TÉTANOS
TETANOS
toit
haut degré d'intensité ; cependant il ne s*établit parfois que par degrés, et alors il s'annonce par un malaise çénéral, le brisement (les membres, des bâillements, de Tinsom* nie , une douleur qui se fait sentir dans tel ou tel point, suivant Tespèce de tétanos. Peu à peu il survient de la gène dans la dé-» glutition, de la roideur dans le cou, et les mâchoires se pressent fortement Tune contre Tautre {irismus); puis le tronc et les membres deviennent roides et immobiles, comme si le corps n'était composé que de parties dures et solides ; ou il est plié, quoi- ({ue roide, dans un des sens que nous avons indiqués.
Dans tous les cas, tantôt la face pAlit, et tantôt au contraire elle rougit; les yeux sont Qxes et larmoyants, agites de mouvements convulsifs. Les muscles, roides et tendus, deviennent le siège de douleurs trèsvives , qui arrachent au malade des cris perçants, et lui procurent Tinsomnie la plus opiniâtre. Le plus souvent il conserve toute Kintégrit^ de ses facultés intellectuelles, mais bien souvent aussi le délire et une sorte d'aliénation d'esprit se manifestent.
Reste que dans le tétanos aigu, primitif, dont la durée, fort courte, varie de trois à sept |ours , le spasme finit par s'emparer de la poitrine, des poumons et du cœur, et le malade meurt par suffocation ou par asphyxie.
Le tétanos chronique dure plus lon^^temps, surtout lorsqu'il est périodique , et il offre alors moins de danger. Il en est de même du trismus par cause rhumatismale ou organique ; il peut durer des mois entiers et guérir. Aussi est-ce un bon signo dans le tétanos en générai quand, sur le déclin, le sujet éprouve une sorte de prurit ou de formication à l'épine du dos , une sensation comme d'un liquide qui coule depuis le dos jusqu'au sacrum. Dans ce cas, il est permis d'espérer que les contractions spasmodiaues vont cesser d'une manière graduée et dans un ordre varié , mais toujours avec assez de persistance pour amener la guérison.
Malheureusement il est très -rare cm'on l'obtienne, car le tétanos est une raaiaaie si
§rave que la mort arrive le plus souvent ans le premier septénaire. Toutefois, le pronostic varie en raison de la cause et du caractère de la maladie, et, tout en reconnaissant la gravité du cas, le médecin ne doit point désespérer.
Traitement. Avant tout il faut rechercher quelle est la cause déterminante du tétanos, attendu que s'il est symptomatique desaburres stomacales, les vomitifs, les purgatifs le dissipent ; s'il est occasionné par des vers, un vermifuge le fera cesser, etc. Mais si le téta-* nos est idiopathique, il faut agir dans ce cas ct3mme dans toute autre névrose, saigner les sujets sanguins et pIéthori(]ues et les soumettre à un régime antiphlogistique, tan^ dis que si le sujet est faible, on relève ses forces par les analeptiques et les toniques, auxquels on joint l'opium. Le malade n'est- )1 m fort, m faible, on le plonge dans un
bain chaud (Nous reviendrons sur l'emploi des opiacés et des bains.)
Une chose surtout qu il importe de ne point oublier, ce sont les rétrocessions eiao* thémathiques, les métastases, les dyscrasies, qui produisent ou compliquent le tétanos, et jouent , par conséquent , un très-grand rôle dans sa durée et ses terminaisons.
Tétanos traumalique. Le tétanos traumatique ne diffère guère du tétanos spontané ou primitif que par la nature de la causa qui le produit et l'accompagne comme complication. Nous disons que la lésion physique qui existe chez un tétanicjue accompagne la maladie comme complication , attendu que, dès la manifestation des premiers symptômes de contraction spasmodique, la suppuration de la plaie diminue (quand il T a plaie, s'entend) et tarit bientôt; alors les chairs se boursouflent , se dessèchent à leur tour, rougissent, et puis deviennent marbrées. De plus, et cela surtout dans la dernière période, les symptômes semblent être plus prononcés encore, puisque les chirurgiens ont observé que le malade éprouve des rêves sinistres, que sa respiration est forte et fréquente , la chaleur considérablement augmentée, la face grippée, les pupilles dilatées, le pouls irrégulier, faible ou intermittent, quelquefois fébrile et plein, d'autres fois serré et fréquent , s'il n'est dur, eonvulsif , ou vermiculaire (Baumes) : enfin le malade meurt dans des convulsions violentes, et ce qui ajoute, dit Larrey, à l'horreur qu'inspire une scène si déchirante, c'est que l'infortuné se voit mourir.
Quand le tétanos doit guérir, l'intensité des symptômes s'améliore, comme il a été dit pour le tétanos primitif; des sueurs critiques se manifestent (Baumes) ; c'est en général vers le sixième ou le septième jour que ce phénomène a lieu (Cullen, Larrey).
Thérapéctique. Aux moyens généraux dont il a été déjà parlé, on doit associer, dans la curation du tétanos traumatique, le musc, l'opium, le camphre, le oastoreum et autres antispasmddiques, qu'on donne à très-haute dose quoique d'une manière graduée. Assez souvent, au lieu de les administrer séparément , on les combine entre eux ou avec d'autres substances, comme nous le verrons par la suite. Hais s'il s'agit de l'opium, et qu'on veuille le donner absolument seul, il faut nécessairement le porter de 10 à 20 grains dans les vingt -quatre he<h res, sous forme pilulaire, comme le faisait Hillary; ou administrer une once de teinture d'opium, dans le mémo espace de temps, comme Ta pratiqué Ghalmers sans avoir procuré le sommeil. Aussi ce dernier médecin était-il dans l'usage de réitérer ses doses d'opium jusqu'à ce que le spasoie qui se trouve fixé au-dessous du sternum cédAt, que le pouls devint plein et égal, et que le corps se courrtt d'une légère luoi* teur.
Règle générale, les praticiens conseillent de donner deux ou trois erains d'extrait thébai(iue, de deux en deux heures et uièmi»
TËTAMOIS