‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 160 sur 209 · POISONS · texte numérisé non relu

POISONS

rOLYSARCIE

agît d'une manière nuisible sur les pro* priélés vitales et les tissus de nos organeSt et cela au point de déterminer des accidents^ graves et même la mort.

Dans le principe, on avait donc donné le nom de poison aux venins, aux virus, etc. ; tandis que plus tard on a réservé cette dénomination pour les substances délétères des règnes minéral et végétal. Adoptant celte manière de voir, et sachant que les poisons agissent sur Thommededifférentes manières, suivant la nature de la substance qui a été employée» ou imprudemment avalée, nous devons examiner de quelle nature sont les accidents qu'ils déterminent.

Vica, dans sa division des poisons, généra* lement admise par ceux qui sont venus après lui, les distingue en irritants^en narcotiques f en narcoiico^âcres et en septiqueiy attribuant à chaque classe des accidents spéciaux qui servent à distinguer la nature de Tempoisonnement ; ainsi les

Poisons irritants^ déterminent un sentiment de chaleur Acre dans la bouche etTar* rière-bouche, une constriction à la gorge, la sécheresse de la bouche et de TcBsophage, des vomissements violents de matières bilieuses et quelquefois sanguinolentes, qui bouillonnent sur le carreau, si leur nature est acide. A cela se joint une douleur épi-

Sastrique et ventrale plus ou moins vive, e Tanxiété, beaucoup d'agitation, et Taug-* mentation des douleurs à la moindre pression. Les

Poisons narcotiques^ au contraire, ne produisent que peu ou point de douleur àTépigastre, mais quelquefois ils donnent lieu à une sorte d*endolorissement général, è des verliges, à raiïaiblissement des membres inférieurs , affaiblissement qui peut aller jusqu'à l'impotence ou paralysie; à la dilatation des pupilles, à la stupeur, au coma et à des mouvements convulsifs légers.

Quant aux

Poisons narcoticO'àcreSf ils agissent, ou d'une manière continue^ et provoquent, soit les symptômes d'une excitation cérébrale, unis a ceux du narcotisme, soit les symptômes propres à TinOammation du viscère sur lequel le poison a agi ; ou d'une manière intermittente^ et alors on remarque des convulsions violentes qui, après quelques instants de durée, s'arrêtent tout à coup pour i*eparaltre ensuite. Ces sortes d'accès convulsifs se renouvellent un plus ou moins grand nombre de fois avec yeux saillants et convulsés, ladçue, gencives et bouche livides, suspension de la respiration, immobilité du tronc ; tout cela souvent sans altération des facultés intellectuelles. Les

Poisons septiqueSf enfin, donnent lieuè des accidents divers, suivant la nature de ranimai qui a fait la morsure.

Le traitemeut des maladies produites par les poisons varie donc suivant la nature de la substance qui a servi à les produire, et suivant aussi les symptômes que l'on observe ; mais il est une règle générale qui est applicable à tous les cas d'empoisonnement,

c'est que si la matière vénéneuse estsuscepti* bled'étredénaturée,etaétéavaléedepaisp6«i, il faut employer le contre-poison ou antidate. Puis, s'agit-il d'un poison irritant oui n'i

[»as été entièrement vomi, on administre 'antidote par la bouche, ou ondonnede même l'émétique, afin qu'il soit rejeté en totalité Mais, pour en venir à ce dernier moyen, il oe faut pas que le poison ait d^à enOammé l'estomac, car, sans cela* le vomitif augmenterait la phlogose ; mieux vaut donc, dans les cas douteux, s'en tenir aux delà vants. Ainsi, s'agit-il d'un acide? on donne ce la magnésie délayée dans de l'eau : d'un sel de cuiîre ou du sublimé ? on gorçe le malade d'albumine (blanc d'œuf) étendue d'eau : d'un alcali ? on administre de l'eau vinaigrée, etsi des symptômes de phlogose se manifestent, on emploie les antiphlogistiques.

Si, par eas, le poison a été introduit dans l'économie par l'anus, on fait pénétrer le contre-poison par la même voie, c'est-^dire, qu'on donne en lavement les mêmes remèdes qu'on aurait administrés par la bouche, et on place des sangsues au fondement.

Dans l'empoisonnement |)ar les narcotiques, il faut faire vomir immMiatefflent par l'émétique et puis purger, ayant l'attention de ne jamais donner des l>oisson$ acidulées, avant d'avoir obtenu l'expulsion du poison par le vomissement. Ce résultat obtenu, on administre alors toutes les cinq mimutes une tasse d'eau acidulée avec da vinaigre, avec du suc de citron, ou renduo stimulante à l'aide du thé, du café, etc., si déià on remarquait quelques accidents cérébraux.

On ne connaît pas encore d'antidote pour les poisons narcotico-àcres ; et ce qui est bien pis, c'est q .e le traitement vane, suivant que l'individu a mangé des champignons, pris de la noix vomique, de la fausse angusture, avalé du tabac,de la ciguëyetcde l'alcool, ou enfin ingéré dans son estomac du seigle ergoté, etc. Voy. art. Gigub, Tabac, etc.

POLLUTIONS. ¥oy. article Spbrmb.

POLYPE, s. m., polypuSf de ir»)ivr «eCc, plusieurs pieds.

En pathologie chirurgicale, on appelle polypes des excroissances de volume et de consistance variables, dans la composition desquelles il entre du tissu cellulaire, du tissa fibreux, des vaisseaux sanguins, et des matières gélatineuses et albumineuses plus ou moins concrétées, ce qui les rend mollasses, dilatables, contractiles et très-vivaces.

Les fosses nasales et la cavité de la matrice sont les lieux oii le polype se développe le plus communément, quoiqu'il puisse se montrer ailleurs ; sitôt qu'on s'aperçoit de son apparition, il faut l'étreindre par uoe ligature, s'il est pédicule, sinon le tordre et l'arracher, ou l'enlever d'un coup d'ioslrument tranchant, puis on cautérise la plaie qu'on a faite.

POLYSAHCIE, s. f., polysarcia, de tf^^^^ 9àpiy beaucoup de diair ou embonpoint excessif. — Ce qui caractérise la polysarc'^»

PÔftREAU

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