‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 179 sur 209 · SETON · texte numérisé non relu

SETON

scmcDis, la fatigue dos membres» tiennent bien plus à un trouble particulier de i'ionervntioa qu*à une irritation locale de Testomac ou du système dermoide.

Mode dT administration* J*ai presque toujours prescrit le seigle ergoté en poudre à la dose d'un gramme, divi&é en trois prises» à prendre à une demi-heure d'intervalle» et même à un quart-d'heure de distance; doublant la dose quand la première était inefGcace» si Tétat de souflTrancedu fœtus exigeait sa pronipte sortie de la matrice. Hors ces cas» on peut espacer cette double dose pour être prise dans les vingt-quatre heures. En infusion, on met un gros d^ergot de seigle concassé dans une livre d'eau bouillante qui» après avoir été coulée» sera bue par tasses & caré» prises de deux en deux, de trois en trois» ou de quatre en quatre heures. Ce médicament peut être employé plusieurs jours de suite sans danger. Cependant» s*il est inefficace les deux ou trois premiers iours, je suis dans Thabitude d*en suspendre Vusage; je lui prélière les martiaux. Yoy. Fer.

SEMENCE, s. f. , semina ou Lien genitnra des Latins» «riropo? des Grecs. — Semence est une expression générique que les botanistes ont adoptée pour désigner la graine des végétaux , et les physiolo^stes la liqueur séminale par laquelle les animaux se reproduisent» c est-à-dire le Sperme [Voy. ce mot). Nous adoptons cette dernière dénomination comme plus scientifique.

SÉNÉ, s. m.,«enna des pharmaciens» vlvm. Ils désignent sous ce nom des feuilles exoti* ques qui appartiennent à trois plantes différentes et sont ordinairement mélangées» à savoir, le cassia senna^ le cassia lanceolata et le qfnanchum o/ei/o/tum, arbrisseaux de TAsie» de la haute Egypte» etc.

Le professeur Oelille» mon mattre, à son retour d'Egypte, communiqua plusieurs mémoires importants sur celte production du sol africain, où le senflia croît au midi du désert, au del:\ de la première cataracte du Nil, Les feuilles que les droguistes tiennent dans leurs magasins sous le nom de ftuilUi de séné^ sont pointues, en forme de lance, et d'un vert Jaunâtre. P.ir le mondage» on les sépare de leurs follicules, qui sont des gousses membraneuses, plates, recourbées, d*une couleur verte, tirant sur le roux» et contenant des pépins, de telle sorte qu'on a d*une part le séné mondée et \es follicules de séné. Los unes et les autres fournissent un des purgatifs les plus sûrs et les plus généralement employés; mais on les accuse de produire de violentes coliques. Ce reproche est, et n'est pas fondé ; car à Tépoque de mon début dans la carrière méuicale, et suivant en cela les instructions que mes maîtres m*avaieDt données, je prescrivais assez souvent» comme purgation, un gros de séné uni à deux gros de sel d*epsom et à deux onces de manne; eh bien, toutes les fols qiio j'ai recommandé de faire infuser ^ froid, pendant la nuit, les substances sus-

wemionuées dans deux verres d'eau, qui

devaient être pris le matin à Jeun et froids; jamais les malades n'ont éprouvé ni le dégoûti ni les nausées» ni les coliques que cette pursation leur procurait quand Titifusion se faisait à chaud» et était bue chaude. Il est vrai que je n'ai pas essayé de donner le séné seul, et sous ces deux sortes d'infusion; maïs c'est une expérience è faire» et elle est d'autant plus facile qu'elle est sans danger.

Les feuilles et les follicules de séné sont administrées comme il vient d'être dit, mais seules, c'est à la dose de seize grammes, dans cent quatre-vingt-douze grammes d'eau. On met souvent ces fouilles bouillir dans du jus de pruneaux, ce qui donne un purgatif plus agréable. Quelques médecins mêlent la poudre de séné à la dose d'un scrupule ou d'un demi-gros, à sutTisanlo quantité de miel, ce qui te rend moins désagréable à prendre.

