TUMEUR BLANCHE
TYWIUS
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toires volants, les topiques émollients et narcotiques, résolutifs, conviennent dans le principe ; et si Ton soupçonne le vice rhumatismal, on V joint les bains salés, tièdes, les douches ae vapeur sur la partie engorgée.
Dans tous les cas, quand la maladie n*est plus à son premier période, on se sert, avec avantage, des douches d*eaux minérales chaudes, des topiques Acres et irritants, du moxa, de l'application du feu, etc. Notons, eu passant, que la cautérisation et les exutoires ne sauraient convenir dans la tumeur blanche scrofuleuse.
Enfin, s'il se forme des abcès, il faut les vider avec soin par la méthode sous-cutanée, et, dans tous les cas où j*exercice serait contKindiqué, il faudrait faire exécuter à rarticuiation quelques légers mouvements pour éviter l'ankylose.
Faut-il amputer le membre quand la maladie résiste a tous les moyens généraux el locaux? C*e5t Topiniôn de tous les chirurgiens, mais ils diffèrent quant à Tépoque où elle doit être pratiquée : ainsi les uns, avec Bojer,veulentqu*onn'amputelemembre(]ue dans la dernière période parvenue à son plus haut degré, et ouand les forces du malade sont considérablement diminuées ; tandis que d'autres, au contraire, sont d'avis qu'il faut en venir de bonne heure à Topération. L'expérience semble se prouoncer en faveur de I amputation dans la dernière période » puisque les malades qu'a opérés M. Gerdjr, quoique épuisés par le marasme, ont guéri, alors que, au contraire, la mort est survenue chez les bujets vigoureux qu'il avait amputés.
TYMPANITE, s. f., (ympanith, de rûairovov, tambour. — On désigne ainsi le gonflement de Tatidomen, déterminé par l'accumulation d*un gaz dans le tube intestinal ou dans la cavité péritonéale : de là la distinction qu'on a faite, d'après son siège, de la tympanite abdominale et de la tympanite intestinale. Ce qui les caractérise, c'est que le ventre résonne comme un tambour quand on le frappe, que la tumeur ne change pas de place lorsque le malade change d'attitude, et qu'on n'y sent pas de fluctuation comme dans l'bydropisie.
Ce qui les distingue, c'est que le ballonnement du ventre est inégal dans la tympanite intestinale, et plus uniformément distendu dans la tympanite péritonéale : le malade a des borborygmes, mais il ne rend des vents ni par le haut ni par le bas. Dans tous les cas, sa respiration est gênée, il éprouve des coliques, de la constipation ou du dévoiement, et, en dernier lieu, une grande anxiété, le froid des extrémités, etc.
La tympanite intestinale est assez souvent le résultat de la replétion excessive de l'estomac «par des aliments lourds et difficiles à digérer, venteux (pois, lentilles, haricots), fermentiscibles (choux, lait), par des saburres stomacales, bilieuses ou muqueuses, passant à la fermentation : le refroidissement du corj)s pendant le travail de la digestion , la
faiblesse de resloraac, une constipation opiniâtre, le spasme, l'inflammation, la ^n- Srène, les lésions traumatiques, certaines èvres, les lésions organiques et l'atonie profonde du tube intestinal.
Les causes de la tympanite abdominale sont : le passage des gaz des intestins dans le péritoine, soit par l'inflammation péritonéale traumatique, soit par la décomposition putride des humeurs, etc.
Dans Tun et l'autre cas, le praticien doit rechercher si la maladie tient a un état inflammatoire ou à un état spasmodique, alors toutefois qu'elle ne dépend pas o^une alimentation mauvaise, de digestions difficiles, imparfaites, car, dans ces cas, le changement de régime suffit. Mais s'il y a état inflammatoire, il faut nécessairement ernployer les antiphlogistiques (Voy, Gastrite, Entérite); s'il y a spasme, les antispasmodiques. Parmi ces derniers, l'eau de fleurs d'oranger, celles de menthe, de mélisse desCarmes, Télher, une cuillerée à café de sirop de temps en temps (quand on prend ce remède il raut avoir le soin de bien agiter le flacon chaque fois,
fwrcegue l'éther, étant très-volalil, monte à a surface du sirop), les frictions avec l'huile camphrée et la teinture thébaïque, avec l'huile de menthe, les lavements de camomille, d assa-fœtida, les ventouses sèches, etc. Si des aliments encore en fermentation dégagent des gaz, on emploie la magnésie, le colombe, les yeux d'écrevisse, l'eau de chaux, la rhubarbe; et, s'il y a fermentation putride, les acides, le froid, c'est-à-dire la glace extérieurement et intérieurement, etc.
