‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 169 sur 209 · RUE · texte numérisé non relu

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ou se compliquer de fièvre inflammatoire , d'un élat gastriqtie bilieux, elc, d'où résaltent des anomalies diverses dans sa forme et dans sa marche, rvonséquerament dans son traitement. D'où U nécessité d'étudier la conslitutioa médicale régnante, pour savoir si les maladies qu'on observe sont inflammatoires, bilieuses, putrides, etc., afin d'employer les moyens de guérison convenables aux cas observés.

TraUement. Ln rougeole consistant d'une [)dr(: en un principe contagieux absorbé et porté dans l'organisme vivant; d'autre part : fa réaction fébrile, qui se manifeste pendant la période d'incubation , étant le résultat des efforts que fait la nature médicatrice pour. se débarrasser du virus rubéolique, il faut donc t quand la maLidie est bénigne , l'abandonner k la sollicitude vigilante de la force vitale , et favoriser ses tendances, habituellement salutaires, en couvrant modérément le malade sans l'échauffer, et en évitant tout ce qui pourrait le refroidir. Ainsi règle générale «hez les enfants , attendu qu'il est impossible d'arriver chez eux à ce résultat autrement que par le séjour au Ut , il faut nécessairerpent les y tenir pendant quinze jours en été , et trois semaines en lûver, à dater du commencement de la mal(<die; porter la température de la chambre k 15' R.^ et les empêcher de s'exposer an grand air avant six semaines. Des précautions , la diète, ou une alimentation légère, antiphlogistique I d'aJ^ondantes boissons et k la fin un léger purgatif suffisent. Cependant, k cause de rophthalmie, il faut tenir le malade dans l'obscurité , lui bassiner les yeux avec du lait tiède ^ une décoction de guimauve ou de mucilage de coings : k cause de la toux, il convient de jçorgcr le sujet de tisanes d*orge ou d'avoine et de lochs raucilagineux, auxquels on ajoute de l'Uuile, et des narcotiques quand il y a beaucoup d'irnlation. Kt par exemple

Pr. : Huue d'amande douce... 1 gros. — Eau de fontaine .. 2 onces. — Mucilage de gomme arabique... S« Q. — Faites émulsion et ajoutez :

Elirait de jusquiame... 2 grains. — Sirop d'orgeat... 1 once. — M. Dose : une cuillerée à café souvent répétée.

Quand la rougeole est compliquée par un état inflammatoire simple, ou par un état inflammatoire bilieux , la saignée et les bains lièdes dans le premier cas , la saignée et le^ évacuants émétiques dans le second , conviennent parfaitement durant la période «l'incubation ; et on continue la euration de la fièvre concomitante, jusqu'au moment où commence la période de desc|uammation. Celle-ci ne réclame jxas de traitement parliculier, k moins qu'il ne survienne des symptômes d'une inflammation viscérale interne , car alors il faudrait en revenir aux ftotiphlogistiques généraux, employer le calomel et appliquer jdes vésicatoires. Les deux derniers moyens sont en général ce qu'il y a de mieux k mettre en usage, dans toute pblegmasie métastatiquc rubéolique.

Sous ce rapport, il y a une chose que Ion doit spécialement surveiller, la toux^ de peur qu'elle ne soit un indice de la formation commençante de tubercules pulmonaires , k laquelle pourrait succéder une véritable phtnisie scrofuleuse. Si l'on a cette crainte, on purge avec le calomel, on prescrit des bains chauds, on couvre le malade de flanelle, on ouvre des exutoires ; et lorsque l'état du malade ne s'améliore pas , on le fait vomir plusieurs fois k quel- ({ues .jours d'intervalle ( trois ou quatre jours). Ne réussit-on pas mieux avec les vomitifs , on emploie les moyens réputés les plus actifs contre le catarrhe pulmonaire chronique. Voy. ce mot.

Nous avons insisté sur les précautions k prendre pour éviter la rétrocession de l'exanthème, parce que c'est l'accident le plus dangereux qui puisse survenir. Dans cette occurrence, il y a trois cas pathologiques k distinguer : 1"* celui où il ne survient aucun symptôme iïcheux, parce que la force médicatrice détermine des sueurs, des urines ou une diarrhée critiques : alors , en tenant le malade chaudement, et lui donnant d'a« boudantes boissons , on en est quitte avec la peur ; 2" celui où des accidents inflammatoires éclatent avec fièvre violente , délire, etc. Dès leur apparition , on attaque l'inflammation métastatique par des antipblogistiques : lenitre, les bains; après quoi on cnerche k rétablir l'exanthème par les diapborétiques les plus puissants ; y enfin celui où le malade est accablé de fatblesso et de spasmes , où il éprouve des convulsions , où ses extrémités se refroidissent , etc. Dans une aussi fâcheuse circonstance , nous nous sommes bien trouvé de donner l'ipécacuanha k petites doses , souvent répétées , jusqu'k produire des nausées ; do plonger , pendant quelques minutes ( un quart d'heure) le malade dans un demi-bain très-chaud, de promener des sinapismes sur les différentes parties de son corps, et de donner, k l'intérieur, les bols camphrés et nitrés (d'heure en heure un grain de cam-

f)bre mêlé k deux grains de nitre), dans une brte infusion de fleurs de sureau et de tilleul.

Enfin la rougeole peut être Inoculée avec avantage. On emploie pour cela les larmes qui coulent pendant 1 éruption, ou le sang fourni par une tache qu'où écorche. Celte méthode ne saïu'dlt guère Être employée que dans les cas d'épidémies très-meurtrières, l'inoculation adoucissant la maladie, c'est-kdire la produisant k Tétat bénin.

RUE ou Rbue, s. f., ruta, fytxi i miy»»*!'? plante rie la décandrie monogynie, L. ; famille desRues.— CepetitarbrisseaM»queronirouvo

dans tous les pays chauds, et que l'on cultive en France dans les jardina {ruia çraveolenê). répand une odeur tjrès-fétide, surtout quand elle crdU sans culture (ruta sylveUru) ^ ei néanmoins cellcHci n^est que la succédanée de la première. Leur saveur est acre, chaude et stimulante; elles excitent sur les mains,

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