‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 17 sur 209 · ALBUMINE · texte numérisé non relu

ALBUMINE

fis

iiireile* ils resteront comme en stagnation «Jans leurs vaisseaux. La circulation n'est {•lus qu'indolente et les sécrétions ne se font (m'a peine , Turine exceptée, car elie augtiienle de quantité» l'humidité de l'air étant ,'ii)sorbée et portée dans le torrent de la cir- 1 iiIation.En même temps la transpiration s'arrête, une lassitude générale suit bientôt, on )H^rd sa gaieté, on s'abat,. et l'esprit s* abat mussi arec le corps.

Ces ficheux résultats sont bien plus n^aiiifesles encore quand à In chaleur de Tair rejoint rhumidité; alors le relâchement -de* vient bien pi us considérable, des sueurs abouilantes s'échappent des exhalants cutanée, rabattement est bien pUisibrt. Dans cet état, les pores étant ouverts et Tabsorption trèsactive,- les solides s'imprègnent facilement lies qualités hétérogènes dont l'humidité de hir est chargée; tout tend à l'inertie et è la /Hilréfaclion. C'est de là que viennent ces épuisements soudains et si grands qu*on observe lors de cette température.

A propos des qualités hygrométriques de Tair, nous fecons remarquer que, quelle <)ij en soit la. température, il contient une plus grande quantité d'humidité le soir que le matin, et môme dans les autres parties de f.i journée, et qu'il serait dangereux de s'y exposer, surtout en certains endroits. Qui ne sait que dans la Sologne, la basse Bresse, non loin de Rochefort, dans les environs de Montpellier, les habitants de certaines localités sont décimés tous les ans par les malaises épidémiques (Qèvres de mauvais caractère, djssenteries, etc.},. qui y régnent, et qu'on ne peut guère éviter, l'air étant chargé ou surchargé de miasmes, surtout la nuit. La mortalité y est telle que Vie, qui, au commencement du siècle dernier, contenait sept ^ huit cents maisons, n'en compte plus aujpurd'hui qu'une trentaine environ; que Perols, Mireval, Frontignan, etc., jadis pe* L tes cités florissantes, ne sont aujourd'hui <^ue de mauvais villages qui vont se dépeuplant de plus en plus. C est pourquoi, soit Unns ces localités, soit dans tout autre (lays marécageux , il est imprudent et dangereux de s*y reposer à la belle étoile, le soir, foK tard, et la nuit; et surtout d'y dormir, le sommeil favorisant l'absorption de Tair et des miasmes dont il abonde.

Noos ne parlons pas de Tair vicié par des gaz délétères, ces considérations devant trouver place à l'art. Asphyxie {Voy. ce mol); mais nous ferons remarquer que les changeoicnts considérables et brusques de l'air sont toujours nuisibles pour tout le monde, qu'on soit malade ou en bonne santé. Aussi le printemps si vanté par les poètes est-il une des saisons les plus malsaines, à cause des changements fréquents de l'air, et cela aussi en partie parce que des nuits froides succèdent à des journées généralement cbaudes. De même il est dangereux de passer $ui)itement d'une température élevée à uue teuipérature plus basse, la suppcessioa de la transpiration qui s'ensuit, d'une part, €l la respiration d'un air d*une tcmpO-

rature moins élevée, d'autre p^rt^ é(en( également nuisibles. Toutefois, nous devons le dire, tous les individus ne sont» pas sus* ceptibles, dans les mêmes circonstances^ d'éprouver la même influence de ces vicissitudes; diverses particularités peuvent en modifier et en changer totalement les effets; c-'est-à-dîre que, tandis que les personnes faibles, convalescentes, les femmesen couche, les vieillards, les sujets nerveux et mélancoli* ques sont- très-susceptibles d'ôtr.e affectés par les changements de température , les hommes robustes, les femmes de la campagne, les enfants doués d'une grande activité s'y montrent beaucoup moins sensibles. Il en sera de môme de certaines conditions individuelles. Voyez le maniaque : il supporte sans souffrir les froids les plus rigoureux. Voyez les ivrognes: ils passent impunément h nuit exposés & un froid humide. Donc il faut tenir compte des prédispositions, des idiosyncrasies et de certaines conditions physi-

