SATYRIASIS
dies. Ainsi 9 indépendamment du volume du caillol proportionnellement h ia sérosité qui l'entoure quelques heures après qu'on a laissé le sang se coaguler après une saignée , on a encore les résultats obtenus par l'ana- ]yse microscopique pour décider de la résistance ou de la non-résistance vitale que chaque individu oppose à la maladie.
SANGSUE» s. i.f hirudo medicinalis ou âonguiêuga des pharmacologues. — C'est le ver aquatique dont on se sert pour la Saign se CAPiixàiEB {Vojf. ce mot), âa couleur est brune foncée; u a sur le dos des lignes Ion* gitudinales d'un jaune verdâtre et sur le côté deux autres lignes jaunes : les sangsues qui u'oifrent pas celte couleur et ces lignes sont de mauvaise qualité. Les unes et les autres sont terminées à leurs deux extrémités par un disque charnu, contractile, à l'aide duquel elles se meuvent, et leur extrémité céphalique est armée de trois petites dents tranchantes, placées tout au fond du disque. A l'aide de ces dents la sangsue fait à la peau une piqûre triangulaire et aspire ensuite le sang par le mouvement de succion qu'elle fait avec la bouche. On évalue à une once environ la quantité de sang au'aspire une sangsue ou la quantité qui s'échappe par la piq[ûre. Une précaution importante a prendi'e, cest que les sangsues qu'on applique n'aient pas déjà servi, ces insectes pouvant devenir un moyen d'inoculation de certaines maladies.
SANGUIN (Tempérament). — Ce qui caractérise le tempérament sanguin ou la prédominance du sang sur les sucs muqueux, lymphatiques, ce sont : la fraîcheur et le coloris du teint, la vivacité du regard et des mouvements musculaires, la couleur blonde des cheveux, un esprit sémillant et léger, cliangeant, une conception prom[)te, une mémoire heureuse, une imagination riante et une grande disposition aux plaisirs passagers. Chez des individus ainsi organisés, les formes sont douces et bien exprimées, les chairs consistantes, l'embonpoint médiocre, le )K)uls régulier, pliûn et fréquent. Les fonctions organiques s'exécutent avec éner-
Sie, tout annonce en eux une exubérance e vie; aussi leurs maladies sont habituellement sthéniques, et la ^'éaction qu'elles déterminent forte et très- marquée.
SAPONAIRE, s. f., êaponaria offieinalis^ plante de la décandrie digynie, L. ; de la famille des caryophy liées, J.; qui croit sur notre sol dans les lieux rocailleux et sur les bords des chemins. — On la reconnaît à ses feuilles ovales et lancéolées, à ses fleurs d'un rouge pAle, à calice tubuleux. Sa racine est cylindrique, de la grosseur du doigt, rameuse, géniculée» rouge à l'extérieur et blanche è l'intérieur; son odeur est faible, mais sa saveur est amarescente et légèrement Acre.
La saponaire est aujourd'hui peu usitée en médecine, cependant elle a des propriétés apéritives fort énergiques, et agit dès lors efiicacement dans les maladies de la peau. Dans cette intention ou peut l'administier
en décoction à la dose de seize grammes dans un litre d'eau, qu'on fait bouillir m quart d'heure environ.
SARCOCÈLE, s. m., sarcocelêf de «i^xif- ToihQf tumeur charnue. — C'est le nom que les anciens donnaient au cancer du testicule, ( Voy. Canceb ) , tumeur indolente , de la consistance de la chair, et qui diffère du phlegmon, en ce qu'elle est sans douleur ni rougeur, etc.
