‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 154 sur 209 · PETIT-LAIT · texte numérisé non relu

PETIT-LAIT

avantage comme laxatif, oontro la consti{>a* lioDu un mélange de parties égales d*buile d'amande douesy de sirop deUraenet d*eau de fleurs â*oraager, pris par cuillerées à seupei de deux en deux heoFes, jusqu'à ce que la rentre $*ouvrltt ce oaoyen nous ayant souvent réussi dans les péritonites ordiaaires.

Quant au mepcure à rextérieuf, nous l'atilisoDs selon la méthode que suivait à la Maternité de Paris le professeur Desormeaux, e'est-k-dire que nous prescrivons Tonguent Dipolitain double, qui doit être employé en frictions sur Tabdom^i et à la partie interne des cuisses alternativcme&t, à la dose de deui à trois onces par jour. Chaque friction est de deux gros environ, et régulièrement

Sratiqaée toutes les heures ou toutes les eux heures. On doit avoir le soin de net'* loyer avec une certaine quantité d*huile d'amande douce les téguments salis par Tonr guent, afin de leur rendre leut souplesse et leur perméabilité.

]*«i préféré décrire la péritonite puerpérale avant de parler de la pétitooite non puerpérale, parce que, quand on siit traites coDvsDablemeot la première, oa peut trèsbien eonbattro la seconde, les indications ihéFapeuti^ues étant les mêmes; que '^ c^** ration, dis-je, est bien nlus facile daos lo dernier cas, puisque les loiiees se trouv^^t 8^* néralement en meilleur état.

PERNICIEUX, Miis^, adj., se dit des ûè- Très rémittentes ou des fièvres d'accès 9^)1 ont un earaotère tellement grave et si insidieux, que, quand on ne les traite pas par *s «oyens actife, ou si le médecin en méfiQBBatt la nature, elles se terminent souvent, et toujours au troisième accès, par la nert du malade. Elle arrive donc au moment où Ton s'y attend le moins. Voy. Fiè-

VRES PRRNIGIBUSBS.

*ERTE UTÉRINE, Yoy. Métrorr^^gie.

PESTE, s^typestù ouXoiffo?, fièvre grave. Cesl pour nous une des formes du typhus, qui, s'il est fébrile, constitue la fièvre ^jrpnoïde, inflamoiatoire ou bilieuse des ABleurs, quoique pouvant prendre d'autres caractères. Foy. Ttpods.

FÉTÉGHIiS, s. f. plur., peêeohim. - Ce sont de petites taches rouges ou pourprées, semblables k des morsures de puces, qui se oanifeiteni à.la peau dans certaines fièvres.

11 est très-facile de distinguer les pétéchi^ ^ la mocsure des puces, cellea-ci ayant à leur oeatre un petit (>oinl rouge que les au-* jres a*aDt gas. Ce neiat est la t«^oe du trou fan |iar la sufois de l'insecte.

Les pétéehies onl été duiaées en suparficiattea etr qr pio&iiid^s. Elles se diatiogueiit tes ttu^ étt attires, esk sa qua las premiètes ^uaisseol par la preasinA, ae qui n'a naa Heu naui igjfi saflMdas ; aussi paasert^aagéfaé- Jj&toaient qua cas dasAièrei sont des taches ^e pourpre et non de nérijtahlaft pétéahiea. 11 est bûa toutefois, d'étra ppéveaii cto ses circonstances, attenda que )e& pétéchies supcrticiolles. dépendent Ai géuécal du maii-

DlCT10N?r. DE M^.DECIXE.

vais état des prémices voies, de la aastricité ; tandis que les autres sont un indice de la putridité du sang ou de sa dissolution ; d'où 1 indication des toniques et des antiseptîoues.

Remarquons, en passant, que les pétéchies qui se montrent aux articulations sont d'un mauvais présage et plus dangereuses que les autres, à cause de la grande sympathie qu'il y a entre les surfaces articulaires et les grandes cavités.