Jfues et morales, dans l'appréciation des efèts que Tair atmosphérique produit, en général, sur les êtres animis. Cependant ces cas exceptionnels ne sauraient détruire les règles que nous avons posées, et auxquelles il faut s arrêter dans le choix de l'air que l'on doit faire respirer aux malades qui nous sont confiés, ou aux individus que Ion veut fortifier et assainir. Nous reviendrons sur ces considérations que je ne fais qu'indiquer, en traitant des Climats [Voy. ce mot).

AISSELLE, s. f., axilla ou fiM/^tàn. — C*cst ainsi qu'on appelle l'enfoncement ou cavitiî

3ui se trouve au-dessous de l'épaule. On lui onne plus communément le nom de creux de l'aisselle.

ALBUGINË, éci adj., albtigineus^ de albus, blanc. — Il se dit, soit de la membrane qui enveloppe les humeurs de Toeil, soit do celle qui entoure les testicules. La première n'est qne la st^ierotique, tout comme l'humeur albuginée des yeux»n'eslautro que l'humoui' aqueuse. Voy. Œa.

ALBUGO, s. f., albugo^ de albus^ blanc.

— Ce mot a été spécialement consacré pour désigner une tach^ blanche qui s'est forméi.' entre les deux- lames de la cornée transparente, soit par- l'opacité qu'a acquise le liquide^quis'y est épanché, soit par la cicatrice résultant de cet épanchement. L'albu^ go diffère dunéphelion ou nuage de la cornée, en ce que celui-ci a une sorte de demitransparence que n'a pas celui-là; et du hucomoi en ce que la tache est plus superficielle dans ce dernier. Pour les causes et la curation de ces lésions physiques de l'œil, voy. Tai«s.

ALBUMINE, s. f., albumen, de a/6ti#, blanc.

— Les chimistes ont nommé ainsi un des principes immédiats des animaux et des végétaux, que Ton reconnaît aux caractères suivants lil est soluble dans l'eau, et forme avec elle un principe limpide et glaireux qui se coagule par la chaleur, par son mélange avec de l'alcool ou un acide.

L'albumine se rencontra surtout daua le.

Il»

ALGALf£

ALIMENT

sang, le diyl^v la synovie» etc., et c'est en se conerélaat daas certaines maladies* oik sa sécrétioa est augineotée, qu'elle forme les edliérences, ou les fiiusses membranes. C'est un liquide très-précieux dans l'empoisonnement par les préparations de cui?rey de mereure, etc. (Voy. ÉMPOisoiiNiHBirr.)

Pour l'administrer k titre de contre-poison, on prend le blanc de plusieurs œufs qu'on étend de deux fois son poids d'eau, avec laquelle on te mélange par l'agitation, et qu'on administre par petites tasses qui doivent être prises à d'assez courts intervalles, et continuées malgré le vomissement.

ALBUMINURIE. Yoy. Néphrite,

ALCALI ou Alk^ili, s. m. — Ce mot vient des Arahes, chez lesquels il n'avait point une sigpiQcation générii^ue, mais bien spécifique,, puisc^u'ils l'avaieut donné au sel (lu'on retirait de la lessive des sarments ae la plijante appelt^ Kali. U regut ensuite une valeur plus étendue, et on nomma aleali$ plusieurs substances qui avaient les propriétés suivantes : 1** a*avoir une saveur c^usU^Cf d'agir avec plus ou moins d'énergie sur les substances végétales et d'en dissoudre plusieurs ; 2° de se volatiliser par la chaleur; 3* de s'unir av^ acides et de lormer des sels, d'où Ton a établi cette classe de corps appelée bmes salifiabUs ; 4* d'être sulubies Q^s l'eau, même combinés avec l'acide carbonique ; 5' de verdir les couleurs bleues végétales, et de les ramener au bleu lorsqu'eUes ont été i;ougies p^r les acirt des.

