‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 189 sur 209 · TRANSPIRATION · texte numérisé non relu

TRANSPIRATION

cbées nlérines plus vives que celles qui sont dans des conditions opposées.

Les tranchées utérines sont, en général » assez supportables; mais, parfois aussi, e!les deviennent très-vives, quoique ne dé«

IMssant jamais par leur intensilé les dou* durs expulsives de l'accouciiemenl , et s'accompa{$nent de vomissements semblables à ceux qui surviennent à la Un du travail. Dans ce cas, il n*est pas rare que le ventre devienne douloureux, et que le pouls s*accé* lère ; nous devons être prévenus de cette circonstance, je le répète, afin de ne pas être portés h croire à un commencement d*inflamraation. Nous ne prétendons pas affirmer qu^il n y a pas pblogose ; mais , du moment où les acciaents cessent sans remploi des antiphlogistiques autres que les cataplasmes émollients, qui presque toujours sufQsent, nous devons croire que, s'u y a inflammation , elle doit être si légère qu*on aurait tort de s*en inquiéter.

Somme toute, les tranchées utérines sont le résultat des contractions de la ma* trice, qui ont pour objet, soit d'exprimer une partie du $a<ig qui engor^ $es parois , soit d'expulser les caillots gui se sont formés dans sa cavité. Dans Tun et l'autre cas , si elles sont légères , placer des serviettes chaudes sur l'abdomen, et faire des frictions très-douces sur les parois abdominales» cela suffit pour calmer les douleurs Quand cellesci sont pins vives» un cataplasme émollieol les dissipe généralement,

TRANSFUSION , s. f., de transfundere , transvaser. — C'est une opération qui consiste à faire passer le sang des vaisseaux artériels d'un animal fort et bien constitué, dans les veines d*un animal faible et malade. Préconisée dans le temps par quelques médecins, elle a été abandonnée , ses résultats ne répandant pas aux espérances qu'on en avait conçues.

TRANSPIRATION, s. f., transmratio, exhalation se faisant habituellement à la sur* face de la peau , qui, dans l'état ordinaire, n'est guère appréciable qu'en certains points de lorgane ctitaué {transpircUion in^msible), et qui, lorsqu'elle est abondante, prend le nom de sueur : l'état intermédiaire entre Tune et l'autre se nomme moiteur.

On a également appelé transpiration pul^ monaire rexhalation qui se lait à la sur* face des bronches, et se présente sous forme d'une vapeur qui sort, dans l'expiration, par le nez et la bouche quand elle est ouverte ; mais ce n'est point de celle-ci qu'il s'agira dans cet article , consacré tout entier à la traospiratioD cutanée , dont la suppression occasionne des maladies.

La transpiration cutanée insensible peut être appréciée de plusieurs manières : à son odeur aabord, et plus particulièrement en la recueillant A cet effet , il faut s'envelop-

Ser dans un lioge trempé d*buile, comme le t Tachenius qui, de cette manière, dit-on, en recuillit assez promptement quatre onces ; «)» mieux encore répéter les expériences de bauctoriusqui, s^étaiU établi pendant treute

années dans un ballon , et notant , è une époque déterminée , le poids de sou corps , auquel il ajoutait le poids de tout ce qu'il prenait pour sa nourriture et ses boissons , et comparant le total de ces poids avec celui qixe lui donnait la perte des excrétions sen« stbles, fut amené à considérer comme perdu par la transpiration insensible tout ce qui manquait aux excréta pour égaler les ingesta. Par ce procédé, il crut voir que la transpiration était la plus abondante de nos sécrétions, à ce point, aue sur huit livres de matières ingérées il s en perd trois livres seulement par les excrétions diverses, soit U onces d'urine et k de fèces ; et tout le reste passe par la transpiration : il en perdait donc cinq livres dans les vingt-quatre heures.