Nous ne devons pas oublier de faire observer que, lorsqu on fait bouillir le séné avec les pruneaux, ou dans leur jus, il ftut renfermer les feuilles dans un petit sachet de linge» afin d'avoir h éviter la filtrefiion du liquide» chose fort didlcile» les feuilles s'attachant fortement au jus de pruneaux*

SÉTON» s. m.» set(^. — C est le nom qu'on a donné h un exutoire que l'opérateur forme en perçant la peau en deux points correspondants» à travers lesquels il passe une mèche de coton, ou une oandelctte de linge eflilée des deux côtés.

Partout où la peau peut être pincée et soulevée de manière à lormer un pli, la le séton peut être établi, et pourtant ce D'est guère qu'à la nuque qu'on Je place.

Le procédé le plus simple pour sa forma-? tion, celui dont nous nous servons habituelle* ment, consiste, après avoir fait asseoir devant soi le malade de manière à être un peu à sa droite, à pincer la peau du cou de haut en bas de manière à obtenir un pli vertiiMil. Cela fait, le chirugien donne une extrémité de ce pli à tenir à un aide» et, avec sa main gauche, il en saisit l'autre extrémité; puis avec la droite» munie d'un bistouri ou d une aiguille aplatie, large de neuf è dix millimôtreSi enfilée de la mèche ordinaire, il transperce la base du pli» et retirant l'aiguille

f)ar le côté opposé oi!i elle a pénétré» il attire a mèche dans l'ouverture. Une partie de la mèche est laissée en dehors de l'ouverture du cOté gauche» la dépassant de quelques ponces seulement» tandis que l'autre bout soigneusement replié, parce qu'il est plus long» se place et s'arrête sous Tappareil,

3ui se compose d'un gâteau de cnarpie estiné à recouvrir les deux plaies, d'une compresse et d'une bande assez longue pour faire plusieurs fois le tour du cou.

Cet appareil doit être soigneusement placé, attendu qu'il ne doit se lever que le quatrième jour; ce temps écoulé, on découvre le séton, on graisse la bandelette à droite avec de l'onguent basilicum ou du cérat> dans l'étendue d'un pouce ou d'un pouce et demi ; puis, saisissant avec des pinces Tex-

SËVRACE

Sl^UPlSME

miCé gauche de la bandelette, on l attire de manière que la portion enduite de cérat ou d'onguent remplace celle qui était sous la peau, et on coupe le bout excédant que la suppuration a sali. On continue de cette luanière è chaque nouveau pansement, et quand la mèche est épuisée, on en coud, ou on en attache une nouvelle à l'ancienne. Chez les enfants et chez les malades indociles, il faut coudre ensemble, ou bien on lie les deui extrémités du séton, on essuie le sang qui s'est écoulé et l'on place l'appareil comme il a été dit.

S£VRAGE, s. m. — Il se dit de la cessation de Tallaitement chez les enfants à la mamelle ou nourris artificiellement, mais principalement de Tallaitement maternel.

A quel âge peut-on sevrer Tenfant? L'épo-

3ue du sevrage varie suivant la constitulion u nourrisson: car lorsqu'il est fort et vigoureux, on peut à la rigueur lui ôter le sein à huit mois; tandis, que s'il est faible et délicat, on doit attendre qn'il ait au moins un an : les cas où il faut prolonger la lactation au delà sont fort rares.

Est-il vrai que la lactation prolongée expose les enfants à une gourme plus forte et les expose beaucoup au nouage et aux scrofules ? Nous ne le pensons pas, car nous avons vu des enfants et des jeunes gens qui ont été nourris pendant deux et même trois ans, n'avoir ni gourme ni nouage. Parmi ces derniers se trouvait le nommé V^^^que, dans mon village, on appelait lou lelaire, le téteur^ parce qu'il courrait toujours après sa mère pour qu'elle lui donnât le sein ; en bien, j'affirme qu'il n'était pas de garçon plus vigoureux et mieux planté que lui : toutefois, nous jugeons convenable, quand l'enfant a mis un assez grand nombre de dents et que son estomac est assez fort pour digérer les aliments, qu'on s'occupe de son sevrage.

