URTICAIRE
DR
jumenteuse, semblable à de Teau dans la-
auelle on aurait délayé de l*ar^ile, ou à une écocion de cj^uinquina refroidie.
On dit Turtne cuite^ signe de coction, lors-
2ue cessant d'être claire, comme elle l'avait té jusqu'alors, elle commence à se troubler. Ce phénomène n'a lieu qu'au quatrième ou au onzième jour, et disparaît ensuite ; mais on peut alors espérer que l'urine deviendra critique au sej^lième ou au quatorzième* La coction et la crise commençant, elles s'annoncent parfois aussi dans l'urino claire, par un léger ntuigej qui demeure suspendu au haut du liquide , ou par un énéorème qui s'abaisse peu à peu jusqu'au fond du vase.
L'urine critique^ signe de la crise accomplie, a lieu quand le liquide, auparavant clair, dépose un sédiment ; ou lorsque ce môme liguide, resté toujours épais et trouble, s'éclaircit à la partie supérieure et forme un di'*pôt au fond du vase.
Remarquez que le sédiment ou dépôt peut èive et n'être pas critique, et qu'il importe beaucoup de connaître et de savoir distinguer s'il est l'un ou l'autre. On reconnaît Qu'il est réellement critique, lorsque après rémission des urines on le voit gagner le fond du vase, où il forme environ le ouart ou le siiième du tout : il est blanc, grisâtre, léger, réuni en masse homogène (non déchiquetée) et un peu convexe ou conique à sa surface.
Le sédiment non critique remplit la moitié on les deux tiers du vase; il est épais, pesant, déchiaueté, d'une couleur livide ; trop considérable, il a une signification fâcheuse. Notons, en passant, qu un sédiment rouge, briaueté, annonce une fièvre intermittente ou le caractère rhumatismal de la maladie ; un sédiment blanc crayeux, avec une urine épaisse et foncée en couleur, le caractère arthritique de l'affection ou des calculs urinaires ; un sédiment de teinte obscure ou Doire, l'état putride.
Enfin les urines, par certains caractères particiiliers qu'elles présentent, diagnostiquent sûrement, dans presque tous les cas, certaines maladies des voies urinaires; ainsi, elles sont mucilagineuses dans le catarrhe vésical ou les calculs de la vessie ; purulentes dans l'infiammation suppurative de la vessie ou de la prostate ; sanguinolentes dans l'hémorragie rénale ou vésicale ; excessivement abondantes et aqueuses dans le diabète : elles se chargent de graviers dans la goutte ou la gravelle.
Somme toute, l'état des urines varie, nonseulement selon la nature de l'affection morbîd<.> , maïs encore selon le temps ou la période de cette affection, et il doit falloir que les choses se passent ainsi, puisqu'on a remarqué que c'est un très-mauvais signe quand, dans le cours d'une maladie, les urines conservent constamment leur état naturel. Cela se voit dans certaines fièvres ataxiques ou malignes.
Etudiées dans ta manière dont elles sont rendues, les urines peuvent être faciles ou diilicilcsi fréquentes ou rare$> nulles, dou-
loureuses ou insensibles^ impossibles ou involontaires. Plus le mode de leur excré* tion se rapproche de l'état naturel, et plus le pronostic doit être favorable : il n y a d'exceptions à cette règle que celles qui seraient dictées par des considérations tirées des autres sources de signes diagnostiques.
URTICAIRE, s. f. (fièvre ortiée), urticaria, éruption assez semblable à celle que produit l'application des feuilles d'ortie sur la peau.
Elle consiste en de grandes taches rou* geAtres, diffuses, proéminentes, présentant un point blanc dans leur milieu, causant des démangeaisons et une ardeur fort désagréables. Elles ont cela de particulier, qu elles disparaissent au chaud, tandis que le froid les fait reparaître.
Un lé^er mouvement fébrile accompagne quelquefois l'urticaire, mais le plus souvent elle est sans fièvre, et au bout de trois ou quatre jours il n'en existe aucune trace, à moins que l'éruption ne prenne la forme chro* nique; car, dans ce cas,.elle paraît et dispara tt avec facilité, comme dans l'urticaire aiguc*. et elle dure des mois et même des années entières, en faisant le tourment do ceux qui en sont affectés. Quoiqu'il en soit, l'urlicairo existant sans fièvre, mérite le nom qu'elle porte, tandis que, si la fièvre raccompagne, mieux vaut l'appeler fièvre ortiée : on remarque principalement celle-ci chez les individus qui ont mangé des moules.
L'urticaire peut se manifester à tout flgo ; cependant elle attaque préférablement les enfants que les vieillards, les femmes, lés
()ersonnes sanguines et nerveuses que les lommes el les individus lymphatiques ou bilieux. Un état particulier de la peau sjirible y prédisposer, puisqu'il est des sujets qui , pour le moindre frottement do leur peau, par un séjour de quelques heures dans un endroit chaud, voient sur-le-champ l'é^ ruptiou urticaire se manifester. Les émotions vives de plaisir ou de peine peuvent encore y donner lieu , ainsi que des mauvaises digestions ; aussi lui atlribue-t-on pour causes spéciales, indépendamment des causes générales que nous venons d'énumércr, une sécrétion viciée de la peau, ou une dyscrasie générale, notamment les dyscrasies scrofuleuse, arthritique et syphifitique. Voici du reste la marche ordinaire de l'éruption.