Sanctorius ne se borna pas à ces calculs , il indiqua aussi comment la quantité des fluides qui s'échappent des pores de la peau varie par l'influence de certaines circonstances. Ainsi , il croyait avoir trouvé que les fèces sont toujours dans un rapport proportionné à la quantité de la transpiration insensible, de telle sorte que , plus les évacuations alvines sont abondantes , plus on urine et moins on transpire ; faisant remar-

3 lier que la plupart des maladies dérivent e cette cause. C*est pourquoi il dislinguait soigneusement rexhalation cutanée insensible, de la sueur, à l'invasion de laquelle la transpiration se trouve supprimée, n y a , d'ailleurs , deux espèces de transpiration : Tune qui survient à la fin du sommeil, et l'autre dans Télat de veille ; elles sont également utiles.

Dodart reprit les expériences de Sanctorius, et en fit l'applicalion aux circonstances qui se tirent de Vâgc, des climats, etc. Puis après vingt-huit ans consacrés à l'étude de celte fonction, c*esl-à-dire depuis 1668 jusqu'en 1696, il déclara, contrairement aux observations de son prédécesseur, que la transpiration diminue avec l'dge et que les autres excrétions augmentent ea proportion.

A son lourKeil, après des expériences faites sur lui-même pendant dix ans, constata que la grande quantité des aliments et des boissons est à celle de la transpiration : : â -f- 2jl0 : 1. Il porta la masse totale de la transpiration à 3t onces en vingt-quatre heures ; et, ce qui est bien plus important encore, il prouva que la suppression de la transpira-tion n'entraîne souvent aiuiun danger ^ ou tout au moins ne peut pas être considérée tomme ta cause générale des maladies qu'on en faisait ordinairement provenir.

Sans nous arrêter aux expériences de Rohinson, de Sauvages, de Gorter, de Rye, de Liniiing, qui toutes sont fort curieuses et donnent des chiffres différents sur les pertes que le corps éprouve par la transpiration dans différents climats, nous ferons reman{aer que Sanctorius avait oublié, dans ses expériences, de tenir compte de t'extaalation ou transpiration pulmonaire. Lavoisier et Se* guin réparèrent cet onbK, et s'étant renfermés dans un vêtement de tatfetas gooiiii^

lOSl

TRANSnilATlON

TRANSPIflATION

am

imfieniiéffble h Tair, ouyert par le haiif , mais fortement serré autour du oou, et ayant potir la bouche une ouverture entourée de cuivre , ils trouvèrent que la plus forte quantitéde transpiration est de trente-deux grains par minute; trois onces, deui gros, quarante* huit grains par heure, cinq livres |iar jour \ tandis que la moindre quantité est de onze grains par minute, deux gros par heure, une livre et demie par jour. Reste que, quelle que soit Tautorité qu*on invoque, le corps nu* inain perd plus ou moins par la transpiration insensible.

Nous n*avons pas besoin d'inyoquer le même témoignage ni celui de tous autres expérimentateurs pour la sueur, celle-ci devenant si abondante que chacun peut la recueillir et en étudier les propriétés physiques et chimi(^ues. Il n^entre pas dans notre plan de les indic^uer ; mais ce qu'il est im- |K)rtant de mentionner, c*est que si la sueur wù survient que dans certaines circonstan-* ces et forme en quelque sorte une fonction supplémentaire et anormale à la transpira*» tion cutanée (fonction normale de la peau), la suppression ae la sueur est une cause fré-

Îucnte, une des plus fréquentes de maladie. U5si esl-il avantageux pour un malade qu^à la sécheresse de la peau succède une moiteur ouverte, haliteuse. Elle est le présage que la fièvre cède, au'il ti'y a point ae spasme, point de trouble dans la circulation, point d*e|ppôchement à la crise : celle-ci a lieu par les sueurs. Voy. Crise.

