POULS
c'est une corpulence remarquable due à Taccumulation très^considérablede graisse dans toutes ou seulement dans quelques parties du corpsy d'où naissent le trouble des fonctions, la difficulté des mouvenients, la gêne de la circulation, des sécrétions, des excrétions, et la disposition du corps tout entier aux inflammations érysipélateusos, aux abcès, à la cachexie, à l'hydropisie.
Les causes qui produisent la polysarcie sont une nourriture très-abondante et trop succulente, la constitution muqueuse ou Ivmphatique du corps, l'oisiveté et le défaut de mouvement, la cessation d'hémorrhagies habituelles, ce qui rend cette inCrmité commune chez les femmes après l'Age critique. Toutefois, nous devons admettre une cause congéniale inconnue, car nous avons connu des personnes qui mangeaient très-peu et engraissaient démesurément, et d'autres qui sont restées toujours maigres quoique mangeant beaucoup.
La meilleure manière de traiter la poly* sarde, c'est de garder la diète, de s'astreindre î un régime Tégétal aqueux associé à beau* coup d*exercice, et la privation du sommeil ; c'est-à-dire qu'il faut agir beaucoup, peu dormir, si réellement on veut maigrir ou ne pas engraisser, et exciter certaines excrétions, entre autres et surtout la sueur, les selles, etc. EnBn, dans les cas extrêmes, on administre l'iode : toutefois, nous conseil- Ions d'en user avec précaution, à cause des accidents qui pourraient résulter de son usage longtemps continué.
PORCELAINE, s. f., esiera; petites pa-
{ules rouges, dures, parfaitement semblables celles que détermine la piqûre des punaises, soavent à peine perceptibles , accompagnées d'une démangeaison très-incommode, et disparaissant au bout de quel- Îpes jours.— Quoique de légers mouvements ébriles accompagnent cette éruption , elle est absolument sans danger, et il suiTit de se tenir tranquille pendant quelques jours, de manger peu et de boire abondamment d'une boisson rafraîchissante, pour la voir se dissiper. Cependant, comme la cause de la porcelaine est gastrique ou catarrhale, un vomitif convient parfaitement au début , on termine le traitement par un purgatif et des vésicatoires.
PORREAU, s. m., porrui, de nopoçy durillon, callosité. — Quelques praticiens désignent par celle expression Tendurcissement de la peau, soit qu'il s'opère dans une grande étendue, et alors il est le principal symptôme, le signe caractéristique de la maladie généralement décrite sous le nom d'ËNDURcissBMENT du tissu cellulairc du nouveau-né {Voy. ces mots) ; soit dans quelques points seulement de la surface du corps; et il constitue, dans ce cas, ce qu'on appelle înlgairement des verrues ou callosités des mains, réservant l'expression de porreau pour les végétations cutanées des parties génitales, symptomatique do l'affection syphilitique. Voy. Syphilis.
11 suffit d'étrangler les verrues avec une
soie quand elles sont pédiculées, ou de les couper avec un instrument tranchant, et d'en cautériser ensuite la racine pour les faire disparaître. Et quant aux porreaux propre* ment dits, ils se renouvelleraient sans cesse, si on n'ajoutait au traitement chirurgical l'usage interne et longtemps continué des anti-vénériens.
PORRIGO. Yoy. Teigne.
POULAIN. — Expression devenue populaire, et dont bien des gens se servent encore pour désigner le bubon de l'aine. Foy. fiu-
BOtf.
POULS, s. m., titi/«tt«.— Tous les prati« ciens, et les gens au monde eux-mêmes, font jouer un si grand rôle, mettent une si grande importance à l'étude des signes fournis par le pouls, qu'il nous a semblé nécessaire de consacrer quelques pages aux enseignements réels que 1 on peut tirer de l'exploration de l'artère radiale. Je dis de la radiale, car tout le monde sait que c'est en ce lieu qu'on tàte le pouls, pour constater les caractères divers que ce vaisseau offre dans ses battements»
Us sont relatifs au nombre de pulsations au*il présente dans un temps donné, à leurs degrés de vitesse, de dureté, de force, d'égalité ou d'inéçalîté, etc.« qui varient suivant une foule de circonstances que Ton a appréciées avec assez de soin pour en tirer des règles seméiotiques assez constantes.
