TORTICOLIS
cartilagineuse, qui est creusée sur le c6té du rachrs; cette facette est à moitié sur le corps lie ha yerfcèbre supérieure et à moitié sur celui de la vertèbr e inférieure, et par conséquent en partie aussi sur te flbro-carlilage qui est intermédiaire à Tune et à l'autre. Les os sont fà attachés entre eux par plusieurs organes contcntifs, savoir: un ligament situé en ayant et qui s*étend de la côte à chacune des vertèbres ; un fibro-cartila^e intermédiaire, et un ligament dit interarticulaire qui, de la tête de la côte, va s'attacher directement à la facette articulaire durachis. Quelque serrée que soit cette articulation , elle nerraet aux côtes de se mouvoir sur la colonne vertébrale, puisque dans son intérieur existent des membranes synoviales qui nermeltcnl à la côte de s'abaisser et de s élever, par son extrémité vertébrale sur lerachis. S^ Les articulations en avant, ou costo-sternales, se font par un cartilage qui sert de moj^ii d'union et qui, par conséquent, se prolonge d'autant [Jusque la côte est plus inférieure. L'extrémité du cartilage est reçue dans une cavité qui est creusée sur les bords du sternum ; deux ligaments, l'un en avant et l'autre en arrière, donnent de la solidité à cette articulation, et une synoviale qui est dans son intérieur prouve qu'elle permet aussi quelques mouvements.
Si à cette charpente osseuse du thorax, nous ajoutons latéralement dos muscles intercostaux internes et externes, placés sur deux plans, dont les fibres sont dirigées en sens inverse et se croisent ; et inférieurement le diaphragme qui, à lui seul, forme la
Earoi inférieure et clôt la poitrine par en as, nous aurons la capacité du thorax toute {!)rmée
TIC DOULOUREUX de la face. Yoj. Nl^
VRALGIB.
TISANE, s. f., plisafUif de frrevàvY}. orge : boisson que les anciens préparaient ordinairement en faisant bouillir de l'orge dans Keau. — Généralement, les tisanes sont des médicaments liquides, dont l'eau forme toujours la base, et qui sont plus ou n?<Hns chargés de principes médicamenteux, suivant la nature de la substance ou'on a fait infuser ou bouillir dans l'eau. On fait encore des tisanes par macération (infusion à froid) en ajoutant, par exemple, un acide : ainsi les limonades végétale et minérale sont des mélanges par macération, à moins qu'on ne les fasse bouillir.
Dans tous les cas, donner au malade une boisson qui soit appropriée à son état, et au-* tant que possible agréable au goût, telle est Taltenlion que doit avoir le médecin.
La plupart des tisanes dont on fait habituellement usage étant connues de chacun, non-seulement à cause de leurs propriétés, mais encore de leur saveur et de leur mode de préparation, je vais en formuler quelquesunes qui sont moins usitées:
N* 1. Tisane sudorifique êimple,
Pr. : Fleurs de sureau, demi-çros. Feuilles de saugo, une pincée.
Faites infuser à vaisseau fermé dans une pinte d'eau, passez et édulcorez avec Sirop de capillaire Q. S.
N* 2. Tisane pectorale.
Racines de guimauve, 1 once.
Fleurs pectorales, demi-poignée.
Faites bouillir les racines dans uue pinte et demie d'eau jusqu'à réduction d'un tiers, mettez ensuite infuser les fleurs peuJant cinq minutes : coulez et ajoutez
Miel , ou sirop de guimauve, h onces. N* 3. Tisane au veau acidulée.
Pr. : De maigre de veau, lavé et coupé par morceaux» k onces.
Citron sans écorce , coupé par tranches n* 1.
Mettez le tout dans une sou[)ière, versez dessus un litre d'eau, laissez infuser pendant un quart d'heure, et coulez au clair. Au moment de la boire, on la sucre convenablement et on y mêle une cuillerée è café d'eau distillée de fleurs d'orançer.