On 9 diyisé les alcalis en fhces et en vohh iU$ : les premiers comprennent les alcalis de barvte, de strontiane, de potasse, de soude et de chaux ; il n'y a qu'un seul alcali volatil, c'est celui de I'Ahhoviaque (Voy. ce mol).

Les alcalis sont des irritants très-éner-. giques, qui, suivant leur degré de concentration et la durée de Içurs effets, produisent ou, une simple excitation,, ou l'inflammation,, ou la vésic^tioni^et môme la cautérisation.

ALCYON (Niosd'). — L'alcyon est l'hirondelle de la.Codiincbine ; elle habite les rivages des n^ers. Autrefois on croyait que les nids de cet oiseau étaient construits avec du frai de poisson)& tr^-communs dans ces mersi

Gndant les mois d'avril et de mai, et on ir «[upposait des propriétés nutritives et aphrodisiaques. JPlus tard on a reconnu que c était avec l'algue marine, qu'elle avale et qu'elle regorge, que l'hirondelle construit ses nids; or, comme ces algues sont trèsgélatineuses, il n'est pas étonnant que les alcyons soient très - nourrissants , et qu'on en tasse une si grande consownatioa en. Chine.

AlJSB, s. f. , lineeum. — Petit drap plié en plusieurs doubles et dont on garnit le Ut des malades ou des femmes en couche.

ALGALIE, s. f., mot d'origine arabe, par lequel on désigne une sonde creuse destinée ^ évacuer la vessie. Voy Sorde.

ALGIDE, adj. , algidui, de àlgere^ avoir froid. — On nomme ainsi la première période des fièvres intermittentes , le refroidissement des cholériques, et celui qui existe pendant toute la durée de certaines (lèvres d'accès : fièvres algides.

ALIÉNATION MENTALE. Foy. rtAïK.

ALIMENT ,8. m. , alimeniumf de atere, nourrir. — - En physiologie , on entend généralement par aliment, toutes les matières altérables par les fonctions -digestives de l'homme, ae manière à former du ch^le; toute substance qui n'a pas cette propriété étant une substance inerte, ou un médicament, ou un poison. Qu'on ait trouvé qu'il n'y a pas une grande différence entre les deux derniers, et que, pour faire de l'esprit, on ait prétendu que le poison tue directement en pervertissant dans peu de temps les. fonctions vitales , tandis que le médicament tend k détruire la vie d'une manière iudirecte , ce sont des rapprochements et des subtilités dont nous ne nous occuperons guère, pour nous arrêter à des considérations aune tout autre importance. Et, par exemple, on doit distinguer dans l'aliment la matière réellement nutritive ou qui peut s'assimiler & nos parties, anrès eeriaines transformations qu'elle doit subir (Voy, DiassTioN), et les matières non alibiles, c'està-dire inaltérables par les facultés digestives, ce qui explique pourauoi les règnes organiques animal et végétai fournissent seuls des matériaux à la Nutritioiv {Vay. ce mot), et pourquoi les minéraux ne sont considérés et employés que comme assaisonnements.

Be même, on trouve la raison de certaines classifications, soit dans la nature de ?a substance nutritive que l'aliment contient, soit d'après les éléments organiques ou principes immédiats qui entrent dans sa composition. Je ne parlerai d'aucune classification, toutes étant arbitraires, et cela, comme Ta fait observer M. Rostan, parce que la chimie est loin d'avoir donné ranalyse précise de toutes les substances qui sont nutritives; et en outre, parce qu'on trouve dans les substances qui nous servent de nourriture, des composés si complexes de matières organiques, des variétés si manifestes de composition suivant le degré de ma^turité des végétaux, l'âge des animaux, etc., qu'on sera toujours arrêté par cet obstacle, si l'on veut avoir une classification convenable et à l'abri de tout reproche, ce qui est impossible dans l'état actuel de la science. Abandonnant donc toute espèce de classification^ pour ne considérer que les propriétés essentielles et les inconvénients des ' substances alimentaires des règnes végétal et animal,, nous dirons que la fécule amylacée des chimistes ( fécule nutritive pn^ement dite), quand elle est pure, c'est-à-dire sans mâange d*aucuno substance étrangère (on la trouve ainsi dans h'orge, le riz pamitement mondé), forme I aliment le plus facile & digérer et le plus nourrissant, un aliment qui ne dégage pas, du moins d'une manière sensible, des ff^ W vents qui dilatent l'estomac ; reprodie