Nous disons de s'occuper à sevrer l'enfant et non de lui ôter immédiatement le sein, parce que nous sommes dans l'habitude, et tous les accoucheurs en font autant, d*accoutumer petit à petit les organes digestifs de l'enfant à digérer une plus grande quantité d'aliments. Ainsi, dès qu'une mère déclare vouliiir sevrer son nourrisson, nous lui recommandons de régler de suite le nombre des tétées pour le jour et pour la nuit. Cela ftût, elle diminue toutes les semaines d'une tétée, soit du jour, soit de la nuit alternativement; et à mesure qu'elle supprime une portion du lait à l'enfant, elle augmente d'autant celle de sa nourriture, et il finit ainsi en quelquessemainesàse passerd*un desesaliments, du lait de sa mère. Par ce moyen, on évite la surcharge de Testomac, les acidités des premières voies, les indigestions , la dépravation des organes digestifs, le développement d'un état scrofuleux que le changement trop subit de nourriture peut produire. U va sans dire que, parmi les nouveaux aliments dont usera l'enfant, figureront le lai*, coupé, les crèmes au lait, la bouillie, les potages au gras ou au lait avec le tapioca, le sagou, etc.

Mais ce n'est pas seulement à l'enfant que ce mode de sevrage est avantageux, il rest encore pour la mère, dont le lait étant peu h peu moins tiré, est sécrété eu moindre quantité, et finit par tarir tout h fait. II tarit &-ins qu'il survienne ni l'engorcemeut des seins, ni les autres accidents dont se plaignent certaines nourrices, et qu'on est dans l'usage d'attribuer à l'allaitement trop prolongé, alors que, évidemment, ils dépendent de ce qu*elles ont éloigné brusquement l'enfant de leur sein, decequ'ellcsl'ont sevré au moment où il tétait encore trois ou quatre foisparjour. Le sevrage comprenant non-seulement la manière dont l'enfant doit être sevré , mais encore les soins que réclame la femme qui cesse d'allaiter, nous lui dirons que, dans le courant du mois où la nourrice veut sevrer son nourrisson, et plus longtemps encore, elle doit user d'aliments moins nourrissants, moins propres à fournir du lait, c'est-à-dire qu'elle se privera de viandes, et se contentera d'herbes potagères , de poisson , de laitage, de fruits, etc.; elle nitrera ses boissons, afin de rendre ses urines plus abondantes, ce qui diminue d'autant la sécrétion laiteuse , se garantira le sein du froid et de l'air extérieur, sans y entretenir cependant trop de chaleur, et les frictionnera avec de l'huile camphrée.

Est-il nécessaire de purger la femme?

Assez généralement on le fait, c[uoiquo cette

I)récaution soit complètement inutile quand a femme use des précautions convenables. Aussi blâmons-nous celte pratique, surtout lorsque la nourrice a 1 appétit bon, les digestions faciles, le sommeil tranquille et le ventre pas trop paresseux ou libre. Ce n'est pas qu'il y n'ait des circonstances où il faille recourir aux purgatifs, quoique les voies digestives soient en bon état , et cela parce que les seins s'engorsrent et que l'on craint qu'il ne s'y forme des dépots, la femme ayant perdu son enfant subitement, et le sevrage immédiat ayant été inévitable; alors nous le concevons, une révulsion opérée sur lo tube intestinal à l'aide des laiati&i peut être utile pour prévenir la suppuratioa, résoudre Tengorgement et diminuer l'abondance du lait. Néanmoins, même en de \)àreilles circonstances, nous préférerions qui la femme allaitftt un petit cnien, prit un autre enfant, ou se fit tirer le lait d'une m.v niëre quelconque, à certaines heures, cl puis supprimât tout à fait la succion du sein par l'enfant ou par le moyen artificiel adopté, en se comportant de la môme manière qu*il a été dit pour le sevrage bien ordonné.

SINAPISME, s. m. , sinaDismiM de vcwvd moutarde. — C'est un cataplasme formé avec de la farine de moutarde et l'eau froide»

3u'on applique à nu sur un point déterminé 6 la surface du corps. Au bout d'un temps plus ou moins long suivant Tâçe, le tempérament et la sensibilité de l'individu, la oeau rougit, se tuméfie, devient chaude et uouloureuse : il faut alors enlever le sinapisrui'. Si on le laissait trop longtemps eu place, il produirait des vésicules comme une brûlure,

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