Cette boisson est très-rafratcbissanle et a l'avantage de pouvoir être bue froide, tiède ou chaude à volonté.
N* 1^. Tisane camphrée de Vhôpital Saini-Eloi
à JUonipellier, Pr. : Camphre, 12 grains.
Miel blanc, 1 once.
Eau bouillante, 3 livres.
On broie pendant longtemps le camphre avec le miel dans un mortier et on délaie le tout avec de l'eau bouillante.
Les médecins de la Charité la prescrivent comme boisson ordinaire, dans ^)us les cas où le camphre est indiqué , et particulièrement dans les blennorrhagies avec irritation vive du canal de l'urètre.
N* 5. Tisane astringente de Chaptal.
r. : Racine de consoude, 1 once.
Roses rouges, une pincée.
Paies de cynorhodon, ii* 12 Cachou, un scrupule.
Cnfait bouillir pendant demi-lteure les racines, les baies et le cachou daus un litre d'eau, puis on met infuser les roses pendant dix minutes, on coule et on ajoute
Sirop de coings, 9 onces.
On l'emploie dans les dyssenteries rel)e)* les, les pertes blanches et les hémorragies opiniâtres.
TONIQUE, adj. pris substanliv., toniau.
— Tonique est le nom qu'on donne en oharmacologie aux médicaments qui ont la faculté d exciter lentement et par degrés insensibles l'action organique des divers systèmes de l'économie , et d'augmenter leur force d'une manière durable : de li les uoajs de corroborant et de fortifiant qu'on leur a aussi donnés.
Les règnes minéral et végétal fournissent des toniques, mais ce dernier seul en coinpte une très-grande quantité, le fer et ses j>r^ parations étant la seule substance minera « qui jouisse de ces propriétés; aussi it trouve-t-on indiqué dans les maladies anémiques et autres, où la faiblesse prédomine. Foy. Anémib , Adtnaiiib, etc.
TORTICOLIS, 5. m., obscipitas. - ^
TRANCHEES
THANCnEES
lUlH
s*est longtemps servi du mot torticolis [)Our désigner tout rhumatisme qui a son siège dans queldues-uns des muscles du cou , et qui force le malade à tenir la tête inclinée en ayant, ou sur les côtés, ou renversée en arrière , suivant les muscles affectés ; plus tard y par extension, on a appliqué la même dénomination à la rétraction musculaire permanente Je certains muscles , provenant généralement d'un défaut d'antagonisme entre les muscles congénères. On conçoit donc que cette maladie , qui ne se présente ordinairement que comme un symptôme d'une autre affection, réclame , comme moyens de curation , tantôt le traitement approprié au Rhumatisme {voy. ce mot), et tantôt Ta tenolomie , dont les succès sont aujourd'hui incontestés dans tous les cas où les muscles sont rétractés
TOXICOLOGIE, s. f., de roSexiv-Xâyoc , discours sur les poisons. — C'est la partie de la médecine légale qui s'occupe de la science des empoisonnements
TRACHÉE-ARTÈRE, s. f., trachea arteria :
de Tfietx^ç^xprtpiK , réceptacle de l'air : nom donné à la partie du conduit aérien qui se Irouve comprise entre le larynx et les bronches. D'après les anatomistcs, la trachée-artère a la forme d'un tuyau cylindroïde de liuit à dix lignes de diamètre , formé par seize ou vingt cerceaux fibro-cartilagineux , interrompus et aplatis d^ns leur tiers pos* térieur, placés horizontalement les uns audessus des autres, et séparés antérieurement par des intervalles très - étroits , quoique réunis par une membrane fibreuse qui s'attache à leurs bords.
Ce conduit , uni par son extrémité supérieure au bord inférieur des cartilages cricoïdes , se bifurque à son extrémité inférieure, pour donner naissance h deux autres conduits plus petits, nommés bronches , qui s'écartent l'un de l'autre à angle presque droit , et pénètrent dans le poumon correspondant 9 où ils se bifurquent bientôt euxmêmes, et se subdivisent en rameaux de plus en plus décroissants, et concourent enfin à former le tissu pulmonaire.