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ALIMENT

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iju uu pèat adresser à toate ticale ({ui se tmare otôlée d'une sabstaooemucilagineuse et sucrée (les navets, choux, topinambours ou poirbs de terre). C*est pourquoi la fermemiJdbilité de la fécule étant favorisée par ee mélaBse» des gaa se dégagent pendant le IraTail de Ta digestion et la troublent. De mine la fàrim^ ()ui forme ia base des chairs miiaculalres des animaux» s'assimile aiséaient eC nourrit vite ; mais comme elle dégage^ panchini te travail de la digestion, une quantité de bhaleur proportionnée à sa quantité el à aa pureté, il en résulte que la fibrine des jeunes animaux se trouvant mêlée à une sotKble proportion de gélatine, la division \en devient plus facile, ce oui favorise la di^eationi aussi s*opère-t-elfe avec ua déneigeaient bien moindre de chaleur que la fibrine tes vient animaux, il n'est donc pas étomaoïl aa'ou leur éocorde k préférence dans les eonvatesoeflce^ des maladies fébriles. Faisons renuirqùer, toutefois, que les viaadéfl qui ne sont pas faites, et on appelle aiost celles qui Qe contiennent pas d'o&ma* zéme (principe constitutif du i im, terme de caisine), quoique facilement digérées, ont néanoioilis pour ^t de produire la diarrhée ou d*aa^enter sensiblement la quantité des éYaeaatiolls naturelles et de din^inuer leur eonsistance ; circonstance importante à noter pour les convalescences. Quwt à la graisse^ qui généralement s'ama^^se chez les. animaux oisifs, elle amollit leurs fijares, les rend plus souples, plus aisées k diviser et par conséquent à dissoudre et à digérer ; m^ais si eUe est trop abondante, et surtout si elle n'est pas bien intimement unie à de la gélatine ,, elle est alors Uuirde pourud très^rabd nou^ bre d'estomacs, et occasionne des rapporta brûlants, Otte 1 on confond souvent avec les aigreurs. C'est là on des motifs qui font exclure la chair du cochon de la table des per* sonnes qui ont l'estomac faible, les forces épuisées et qui mènent une vie sédentaire ; il est certain que cette nourriture leur conviendrait peu ; mais ce n'est pas une raison pour en défendre aussi Tusage à tout le monde, le porc étant une nourriture fort convenable aox personnes fortes, robustes et habituées i des exercices violents ei pénibles. Les athlètes, (pli s'eter^eat à la lutte dans (es jeux olvmpiques, faisaient habituellement usage 4te la viande de eochon , et lorsqu'ils

Suittaieat ce régime durant quelque teiaps^ s ne tardaient pas à s'apercevoir d'une diminution notable de leurs forces. Goo^rairenient au cochon qui engraisse dams un très-court espace de temps, les animaux sauvages, qui mènent une vie active, iuqaièle, agitée par la frajeur, troublée par les vicissitudes des saisons, n'ont point ou presque point de graisse ; aussi leur chair a un goût plus exquis que celle des animaux domestiques, et quoique plus ferme, elle est néanmoins solubJe et se digère aisément, surtout si on la laisse légèrement faisander. Telle est la chair du sanglier, du chevreuil des pays élevés^du lièvre des montagnes, etc. Il faudrait prendre garde pourtant de ne [ma

pousser trop loin la putréfaction, un principe de septicité, porte par cés chairs dans Tcconomie animale, pouvant donner lieu à des maladies mortelles.