PETIT-LAIT, s. m., $erum lactis. — Paiv* Ue séreuse du lait que l'on obtient en faisant cailler le lait au moyen d'un peudevinaigre^ d'un peu de présure, de la crème de tartre, etc. Mais comme dans cette séparation il reste toujours suspendu un peu de la matière caséeuse, on clarifie le liquide par le procédé suivant :

D*abord on obtient le petit-lait ordinaire en mettant bouillir du lait dans un vase, et sitôt qu'il est en ébullition, on y verse das**sus une cuillerée de vinaigre. Le lait tourna alors : on le retire du &u. Au bout d'un instant on le coule, c'est le petit-lait sim pie. Cette opération terminée , on bat an blanc d'œuf, et, quand il est bien battu , on le mêle au petit-lait qu'on remet sur le feu. Sitôt qu'il a pris un nouillon, on la we-* lire, on le laisse reft*oidir, et on le fiitro h travers du papier k filtrer.

Le petit-iait ainsi clarifié est très-rafralohissaot et convint dans les phlegmasies, avec réaction inflammatoire, à la dose de deux ou trois Terres pris dans la journée : on le donne quelquelbis avec les dieux tiers d'eau sous le nom d'kydrogala.

Comme la préparation mi petit^lait exige beaucoup de soins, les pharmaciens préparent une composition qu'ils nomment petih' Iqit en paudre, qui est d'un usage eitrômement commode, surtout ouand on est an voyage. C'est un mélange ae huit grammes de sel de lait, trente-deux grammes de sucre, et deux grammes de gomme arabioue.

En versant sur cette poudre un litre d eau bouillante on obtient, par la dissolution dq ces poudres, une boisson qui remplace trèsbien le petit-lait.

Le petit-lait sert de véhicule à plusieurs médicaments; ainsi, on le rend astringeiU en y faisant dissoudre quatre à' huit f^rjm-* mes d'alun par pinta de Iniuîda (petit^ail alumineux). On le rend laxatif en y ajou-^ tant treat^eux grammes de pulpe de tamarin : ce petit-lait est connu en pharmacolo* gie sous le nom de petit-tait loaior jmfîn^. On connaît encore, dans la .matière médicale, le petit^lait aaiiscorbutique de Baerhaavq* le patit-lait de Weiss, qui ont joui d*uaa asseï grande réputation pour que naos on donnions la formule.

Pell^IaîA anltjcanhulioiie de JasfAaava.

Br. : oseille et iMtoino... de chaque une poi* gaée; o^iHets... demi-ipoignée; tamarias... une once et demie. F. infusera ^aud pendant uue heure dans: petit-lail akarifld... trois liv4Pés ; coulea el ajoato^ : sirap de limons et de violettes de... chaqoe «ne anca

tu

rfimosis

PIITAUSE

•et demie. Dose : deai ou 4rois cuillerées toutes les demi-heures.

Petii'lait de Wei$$. Pr. : caille-lait jaune, fleurs de sureau, de millepertuis^ de tiN Jeul... de chaque un scrupule (2b grains). Follicules de séné et sulfate de souoe... oe chaque... un gros. F. infuser le tout dans une lirrede petit-'lait^bouillant, pendant une heure, et filtrez.

On le fait prendre en trois #ois, de demi heure en demi-heure , pendant douze h quinze jours ; on Tadministre aussi en laveroents. threstien Tordonnait souvent comme anti-laiteux. ^

PETITE-VÉROLE. Voy. Variole.

PHARYNGITE. — C'est le nom gu'on a donné à Tangine pharyngée, ou inflammation du pharynx. Voy. Angine.

PHARYNGOTOMlE,s. f., de «âptyS-ri^iK», je coupe rarrière-bouchè : opération qu'on pratique à la gorge, soit pour en extraire les corps étrangers oui s'y sont eugagés, soit pour ouvrir les abcès qui 8*y forment, soit pour scarifier les amygdales.

PHARYNX, s. m., de ^ «piy{ (arrière-bouebe). — C'est le nom par lequel on désigne la demi-cavité musculo-membraneuse qui circonscrit la cavité gutturale ci forme l'orifice supérieur de l'œsophage. Il est composé d'un grand nombre de faisceaux qui partent de différents points de la région gutturale de la base de la langue, do l'os hyoïde, des cartiieges thyroïde, cricoïde, etc., et qui, se dirigeant obliquement de droite et de gauche sur les côtés, vont, en s'épanouissent dans leur trajet, se contournant en arrière et se croisant sur la liçne médiane, former des

{prolongements qui, en haut, se portent sur a face basilaire, et en bas se perdent dans le tissu de lœsophage.

PHELLANDJiWM AQVATJCVM. Voy.

CiGUB.