Et, par exemple, on sait non-seulement que, dans les maladies stbéniques, le pouls est fort, dur et difficile à déprimer; qu'il annonce un grand degré d'irritation et 1 état inflammatoire quand il est vif, fréquent, résistant ; mais encore qu'un pouls lent, mou et moins fréquent, annonce peu d'irritation et de. spasme, alors qu'un pouls mou et facile à comprimer, qui cède sous le doigt, décèle une grande faiblesse ; et encore, dans ce dernier cas, faut-il avoir égard h la température de la peau ; car il est très-rare qu'avec une chaleur forte le pouls soit mou et faible, et s'il baisse à mesure que la chaleur, la douleur, le délire acquièrent de l'intensité, c'est alors un signe assuré d^ADYNAiiiR. Voy. ce mot.
En outre des connaissances qu'on tire de la force ou de la faiblesse du pouls, il est un enseignement essentiellement pratique qui se tire encore de sa duxeté et de sa mollesse. Ainsi, on doit savoir que tous les bons médecins admettent, dans les maladies, la période de crudité ou d*augment, et la période de toction ou de déolin et de crise ; eh bien! V. Broussonnet, qui a distingué le pouls, selon qu'il est acriiigfuet o'est-a-dire annonçant la période de crudité, ou criliotie, et annonçant la coclion ; Broussonnet, disje, assigne la dureté comme caractère du premier, et la mollesse comme signe du second. Il avait le soin de faire observer que les vieillards présentent toujours un pouis dur, soit par rapport au peu d*é1asticité de leurs artères, soit aussi parce que leurs maladies ne se terminent guère par crises.
Le pouls présente souvent des inégalités : ainsi, il est intermittent dans les aoections
POUBION
PROSOPALGie
abdominales et dans cerlaiiies maladies du cœur; dicrote, c'est-à-dire frappant deux fois le doigt, bis feriens, avant ou après une hémorrhagie symptomatiquc; myurus, ou en queue de rat, dans les maladies graves et aux approches de la mort; formiculaire, ou annonçant la prostration des forces vitales, etc. Toutefois, il est une règle générale dont il ne faut jamais se départir et qu'il ne faut pas oublier, quand on s'occupe du rhythme du pouls, de sa dureté, de sa fréquence : c'est que ces caractères généraux ne sont pas l(.»s mêmes chez tous les individus, et que mémo ceux qui leur ont été assignés suivant les Âges ne sont pas exempts d'exception; au contraire : ainsi, on cite des personnes, et l'empereur Napoléon était de ce nombre, dont le pouls n'a jamais donné que quarante pulsations par minute, alors qu'il est rare que dans la vieillesse, il ne donne pas au moins cinquante pulsations dans le même espace de temps. Reste que, si l'on veut apprécier l'état du nouls sous le rapport au nombre de ses pulsations, on doit savoir que l'artère bat habituellement de 120 à 140 lois par minute chez le nouveau-né et dans les premières années de la vie; de 100 à 106 fois vers cinq et six ans ; 90 fois environ à sept ans ; 80 fois environ à la puberté ; 65 à 70 fois dans l'âge adulte ; 60 fois environ à soixante ans, et 50 fois et au-dessus dans un âge plus avancé. On doit savoir également que, dans l'état naturel, le pouls bat plus souvent, dans un temps donné, chez les femmes que chez les hommes, chez les personnes irritables que chez les individus lymphatiques, le soir que le inatin, après qu'avant le repas, etc. Sans ces connaissances préliminaires , on commettrait des erreurs graves dans le diagnostic des maladies, erreurs qui pourraient avoir les conséquences les plus fâcheuses.
