SEIGLE ERGOTE
Sedlitz, purgalion légère qui leur fait ordinairement beaucoup de bien ; ou bien encore tious leur £Hisf>ns prendre en deux fois . quinze grains de jalap et autant de calomel
Imrifîé» dans une demi tasse de chocolat à *eaa très-Iéger. Ces deux paquets avalés à demi • heure d^intervalle, rorment la dose convenable pour un adulte; elle doit ôire bien moindre, par conséquent, si c*est un enfant.
Kègle générale, quelle que soit la médication qu'on adopte, il faut insister sur le traiteitient jusqu'à /la disparition des symptômes de la scrofulose, et continuer i'usai^e des moyens hygiéniques longtemps après
S le ces symptômes ont disparu ; car la diaèse, le vice scrofuleux, quoique non apparent, peut n'être pas encore détruit : s'il surgissait de nouveau, on en reviendrait au spécifique. Une autre règle, c'est de varier les Bioyens dans tous les cas opiniâtres.
Quant aux engorgements des glandes, ils se résolvent habituellement par l'application d'un emplâtre de ciguë et de savon, par celui de Yigo eum mercuriô; par les cataplasmes résolutifs, par des frictions roercurielles, ou avec la pommade iodurée longtemps continuée, par les bains de mer, d'orge çermé (malt), etc. Hufeland préconise les bains de ciguë (deutè quatre onces d herbe par bain)
Su'il a vus produire d'excellents effets : il le it également, nous aimons à le constater, des frictions sous la langue avec le rouriate <l'or, à la dose d'un dixième de erain. L'engorgement se montre-t-il rebelle 7 on établit des exutoires aux environs de la tumeur, on emploie les bains de sel, de soufre ou de sublimé.
Nous ne devons pas oublier de noter que <outes les fois qu'on se sert d'un emplâtre fondant sur la tumeur, ou de tout autre topique quelconque, dès que la peau rougit ou devient douloureuse, on doit renoncer au résolutif cmplastique : sans cette précaution, on produirait une inflammation pblegmoneuse qui se terminerait par suppuration. Tout doit être tenté pour éviter cette terminaison, attendu qu'elle est excessivement fâcheuse, non pas tant en ce qu'elle est inutile, qu'en ce qu'elle donne lieu à la formation d'un ulcère scrofuleux qui, lorsqu'il Suérit, laisse toujours, nous croyons l'avoir it, des cicatrices difformes.
A propos d'ulcères scrofuleut, nous ferons la remarque, qu'ils n'exigent ni onguent, ni «mplâtre; ils aggraveraient le mal, tandis que letrailement générai, appliqué à l'état scrofuleux, l'huile de foie de morue, dont nous n'avions pas encore parlé par oubli, etc., les lotions avec une dissolution de chlore ou de sublimé, sufBsent généralement à leur guérison.
SEIGLE ERGOTÉ. — Si je Toulais faire tout à la fois de la science et de la pratique, je m'occuperais de la différence que Ton a établie entre le seigle ergoté et Yergoi de feigle, différence immense, puisqu'on doit entendre par neigte ergoté le seigle contenant une plus ou moiis grande quantité d'ergot,
et par ergoi de seigte^ J'ergot lui-même, c'està-dire une produt^tion d'un gris noirâtre, , d'une longueur qui peut varier de deux à vingt lignes, et qui a exactement la forme de 1 eivot d'un coq. L'ergot se développe dans lépi de la plupart des céréales, et particulièrement dans celui du seigle. Oo conçoit «dès lors quo l'ergot pur soit tt^ actif, et que le seigle *ergoté no le soit qae modérément ou très-peu, suivant tea proportions d'ergot qu'il contient ; toutefois, comme l'usage a prévalu, et qu'on se sert encore du mot seigle ergoté pour parler de l'ergot et de ses propriétés physiologiques et médicinaies, nous nous conformerons nous^inême à Tusage.
Lorsque l'ergot de seigle est wis à haute dose, ou seulement quand ils ont éprouvé p<*fldant quelque temps le ioyeux enivrement causé par le pain de seigle fortement ergoté» les indiridus finissent par tomber dans un état tout à fait analogue à l'abrutissement des ivrognes et des mangeurs d'opium ; puis, phénomène non moins remarquaUe, le sphacèle s'empare quelquefois des maios, des pieds et même de tout un membre, gangrène qa*oa attribue assez généralement à l'oblitération des vaisseanx artérieis de la partie affectée. Voilà les effets physiologioo^pathoiogiçiues du seigle ergoté, ttt quant à ses propriétés thérapeutiquesi elles consistent soit uaus la propriété qu'il possède de solliciter les contractions utérines de la matrice, dansks cas d'inertie de cet organe pendant la parturitiou; soit dans une action non moins manifeste sur le système nerveux cérébro-spinal; de là l'utilité de cette substance, indépefidainment des cas d'inertie de la matrice, d'aménorrhée et de dysménorrhée passives ou asthéniques ; dans les délivrances tardives par absence ou lenteur des contractions utérines» par faiblesse de Torganef pourTexpulsion des caillots qui séjournent daas l'utérus après raccouchem^at» sans douleurs contractiles pour les en chasser; pour arrêter les hémorragies utérines puerpérales atoniqucs, et les non-puerpérales de môme nature; contre la leucorrhée et autres flux de même nature, en un mot, dans tous les cas où il j a relAchement -des orifices des raisseaux utérins, ou faiblesse de la matrice. Il en sera de même dans les paralysies partielles ou affaiblissement musculaire do certaines parties par affaiblissement eitrènie de l'appareil encéphalo^rachidien. On conçoit quci dans tous ces cas, le seigle ergoté agissant comme astringent tonique, il doit concourir puissamment h la guérison drs maladies. Toutefois nous devons être prévenus que, tout en déterminant des symptômes de narcotisme (céphalalgie, dilatation des pupilles, vertiges, assoupissement), l'ergot de seigle détermine aussi quelques symptômes qui sembleraient être le résultat de son action spéciale sur l'estomac, la peau, etc.; il n'en est rien pourtant, puisque, si on eiamine avec soin les individus ergotùétt on découvre que les nauséesi les vomissements, los démangeaisons à la peau, les engourdis-