PHIMOSIS, s. m«, tapiitratio^ ou }>iftoaic, ficelle : resserrement naturel ou accmentel de l'ouverture du prépuce porté à ce point que ce repli membraneux ne peut ôtre poussé ou retiré derrière la couronne du gland. L'ouverture prépuciale est môme si étroite chez certains sujets que l'issue des urines en est empêchée. Dans ce cas, on a vu l'urine s'amasser au fond du prépuce et par son séjour y former un calcul qui devier4 lui-même une cause d'irritation et de douleur.

Quand le rétrécissement est moindre, ii no cause guère d'incommodité avant l'éponue de la puberté; mais, passé cette époque, il devient une sorte d'infirmité, soit parce qu*il rend la copulation douloureuse, soit liarce qu'il empêche que la liqueur séminale no puisse être dardée, ce qui rend l'individu infécond, soit aussi parce que, si des ulcérations syphilitiques (des chancres) s'y manifestent et déterminent l'engorgement des parties, alors la douleur sera bien plus vive encore. Nous devons noter que le phimosis, chez les personnes bien constituées , ne roconniitt souvent d'autre cause qu'un ulcère vénérien à la base du gl| vi, qui irrite

et engorge ou cet organe, ou 4e prépuce, k quelquefois tous les deux.

Le seul «oyen de guérison à empleyer contre le phimosis , quelle ij^u'en soit lî cause, c'est la division de la partie supérieuiv du corps membraneux, pratiquée avee de> ciseaux, quand son ouverture est flasque et assez grande pour permettre rintrodoctioQ d'une des deux branches de riDslrameot, ou avec un bistouri qu'on fait disser daos la rainure d'unesonde cannelée. Et comme la peau est d'ordinaire divisée plus loin que la muqueuse, il faut diviser celle-ci au delàdr rîncision avec des ciseaux.

PHLÉJUTE, inflammation de la veine. - On l'a divisée en untrerje//e, c'est-indire affectant tout le système veineux, et alors phlébiu est synonyme de fièvre inflammatoire, tout comme Vartérite: et en purtidk, c'est-è-dire bornée à un membre ou lu rameau veineux enflammé.

Généralement la phlébite est occasioDDé« par une saignée faite avec un instrument sale ou rouillé. Elle a pour caractères la douleurrt le gonflementdubrasdanslequel on remarqua des nodosités ou petits renflements formel par les re(riis de la muqueuse, les valvules.

Uneforteapplication de sangsues, des bains locaux, des frictions mercurielles locales coaviennent et suflisent quand la maladieestbo^ née : si elle s'étend , qu'une réaction inflammatoire raccompagne, on unit au traitement local le traitement anliphlogistique Kéoéral , qui sera rendu plus ou moins actif suivaoi gue la nature de l'inflammation et de Tétai inflammatoire le réclameront.

PHLÉBOTOMIE, s. f., ouverture qu'on fait à la veine pour en tirer du sang.Taf.

PHLEGMASIE, s. f. — Ce mot est synonyme d'inflammation.

PHLEGME. Voy. Pituite.

PHLEGMON, s, m., phlegmone^ f^l^';' C'est l'expression qu'on a adoptée pour désigner Tinflammation du tissu cellulaire.

Les lieux où cette inflammation se fiie e plus souvent sont le creux de l'aisselle. » marge de l'anus, les environs de la paroUdfi le pli de l'aine, etc.

Produit par les causes ordinaires de toul« inflammation, dont le phlegmon est le tjpe, il ne saurait avoir d'autrei terminaisons, ai d'entre traitement qu'elle. Voy. IuFtAMiiitioit.

PHLOGOSE, synonyme d^inflammation et do phlegmasie.

PHLYCTÈNES, s. Uphlyciœna,jk^ntéi^- Ce sont de petites tumeurs cutanées, ou rcsicttles de la peau, transparentes, uui contiennent une humeur séreuse» et qu on obserte quelquefois à la surface des érysipèles. <jb leur donne le nom de phlyctènes, à cause Ofl leur ressemblance avec les vésicules que |^ duit Teau bouillante en soulevant le derfoe.

PHRÊNÉSIB.— C'est le nom que les ^ ciens donnaient à Tinflammation du cerreau ou SnciPBAUTB {Voy. ce mot). . ..

