‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 172 sur 209 · SA1GN£E · texte numérisé non relu

SA1GN£E

SALS£3>AR£iLLE

rent et r perfiétuent la fluxion et la chaleur.

Les régies générales que nous venons d*établir relativement à la priorité des saignées révulsives sur les saignées dérivatives, et de celles-ci sur les saignées locales, ne sont point sans quelques exceptions. On doit bien autant ^ue possible, commencer par la ré* vulsion, passer ensuite à la dérivation et terminer par des applications de sangsues ou de ventouses sacrifiées ; mais s'il arrivait, ce qui a lieu quelquefois, que la fluxion fût tixe dès les premiers jours, il sufllrait alors de faire des saignées dérivatives. 11 peut arriver encore que, après avoir cessé, la fluxion se réveille ; s'il en était ainsi, il faudrait recourir immédiatement aux saignées révulsives.

Quand on saigne un malade, doit*oa faire en sorte que le sang coule lentement, ou qu'il s'échappe avec rapidité par l'ouverture qu'on aura pratiquée? Comme dans toute saignée on ne se propose pas seulement de diminuer la masse du sang, mais encore qu'on a pour objet dXTaiblir l'action du cœur et des artères, nous pouvons affirmer que douze onces de sang, tii*ées assez prompiement pour produire un effet très^sensible sur le pouls, décident un effet curatif bien plus réel qu'une quantité de sanç plus considérable, tirée en un temps plus long et de manière à ce que le cœur ait, pour ainsi dire, le loisir de s'accoutumer à la perte qu'on lui fait subir.

Vaut-il mieux pousser la première saignée jusqu'à la syncope, ou la répéter plusieurs l'ois ? 11 est certain que par le premier prx>cédé on peut faire avorter l'inflammation, en favoriser et hAter la résolution ; cepen^ dant nous préférons fje crois l'avoir dit atl*leurs) répéter la saignée, une, deux fois dans la même ioumée» plutôt que de tirer une très^rande Quantité de sang à la fois. On guérit aussi bien, et on ménage davantage les forces, ce qui est très^avantageux.

L'importance de l'organe qui est le siège de l'inflammation, celle des fonctions qu il remplit et les dangers que leur altération ou Jour suspension peuvent faire courir, doivent décider aussi à faire d'abondantes saignées

f;énérales révulsives, dérivatives et locales* i ne serait pourtant pas très-prudent de trop se hâter d'appliquer des sangsues ou de mettre des ventouses, attendu qu'au lieu de idiminuer l'engor^ment des parties, on l'aur jgmente quelquefois par l'irritation que les piqûres ou les scarifications procurent. Cet engorgement secondaire est d ailleurs la con- «équenoe de l'activité plus grande qu'on imprime au mouvement fluxionnaire du sang, Alors surtout qu'on les applique en petite i|uantité et qu elles fournissent peu de sang. ^i nous ipsistoQS surcetta rèsle, c'est parce que tout le monde en général est convaincu qu'une application de quelques sangsues fie peut jaifê du mal^ et qu'on les applique volontiers eu atteudant l'arrivée du médecin. Kt qu'on ne croie pas que cette considération pratique ne soit applicable qu'aux inflammations, elle Test même aussi dans les cas où la

réatHion inflammatoire (la fié vre) est peu prononcée, attendu qu'il n'est pasrare devoir les symptômes d'inflammation et l'engorgemem consécutif des parties affectées augmentera la suite des saignées locales non préoédéts de saignées générales. C'est pourquoi on doit toujours commencer par ces dt^rnières et attendre que les symptômes généraux soieiil calmés ou notablement diminués (force ei foquence du pouls, sa dureté, chaleur à la pe^u, soif,etc.,}poursaignerlocalemeut.Sipourtdot les jours du malade étaient menacés, il cooviendraitde se servir concurremment des unes et des autres. Nous ne nous étendroas (las davantage, d'autres règles ayant été |)o$et« aux articles spéciaux de ce dictionnaire où il est question dé l'emploi des évacuations sanguines ; voyez d'ailleurs, mon Eiai de thérapeutique basé sur la méthode analytique.

SAIGNEMENT DE NEZ. C'est I'Epjstaxis.

SALIVATION, s. f. —Ce mot est sy nonyoïe de Pttalsiiie.

SALSEPAHEILLE , smilax salsapanlla; êaUaparillœ radiât plante qui croit dans ie royaume du Pérou, au Mexique et au Brésil. Elle appartient à (a famille des smilacées, diodostie boxandriedeL. — Les racines de salsepareille (eliea seuiei sont usitées; se composent d'une multitude de radicules sarmenteuses, ûbreuses, longues de queilquea uieds, croissant à la superiicie du sol, flexibles, grosses comme une plume d'oie, ridées, provenant d'un petit tronc qui a Tépaiisseur dun pouce. Sa couleur à Textérleur est fauve ou d'un brun rougeétre; blanche à l'intérieur* et ayant son méditailium séparé de l'écorce de chaque côté p&r une raie rose. Elle est à peine odorante; su saveur est très-taiblement aroère. Ou 1^ coupe dans le commerce en morceaux courtb que l'on fend longitudinalement ; la meilleure est fraîche , pesante et souple. Pour lui conserver ces qualités, il est liécessaire de la garder entière et de ne la couper qu'au fur et à mesure du besoin.

Faut-il, quand on prescrit la salsepareiil6i conseiller ie$ longues infusions, les déco<^ étions ou macératiotis très<-coocentiées de cette racine , ou se borner à une décoction ordinaire» ou aux infusions peu prolooffées? Je me range à V^sis de ceux qui préltrent lancien procédé, c'est-à-dire les longues ébullitions et les décoctions concentrées, l'expérience ayant sanctionné cette manière d'agir par les avantages journaliers quVUe a obtenus dans le traiteoieni des maladies syphilitiques cooslitulionnelles» à 1 aide des sirops et tisanes sudoritiques dont la ss\^^' pareille fait la base. Ei voici l^s formules:

Sirop de cuiiinier.Pr, : salsepareille... deux livres; -^ fleurs de bourr4cbe et de roses.*. de chaque deux onces; -^sé^é et ams-** do chaque deuiooce^; ^mieL«. quaii^ livres, '— M. 8. A^

Le médecin fait ajouter an sirop la qow* tité de muriate suroxijgéné de mercure qulj juge nécessaire depuis troissrainsjusqua butt. On d4sigqe le nombre ûe» graioci yf le nom de euiic: ainsi Ton dit du sirop de iJ

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