‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 180 sur 209 · SOMNAMBULISME · texte numérisé non relu

SOMNAMBULISME

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et ces vésicules soni ordinairement assez diflTicilcs à cicatriser. Pour notre part, nous avons ?u bien des fois des ulcérations produites par dessinapismes secouvrir de gangrène» malgré les soina les plus attentifs, et ne guérir qu*à la longue: aussi préféi*ons«nous enlever de temps en temps ces cataplasmes et les réap- |)liqucr, si la peau n'est point assez rougie , plutôt que de produire un effet trop violent.

Autrefois, on pétrissait la moutarde avec du vinaigre : on ne le fait plus, parce qu*on a reconnu que cet acide affaiblissait l'action de la farine. Autrefois, on ajoutait du sel et de Tail pour auguienter la force de la moutarde : on y a renoncé, parce que c'est chose complètement inutile; enfln, le vulgaire était, et bicn des gens sont encore dans l'habitude de les appliquer chauds : il faut leur faire perdre cette Habitude, et faire comprendre à chacun que le froid les rend plus actifs, la réaction étant plus promntc. Ainsi, même en hiver, les sinapismes Joivent être faits à l'eau froide : c'est plus expédilif et meilleur.

SODA, s. m. (fer chaud, crémason, ardeur d*estoniac ), pyrosis^ soda. — Les nosolégistes se servent ile cette dénomination pour exprimer cette sensation d'une chaleur ardente dans l'estomac, qui se propage le long de Tœsophage jusau^à la gorge, et est suivie de Téructation aun liquide limpide, très-acide. Ce phénomène s'observe oroinai* n ment après les repas, surtout quand l'individu use de substances grasses, de viandes salées et desséchées à la fumée, comuio on Ta remarqué chez les habitants du Nord; decorps sucrés et autres fermentescibles, etc.

Se priver de ces aliments , combattre les acidités des premières voies par les poudres absorbantes et les évacuants émétiques ( Voy, Acidité), et tn particulier par le car- )K)nate d*ammoniaque , à la dose de trois grains dissous dans une once d'eau de mélisse, ou par le charbon en poudre, dans ano ou deux cuillerées d'eau à la (iose d'un demigros matin et soir, ou davantage si l'on veut, l'inocuilé du chai bon étant complètement établie : en voilà plus qu'il n'en faut pour guérir le soda.

SOIF, s. f.f sUiSf appétit des boissons. — En séméiologie, les signes fournis par la soif sont précieux à recueillir, soit qu'on s'occupe de cet appétit autant qu'il est augmenté , ou autant qull manque complètement. Ainsi la soif est-elle plus vive que dans Tétat normal, que de coutume? elle indique, par la sécheresse de la bouche qui raccompagne, un défaut d'exhalation, et par conséquent, un éiat de surexcitation générale , d'inilammation ou de fièvre , un spasme irritatif, l'Acreté du sang, une irritation ou une phlogose des voies gastriques, etc. Au contraire, le désir de boire ne se fait-il pas sentir? Cette absence de la soif, hors les cas de lièvre ataxique, est le symptôme négatif de toute inflammation , même de toute irritation spasmodique. C'est pour cela que, dans les névroses atoniquès de Tcsiomac, dans la chlorose et dans tous les cas en un root où le snn^ est très-aqueux ,

le malade n'a jamais soif. De là une source» presque sûre de diagnostic dans les maladies, et principalement dans celles du tube digestif.

SOMNAMBULISME, s. m., lomnamftu/iV mus^ noetambulatio.^Le somnambulisme est une névrose des fonctions cérébrales qui a cela de particulier, on peut même dire de singulier, que Tindividu qui en est atteint entend, parle, marche, agit en 'dormant comme pendant la veille, mais sans avoir la conscience de ses actions (comme on l'a du moins quand on est éveillé ), et sans pouvoir se souvenir de rien pendant le réveil. Ce n'est pas tout : un fait non moins remarquable , c'est que l'intelligence devient si active, si puissanlo dans l'état de somnambulisme, que le somnambule résout, endormi, les problèmes les plus difficiles, traite avec bien plus de lucidité que dans l'état de veille, certaines questions d'une haute portée, et perd toute idée du danger. Aussi le voit-on quelquefois exécutant, les yeux fermés, des actions d'autant plus dangereuses que c'est pendant la nuit qu'il s'y hasarde : par exemple, il court sur les toits, glisse sur des rampes, etc.

Le somnambulisme ne se présente pas tou-

i'ours au même degré: ainsi il se borne parfois i ceci^ que le suiet rêve et parle en dormant, et puis il entena les paroles qu'on lui adresse : c'est le plus bas de^j^ré. Au plus haut, le somnambule devient clairvoyant, c'est-à-dire que, non-seulement il exécute les yeux fermés (ils sont presque toifjours ainsi, ou quand ils sont ouverts, leur fixité et leur immobilité prouvent qu'il n'y a pas véritable perception de la sensation visuelle) les actions familières dont il a l'habitude, mais encore il nous étonne par la perfectibilité de son intelligence et la finesse de ses perceptions sensuelles. Dans le degré intermédiaire, le somnambule se lève de son lit, se promène et se livre è diverses occupations.

Le somnambuliâme est surtout commun dans renfance et la jeunesse, chez les personnes d'un tempérament sanguin et nerveux, chez les individus qui ont une imagination vive, une sensibilité morale extrême; il se dissipe avec les années, quoique pouvant durer toute la vie. On a observé que la pleine lune influe souvent sur lui» ce qui a fait appeler lunatiques les sigets qui en sont aflfectés. Inutile de dire que nous no nous occupons, dans cet article, que du somnambulisme naturel, celui que les modernes ont appris à provoquer par certaines manipulations magnétiques, magnétisme artificiel, ne constituant pas un état morbide.

Les moyens hygiéniques et pharmaceutiques que nous avons appliqués au traitement des névroses en général, à la chorée et à la catalepsie en particulier, sont ceux

3ui conviennent le mieux aux somnambules ont on entreprend la guérison, le somnambulisme ayant la plus grande analogie avec ces névroses. Toutefois, il est une précaution spéciale que l'on doit prendre pour les malaues qui ont l'habitude de rôder la nuit : c*est, ou de les attacher, ou de mettre devant

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