PHRËNOLOGIE. Voy. l'InlroducUOD d»

Dictionnaire des Passions. , .^

PHTIRIASE» s. f., phihiriasiif fuJgairc-

PHTHlSiE

PUTUISIE

SIS

ment maladie /^dicu/aire. — Elle est aiasi nommée parce que son principal caractère, ou symptôme essentiel, consiste dans le développement d*une grande quantité de poux sous répiderme de toute Tbabitude du corps. La présence de ces insectes détermine habituellement à la peau une démangeaison incommode qui force l'individu à se gratter,

Îuelquefois si fortement, qu*il s'écorcbe. ^u reste la multiplication des poux est telle dans la phthiriase, qu'elle élude tous les soins de propreté, et que cette maladie peut acquérir les caractères les plus graves, produire le marasme et la mort.

Les iKctions mercurielies, les bains de sublimé, nous paraissentdevoirôtreavanlageux.

PHTHISIE, s. f., phihUiSf fOi^ts de ^Oloi», je sèche. — Pris d'une manière générale, ce mot désigne Témaciation et le dépérissement progressifs de toutes les parties du corps, et ne diffère pas de la consomption. Cependant, comme Tusase a prévalu et que cette expression a été plus particulièrement consacrée pour indiquer la fonte ou Tamaigrissemenl pro^ssif du corps qui suit toute fièvre hectique avec altération organique du poumon , nous nous servirons de ce terme que l'usage a consacré. Toutefois , pour éviter toute confusion, nous ajouterons au mot phihitie l'adjectif pulmonaire,

Phthisie pulmonaire.'-Ce qui la caractérise spécialement, ce sont la gène et la petitesse de la respiration, la toux, la fièvre lente et l'amaigrissement qui, fût-il extrême, n'inspire aucune crainte au phthisique sur les suites de sa maladie; aussi a-t-oa considéré «également comme signe patbognomonique de la phthisie, cette insouciance extrême qu'a le malade de lui-même, le peu d'importance qu'il attache aux accidents, et l'espérance qui ne l'abandonne jamais ; combien n'en avons- nous pas vu faire de très-beaux projets quelques instants avant de mourir I au moment même où ils ont rendu le dernier soupir 1 N'anticipons pas.

On distingue en général trois espèces de phthisie; l'une, dont la toux ne s'accompagne pas d'expectoration ( phihisie sèche ou tuber" euteuie ), et alors le malade ne crache presque pas ou ne crache pas du tout depuis le début jusqu'à la mort ; rautre, qui fournit une expectoration muqueuse (ptUhisie pituiteme ), et la troisième eufiyn, dans laquelle l'individu crache du pus ( phihisie purulenie ). On en a bien admis un plus grand nombre, mais elles ne reposent .«ur aucune différence de nature ni d'indication.

IMagnoêiie. Indépendamment des signes déjà enumérés, on a noté les douleurs de poitrine ou entre les épaules : elles accom** fwgnent ordinairement la gêne de la respiration ; mais comme on ne les rencontre pas toujours, ailes ne doivent pas iaire partie essentielle du diagnostic.

H en est de même des signes fournis par l'auscttllation; ils indiquent bien le heu qu'occupe une vomique , mais ni la percussion ni l'auscultation ne nous diront pas quelle est la nature de la matière qui cons-*

titue le r&le, c'est-à-dire, si c'est de la mucosité ou du pus; on ne peut donc s*en servir que comme moyeu auxiliaire et pas davantage. Du reste, le diagnostic e5t sinsu* lièrement aidé par l'habitude ou aspect physique de l'individu qui, s'il a la taille élan* cée, les omoplates saillants, les épaules éle* véès, la poitrine resserrée en longueur, les chairs tendres et molles, les mamelles amai* gries, une physionomie heureuse, le teint délicat, les pommettes rouges , les yeux tendres, les aents blanches et (rès-transparentes, écartées les unes des autres, la peau fine, les doigts effilés, la barbe rare, les cheveux blonds ou chitains , le pouls fi é • quent, le cœur sujet à des palpitations intermittentes, etc., sera plus disposé que tout autre au développement de la phthisie.

Quant aux conaiticns morales, ce sont une sensibilité extrême, une grande disposition à la colère, aux emportements, et avec cela, une mémoire facile, une imagination vive, des penchants précoces à l'onanisme et aux plaisirs sexuels.