SASSAFRAS, launu sasêafras^ plante de Tennandrie monogynie, L., lamilie des lauriers, J.; qui nous vient de la Virginie, de la Caroline, de la Floride, du Canada, etc. — On vend dans le commerce, sous le nom de bois de sassafras ^ des morceaux duis, grisâtres, légers, à veinures concenlriques, d'une odeur fortement aromatique, aut approche de celle du fenouil et semble provenir plus particulièrement de Técorce, qui a une saveur forte et piquante que le boiS lui-même n'a pas; cependant en le flairant on sent un arôme agréable. La couleur de l'épiderme du sassafras est d'un fauve ceudre, et sa surface extérieure très-rugueuse au toucher. Quoique moins actif que le gaïac et la salsepareille, le sassafras agit cependant d'Une manière assez marîjuée sur le système tégumentaire, ou du moins son exhalation, poilr qu'on s'en serve en infusion théiforme, toutes les fois que l'on veut pousser à la peau dans les maladies apyrétiques. Cependant on ne le prescrit guère qu'associé aux autres racines sudorifiques. Si on voulait l'administrer seul, le meilleur modede seo servir c'est en infusion à la dose de une ou deux onces pour une livre d'eau. Culleo, qui reconnaît au sassafras des propriétés assez énergiques, recommande avec raison de ne se servir que du bois, et Alibert ajoute que c'est toujours ainsi que l'on doit se comporter pour toutes les substances éminemment aromatiques. Comme il avait eu à s eo louer, il parle d'un extrait de sassafras qui est gommo-résineux, et que l'on donne pour rétablir le ton des viscères; d'une huile essentielle de sassafras, dont il faut user avec uns extrême réserve; enfln d'une essence simple ou composée de sassafras qu'un administre dans les paroxismes de la goua*. Il est étonnant qu'avec ces recommandations il ne nous donne pas la dose de ces préparations. Nous allons V suppléer. L'huile de sassafras se donne è la dose de six à vjn^t gouttes dans une infusion sudorifique, (le fleurs de sureau ou de violette ; et l'essence, k celle d'un k deux, gros dans le même véhicule
SATYRIASIS, s. m., ou v^rufiartç. - Oo désigne par cette dénomination une névrose des organes de la génération, qui a |K)ur caractère un penchant irrésistible à rét)é(er l'acte vénérien, et la faculté de le soulenlr longtemps sans épuisement : que cet apf>é(it vénérien soit satisfait ou non, il dispose à la démence ou k une exaltation d'espril qoi constitue une véritable manie, ce qui arrivu surtout quand l'union des sexes est contrariée. Une odeur forte, exhalée par la peau de
SCARLATINE
SCARLATINE
rindividu est un des caractères qui décèlent eu lui des facultés génératrices que les autres hommes ne présentent pas.
Du reste* ce qui prédispose au sat^riasis, ce sont une continence forcée ou l'abus des plaisirs vénériens, une puberté tardive, ou le développement précoce des parties génitales ; le crétinisme, la malpropreté dans les vêtements, une affection dartreuse détcrminée vers Turètre, Tusage des cantharidos, la pléthore abdominale, des aliments échauffants ou des boissons excitantes ( viandes succulentes, vins, café, épices, vie trop sédentaire, excitation trop précoce de I imagination), et enfin une prédisposition originelle, etc. Ainsi, Gall dit avoir vu, à Thôpital de Munich, un garçon de quinze ans qui, dès sa septième année, avait voulu abuser de sa sœur, et avait manqué de Tétrangler, parce qu'elle opposait de la résistance à ses désirs.
Traitement. II consiste dans un régime convenable, et composé princi|^lement de végétaux , en des exercices corporels poussés jusqu'à la fatigue, pour user et dériver les forces, en des occupations continues de rintelligence (travaux sérieux et abstraits), en lotions froides d'eau sédative sur les parties sexuelles et remploi du camphre à rintérieur, des purgatifs répétés, etc. La saignée est également utile^ et comme, d'après les observations des anciens et de Gall lui-raème, Touverture des veines de derrière les oreilles serait une cause d'im* IHiissance, on a conseillé cette opération dans le saljriasis.
Ëntin, les toniques sont employés avec avantage lorsque la maladie s'associe à un état de débilité f)roduit soit par l'Age, soit par l'abus des plaisirs vénériens.
SCARLATINE, s. f., icarlatina. — CeVe maladie, comme la variole et la rougeole, est pour ainsi dire propre à l'enfance et à l'adolescence, quoique attaquant quelquefois, mais rarement, les adultes. Elle se montre communément d'une manière épidémique, dans totites les saisons de l'année, mais parfois aussi sporadiquement, et alors elle est très-bénigne ou dans un état réel de simplicité. Elle est contagieuse.