La même remarque que nous avons fliite relativement aux quadrupèdes domestiaues et aux quadrupèdes sauvages, j[^eut se faire aussi pour les oiseaux : c'est-à-dire que ceux qui vivent en liberté, qui s'e!tok*cetit continuellement et qui sont exposés au\ Vicissitudes des saisons* ont des chairs dures et sèches, qualités renforcées en eux d'une manière plus sensible par Tâge, que daiis les autres animaux. Néanmoins Falouette , la pintade, la perdrix, le faisan, la grive , le merle, le pluvier doré, le chardonneret, se digèrent très-facilement. Mbus en dirons autant du poulet, du pigeon, de l'ortolan, dont la chair, plus molle, est très-facilement digérée ; aussi conseille-t-on la nourriture qu'ils donnent, aux personnes faibles, aux convalescents, réservant pour des estomacs

f>lus forts l'oie sauvage, la caille engraissée, e coq des bruyères, la bécasse» l'outarde, le paon, etc.

Que dirons-tious de la chair des poissons?

3ue celle de la plupart d'entre eux est tenre et d'une digestion facile, mais qu'elle nourrit peu. 11 faut faire une exception pourtant en faveur des poissons carlilagitieux , qui, contenant beaucoup de gélatine, sont très-nourrissants, plus même que ceux dont le tissu est sec et ferme, et des poissons huileux qui nourrissent beaucoup aussi ; mais on les digère difficilement. On doit faire une dilférence aussi entre la chair blanche , molle et agréable des poissons qu'on rencontre dans l'eau la plus pure, parmi les sables, les cailloux, dans les fleuves et les liyières, et sur les côtes de la mer, avec les chairs grasses et visqueuses de ceux qui vivent dans des eaux stagnantes et bourbeuses, qui habitent le limon des fleuves, des rivières, des étangs, etc. Les premiers sont faciles à digérer, et 1 s autres moins qu'eux. A Cropos de {pissons, nous ne de vois i)as oulier les animaux amphiOies^ ainsi nommés parce qu'ils vivent alternativement sur terre et dans l'eau ; ils. font en quelque sorte une nuance entre les animaux terrestres et les poissons, et participent des qualités des uns et des autres. A fa vérité, on se sert peu pour nourriture de la chair de ces animaux ; mais on en fait des^ bouillons excellents qui nourrissent beaucoup et passent bien ; aussi les ordonne-t-o*i aux convalescents, aux phti^siquies ( Koji^ Bouillon}. Reste les crustacés et les mollusques.

Parmi les premiers, il n y s guère duo les é^revisses de mer et des ruisseaux, la langouste et la chevrette, que Ton serve comme aliment, et pai^mi les seconds, l'hultro , les moules et les limaçons figurent seuls sur nos tables. Moins animalisée que la chair de In plupart des autres animaux, par conséquent moins nourrissante et plus diuicile k digérer, la chair des crustacés ne saurait convenir à tous les estomacs, au lieu que l'huitre fraîche cl crue est Irès-nourri^sante cl excite

ALIMENT

ALISIENT

Tcippclit diins cerlaines dyspepsies sans irrilalioii yisc(5i:ale ; iî convient dorrc de les conseiller dans ces cas. Nous n'en dirons

t)as autant des moules, dont la ch^air, plus èrrae que celle des huîtres, se digère pïus difficilement et prod'uil quelquefois des efflorescences à la peau qui s'accompagnent d'accidents nerveux ; aussi leur usage est-il réputé insalubre pour les personnes faibles et déîicates. Quant aux limaçons, c'est un aliment grossier et pesant, tout assaisonné qu'il soit pas nos cuisiniers.

