‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 190 sur 209 · TUMEUR BLANCHE · texte numérisé non relu

TUMEUR BLANCHE

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corps est trop mouillé et incommode, on Yenlève avec précaution et on le remplace par d^autre linge sec et chaud ; et si Ton craint le refroidissement, on se borne à placer entre la chemise ou le gilet de flaf'.e>le et la peau des serviettes modérément chauffées. Quant au moyen de provoquer les sueurs, quand on les juge nécessaires, voy. Catarbhe, Su- DORiFiQUBS, Bain de vapeur, oti^

TRICEIASIS, s. m., xpix^viç, nom qu'on a donné à une maladie dans Laquelle les cils, en se dirigeant vers le globe de Tœil, Tirritent et Tenflamment.

Pour remédier aux accidents inflammatoires que ce renversement des cils produit, il faut examiner s'il est simple ou s'il s'accom-j pagne d'une direction vicieuse du tarse qui s'est renversé. Dans ce dernier cas on ne peut y remédier que par l'ablation d'une partie de la peau des paupières ; au lieu que» dans le premier, il suffit de l'arrachement dos cils, et de la cautérisation, avec une aiguille flne rougie au feu, de chacun des bulbes d'où le cil aura été arraché.

TRISMUS, s. m. — Il est une des formes du TÉTANOS (Voy. ce mot).

TROUSSE-GALANT. — C'est l'expression vulgaire dont on se servait pour désigner le choléra-morbus.

TUMEUR, s. f., ^umeo, j'enfle ; en grec, o^«oc. — On désigne ainsi toute éminence circonscrite, d'un certain volume, souvent solitaire, développée par une cause morbilique, dans une partie quelconque du corps.

Ces éminences ou tumeurs présentent un très-grand nombre de différences, relatives è leur siège, aux organes qu'elles intéressent, à leur cause matérielle, etc. C'est pourquoi on les a distinguées en tumeurs qui sont formées par des corps étrangers venus du dehors ; en celles qui sont déterminées par la luxation d'un os ; en celles qui sont dues à la dilatation d'un vaisseau, en celles qui proviennent d'une exhalation sanguine, ou séreuse, ou de la rétention des matières excrémentitielles, etc.; toutes choses qui en font ▼arier le pronostic ou le traitement.

£t attendu que ces tumeurs sont habituellement symptomaliques, c'est donc principalement contre la cause spéciale qui produit la tuméfaction anormale, ou la maladie concomitante dont elle est une des formes ou un sj^mpiôme, que doivent être dirigés l'attention et les efforts du chirurgien.

TUMEUR BLANCHE. — Pendant longtemps on a donné ce nom à l'hydropisie des articulations (Voy, Hydrartrose); mais, en France, les chirurgiens désignent, par cette expression , les gonflements des grandes articulations sans changement de couleur à la peau, et d'une consistance plus ou moins solide, soit qu'elles dépendent de l'altéralion des parties osseuses ou des parties molles articulaires.

L^s tumeurs blanche^s se montrent dans tous les âges, mais plus particulièrement dans l'enfance et la jeunesse que chez les adultes et les vieillards, chez les femmes que chez les hommes ; elles ne respectent

aucune articulation,* mais elles établisseut préférablemenl leur siège dans celle du genou.

On les distingue, d'après la nature snéctfique de l'affection dont elles sont un symptôme, en : l*" tumeurs blanches scrofujeu^ ses; 2" tumeurs blanches rhumatismales, 3° tumeurs blanches syphilitiques; 4* tumeurs blanches scorbutiques; 5" tumeurs blanches traumatiqucs; 6*" tumeurs blaoclies qu'on pourrait appeler métastatiques, puis-

3u*elles sont attribuées à la répercussion 'une maladie exanthématiquo.

Dans tous les cas, la maladie débute souvent par des prodromes ()ui consistent en une douleur plus ou moins vive, superilcielle ou profonde, mais circonscrite dans l'articulation; une tuméfaction bornée d'abord à une partie plus ou moins étendue, sans mobilité ; plus ou moins dure, élastique, et ne conservant pas l'impression du doigt, donnant, quand on Texplore, un sentiment obscur de fluctuation. La douleur devient plus vive quand le malade veut mouvoir le membre, et si c'est l'articulation du geouu, le membre perd de ses mouvements, il est rare qu'il ne reste pas fléchi, soit à ang!e droit, soit même à uu degré de flexion plus considérable.

Dans les progrès de la maladie, la tuméfaction devenant de plus en plus considérable, toutes les parties se distendent, les veines sous-cutanées elles-mêmes se dilatent, les ganglions lymphatiques s'engoi^ent, tandis que, au contraire, le membre s'atrophie, les os se carient, des abcès, des fistules sa forment dans la partie affectée, la fièvre lactique survient, des diarrhées colliquatives se manifestent, et la mort arrive au milieu du marasme et de la consomption.

D'après ce tableau, il est facile de comprendre que le pronostic de ces sortes de tumeurs doit être le plus souvent fâcheux; nous dirons, toutefois, qu'il est moins grave quand la tumeur est causée par le vice rhumatismal que par le vice scrofuleux, par une métastase que par une tout autre cause interne; et quelle est plus grave, au contraire, quand la tumeur est ancienne que lorsqu'elle est encore à son début : elle devient d'autant plus grave que le sujet est plus faible, et la cachexie humorale plus invétérée.

Traitement. Quelle que soit la lésion ubjsique externe (coup, cnute, etc.) qui a été la cause déterminante de la tumeur blanche, le traitement de celle-ci doit être adaptée l'affection particulière et à ses différents étals (Voy, Scrofule, Hhuuatisme, Syphilis, Sgoi- BUT, Métastase, etc.). Ainsi le traitement général aura pour but de détruire la dyscrasie humorale, alors que par un traitement local on cherchera a éviter les progrès de l'engorgement et à en obtenir la résolution.

A cet effet, une bonne nourriture, un aif chaud et sec très-pur, l'usage habituel «u vin, des amers pour tisane, la bière ellemême, un exercice léger, s'il ne rcml l'as i^» douleur plus vive ou trop vive; eti l<«''''^ ment, les frictions mcrcuriclles, les véiit«

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