Causes. Après l'hérédité, une des causes les plus fréquentes de la phxhisie pulmonaire, c'est le penchant à l'uuion des sexes. Puis viennent la répétition des catarrhes pulmonaires qui finissent, à la longue, par passer à l'état chroniaue; l'habitation hef lieux bas et humides, les variations subites de l'atmosphère, en un mot, tout ce qui peut déterminer l'inflammation des poumons ( Yoy. Pneumonie ), ou affaiblir ces organes; et par exemple, la rapidité de la croissance, l'accouchement précoce , l'allaitement prolongé, etc.

Symptomatologie. 11 est bon de distinguer dans la phthisie pulmonaire trois périodes : La première dans laquelle les symptômes généraux et locaux no diffèrent pas de ceux d'une inflammation de poitrine ordinaire, mais auxquels s'cjouteut une chaleur fugace à la figure et à la face palmaire dos mains en même temps qu'à la plante des pieds ; une toux plus ou moins incommode, ordinairement sèche et sonore, avec ou sans douleur de poitrine. Celte période, qui peut durer fort longtemps, des années même, est la plus importante à recoDiiaitre, parce qu'il y a encore possibilité, par des moyens énergiques, de prévenir le développement complet de la pnthisie.

Dans la deuxième période, on observe encore les mêmes symptômes, mais ils sont plus intenses, et si la maladie est du genre humide^ la toux s'accompagnera d'une expectoration plus ou moins abondante et les crachats deviendront épais, jaunâtres, verdêtres cendrés; il s* y mélo souvent des gni* meaux puriformes. La fièvre lente se met de la partie, continue, rémittente, parfois ioter* mittenie dans les commencements; elle a do particulier encore, que les frissons se montrent le soir et les sueurs dans la matinée ; il y a aussi une exacerbation vers le milieu de la journée, surtout après que le malade a mangé. Ces désordres amènent l'amaigrissement, de la faiblesse quoique l'appétit resta

PHTHI^IP

PHTHIS^

sse

l^n ; disons nii^ui : il s*açrolt en ^aispu des progrès de rém^cialion* Et pourtani le phthisiqut) conter VQ toute sa sérénité* d'esprit, une grande ipsouciance pour tout ce qiii çodcerne sa santé ; il ne croit pas être ep proie à la phlbi^ie.p^lmonai^e I

Dans cette période, l'abcès où foyer puru- }çjit peut rester clos, et par conséquent la 19UI rester sèche.

' EnQn, dans ]^ {roisiime période, tout annonce une grande colliqualion : le matin, ce sont des sqeurs abondantes qui épuisent Içs fprces, et la diarrhée qui les anéantit; l'urine est trouble et couverte d'une pellicule grasse; la fièvre a ^eux redoublements par jQur, l'un dans le milieu de la jourqée, l'autre le çoir; la respiration est laborieuse, la prostration des forces devient extrême, les yepi^ §ç cavent, les cheveux tombent, des ulcérations se manifestent dans là bouche,

!jl Tinflammation s'étend parfois jusque dans *brpiUe interne, ce qui donne lieu à des douleurs extrètpenient vives et tourmentantes f)our l'individu qui les éprouve; néanmoins 'appétit persiste encore ; il devient plus vif* Tespérance se soutiept toujours malgré I affaijilisseinenl extrême, et quoique Pexpectoration soi( dé plus en plus abondante ^t fédide; chez les femmes les menstrues se ^Vipprimeot.

Aux approches du terme fatal , leç extrépûités ioferieures s'infiltrent, Iî^ voix devient raùque, ôi^ il y a aphonie , les symptômes ^'angine $Qnt plus manifestes , la diarrhée çQlliquative âe plus en plus fréquente et ^pondante, la dyspnée est excessive, la respiration slertôreuse , l'expectoration s'arrête; fipân Iq mort arrive, rapide ou lente, quelquefois avec hémorragie.

A propos d*hémorragie, nous devons faire pbserver que, d'après certains observateurs, toutes les fois que l'hémoptysie n'est pas profluite par une lésion extérieure, c'est un indice certain de tubercules pulmonaires ; elle en formerait même la première scène ^u début , quand elle se montre avec une certaine force, sans cause appréciable , chez 4n individu paraissant jouir de la meilleure santé , à plus forte raison si l'individu est 9gjé de trente à quarante ans, mal conformé , et tousse depuis longtemps. Laennec assure que ce signe est presque infaillible, et son autorité est «d'un grand poids.