POUMON, s. m., puimo, Tr^fv^s^v, de ttvîw, je souffle, je resnire ; organe essentiel de la respiration. — visibles dès la sixième ou septième semaine de la vie intra-utérine, les premiers rudiments des poumons apparaissant à cet te époque; on les reconnaît à ce qu'ils sont alors petits, blancs, très-rapprochés l'un^ de l'autre, tout lisses et situés au bas de la poitrine, au-dessous du cœur, qui les dépasse beaucoup. Bientôt apparaissent sur les côtés (externes, des échancrures qui annoncent leur séparation en lobes ; et peu de temps après ils apparaissent globuleux, granuleux et pleins.
Après cette époque, les parois de la poitrine se forment de plus en plus, et vers la onzième ou douzième semaine cette cavité est tout à fait formée, môme le sternum ; enfin, vers le quatrième mois, la couleur des poumons, de blanche qu'elle était, devient colorée; mais ils sont toujours denses, et restent ainsi jusqu'à la naissance. Quoi qu'il en soit, ces organes alors ont assez de volume pour remplir les deux cavités de la poitrine, dans lesquelles ils sont renfermés. Nous disons les deux cavités de la poitrine, car la plèvre, membrane séreuse qui fixe les poumons dans la poitrine , qui leur sert d'enveloppe et de soutien, formant une cloison entre les
d€ux poumons, appelée médiastiu, cl cHia cloison divisant le thorax en deux parties, il adû nécessairement en résulter deux cavités qui logent, chacune de son côté, le poumon, que la plèvre recouvre en y adhérant.
Ainsi donc, séparés l'un de l'autre par le médiastin et le cœur, distingués eu droit et gauche, le premier plus gros que le second, les poumons sont des organes mous et trèsflexibles, élastiques et crépitants. Ils ont la figure d'un cône très-irrégulièremeDt ^M en dedans, ayant la base en bas el le soniDiel en haut. Leur couleur est d'un gris fauve, pâle, tirant sur le bleu ou le gris, iDterrompu par de petites taches bleuâtres, noires oo brunes, disséminées, et plus ou moins multipliées ; ils sont plus légers que les autre» organes, et surnagent à la surface de Teau; ce qui n'a point lieu quand l'air ne les a )ias encore pénétrés, c'est-â-dirQ chez l'enfant qui naît asphyxique ou apoplectique, chez le fœtus mort-né.
Quant à leur texture , il résulte dus travaux de Malpighi, Bartholin et autres que» loin d'être parenchymateux, les poumons sont composés de lobules extrêmeineni petits, dans lesquels viennent se rendre les dernières ramifications des bronches , des artères pulmonaires et des veines du même nom; ils sont, en outre, parsemés de vaisseaux lymphatiques et de nerfs. Ces lobules. réunis entre eux par du tissu cellulaire, forment d'autres lobules de plus en plus volumineux, dont l'ensemble constitue la masso des poumons.
POURPKK , s. m., purpura. — C'est une maladie exanthématique qui, lorsqu'elle so manifeste par de petites taches rouges, est synonyme lie Pétechie {Voy. ce mol); tandis que lorsque l'éruption est sous forme de grains de millet et de couleur blanehe, elle prend le nom de Miluire (Voy. ce mot.)
PRESBYTIE , ou presbiopia. — Vue doo distincte quand on regarde les objets de près, et nette quand elle se porte sur des objets éloignés. C'est tout l'opposé de la myopie : aussi y remédie-tnjn à l'aide de verres convexes. Voy. Vision.
PRIÂPISME, s. m., priapimus: genre de névrose de la génération, qui consiste dans des érections fréquentes et douloureuses, avec sentiment d'ardeur brûlante au pénis , sans penchant aucun à l'acte vénérien.
Ce fiui occasionne le priapisme, ce sont principalement la continence, uu écoulement urélral, les calculs de la vessie, Tusage intérieur des cantbarides, etc. Il serait donc purement symplomatique.
Le traitement qu'on doit lui opposer, c'esit en général , un régime végétal , rafraîchissant, etc., et, en particulier, celui de la maladie concomitante. Un moyen qui nous a souvent réussi, ce sont les frictions au mw avec un gros de camphre en poudre loéïé à de la salive, pratiquées plusieurs fois paf jour, et principalement le soir en se c<»th chant.
PUOSOPALGIE , s. f. , prosopalgia , Je
PSOITIS