‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 168 sur 209 · ROUGEOLE · texte numérisé non relu

ROUGEOLE

ROIGEOLE

rhuranlîsme articulaire et musculaire , et ffu'il est des cas où il faut en interrompre radministralion , la tolérance ne pouranl s'établir. Delpech a observé à son tour que la convalescence des malades qui y ont été soumis est souvent longue et pénible, à cause sans doute de la véritable intoxication qui atteint la vie dans ses bases : donc il ftiut ôtre très-réservé dans son emploi.

Le nitre à la dose de dix gros pariour, pendant quatre fc cinq jours, faisant boire en même temps une grande quantité d'une infusion de sauge ou d'eau de gruau prise chaude. Ce médicament, conseillé parBrocklesby dans le traitement du rhumatisme aigu, â eu, entre les mains de M. Gendrin et autres, d'excellents résultats.

Le colchique (Vautomne^ qui, suirant les expériences du docteur BardTsley, est tout à Ja fois puissant, diurétique et violent purgatif, ce qui peut être de quelque utilité dans certains cas, , * .

Le gaîac (baume de), que Pringle administrait à. rheure du coucher à une dose forte et laxative (un scrupule et au-dessiw), dissous dans l'eau à l'akle d'un jaune d'œuf et auquel il ajoutait cinq grains de sel de corne de cerf. Clark en a obtenu également d'excellents elfcts. Hufeland en vante la dissolution de sa résine dans du taffia.

Les frictions mercurielles que Murgrave, Pringle, Mead, Monro, rappelaient jusqu'à déterminer la salivation, et nue nous avons vu réussir sans que le phtyalisme soit survenu, ce qui est bien préférable.

Le savon blanc, à la dose d'une demionce en pilules, pris à titre de laxatif et de dépuratif. Ce médicament agit bien mieux encore quand le malade, après av^ir avalé sa pilule savonneuse , boit immédiatement un verre d'une tisane sudorifique, et qu'il répèle cette boisson dans la journée.

Le sulfure d'ammoniaquey h la dose de deux ou trois gouttes, plusieurs fois dans la journée ; le sulfure de chaux antimonié et la liqueur qu'on en prépare.

Pr : suif, de chaux antimonié, 3 gros.

F. bouillir dans de l'eau de fontaine 5 livres, et réduire à h livres. Le conserver dans des bouteilles bien bouchées. Dose: 2 à * onces dans la journée.

RHUME, s. m. — U est synonyme de Catarrhe pulmonaire.

RHUME DE CERVEAU. — C'est le nom vulgaire du Coryza.

ROUGEOLE , s. f. , morbili. — Régnant épidémiquement dans tous les climats , quoique certaines constitutions de l'atmosphère soient plus favorables que d'autres à son développement, la rougeole se déclare communément au commencement de Thiver, augmente jusqu'à Téquinoxe du printemps , pour disparaître entièrement vers le solstice d'été.

On la contracte à tout âge, mais plus particulièrement dans l'enfance, et plutôt encore dans l'âge adulte que dans la vieillesse; c'est ordinairement par contagion qu'elle se I)ropagc.

Une fois le corps infecté, la période d'irw Gubation et d'irritation commence. Cette période , qui dure ordinairement trois ou quatre jours, a pour caractères : un frisson plus ou moins intense avec des alternatives de froid et de chaud , une fièvre â type rémittent , parfaitement semblable à ta ^èvre dite catarrhale , mais qui s'en distingue par une toux sèche et brève toute particulière, par le ooryza, l'étemument, la rougeur et le larmoiement des yeux qui ne peuvent siip* Sorter l'éclat du jour. Les symptômes et la èvre vont croissant de plus en plus jusqu'au moment de Tirruiition: il s'y joint la tristesse, l'anxiété, de la céphalalgie siacipilale^ si c'est un adulte, ou seulemeDt une douleur de tête gravative, si c'est un enfant ^ et quand la maladie est intense, l'assoupissement, le délire, des convulsions, et fréquemment au^si la diarrhée. ^

A ta fin de cette première période, apparaissent des petites taches rouges, qui ne s'élèvent pas communément au-dessus da niveau de la peau , quelquefois cependant un peu proéminentes, mais ne produisant jamais de pustules. Cet exanthème , qui se montre d abord au visage et aax mains , se répand successivement à l'abdomen et à la

Eitrine avec gonflement lég^ de la peau li n*enfle pas autant néanmoins que dans variole) , et aggravation de l'affection des yeux et de la toux; elle dure communément trois ou quatre jours, pendant lesquels les taches se multiplient par de nouvellos éruptions , et au bout de ce temps elles pâlissent et disparaissent dans le m^mc ordre qu'elles ont paru. La toux et rin* flammatiôn oculaire diminuent aussi proportionnellement. N'oublions pas quà dater du moment où l'éruption paraît, la fièvre doit cesser, et que , si elle persiste , c'est gu'il y a quelque complication , ou une irritation considérable du tissu cutané.

Enfin, du sixième au septième ou du huitième au neuvième jour, la rouçeur des taches s'obscurcit et la desquammation commence à s'opérer, c'est-à-dire que l'épidermo se détache en petites parcelles ou écailles qui ressemblent à du son ; on a vu» dans quelques cas, toute la surfoce du corf»s couverte d une poudre fusfuraoée semblable à de la farine. Cette opération de la ilature dure plusieurs jours, et si l'exanthème était

{leu considérable , la desqnammation esi si égère qu'on ne s'en aperçoit guère ; il survient en même temps des sueurs et des urines critioues , et presque toujours aussi une diarrhée très-salutaire. Dès lors tous les symptômes se dissipent. Mais si la maladie était confluente, si la desquammation a été troublée , la toux et la difficulté de respirer peuvent persister encore , durer lunetemps même , et la fièvre reparaître. Elln est l'indice d*une inflammation internet viscérale , qui peut amener le marasme, l'anasarque, ou des diarrhées rebelles ; l'ophtalmie elle aussi peut passer à Fétat chlronigu®' Il est k peine inutile de faire remarquiT que la rougeole peut être simple (béniguej,

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