‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 173 sur 209 · SANG · texte numérisé non relu

SANG

troisième, de la quatrième cuite, pour dire qu'il contient trois ou quatre grains de sublimé. Pour éviter à nos lecteurs les embarras de cette addition, nous leur conseillons d'àdoplerla formule de Larrey, dans laquelle le mercure entre en des proportions convenables.

Sirop dénuratif de Larrey, Pr. : sirop de salsepareille et de cuisinier... de chaque un lilre; — muriate de mercure corrosif et muriate d*ammoniaque. . . de chaque vingt grains;— extrait gommeuxd*opium... vingt grains;— Hqueurminéraled'Hoffmann.. deux gros. — M. Ce sirop se donne à la dose d'une once, le matin è jeun, dans une tasse de décoction de salsepareille.

Décoction de salsepareille. On fait bouillir pendant plusieurs heures seize grammes de bois de réglisse et soixante-quatre grammes de salsepareille dans un kilogramme d'eau commune : et on filtre ensuite la décoction. Le malade en prend trois ou quatre verres dans la journée.

Tisane de Feltx, Pr. Salsepareille... deux onces;— racine de squine... une once;— sulfure d'antimoine... quatre onces; — colle de poisson, écoii^es de buis et de lierre... une once et demie;— eau commune... douze livres. Enfermez le sulfure d'antimoine dans un nouet de linge un peu lâche, et F. S. A. une décoction qui doit être prolongée jusqu*à évaporation de la moitié du liquide ; coulez, laissez reposer, décantez, et faites dissoudre dans la colature trois grains de muriate suroxygéoé de mercure. Dose: une pinte par jour.

Poudre de la racine de salsepareille. On la prescrit peu aujourd'hui, cependant quelques praticiens l'administrent encore à la (iose aun demi-gros par jour, en plusieurs prises, dans les douleurs ostéocopes, ou qui reconnaissent pour cause le vice syphilitique,

SANG, s. m., sananiSf ml^m- — Le sang a i'ié déGni : un liquide chaud, ayant, lorsqu'il sort des vaisseaux qui le contiennent, une couleur rouge plus ou moins foncée, ver-* meille ou brune ; possédant une légèreté plus ou uoins tranchée et une tendancé^plus ou moins prononcée à se coaguler» suivant qu'il cstécumeuxou massif; variant f)ar sa température, dont la différence est de deux degrés seulement, c'est-à-dire : : 32 : 30; ayant enfin une odeur forte ou faible, selon qu'il ^st fourni par une artère ou par une veine. On peut le déûnir encore : un liuuide d'un rouge prononcé purpurin ou écarîate un peu <^'pais, visqueux, doux et savoureux au tourner, dont la pesanteur spéciflque dépasse celle de l'eau. 11 a uiie odeur fétide et partirculière, et une saveur faiblement salée ou douceâtre : sa température égale celle des Gaviiés du corps ; il donne & rélectromèlre de:» indices d'éiearicilé.

Si on examine au microscope une goutte de

it. -- .-w ..^ — -^ -.r^^^^^j '«•w»*.^ ■wawta nagenc ^ iii:;ioinbrables corpuscules qu on appelle

globules du sar\g. Ces globules se rencontrent dans le sang de tous les animaux vertébrés ; partout ils sont bien délimités, réguliers, formés d'après un type déterminé, mais constamment ronds, forme qu'ils conservent jusqu'à un certain point , malgré leur action les uns sur les autres et malgré toutes les influences mécaniques. Ce n*est qu'au moment où commence, soit la coagulation, soit la décomposition du sang, qu on aperçoit des formes diverses, et notamment, comme l'a fait remarquer Tréviranus, des concrétions tantôt rondes et tantôt irrégulières. C'est probablement cette circonstance qui expli-

Sue pourquoi M. Magendie n'a aécouvert ans le sang humain étendu que des masses toutes ditferentes les unes des autres par la forme et par la grandeur, et pourquoi Gruithuisen v a vu, indépendamment des corpuscules allongés qu'il regardait comme des vésicules du sang, des corps rouges et floconneux de formes variables et indéterminées, qu'il a cru être les globules du sang proprement dit, de la grenouille. D'après ces remarques de Burdach, nous ne sommes pas étonné de lire dans M. Adelon, Hicheraud et M. Bérard, qu'on n'est pas d'accord sur la forme des globules qui constituent le sang, puisque Leuvedhock prétend qu'ils sont spbériques, ei égalent en volume la millionième partie d'un [>ouceet résultent chacun de la reunion de six autres globules qui ne sont pas rouges ; tandis que Uewson, Délia Torre, affirment que ce sont des espèces de disques annulaire» percés d'un trou central. Bntin quelques-uns les comparent k une lentille aplatie qui, dans son milieu, présente une tache obscure, etc. Quoi qu'il en soit, un fait sur leouel on est à peu près d'accord, c'est que les globules du sang diffèrent chez les animaux par leur couleur et leur grosseur, ce qui expliquerait en partie les insuccès de la transfusion du sang des artères d'un animai sain dans les veines d'un homme malade. Un autre fait à peu près incontesté, c'est que le nombre de globules rouges dans un sang bien constitué, à l'état normal, est de 127 par once de liquide.

Ce n'est pas tout, le sang en mouvement présente en général un état uniforme ; mais s'il est abandonné à lui-même, il perd aussitôt sa vitalité et sa chaleur, ses molécules se séparent, il meurt et laisse, en se décomposant, un résidu que les chimistes s'accorr dent à regarder assez généraUment, comme formé d'eau, d'albumine, de fibrine et de matière colorante et de sels ; il ne contient pas de gélatine. La prédominance de oe résidu ou c^iillot dans le sang, auaud il est gros, ferme et consistant, en maique la richesse, tout comme la surabondance de sérosité avec un caillot petit et peu consistant sont un indice de l'appauvrissement de ce liquide. £t comme ces oeux états opposés donnent la mesure, suivant les disproportions de l'un ou de l'autre, de la force ou de la faiblesse de l'individu, l'étude de l'état du sang est d'une très-haute importance pour lediagnostic, le pronostic et le traitement des ntalti-

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