Lorsque tous ces moyens sont inutiles, et
3ue la distension de l'abdomen va croissant e plus en plus, de manière à faire craimire la rupture des parois abdominales, il y a encore quelques mo}[ens de sauver les jours du malade ; à savoir : 1* soutirer Tair avec une seringue à lavements : pour cela on enfonce dans le rectum une canule flexible, longue d'un pied à dix-huit pouces, on assujettit le iKiutdela seringue et on tire le piston à soi. Si la canule s'obstrue, on y injecte de l'eau chaude pour la déboucher. 2* La compression au moyen d'une bande qui entoure et serre le bas-ventre autant que le malade peut le supporter, et dont peu à peu on rapproche davantage les tours. 3* La ponction avec l'appareil propre à vider les abcès par congestion, eu ayant le soin d'introduire la canule dans le point le plus proéminent de la tumeur.
Les toniques doivent toujours faire partie du traitement et le terminer.
TYPHUS, s. m., tw^oc. — Cette dénomination, qui signifie stupeur^ a été donnée par Uippocrate à cinq maladies très-difl'érentes, mais dans lesquelles le symptôme prédominant était la stupeur. De ce nombre est la fièvre typhoide^ qui n'est autre qu'une fièvre continue, accompagnée de typhomanie (délire obscur, délire avec stupeur); et non, comme Font prétendu quelques modernes, toute maladie grave dans laquelle il y a empâtement des viscères abdominaux et les
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TYPHUS
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mires sy mptAines de la fièvre ataxo-adyniH loique Je Pinel.
(Test pourquoif au lieu de considérer le typhus proprement dit comme un état morbide toujours de même nature, nous admettons, avec Hildenbrand, qu'il peut se manifes* *er sous deux formes bien distinctes, c'esti-dire celle de typhus malin, et celle de ty-*
f^bus ordinaire ; et nous comprenons avec ui dan^ la première espèce la peste et la fièvre jaune ; réservant, pour la seconde espèce, la maladie typhoïde elle-même, qui n'est autre chose que les fièvres d'hôpilal, des camps, des villes assiégées, des prisons et des vaisseaux. Disons quelques mots de chacune de ces maladies.
Typhus ordinaire. Les recherches les plus exactes sur la nature, les causes et les symptômes du typhus, nous montrent que cette mt'iladie peut èlre constituée tantôt par un état adynamique, tantôt par un état ataxoadynamique, quelquefois par Tétat ataxique seulement, et qu'elle peut dès lors revêtir
auelquefois, même à un très-haut degré, ans le premier temps de son existence» la forme des affections inflammatoires ou bilieuses. Et la preuve, c'est qu'on trouve, dans la description que M. Costa nous a donnée du typhus qui a réané dans la commune de Saint-Laurent (Pyrénées^rientales) pendant six mois de Tannée 1825, que le plus souvent les antiphlogistiques furent utiles, qu# les purgatifs et les narcotiques étaient non moins utiles dans quelques cas, tandis que, dans d'autres, il fallut recourir aux toniques, qui firent beaucoup de bien ; donc le typhus n'est pas toujours de même nature: cette vérité ressortira bien plus évidente encore dans les considérations qui vont suivre relativement k la fièvre jaune et à la peste, que nous avons dit être deux formes dis* tinctes du typhus ordinaire.
Fièvre jaune. Ce qui caractérise la fièvre jaune [iyphus icêeroaei dea modernes, le vemt^o negro des Espagnols), ce sont des vomissements de matières noires qui sortent aussi par les selles, la couleur jaune de la peau, une grande anxiété, la prostration extrême des K)rces, avec fièvre violente.