Npvis ayons narlé de la percussion et de l^^usciiltaiipn^ ^ue nous avons dit être séparément t^n auxiliaire puissant de diagnostic ; nous ^ÇYPns ajouter, pour être vrai, que la|' prcmîèrç tfè^l d'iaucune utilité, toutes lés foi; quî^ fç parençhyipé dii poumon és| saki autour dJBS tubercules 'çn^s ou ramolhs. le di^Pjus : le'spn feixduparle tl^orax i>ereu(é ^sj pluj çtafr,'sf clair même quelquefois, qu'oï^ pourrait croire à un pneuii^o-lnorax.' * Quant à l'auscultation, elle est également inho^lé; car oh a'troùvë de^ns quelques cas, rares \\ ^styrai , mais pourtant pronortionnellement assez nombreux « cas ifnalheuréusj^n^én^' t^op communs de la phthisie pulmonaire, qui lait pirir un sixième des hommes

au mqins dans les grandes villes, on a Iro-jTé, disons-noys, des tubercules ramollis % grand nofnbfe dans les poumons des sujets morts de phthisie, et cependant peu de teûips avant que l'indiyidu meure , on avait eatendu le bruit d'expansion pulmonaire cosine dans l'état normal. D'autres fois, et c'est le plus souvent, il était mêlé au rMe broochiQue humide, tel qu'il existe dans leseatarrpes pulmonaires les moins intenses. Ge n'est p^s tout, Laennec a entendu lapectoriloqnie d'une manière évidente chez des individus affectés de catarrhe chronigue, sans aucun symptôme de phthisie ; et cnez d-istres. il a trouvé de vastes cavernes saospectoriioqiiie. Enfin, la respiration caveméose peut exister sans qii'il y ait la plu; petiiei»verne dans le poumon; donc }i né faudrait pas trop compter isolément sur les signes fournis par l'auscultation.'

Auirti cofuidéraiiçns. |^a phthisie est plus fréquente chez la femme que chez rhûmme, dans uqe proportion, pour Paris, ::5,Sffî: 3,960 sur 9,549 malade^. ^We se (DODlre à tous lea âges de la vie, puisque le fœtus n'en est pas exempt, et qu'on pçut inouriFi cent ans de cette maladie, bien plus fréquente, il est vrai, die vingt à trente e^ de trente à qui* irante ans qu'aux autres âges. {111e est la plus commune et la plus clangeroMsa de toutes les maladies chroniques. Sa durée yarie beaucoup, puisque chez certains ^pjets elle ne dépasse point quelque^ mois, tandis que che^ d'autres elle s'eteQd dos années entières : cela a lieu surtout chez les femmes , en qui la phthisie peut durer biQn longtemps s^ns compromettre l'existence , c'est-à-dife, tant que les règles continuent de couler; mais à l'âge critique la malade est perdue 3ans ressources.

Le traitement do la phthisie estoopr^ pkylactique ou curcUif. Ainsi , quand un en-; fanl nait d'une mère phthisiqae, on doit lui donner une nourrice étrangère, l'éloigner môme du foyer paternel, si le climat n'est pas favorable au développement phjsique du nouveau-né , dont il faut modifier ou changer les dispositions organique ; jeune, on lé garantira des variations' de 1 atmosphère , on le fera ^e livrer à des exercices ^ui développent la poitrine et .fortifient lc$ poumons ; la gymnastique, le saut à la eorde en arrière , rexer<*.ice a cheval, le toutaiec modération ; mais on évitera la course, Tei* crime, le chant, lesiciats devoix, lesjMÙsons excilantes:^ ^cilueuses, le -jeu de certains instruments. Plus âgé, on leai^ chera de prendre tioe pi^ofession qaifavorise le dévêloppemeintdela maladie; on lui»* lordira le coït , ou ^u moins il lui sera prescrit de n'en use; qu^avec la plus granile resnrve, et de s'affralcbir de toute impression morale trop viyé. Vêtu d^un gilet de Mi^^ et de bas de laine ^ assujelti à un rém^ végétal plut6l qu'animal , fuyant tous les vents froids et âpres; il devra recourir à ufl<J petite saignée sitôt qu'il se manifestera io moindre signe d'un état inflammatoire dan»

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