Le îait, cette substance que Ton a regardée avec raison comme un aliment intermédiaire entre la nature animale et la nature végétale, a cela de particulier, que tout salutaire qu*il est, et quoique spécialement utile aux individus dont les organes digestifs sont très-afFaiblis, tout comme à ceux qui sont épuisés par une maladie fébrile, le lait, dis-je , quoique à demi digéré quand il est de bonne qualité, et Testomac dans des bonnes conditions, ne convient pa.? dans une foule de cas, et, par exemple, quand Teslomac, très- faible lui-même, n'a pas des forces suftisantes pour le digérer, quand les premières voies contiennent des acides qui le font tournera l'aigre, ce qui occasionne des coliques et le cours du ventre, etc. C'est pourquoi, lorsqu'il faut nécessairement l'employer, on doit examiner avec soin s'il est assez bien constitué, ce que Ton reconnaît i sa saveur douce et sans odeur, ou d'une odeur açréable, et s'il est d'ailleurs blanc, égal et d'une consistance moyenne. Elle doit être telle, que lorsqu'on en verse une goutte sur l'ongle, elle y conserve la forme ronde sans couler. Sans ces conditions, c'est-à-dire si le lait est trop séreux ou trop consistant, il sera pernicieux, à plus forte raison le deviendra-t-il s'il est amer ou salé. Il est bon de faire remarquer, en passant, qu'on peut remédier aux deux premières conditions dont il vient d'être parlé, et Gu'il faut, quand l'usage dii lait est jugé nécessaire, employer les moyens qui annihilent les conditions mauvaises qu'il offre aux organes di- Î^estifs. Eh bien, quand il est trop épais, on e coupe avec un quart, un tiers ou par moitié d'une décoction d'orge, de riz, d'eau de S(Hi ou toute autre tisane rafraîchissante ; tandis que s'il est trop séreux, ou s'il n'excite pas assez l'estomac, on le rend légèrement stimulant en le coupant avec une infusion de thé, de feuilles dwanger, de fleurs de violette, de tiges de mélisse, etc. Par l'un ou l'autre de ces rai^langes, il m'est arrivé de faire supporter à mes convalescents, un breuvage, le lait qui, sans cette précaution, ne paisaii pas sans accidents. Du reste, on y remédie quelquefois aussi en changeant la nourriture de l'animal, car l'observation a démontré, que plus un ruminant vit de végétaux forts et vigoureux, plus le lait est chargé de substances nutritives (de caséum, ou fromage), et plus il est épais. C'est ce qui arrive pour les animaux qui paissent «ur les montagnes où la végétation est plus ligoureusc qui» partout ailleurs, tandis quu

ceux qu'on nourrit dans les plaines huiitidcs ont un lait léger .et séreux. Lorsque tous ces moyens sont inutiles, on y remédie quelmiefbis, en coupant le laitavecunedécoction (ic deux gros (huit grammes) de quin-quinff en poudre, dans une tasse èi café d'eau, qu'on mêlé à une double quantité delait, soit en faisant avaler au malade immédiatement avant de prendre ce liquide pur 20à 25 centigramn>es de rhubarbe pulvérisé;. Le fromage, ai-je dit, est la partie principale ou nutritive du lait. Nous en avnns deux espèces, le dur et le mou. Dans le premier état, le fromage est fort sain, il augmente l'appétit, stimule l'estomac, et aideia^ digestion en favorisant la dissolution des autres aliments par le suc gastrique. Mats on n'en doit prendre qu'une petite quantité :

Caseos ille bonus, quem dat avara maous»

car sans celte précaution, il cause des cuissons douloureuses, de fortes ardeurs dans l'estomac, il empêche de dormir. Dans le second état, au contraire, le fromage est plus sa-* YOureux, sans doute, mais il surcharge l'estomac et les intestins d'une mauvaise pituiler et produit quelquefois bien des maux.

indépendamment du fromage, la partie grasse du lait donne le beurre qui, comme l'es huiles grasses, jaunit en vieillissant, et acquiert par conséquent une mauvaise qualité. On conçoit que celle-ci, qu'on peut y apercevoir, pourra aussi se développer d'ellemême dans l'estomac et les intestins, où tout tend si naturellement à s'altérer par rap* port aux mauvais sucs qui résident quelquefois si opiniÂtrémenl dans les premières voies, ce qui excite beaucoup de nausées, et même, chez quelques sujets, des rapports aigres et des vomissements ; chez d'autres, des cardialgies très-douloureuses. Malgré ceia^ on ne peut disconvenir qu'un bon beurro frais nait son avantage, pris le mQtin,- en y joignant quelques aliments stimulants, et pour boisson un vin léger. 11 ne peut élru alors nuisible que par sa quantité , ou la mauvaise disposition des sujets qui en usent.

