., 1 inflammation du péritoine est fort souvent aussi déterminée par la respiration d'un air insalubre; c'est pourquoi on la voit Q*équemment régner épidémiquement dans les nospices. Un mot de la péritonite puerpérale.

Syuptomatologie. (jénéralementau milieu du calme le plus parfait, la nouvelle accouchée éprouve un sentiment d'horripilation vague ou un frisson général accompagné de malaise ou de tremblement, avec engourdissement des membres, suivis bientôt de chaleur (la péritonite, soit dit en passant, débute de la même manière chez les individus qui sont atteints d'inflamationpéritonéale non puerpérale) : bientôt l'abdomen devient dou- Joui*eux, et la douleur plus ou moins vive que la malade v rapporte, s'accompagne do la sensation d une chaleur brûlante et des autres symptômes que nous avons dit caractériser l inflammation du péritoine. Tant que la maladie n'est pas intense, la face reste rouge et colorée, la physionomie animée, Tœil brillant, la soif modérée, etc. , mais quand elle est portée h un haut degré d*intensité, il se manifeste de^ la céphalalgie, la face est pâle et décolorée, les traits altérés, le regard fixe, et on remarque par intervalles des soubresauts des tendons, même des convulsions avec agitation extrême, insomnie et délire.

Très-rapide dans sa marche, quoique pouvant se mauifester à l'état chronique, la péritonite se termine ordinairement par résolution dans l'espace de cinq à dix jours, ce qu'on reconnaît à l'amélioration progressive ues symptômes ; ou bien, au contraire, du huitième au neuvième jour, la malade dit ressentir un sentiment de pesanteur dans j'abdomen, la douleur devient importune et le pouls reste fréquent quoiqu'il présente une sorte de mollesse. Ce sont les symptômes pathognomoniques de la suppuration ; terminaison qui n'est pas toujours mortelle.

Hais si à des souffrances vives, à une chaleur intense succèdent le froid Kénéral, h cessation brusque de la douleur. Ta faiblesse et l'intermittence du nouls, l'affaissement aei 4raits , le coma , nul uoute que la gangrèD« n'ait envahi les parties enflammées. Inutile de dire que dans toute péritonite pue^pé^ai^ les mamelles s'affaissent, les lochies se suppriment etc. •

Pour éviter que la péritonite ne se 1er* mine d'une manière fâcheuse, il faut lui opposer un traitement énergL^ue, mais pnv portionné à la violence de 1 inflammation. Assurément nous avons vu des eicfll uls effets de la saignée et le pouls tomber presque immédiatement de cent quarante è ce il vingt pulsations par minute; cependaDt nous ne voudrions pas qu*on saignât trop at)OD> damment les nouvelles accouchées et cela parce que nous savons que dune pari ia grossesse appauvrit le sang , et que n autre part rhémorragie utérine oui suit le décollement du placenta, affaiblit aussi plus ou moins la femme, suivant son abondance; dis lors on aurait à craindre que la chute des forces, l'adynamie (état morbide très-redootable en cequ'elle favorise la gangrène) ne y it déterminée par des déulétions sanguines trop fortes et trop réitérées : nous préférons donc tirer moins de sang par la lancclie, appliquer quelques sangsues, employer h frictions mercurielles sur le bas-ventre et donner du calomel à l'intérieur s'il y a constipation, plutôt que de réitérer la phlébotomie, môme dans les cas les plus graves.

Assez souvent, dans les cas ordinaires, peu violents, nous nous sommes bien trouvé des bains tièdes et des frictions légères sur Fabdomen,aveclapommadedeBelladone(^graQi* mes d'extrait pour 15 grammes d'aioog«'), et d administrer de trois en trois heures quatre grains de calomel bien [)uritié, unis a égale quantité de jalap, pris dans un demiverre d'eau sucrée. L'application d'un graiJ carré de laine trempé dans uiie décoctiouue plantes émollientes (mauve, racine de guimauve, fleurs d'althœa) et narcotiques (uiorelie, jusquiame) , nous a paru avantageuses, et quand nous remarauious quelques tremblements nerveux chez les femmes débilitées, nous leur avons administré avec succès, d'heure en heure, une cuillerée à sou{« d'une potion antispasmodique, composée avec :

Pr. : de sirop de capillaire, 60 gratnoïes. d'eau de fleurs d'oranger, 45 grammeS' d'eau de menthe, 15 gramme).

de Laudanum liquide de Sydenham, 15 gouttes.

de liqueur minérale d'Hoffmann, 25 gouttes.

de teinture de castoréum. 10 gouttes.

d'ëau de tilleul, 90 grammes.

Mêlez.

La potion anti-émétique de Rivière peut être utile pour calmer les vomissemeûtsi ainsi que les boissons froides, le petit-iai( acidulé. (Voy, yoMissEME:«T, etc.) Eulifldaiii quelques cas, nous avons administré dvcv*

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PETËCHIES

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