‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 19 sur 209 · ALUN · texte numérisé non relu

ALUN

AtlS

un gros; — leinluTO alcooliaue de canlharides ... un scrupule; — eau-ue-vie vieille... une once; — essence de girofle.-., quinze gouttes. —F. S. A. une pommade, dont on en-^ duit tous les soirs le cuir chevelu avec gros comme une noisette. Quelquefois on remplace Tessence de girofle par celle de cannelle.

Pommade du D^ Stéage. Pr.:d*huile dV Mves... S^J grammes; — de beurre de cacao... 42 id.;~ tannin ... 80 centigr.; — quinine ... 40 id.; — alcool aromatique ... 8 grammes. — On dissout le tannin dans Talcool et on in^ corpore S. A. Içs deux solutés à la pommade de cacao. On Cait U3age soir et matin de cette pommade, qui arrête souvent la chute des cheveux, au bout de quelques jours.

ALPHOS, s. m., alpkus,^ «X^^k, blanc. — Ga- Hen a appliqué ce nom h une maladie de ta peau, caractérisée par des taches blanches. Quand leur blancheur tire sur le roux, c'est Vahphos proprement dit; si elle est noirAtre, c'est le mêlas; est-elle complélement blanche, c'est le leuee. Toutes ces variétés sont consi*dérées ai^'ourd'bui comme appartenant à la lèpre squammeuse (Aliberl). Voy. (.I^pre.

ALTERANTS, adj. pris subsi. — En pharmacologie, 00 donne ce nom à des médicaments qui changent d'une manière insensible et sans provoquer des évacuations, l'état des solides et des liquides de l'organisme vivant. Dans ce sens, les relâchants, les toni-^ ques, les excitants et les calmants sont de$ altérants. Mais cette expression a été spécialement consacrée aux substances $timu^ lantes et purgatives , qu'on administre de manière à produire cet eflfet, c'est-à-dire à très-petite dose, lels le mercure, l'ai oès, etc. ^ c'est [>rincipalement dans les engorgements chroniques des viscères abdominaui^ qu'on en fait usage.

ALUN, s. m., afumen. — G'est le nom que les chimistes ont donné il un ^el, dans lequel* on trouve constaron^ent un excès d'acide sulfurique et de l'alumine, et qui contient en outre de la potasse ou de l'ammoniaque, et quelquefois run et l'autre de ces alcalis ; d'où il suit que ce sel est à double ou à triple base. Bans run et l'autre cas, Talun se présente à l'état solide, cristallisé en prismes octaèdres régulier», qui* avec sa cassure acidulée trè^-remarquable, le font facilement reoonnattre. Ces octaèdres sont d'ailieuts incolores et transparents; leur saveur douceâtre et, astringente ; ils rougissent l'eau de tournesol.

On distingue dans le commerce trois espèces d'atuB, savoir : 1" l'alun de Rome, remarquable par sa couleur rouge; 2* l'alun d'Anghurre, appelé enoore alun blanc, aljjn de glace, alun de roche, qui est très-répandu et le plus usité; 5* Tàlun dj8 »/wwM,.qui se sépare en feuiHets comme Pbmiante , ce qui lui donne un aspect très-asréable.

L'emploi thérapeutique de l'ahm remonte aux siècles les plus reculés, et son emploi est très-généralement répandu aujourd'nui, soit à cause de ses propriétés médicamenteuses bien constalées, soit aussi h cause de la modicité du prix auquel on se le procure. Sa propriété astringente est si puissante, so:i

nctio'i anti-fluxionnairc si active, qu'il suffit de mettre ce sel en contact avec un tissu qui contient beaucoup de vaisseaux sanguins, pour qu'on aperçoive le sang qui se retire, \^ turgescence et en même temps la coloration de la partie diminuer rapichèment, et le (issu se raccornir ; on le dirait flétri. Hais pour obtenir cet effet, il faut (fue l'alun ne soit pas en trop ^ande quantité ; ciar, aui phénomènes que nous venons (f indiauer, succéderaient ceux 4'une véritable inflammation.

Quoi qu'il en soit, la propriété astringente et anti^fluxionnaire d^ l'olun à dose convenable étant constatée, tous les prïiticiens furent sur la voie des cas pathologiques, dans lesquels ce sel pouvait être efficacement administré. Il fut donc donné K Tintérieun dans les hémorragies asthéniquos^ soit que le sang coulâtparle nez, parla bouche, par les

f;encive$, par t'anus ou par les parties sexueles. Dans te premier cas« l'aspiration par les narines d'une eau alumineuse a réussi bien des fois k suspendre l'épistaxis, et quand ce moyen est insuASsatityr-aïun en poudre renitlé en guise de tabac, a souvent empêché qu'on fàt dans l'obligation de recourir au tampon'^ nement.

Mais c*est surtout dans les hémontagies utérines consécutives à l'acoottchement que l'alun s'est montré efficace. Rivière l'injectait dans le vagin et l'utérus, dissous dans une décoction astringente; d'autre.i se contentent de llB dissoudre dans l'eau t c[uel(fues-unsen mouillent des éponges qu'ils introduisent^ dans les parties sexuelles; et tous se louent de son administration; aussi l'usage de l'alun est-il devenu en quelque sorte banal. Quant à nous, nous en fiiisous an u^ge presque journalier et en avons constaté les avantages» dans les hémorragies utérines passives, alors surtout qu'elles tour* nent à uq état anémique ; dans ce cas, les ir^ectiooi^ froides, répétées plusieurs Sois par joMr, avQC une dissolution de huit gcamnies d'alun dçjifi un litne d'un^ décoction d'une once de caqîne de ratauhia, ont produit unt; iistriction salutaire daus les yai^sçaux capillaires der rutéru3, et arrêté biept6t l'écoulement du. sang. G'e^t comxnedajQS l'amygdalitecatarrhale: rien uer^utpluçtôtrinflam* mt^iion des tqa$ill^a, que les gwrgdrismes alumineux, et mieu:i, encore les insufflations de la ppu4rQ d'alun sur les partie$ enflam* Q^ées. linfin la mjtmeastricUon et les mis^^ effets curât fs sont produits par l'alun (|uand on le fait entrer dans un collj^re a^lringent destiné k combattre ropbûtoiie chronique atonique.

Peut-on 3'en loueii Clément; dans Thémoptysie? Nou;$ soulevons c^te qiie9tion, parce qup GuUen, et quelques auteuiïs d>pr^^ lui, blim^oi l'emploi dd ce médiiuimeQt daçs les hémorragies pulmonaires; ceti? all^otion, 4it Cullen, se rattachant assez ooostaui* meut à l'ordre des hémorragies actives, et repoussant en conséquence, un remède aussi astringent que l'stun. «Mais de ce que Thémoptysie se rattache communément à Tord.e

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