‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 166 sur 209 · RU11MAT1SI · texte numérisé non relu

RU11MAT1SI

RHUMATISME

mcrtume de la rhubarbe leur parut désagréable , mais ils finirent par s'y hatûtuer. Et d'ailleurs le succès est si encourageant pour nous inviter à la persévérance I

On a bien parlé encore des propriétés vermifuges de la rhubarlte ; mais c'est plus en agissant comme tonique, et en s*opposant à {a procréation de ces insectes, que comme antnelmintbique, qu'elle agit.

Les doses de la rhubarbe en poudre diffèrent suivant Teffet qu'on veut obtenir. La donoe-t-on comme tonique, 4, 6 grains et plus suffisent. Veut-on qu'elle produise un effet pureatif , alors on la porte à la dose de 90, tô, w grains et plus. Du reste, cela est subordonné à Tidiosyncrasie particulière de rindiîidu ; car j'ai connu que 10 grains de rhubarbe, pris le matin à jeun, purgeaient convenablement.

Pour l'infusion, on emploie au moins de 6 à 8 grammes de rhut)ait>e concassée, pour 250 grammes d'eau. La simple macération à froid exige une dose double.

L'extrait aicooliaue de rhubarbe purge très-bien è la dose ae }0 è 12 grains.

RHUMATALGIE. -«Ce mot est synonyme de rhumatisiue.

RHUMATISME; s. m., rkeumatiimuê.rktunuualgia^ de éiMum^akyÇf douleur fluxion- Daire, ou par fluxion.

Les uosologistes ont donné le nom de rhumatisme à une inflammation spécifique, qui a pour caractères spéciaux : une douleur dans une partie musculeuse, membraneuse, ou aponévroti(}ue, avec gonflement du tissu cellulaire environnant; survenue à la suite d'uu refroidissement. Cette douleur est avec ou sans Gèvre, avec ou sans changement de couleur de la partie douloureuse ; avec ou snos gonflement et tension du point enflammé ; c'est pourquoi on l'a divisé en rhumatisme froik et en rhumatisme chaud.

Quelques médecins ont voulu le distinguer également en articulaire^ mtiicii/atre, fibreatt^ iynotial^ afin d'en indiquer plus particulièrement le siège ; mais ces dernières distinctions sont trop peu importantes en pratique pour que nous nous y arrêtions ; les seules donc que nous admettrons, ce sont celles de rhumatisme aigu ou fébrile, et de rhumatisme chronique ou sans lièvre. Disons, avant de passer outre, que ce qui le distingue des inflammations proprement dites, c'est la facilité avec laauelle la douleur se déplace pour se porter d'un point sur un autre, d'où des métastases plus ou moins fâcheuses, suivant l'importance de rorgar.e consécutivement afl'ecté. Ces métamorphoses du rhumatisme sont très-susceptibles d'en imposer, à bien des égards; mais, fort heureusement pour Le médecin et le malade, que l'intime connexion de l'état morbide avec les vicissitudes atmosphériques, ou, hour ainsi dire, la nature en quelque sorte barométrique du malade, font que le moindre changement de tompéiature détermine do suite une aggravation du mal , et cette circonstance seule sert déjà avanCageusement h éclairer le diagnostic.

Le rhumatisme se déclare dans la presque totalité dos cas, spontanément, et quoiqu'il

[misse se manifester à toutes les époques do a vie, c'est principalement chez les individus Aeés de vingt à vingt-cinq ans qu*i2 s'établit de préférence s les femmes y sont aussi moins sujettes que les hommes, et ceta tient sans doute aux habitudes et aux travaux de ces derniers, qui sont plus exposés qu'elles aux intempéries des saisons et auj refroidissements, pendant que le corps transpire abondamment; peut-ôtre aussi parco qu'ils sont plus fortement constitués, l'expérience ayant appris que les personnes fortes, pléthoriques, sont dans les conditions les plus favorables au développement de cette atfection. Ce n'est pfts que les individus qui se trouvent dans des conditions contraires ne jmissent en être également affectés, mais c'est plus rare : quoi qu'il en soit, chez les uns et les autres l'hérédité y prédispose d'une manière si particulière, qu'avec uno pareille prédisposition, nul tempérament, nulle condition n'en sont exempts, à plus forte raison quand on habite des lieux bas et humides, que l'on couche au bivouac, qu'on se jette à 1 eau le corps étant en sueur, au'on sort du bal ou d'une salle de spectacle rortement chauffée, pour s'exposer a une température froide et humide, on bien à un courant d'air frais ou froid, etc. Du reste, bien des causes y prédisposent, et, parmi les

Elus communes, on cite la suppression dçs émorragies habituelles, d'un exutoire, d'uno éruption cutanée; rinfluence de certaines passions et l'abus des plaisirs vénériens, probablement à cause du relâchement qu'ils

Eroduisent dans les tissus du corps vivant; ien des faits établissent d'ailleurs l'influence de cette cause.

A quels symptômes reconnatt-on !e rhumatisme? Ceux qfui le caractérisent spécialement sont: une douleur variable par son intensité, suivant le tempérament des indivividus, et qui peut être contusive, pulsntive, lancinante, déchirante, sujette à exaccrbations le soir et la nuit; une chaleur plus ou moins intense, ordinairement Acre et mordicante comme celle de l'érysipèlo, plus sensible pour le malade que pour le médecin, et qu une sensation, parfois assez vive, de froid peut remplacer; une tuméfaction et une rougeur que nous avons déjà dit n*êtro pas constantes ; la roideur de l'articulation,

3uand c'est un rhumatisme articulaire ; h* érangement de certaines fonctions, quand c'est un rhumatisme viscéral, etc. Alors lor-

(;anisme tout entier ne reste pas étranger à a souffrance de l'organe, une réaction fébrile se manifeste, et colle-ci, après avoir Ëarcouru un ou plusieurs septénaires, s'afliblit insensiblement et disparaît complètement après d'abondantes sueurs, des urines sédimenleuses, des exanthèmes, la salivation, etc. L'ordre rétabli dans l'organisme, le rhumatisme se termine lui-mèrae par résolution, ou il passe à l'état chronique.

La phlogose rhumatismale se termine-t-ella par suppuration, par induration et par gan-

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