Naisdant habituellement sur le littoral des Indes-Occidentales, où cependant elle ne dépasse pas le quarante-sixième degré de latiiude boréale, cette maladie, dont la marche est rapide et la mortalité grande, peut être transportée en Europe par voie de contagion, et c^est ainsi qu^oil Ta vue se développer, en 1800, dans l'Andalousie.
Partout où elle se montre, c*est brusque** ment ou avec des symptômes précurseurs ; mais^ dans tous les cas, elle débute par des frissons vagues, de la courbature, du met* laise, ou bien par un frisson violent alternant avec la chaleur, ou une chaleur vive sans frisson, de la céphalalgie, des douleurs lombaires, la face tantôt rouge et animée, tantôt pâle et altérée, les yeux étincelanis, le regard fixe, la langue pAle, humide, ou rouge et sèche; Tépigastre douloureux, surtout à ta pression, chaud ; des éructations,
des nauséesi des vomissements, de la eonstipaiion, des coliques, et puis la diarrhée; une soif excessive, de l'oppressiofl, des un* nés rouges, quelquefois des hémorragies aasales, 1 ictère*
A ces symptômes succède la guériiOQ; ou bien les vomissements devieaiient plus fréquents* et le malade rejette, soit des n» tières blanches, acides, agaçant les dents, i^ I ritant les lèvres, la gorge, la langue, soit de 1 la bile pure» soit eran une matière noirâtre mêlée à des mucosités et formée par du sang altéré et mélangé avec de la bile et d*aatrei produits sécrétés par la muqueuse gastrointestinale- A cette période, restomac repousse les boissonsi la douleur épigastrique devient atroce, un sentiment d'araeur extrême s'y fait resseptir ; les selles, d^abord jaunes, verdAtres, sont bientôt formées des mêmes matières que les vomissements; les urines, foncées, trouides, deviennent rares, se suppriment tout tif^it^Jes traits s'altèrent, le pouls se ralentit, la jaunisse s'étend à la face et au cou, etc.
Par les progrès de la maladie, les vomissements deviennent continuels, la gangrène gagrie toutes les parties où la peau a été ei* ooriée ou divisée, des exhalations sanguines ont lieu par la langue, les gencives et les ouvertures naturelles ; les selles sont inrolontaires, la face se décompose, la prostration est extrême, la sensibilité s'émousseou s^éteint, le pouls s'affaiblit de plus en plus, il devient intermittent, rhaleine est froide» des mouvements convulsifs éclatent^ la mort arrive : rarement on obser? e du déiire«
Notons que ces phénomènes ne se mam* festent pas toujours dans Tordre et avecla réj^ularité que nous veno&s de leuf assigner, puisque, par exemple, les romisaements noirs et l'ictère se montrent quelquefois dès les premiers jours, et quelquefois manquent complètement.
Traitement. A moins de suspeetef la bonne foi des observateurs, on ne peut révccner en doute l'existence de plusieurs élémèitls de maladie (Voy. ELimsiT) dans la lièvre jaune. Berthe, que l'on se plaira toujours à citer comme un modèle à imiter, comme un exemple à suivre, rapporte i plusieurs chefs principaux les variations essentielles que cette maladie peut éprouver dans la nature même des symptômes prédominants. Il avait observé, dans l'Andalousie, qu'elle se [tré* sente quelquefois avec Tappareil d'une in* flammatioQ exquise, tantôt avee celui don état pureanent nerveux « tandis que, dans d'autres cas« les phénomènes propres am maladies bilieuses et putrides remportaient sur les autres et semblaient les efftcer entièrement. Gela étant, il faut dono recourir, dans certains cas, aux évacuations sanguines qui, au rapport de la cômmissioo envoyée en Espagne par ie gouvemen^tf ont Mtii l'heureuse termiDsison de la malacKe.
Mais, attendu que des pratieieos très*inatruits ont cru devoir la proscrire, à causa des accidents qui, d'api'ès eux, en ont été la suite, nous ferons observer qu'on doit s'en