‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 187 sur 209 · THORAX · texte numérisé non relu

THORAX

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toutes les heures quand la violeace des symptômes ]*ezige. Ou )e fait prendre par le haut et par Je bas, ou bien on rapplique soys forme d*emplAtre à la plante des pieds, combiné avec le camphre de la manière suivante :

Camphre, 1 gros.

Opium, 3 gros.

Huile d*oliyes, S. Q.

pour former une pâte, que Ton étend sur des peaux et qu'on applique au lieu indiqué.

On unit encore le camphre avec l'opium pour le £aif e prendre à rmtérieur, dans les proportions de six grains du premier, pour deux grains du second, qui sont administrés matin et soir quand le danger n'est pas pressant.

Les bains sont d*un grand secours quand les sujets uesout pas débilités, mais malheureusement les praticiens ne s'accordent guère sur la température à laquelle il con^ vient de les administrer aux tétaniques. Ainsi, tandis que les uns, d'après leur expérience, préconisent les bains froids (Barrère, Witt, etc.), d'autres vantent les bons effets des bains tièdes (Bajon, Cbalmers, etc.); alors que quelques-uns se pronon* cent pour les bains chauds (Celse, Cœlius Aurélianus, etc.)- A son tour. Baumes conseille, quand on se sert des bains, de faire en sorte que le premier soit un peu chaud, le second à une température un peu plus élevée que le premier, et ainsi graduellement jusqu'à k fin; et Schutz, médecin anglais, recommande les bains tièdes, rendus alcalins avec de la cendre ou de la potasse caustique : ces bains détermiuant,dil-il, une sueur chaude qui soulage beaucoup le malade. Pendant que celui ci est dans le bain, il est utile de lui donner trois crains d'extrait de narcisse des prés à l'intérieur, ces médicaments avant été fortement recommandés par le professeur Pages.

Ce n'est pas tout : quand l'individu sort du bain, il est bon de lui administrer une dose d'opium, et de fomenter la surface du corps (tout en évitant le refroidissement) avec des corps gras ou huileux, opiacés. I^s peaux d*antmaux récemment écorchés dans lesquelles on enveloppe les tétaniques passent pour un très-bon moyen, et à défaut de CCS peaux et des bains, on pourrait, à rimitation d'Anabroise Paré, enterrer le malade jusau*au cou, dans du fumier de cheval, aftn a'obtenir une abondante diai>horèse. C'est dans la même intention que Fournier et Heurteloup administraient h leurs tétaniques douze gouttes d'ammoniaque li« Suide dans un peu d'eau tiède sucrée (il vau^ rait mieux encore dans une infusion sudorifique chaude).

Nous ne devons pas oublier, en parlant des moyens proposés contre le tétanos, de faire mention d un remède qui a été préconisé, comme ayant réussi quelquefois, par un cliirurgieu dont le nom fait autorité, le baron Bover : je veux parler des frictions uiercurielles sur les parties supérieures, et notamment à la partie antérieure du cou.

Ces frictions doivent être de deux è trois onces chacune, et répétées jusqu'à ce que la salivation se manifeste. Eh bien, nous le demandons, la constriction spasmodique du larynx étant évidente, n'a-t-on pas à craindre, si le ptyalisme mercuriel survient, que le malade ne périsse suifoqué? Dans le doute» nous conseillons de s'abstenir de donner le mercure à haute dose, malgré les affirma* tiens de Boyer.

TraiUment locaL Le traitement de la lésion physique qui détermine le tétanos exigeant le concours d'un praticien éclairé, nous ne pouvons prescrire d'autres règles, dans cet article, que de donner au membre blessé, ou au malade s'il a été frappé au tronc la position la plus convenable et la moins douloureuse.

THÉRAPEUTIQUE, s. f., therapeulicui, de 9i^airiv«i, je traite, je remédie : partie de la médecine qui a pour objet la science des indications médicales, ou le traitement des maladies. C'est donc elle qui pose les règles auxauelles le praticien doit se conformer, quand estauprèsdes malades et quil veutconsciencieusement remplir envers euxles devoirs do son ministère. Et comme c'est è la thérapeutique que se rattachent essentiellement, d'une part, la médecine ma^^m/fe, ou celle qui se sert des substances liquides et solides médicamenteuses les plus simples ou les plus énergiques dans leurs effets, et d'autre part, la médecine morale ^ non moins puissante et non moins énergique , tout le mérite do l'homme de l'art consiste à savoir combiner les secours que l'une et l'autre de ces médecines fournissent pour atteindre le but qu'il se propose.

TH(^AX, s. m., thorax ou d^/Mt^ — La cavité splanchnique qui porte le nom de ihorax^ lormée par une charpente osseuse, des muscles, etc., a une forme conoïde, avec sa partie la plus étroite en haut, et sa portion la plus larçe en bas.

Les parties dures qui concourent à sa formation et à sa solidité sont, d'une part, les douze vertèbres dorsales en arrière, le sternum en ayant, et latéralement les côtes, dont sept supérieures, dites vraies c6les, allant du rachis au sternum, auquel elles adhèrent; et cinq inférieures partant aussi de la colonne vertébrale , mais n'arrivant pas jusqu'au sternum, aussi les appelle-t-ou fausses côtes.

Je ne me serais point arrêté à la description des modes d'après lesquels les différentes pièces de la charpente osseuse du thorax s'articulent entre elles, si je ne croyais nécessaire de décrire les articulations des côtes en particulier, soit en avant, soit en arrière, pour l'étude de la respiration. C'est pourquoi j'établis en principe : 1* que l'articulation de chaque côte en arrière, ou articulation costo-vertébrale, est double, la jonction se faisant par l'extrémité postérieure de la côte d'une part, et, d'autre part, |)ar ce qu'on appelle sa tubérosité. Ainsi dans la première, rextrémité de la côte, encroûtée d'un cartilage, est reçue dans une facette également

fois

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