Toutefois a est bon que chacun soit prévenu, 1* que des sueurs trop abondantes affaiblissent beaucoup les malades et les exposent è des rechutes ou à des complications graves ; cet avertissement est nécessaire, afin qu'on n'ait pas la pensée de les entretenir démesurément, comme on n'est que trop dans riiabitude de le faire, par des boissons sudorifiques ; 2* Qu'elles ne sont noint salutaires dans les maladies aigués déjà parvenues h leur période d'accroissement, car, dans l'état d'irritation qui existe alors, aucune évacuation ne peut être critique : ce n'est pas que dans les maladies produites parla supression de la sueur, celles qui surviennent naturellement ne soient très-avantageuses, mais il ne faut point les trop exciter par des stimulants énergiques.

il est une autre remarque que nous devons noter avec soin, elle est relative aux sueurs partielles g\Ji, toutes choses égales d'ailleurs, sont moins avantageuses que les Joueurs universelles, et qu'on regarde trop R<^néralement comme de mauvais augure, parce qu'on a observé que dans les inflammations viscérales se terminant par suppuration, dans la phthisie pulmonaire surtout, ^Hes sont fâcheuses. Ainsi, chez les phthisiques, il n'est nas rare qu'au moment où la maladie fait des progrès redoutables ^ des sueurs très-abondantes se manifestent au cou et sur la poitrine.

Bli bien, nonobstant la vérité de cette observation, nous signalerons comme avanla- Ki^uses, soit les sueurs du cou ou de )a tète

dans les angines, soit les sueurs des lieux affectés dans les maladies çoutteuses et rhumatismales ; iK)us préviendrons que, dans la fièvre continue gastrique, on observe fréquemment des sueurs partielles sur le front et sur la poitrine, qui ne changent en rien la nature ni les dangers de cette fièvre.

C'est comme pour, les sueurs froides, on sait généralement qu'eHes décèlent une grande faiblesse dans l'organisme et sont communément fficheuses, alors surtout qu'elles se montrent partiellement sur tel ou tel endroit du corps : et pourtant bien des gens savent aussi que les sueurs fW)ides qui reprennent bientôt et insensiblement une température plus élevée ne sont pas également ncheuses ; que dans certaines névroses et principalement dans les accès d'hystérie, d'hypocondrie, la syncope, on rencontre fort souvent des sueurs froides qui n'apportent aucun changement h l'état général du malade; qu'il suflSt d'une douleur violente pour donner naissance à des sueurs fW>i(ies, même abondantes, qui sont suivies pourtant d'un prompt retour à la santé; qu il suffit enfin, quelquefois, de Vimpression de l'air extérieur pour les rendre froides : toutes circonstances nécessaires à connaître pour éviter les erreurs de diagnostic et de pronostic.

Un signe de mort prochaine, c'est lorsque les sueurs froides, épaisses, sont ramassées par gouttes épaisses sur le corps et s'y collent avec uu degré ooiisidérable de viscosité.

Nous n'en finirions pas si nous voulions énumérer tous les signes fournis par les sueurs ; qu'il nous sumse donc d'avoir fait apprécier l'importance de cette étude et de déclarer, en terminant, que les sueurs aigres indiqiient les fièvres gastricroes et la fièvre miliaire; les sueurs fétides, la fièvre putride, et, ce qui est plus heureux, la crise d'un accès de goutte. Dans ce dernier cas, plus la sueur est fétide et plus elle est salutaire. Enfin les sueurs qui ont lieu le matin, quand elles ne sont pas habituelles, annoncent la fièvre hectique, tout comme entrer aisément en sueur est l'indice d'une nature faible, etc., etc.

Quelle est la conduite que Ton doit tenir auprès d'un malade qui sue abondamment sans soulagement T Nécessairement il faut modérer les sueurs et agir d'ilutant plus vile

Qu'elles affaiblissent davantage le sujet, ans ce cas, les pilules d'acétate de plomb» ' de Fouquier, trouvent naturellement leur application ; voici la formule qu'il en a donnée.

Pr.: d'acétate de plomb, 5 grammes;

de poudre de guimauve, 5 grammes;

de sirop simple, S. Q.

Mêlez.

Pour cinquante pilules à prendre» une le matin et une le soir. Si au contraire les sueurs sont modérées et avantageuses, il fcut les favoriser en donnant une infusion aqueuse chaude de sureau, de tilleul ou autre,évitanl néanmoins de trop couvrir le roalade,comme on ne le pratique que trop. Si le linge de

TUMEUR BLAiNCUE

Page 1