TRANCHÉES , s. plur., tormina. — C'est I*expression généralement employée pour désigner les coliques très-fortes , et , en particulier, les douleurs de matrice que la femme éprouve après l'accouchement, quand elle se débarrasse des caillots de sang qui se sont formés dans la cavité utérine. D'où le nom de tranchées utérines qu'on leur a donné.
Ces tranchées , suites naturelles des couches, ont, pour caractère spécial, qu'elles se reproduisent par accès forts et rapprochés dans le commencement , plus faibles et plus distants les uns des autres à mesure que l'on s'éloigne davantage de l'époque de 1 ao couchement. Pendant les accès, l'utérus semble s'ériger, se gonfler; il se porte en avant, s'applique contre la paroi antérieure de l'abdomen, qu'il soulève ; et il suffit alors de porter la main sur ce point de la région abdomiaale pour le rencontrer. Parfois même.
cotte saillie est assez marquée pour la voir à l'œil nu.
Au moment où la douleur cesse , il se fait, par les parties sexuelles, un écoulement de sang plus ou moins abondant; et quand l'accès est tout h fait terminé , le ventre redevient mou et globuleux , parce que la matrice semble diminuer de volume, et reprend la place qu'elle occupait auparavant
Une circonstance très-importante à noter, dans les accès de tranchées utérines , c'est
Ju'elles ne s'accompagnent pas , en général , 'une modification remarquable dans la circulation sanguine de l'accouchée. Ainsi le pouls reste le même pendant les douleurs ; néanmoins, quand celles-ci sont très-vives et se prolongent un peu , alors le pouls devient fréquent; mais quand les douleurs cessent, il reprend son rhyihme normal, et tout semble rentrer dans l'ordre , puisque l'application de la main sur le ventre peut être faite sans douleur. La compression non douloureuse peut aussi se rencontrer pendant la durée des accès , mais c'est assez rare.
La durée des tranchées utérines varie; cependant on peut la fixer généralement à douze, vingt-quatre ou trente-six heures. Chez la plupart des femmes , on ^murrait dire <}ue l'intervalle consiste entre le temps qui s écoule depuis le moment où le fœtus a été expulsé et celui de la sécrétion laiteuse : passé cette époque, non. Ainsi donc leur durée serait de vingt-quatre heures , et
Fuis elles vont en se ralentissant : notez que on compte beaucoup d'exceptions à cette règle.
Notons aussi que le retour des tranchées est assez commun au moment où la sécrétion laiteuse se manifeste , et qu'il en est de môme la première fois que la mère présente le sein à son nourrisson ; chez quelquesunes même , et cela pendant un temps assez long, les douleurs se reproduisent chaque fois qu'elles donnent à téter à l'enfant : la sympathie des mamelles avec la matrice explique cela. Toutefois, lorsque les tranchées se reproduisent au moment de la sécrétion laiteuse , si à ces douleurs se joint l'accélération du pouls et une chaleur intense , il ne faudrait pas croire à un commencement de péritonite , l'expérience ayant prouvé que la matrice n'est point enflammée.
Toutes les femmes sont-elles également sujettes aux tranchées utérines? Il paraîtrait que non, puisqu'on dit généralement que les primipares ne le sont pas ; tandis que les autres le sont. Néanmoins, cette règle n'est pas sans exceptions ; et même , nous devons le dire, elles sont assez nombreuses : pour hotre pari, nous en comptons plus d'un exemple. Mais, ce qui est moins exceptionnel, c'est que, généralement, les femmes dont l'accouchement s'est accompli d'une manière lente, graduée, mais sensible, souffrent moins que les autres : et encore , que les accouchées qui, hors l'état de grossesse, ont ordinairement des règles douloureuses et diilicites à s'établir , oat des trau-