Nous ne parlerons pas des qualités du lait par rapport à l'espèce d'animal qui le fournit, à son âge, etc., ces considérations de- Tant trouver place à l'article ÀLLAiTsiiEaT [Voy. ce mot).

Parmi les aliments végétaux, les fruits occupent une bonne place. Ils doivent leur propriété nutritive, soit à la partie mucilagineuse ou gélatineuse, soit à ta partie sucrée, soit à la pulpe; de telle sorte qu'on peut considérer comme étant moins nourrissants, ceux dans lesquels l'eau e^t dans une forte

! proportion, relativement h toutes les parties ciTisPs, pêches, citrons, oranges , airelles , groseilles, mûres, les fruits des cucurbitacés), et au contraire, comme les plus nourrissants, ceux qui contiennent le moins d'eau (prunes sucrées, abricots, pommes, certains jïois, raisins très-sucrés, ligues, dattes, etc.)î de le une grande différence dans la mauiôrc dont ils sont digérés. Inutile do dire que la

ALL.4ITEMENT

ALLAlTEilKST

moturité des fruits entre pour beaucoup dans leur digestibilité ; Tacidité du suc qu'ils contiennent, la fermoté des chairs, etc., étant les aises principales qui empochent qu'ils soient facilement digérés, qui font qu*ils causent des flatuosités, des coliques, des dé- Tuiements, etc., etc.

ALLAITEMENT, s. m., tactatus, action de nournr un enfant avec du lait. Ainsi consi- «léré, rallaitemcnt se divise naturellement en allaitement maternel, qui comprend Tallaitement par la mère, par une nourrice étrangère ou nar un animal ; et en allaitement artificiel, oui s'opère à l'aide d'instruments de différentes formes. Nous ne dirons pas que le premier mérite la préférence, c*est chose que tout le monde sait , mais nous insisterons sur les avantages de Vailailement par la propre mère du nouveau- Dé,ces choses méritant bien qu'on s'y arrête.

Le premier de ces avantages , car il ne saurait être question dans cet article des k)ins attentifs, empressés, assidus que la femme donne et prodigue à l'ô're qu'elle a (ufanté, c'est que son lait est plus en rapport que tout autre lait, avec l'âge de l'enfant, à qui le lait séreux de la nouvelle ac- HKicbée est nécessaire pour l'évacuation du Méconium (c'est sa première selle), et que (! ailleurs elle suit avec la plus rigoureuse nactitude le régime auquel on veut Tassui'-Uir, dans l'intérêt du nourrisson. Et puis «liielles difficultés n'éprouve-t-on pas à trouver uue bonne nourrice I Telle qui aura du lait en abondance ne changera 1 enfant qu'à 'les heures Qxes, le laissant ainsi croiimr dans la saleté ; de là des excoriations, les ms qui occasionnent des hernies : telle nuire qui ne négligera aucun des soins de propreté, qui veillera sur le sommeil et les ft'iires besoins du nouveau-né, ne s'occu- |pra pas si son lait est assez abondant, ou **il est tari tout h fiit, à la suite d'une son- ^Mion violente, d'une grossesse, et laissera !•• noorisson s'épuiser en efforts impuissants (MMir extraire sa nourriture du sein de sa nourrice : heureux encore quand il ne la rarlage pas avec un autre nourrisson qui »«îrn le préféré.