Symptômes. Quelle qu'en soit la cause, son éruption est précédée par un malaise général, des lassitudes, des frissons, et le plus souvent par un sentiment incommode et douloureux dans la gorge (angine scarlatineuse),qui gène la déglutition. Cet état, qui constitue communément la période d incubation, dure deux ou trois jours. Pendant sa durée, il y a fièvre, accélération extraordinaire du pouls, et au moment où l'éruption scarlatineuso va avoir lieu, du délire et des convulsions. Voici, du reste, commeut apparaît la scarlatine.
D'abord des taches se manifestent aux avant-bras et aux mains,d'où elles s'étendent peu à peu sur le reste du corps, quoiqu'elles envahissent rarement la face; elles sont de couleur rouge écarlate, de forme irrégulière, et eu se multipliant et se rapprochant les
DiCTIONN. PB MÉDECI3iS-
unes des autres parleur multiplication, elles occasionnent de la démangeaison à la peau. L'angine crott aussi dans la môme proportion, la fièvre acquiert plus de violence ou reste persistante au mémo point, à moins d'un cas de scarlatine très-bénigne; car alors la fièvre cesse disque Téruption commence. Au contraire, quand la maladie est forte, la peau prend une teinte analogue à celle qui aurait lieu si on l'enduisait de suc de framboises ou de lie de vin ; les pieds et les mains se tuméfient, deviennent roides et douloureux, et il survient fréquemment des affections inflammatoires du cerveau ou des viscères abdominaux. Enfin, versiesixièmojour, les taches commencent h pâlir dans l'ordre de leur éruption, et dès ce moment, les symptômes généraux diminuent eux-mêmes, pour disparaître entièrement. Le lendemain (sei)tième jour, et quelquefois seulement le neuvième), l'épiderme commence à se détacher par écailles furfuracées, souvent lamelleuses, surtout aux pieds et aux mains, (larfois même en grands lambeaux. Ainsi, il n'est pas rare, après une inflammation scarlatineuso violente,de voir des parties entières du corps, les mains, les pieds, le scrotum, rejeter ainsi l'épiderme, qui conserve leur forme. La membrano interne de la gorge se dépouille également. Bref, après une durée de plusieurs jours, durant lesquels la desquammation se répète et s'accompagne de prurit, on voi( s établir des sueurs, des urines copieuses, qui déposent un sédiment abondant, ou une diarrhée critique se déclarer ; et la fièvre, si elle a persisté, cesse, à moins qu'il n'y ait quelque métastase : cela arrive assez souvent et facilement d'ailleurs, l'exanthème étant très-peu stable, et ayant une très-;grande tendance à quitter la peau pour se jeter à l'intérieur.
C'est dans ces circonstances IScheuses, un lorsqu'il se forme une hydropisie ( ce que nous avons vu quelquefois, parce que J. s malades ont trop tôt quitté la chambre et se sont refroidis), que la scarlatine est déclarée avoir une période secondaire. Elle consiste, cette période, dans la formation de l'bydropisie, qui prend une marche aiçnë et peut devenir mortelle en hui^. ou quinze jours, s'annonçant d'abord par l'enflure des paupières, puis des extrémités : gonflement oedémateux, auquel succède ensuite une anasarque générale, ui^e ascite, une hydrothorax, même une hydropisie cérébrale. Elle peut consister égaleme U en une métastase sur les yeux, les oreilles, les slandes, qui en sont violemment et profondement affectés.
Le traitement do la scarlatine repose sur les mêmes principes que celui de la rougeole et de la variole, c*est-à-dire que l'indication fondamentale consiste dans l'application de la méthode antipblogistique, et le reposau lit pendant trois semaines, à une chaleur modérée.
Pendant les périodes d'incubation, d'éruption et de desquammation, alors que la maladie est sporadique et bénigne, il suffit, pour que tout se passe sans accident» de
9yj
SCARLATINE
SCIATH)UF:
donner au maladie des boissons acidulées ou \\n& tUane rafratchissanie, légèreuicnt diapliorétique d*abord, el laxalive à la fiD. de manièrQ à ce qu'il y ait deux selles liauides par jour. Au contraire, dans la scarlatine
Ï>]us intense, avec réaction inflammatoire ortQ, etc., il faut immédiatement combattre Tinflammation ei la corruption» qui ne seraient pas sans danger.