Ce n'est pas qu'il n'y ait des circonstances n»i s'opposent à ce que la mère nourrisse olle-mème celui qu'elle a conçu. Eh bien, c'nume ces cas sont assez- rares, nous allons 'rncer d'abord les règles à suivre dans .l'allaitement maternel proprement dit, et nous exposerons ensuite celles qu'il convient «l'observer quand il faut confier forcément '«•nfant è une étrangère, ou quand on le "ourrit artificiellement.

Nourri avec un peu d'eau sucrée quand il Niort, avec un peu de vin sucré, ou des Nions* aromatisées s'il est faible, le nouvoau-né est mis au sein de sa mère quatre "f cinq heures après la délivrance, que le î'iit soit monté ou non. (Fo//. Ages.) Doit-'>n ' "médiatement régler l'enfant ? non, car gé- '■ ''élément il prend très-peu à la fois dans '■'^ premiers temps, et il a besoin dès lors '•t' Icler souvent : plus lanl , luritu'i!

prendra davantage, on le réglera, eu observant de distancer plus ou moins ses repas, si l'on peut ainsi parler, selon les forces du nourrisson, l'abondance et la qualité du lait. Bref, on ne doit rien faire d'une manière absolue, et quand la vigueur de l'enfent lie permet, mieux vaut beaucoup espacer le teter ; la mère a plus de repos, et son lait est mieui conditionné. Quand tout se passe ainsi, c'estàdiretant que le lait de la mère suflitau nourrisson, qui croît et se porte bien, il ne faut rien ajouter à sa nourriture. Je sais qu'on est dans l'usage, à la campagne principalement, de donner dès les premiers huîtjours une bouillie de belle farine de froment avec du lait de vache, comme préservative des coliques : c'est un tort, car s'il est vrai que le nourrisson, quand il est bien repu» ne se plaint pas, il est vrai aussi que c'est à son détriment : combien de nouveaux-nés qui ont des convulsions parce qu'on leur a donné trop tôt de la bouillie I Ce sera bien pire encore si on ajoute un narcotiqueà ces bouillies, pour calmer les coliques qui les font crier : on peut les empoisonner et les plonger dans une léthargie mortelle. A la ville, où le lait de la mère est moins abondant, moins pur , moins stimulant', moins nourrissant, on peut se permettre piulôt l'usage des bouillies faites avec les fécules des céréales et le lait, des panades préparées de différentes manières, que l'on entremêle par suite do potages gras, mais on doit le faire avec beaucoup de prudence. Peu à peu, à mesure que l'enfant grandit, on augmente graduellement la quantité de ses aliments, et on diminue proportionnellement le nombre de teters, qui, ordinairement, quand on a réglé le nourrisson, est de k le jour et 2 la nuit, et on arrive ainsi à supprimer entièrement le lait. Voy, Sevrage.

Mais, avons-nous dit, les mères ne sont

Eas toi^ours dans des conditions convenales nour nourrir elles-mêmes leur enfant, et elles doivent forcément y renoncer, Tune parce qu'elle n'a pas assez de lait ou en manque totalement, l'autre parce que son lait est mauvais, mal constitué; quelquesunes parce qu'elles sont cbétives, délicates ou scrofuleuses, rachitiques, phthisiques. Dans ce dernier cas, soit dit en passant, s*il est utile pour la femme poitrinaire de donner le sein au nouveau-né pendant un mois ou six semaines, pour prévenir le développement des accidents graves qui surviennent à la suite des couches, il est non moins utile pour le nourrisson, quoiqu'en ait dit Rousseau, il est vrai qu'il n'était pas médecin, de donner à l'enfant un lait bien constitué. Or, comme on peut substituer à l'enfant un chien nouveau-né de grosse espèce, qui sollicite aussi sûrement la sécrétion laiteuse que la bouche de l'enfant et vide peut-être mieux encore les mnmelles, il est bon de recourir à ces animaux dont la succion est bien prcférable à tous les moyens mécaniques |>roposos : quant au nourrisson, on lui donnera une nourrice.

Lo choix qu'o 1 cii tiil ne saurait être iu-

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