Deux moyens sont surtout eflicaces pour atteindre ce but : Tun est la dissolution du chlore , administré intérieurement che4 les enfants, à la dose de huit ou douze gram* mes par jour, de soixante ou quatre-vingt-dix grammes pour un adulte, dans de Teau f^^dulcorée avec un sirop agréable; Taulre, auquel on ne doit avoir reoours qu*autant que la peau est. sèche, la chaleur très-brûlante et la tète prise, con^iMe à rafraîchir la poau par des lotions rapides avec de Veau fraîche, qu*on peut répéter toutes les deux ou trois neures. Les antiphlogistiques puissants et débilitants , et, en particulier, les émissions sanguines, doivent inspirer de la défiance, comme étant susceptibles de faire ]Msser la maladie à Tétat ad vnamique : celuici est reconnaissable d'ailleurs princlpalenf>en| à Tuloération gangreneuse des amyg-^ dales et du pharynx, Conséquemment , ou n'ouvrira jamais la veine ; on n'appliquera des sangsues qu'aux sigets jeunes etplétbo* riques, et tout autant que l'angine sera très-» violente ou l'affection cérébrale très -intense.
Mais si Tadynamie se déclarait avec des phénomènes comateux, alors il faudrait recourir aux fomentations et aux afTusions froides sur la tête, et déterminer un état cVcxcitation à la gorge, par des gorçarismes composés avec la décoction du qumauina, le muriate d'ammoniaque, etc. (quand le malade peut être tiré de son assoupissement, &'entend, et gargariser), ou en dinçeaal vers l'arrière-gorge des vapeurs aromatuiues. En un mot, on emploie le Iraitemeet général de l'élément adynamique, uni au traitement lo* cal sus-menlionné. Disons, toutefois, que quand Tanf^ine est légère» un gargarisme i|Vî*c l'infusion de fleurs de sureau o\\ de mauve el Voxymel simple, suiTU généralement. JXans lous les cas, il est bon d'envelopper le cou d'une Qaoolle médiocrement serrée, c*ost«à-dire un peu lâche.
Snfln, s'il se manifeste quelques traces d'enflure, on doit en toute hâte, comme nous l'avons fait avec auoeèschaz plusieurs do nos malades, donner du calomei , uni à égale quantité de Jalap en poudre» toutes les deux heures ( 2, 3, ou k grains de chaque , suivant l'âge ), afin d'ouvrir le ventre et de Tentretenir hablluellement relâché, et em^ ployer la digitale « les baina chauds , etc. (Voy. Hydropisic:). Ce n'est pas teut : il ibut examiner avec soin s'il n'y a pas un état fébrile ou phlogistigue, car, s'il existait, on n'UésîteraitpoiQt ii tirer trois ou quatre onoes de sang à uo enfant de six à huit ans, davantage h un adulte, |4u3 si le pouls est trèsvif et trè!i~fi*i't et le s^jet bien vigoureux.
Peut-on prévenir la scar^tine? Il est certain que la belladone donnée à très- ])etites doses, comme l'a conseilléHahueman, peut être fort utile ; cependant , vu la béaignité de la maladie et le peu de danger qu'elle offre dans Timmense majorité m cas, ou ne saurait recourir à un pareil préservatif que si , dans une épidémie, li scarlatine se présentait avec des caractères
S raves et meurtriers. A cet effet, on fait issoudre un grain d'extrait de belladone bien préparé dans une demi^noe d* eau de cannelle, et l'on donne cinq gouttes par jour do ce mélangea un enfant de trois ans: on augmente d*une goutte pour chaque anuéa d'â^^e.
SCI ATIQUE, s. f . et a(\j . , whiiUiçus.i'if^n, la hanche, — Ce qui la constitue c'est une douleur qui se manifeste i la hanche, (k\scend souvent jusqu'au genou, s'étend jusquà lajamt)eet même dans beaucoup de cas, iusque dans le pied, en suivant exactement le trfyet du nerf sciatique.
Cette douleur, qui se montre tantôt avec le caractère rhumatismal et tantôt à l'étal purement névralgii^ue, reconnaît pour cause toutes celles qui prédisposent et déterminent les affections rbuiqatisiiiales ou les douleurs névralgiques ; ce qui fait qu'elle est efdcacement combattue par les moyens appropriés à l'un ou à Tautre de ces états morbides. ( Voy. Ruoii ati9¥b» Névaueis. ) Toutefois, comme il est certains remèdes particuliers qui ont été préconisés contre cette affection, nous aUoas eu indiquer quelque-uns.
Saignée, La saicnte n*e$t pas un moyen thérapeutique spécial de la aciatique, puisqu'on la trouve placée parmi les prescriptions employées contre ceitains rhumatismes et contre certaines névralgies; cependant nous la mentionnons parte que Galien dit avoir jsuéri des sciatiquea <faina un j^ur^ par la saiuuée faite au jarret plutôt qu*i la uialléoTe.
A ce propost je ferai une observation qui m est écnappée d'abord « Elle consiste dans ce fait, (]ue les douleurs dans le tri^^t des nerfs sciatiques, comme aussi dans celui des aerfs sous-pubienst ne sont pas très^ rares après l'aocoucbement, et, le ulus souveDt,n'oftt rien de rhumatismal. Je m explique : On sait que les nerfs comprimée par la tête de renfiiii donnent lieu, liendant raceouchemeot, à des crami)es. etc. ; eh bien , quand la compres* sion a été un |)eu forte, eUa laisse la nerf dans, un eut d'engorgement et d'inflamoia* tiou qui dure de huit à quinze jours et même plus, elqui quelquelois produit des abcès plus ou moins étendus. Ces douleurs guérissent par l'emnloi des antiphlogistiques et des résolutifs. VoiU un avertiâseoeDl di madame La Chapelle qui ne doit pas être perdu.
VenkouH$ aj€^#. Si l'on em oroit Bouclier, on devrait au luoies emf loyer plus seuveai les ventouses sèches, qui- opèrent Mqueo)* ment un bou elfet lorsque la doukur u'esi pas tiès-ancienne et quelle est fiiéts ou
SCIATIQIE
SClATICUi:
concentrée sur Tos des iles. J'ai vu, dit-il, la sciatique se calmer comme [)ar enchantement par Tapplicatiou de trois ou quatre yentousç;s réitérées sur le siège du mal. C'est \tn mo^en qu'on ne saurait trop cousellier, tant il est eflicace. Farjon rapporte plusieurs observations qui attestent les succès de cette manœuvre. Bekkers fait mention d'un individu qu'on ne put calmer, dans une forte attaque de sciatique, que par ce moyen. Cette remarque de Houcner est ccnforme à la pratique de Barthez qui, voulant expliquer Tefûcacité des ventouses sèches s exprime en ces termes :
« On a vu récemment des hommes, peu instruits en niédecine, produire des eiiets remarquables en appliquant des ventouses sèches à l'endroit ou l'organe est gravement directe; et ces effets ont paru merveilleux à beaucoup de gens parce que, depuis longtemps, cet usage des ventouses est généralement négligé en France.
«L'application des ventouses sèches à rcndroit des parties affectées est soumise aux mêmes principes généraux que les éva* cualions sanguines locales. Elle estparcon* séquent efiicace dans les cas où ces fluxions sont entièrement fixées et où il n'existe point chez les malades, de plénitude de sang ou des humeurs.
«C'est avec ces restrictions qu*on doit adopter le^ observations telles que celles d'Hippocrate qui dit qu'une sciatique fut soulagée par Tapplication d'une ventouse au-dessous de la hanche, et que l'humeur qui était fixée auprès de cette articulation se jeta sur les parties inférieures. »
^ Yéêicatoires. Un moyen non moins efficace, çest l'application des vésicatoires d'après la mélhiide de Cotagno, qui consiste à placer ces exutoires aux endroits de la peau corres)»oadanls à diverses branches du nerf sciatique. Cette méthode , que Bartbez a imitée avec succès^ a parfaitement réussi a bien d'autres, et en particulier à Laennec, JoQt j'aime beaucoup à invoquer le témoiguage. Aussi, après avoir guéri sept malades à raide de ce procédé , s'empressa-t-il de faire remarquer combien, dans la sciatique^ le choix du lieu où l'on doit appliquer le vésicatoire est important. « C'est pooi* avoir négligé, dit-il, le conseil de Cotagno, ou pour n'avoir [xis entretenu assez longtemps la suppuration après la cessation oh la douleur, que beaucoup de médecins ont cru que le vésicatoire était insuitisaut. Mais telle sciatique, (jui a résisté à plusieurs vésicatoires appliqués le long du trajet ou près Torigine du nerf, cède souvent à un seul vésicatoire appliqué au-dessus de la têtedupëronné, ou sur la face dorsale du pied.» Dans le cours d'une pratique de plus ^ vingt années, cet habile praticien n'a va échouer nue deux fois le traitement conseillé par Cotagno. U est vrai que la suppuration a été entretenue pendant six semaines ^ moins, el, dans le cas de sciatique in- ^(érée, il y unissait les frictions à la plante *i^ pied correspondant, avec la pommade
de Cirillo. On sait que eu dernier assure avoir traité pendant longtemps avec un succès extraordinaire des sciatiques invétérées, soit vénériennes, soit autres, en faisant pratiquer des frictions 'à l'endroit susdit avec une pommade composée de sublimé corrosif et de graisse. £n supposant que l'on veuille attribuer la guérisou au mercure et non au vésicatoire, rien n'empêche qu'on les asbocie, au contraire, comme le faisait Laennec.
Térébenthine. Que Ton accorde à Galien l'honneur d'avoir introduit l'usage de la térébenthine à l'intérieur, dans le traitement des douleurs articulaires, et qu'on réserve à Cheyne le mérite d'avoir employé le premier l'huile de térébenthine prise par la bouche, pour calmer les névralgies sciatiques : toulours est-il que ce dernier médicament, réellement introduit dans la matière médicale Êar Che.yne, et employé ensuite par Home, [erz , Durande , etc« , n'a été retiré de l'oubli dans lequel il éta.t tombé que depuis trente et quelques années, et mieux depuis 1829, année de la i)ublication de la deuxième édition du mémoire de M. Martinet.
Celui-ci , après avoir établi que , sur soixante-dix sujets atteints de névralgies et traités par 1 administration de la téré* benthine, cinquante-huit ont été guéris, savoir : cinquante-cinq gar l'usage intérieui de l'huile de térébenthine, et trois par les frictions seules, pose ensuite les conditions qui sont favorables ou défavorables à l'action de ce médicament et déclare expressément que:
1* C'est dans les névralgies sans allé* ration du nerf que Ton obtient le ulus de succès, et particulièrement dans celles qui sont idiopathiques et permanentes.»
2" Toutes cnoses égales d'ailleurs , plus les caractères névralgiques sont bien dessinés, plus les douleurs sont vives, quels Î n'aient été les manques de succès par autres moyens, plus les chances sont b^ vorables.
3** C'est dans les névralgies des extrémités inférieures, et dans la sciatique plus particulièrement, que ce médicament semble confirmer sa supériorité.
Nous ajouterons à ces conditions celle qui a été signalée par Her2, el qui sert à caractériser Ta nature névralgique des douleurs, l'absence de la fièvre
Reste que, d^^puisla publication des écrits de M. Martinet , HM. Piorry, Récamier et bien d'autres ont successivement publié des observations qui constatent l'efiicacité de Thuile de térébenthine dans Je traite-^ ment de la sciatique. Quaot au mode d'administration de ce méuicameut, voy. TâaÊ-
BBNTHINE.
Sudation. — Tout le monde sait que lot bains de vapeurs sèches ou humides, simples ou médicamenteuses, ont été préconisés contre les douleurs sciatiques, et pourtant je signale la sudation, pa. ce que je veux qu'oil sache, que j'ai guéri plusieurs névralgies fémoro-poplites , à l'aide des