Souvent elle est précédée de malaise, do douleurs épigastriques , de fièvre ; d'autres fois elle se montre spontanément par une démangeaison ordinairement très-vive sur divers points de la surface du corps : l'individu se gratte, et cette action détermine à l'instant, dans un espace plus ou moins étendu , la sortie des plaque$ urticaires. Elles durent quelques heures et disparaissent pour reparaître ensuite, soit à la mémo place, soit ailleurs. C'est surtout pendant la nuit qu'elle est le plus tourmentanle ; d'autres fois c'est le matin; et, dans- certains cas enfin, elle affecte la forme intermittente.
Traitement A l'état simpte et afgu, l'urti* caire ne réclame ciu'une diète légère, quelques bains, tine boisson rafraîcliissaote ci
VACCIN
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des lavements émoUients. Si elle est le résultat d'une indigestion, on fait vomir le malade, et on lui donne une infusion légère de thé, de mélisse, de tilleul ou de feuilles d'oranger. Si l'individu était plétboriaue, on pourrait recourir à la saignée ou à l'application de quelques sangsues à l'anus chez l'homme, à la partie interne des cuisses, ou à la vulve chez les femmes âgées, et, au lieu des bains simples, on leur prescrirait les bains de son ou de gélatine : quand la démangeaison est irès-vive et fort importune , on la calme Avec des lotions d'eau iraiche, acidulée avec le suc de citron ou le vinaigre ordinaire.
A l'état chronique, l'urticaire exige d'autres soins , c'est-à-dire des moyens plus énergiques, longtemps continués. Les bains alcalins avec la soude , les bains d'eau de
mer avec addition de gélatine, les bains sulfureux, doivent remplacer les bains émollients. Si l'individu est d'une faible constitution, il faut lui conseiller ud régime analeptique ; s'il est scrofuleux ou goutteux, etc., on attaque l'une ou l'autre de ces djscrasics. {Yoy. Scrofule, Rhumatisme, Syphilis, etc.), et si enfin, Téruption se montre périodiquement, on en prévient définitivement la réapparition, par quelques doses du spécifique de la périoaicite, le sulfate de quinine.
URTICATION, s. f., urticatio. — Sorte de flagellation que l'on pratique sur une partie du corps avec des orties fraîches , pour y produire une vive excitation. C'est un moyeu très-actif de rubéfaction.
VACCIN, Vaccination, Vaccine.— Le t?acctn,s. m., virus vaccinumfdQvacca^ vache, est un liquide séreux que l'on extrait d'une pustule particulière qui se développe sur les pis des vaches, et que l'on inocule dans le but de déterminer une éruption préservative de la petite vérole. Plus communément encore, aujourd'hui, on prend le vaccin aux boutons vaccinaux des enfants à qui on a inoculé la vaccine. Cette opération qu'on nomme
Vaccination, et qui consiste à mettre le virus vaccin en contact avec les vaisseaux absorbants de la peau, comprend tout à la fois les moyens de recueillir le vaccin et de l'inoculer; voici en quoi ils coUsSistent :
Conservation du vaccin. On perce avec la pointe d'une lancette les cellules du bouton vaccinal ; le bouton ouvert, il en sort une gouttelette à laquelle on présente la surface d'une plaque de verre, et si la gouttelette est trop petite, on ajoute avec la lancette une nouvelle quantité de liquide. Puis on applique sur cette plaque une plaque absolument pareille, et on les recouvre d une feuille de papier de plomb qui les met à l'abri de l'air et'de la lumière. Autrefois on collait ensemble les deux lames de verre, avec de la cire ou de la colle à bouche; l'autre procédé est plus simple et aussi sûr.
Quand on n'a pas des plaaues de verre, on pique le bouton avec la lancette, qu'on y reporte d'abord sur une face) puis sur l'autre, aQn de les charger toutes deux, et on laisse dessécher le liquide à l'air. Une lancette ainsi chargée suuit pour deux piqûres, mais le vaccin ne se conserve pas longtemps.
A ces procédés, remarquables par leur simplicité, s'en-ajoute un troisième qui consiste, après avoir percé le bouton vaccinal, h laisser durcir à Tair la eouttelette de liquide qui en sort, et à la renfermer ensuite, ainsi desséchée, dans un tuyau de plume hermétiquement fermé avec de la cire à cacheter. Le vaccin se conserve ainsi plusieurs mois. Nous ne parlerons pas des tunes de M. f iard, soîi procédé, quoique fort simple, étant beau-
coup trop compliqué pour les personnes qui n'ont pas l'habitude de ces sortes d'opérations.
L'époque la plus favorable pour recueillir le vaccin, c'est du 6' au 7* jours.
Inoculation duvaccin. Le procédé que nous employons communément et que nous avous vu emjloyer à peu près partout, c'est de charger de vaccin liquide la pointe d*uoc lancette, avec laquelle on fait trois piqûres à chaque bras, ayant le soin de recnarger la lancette à chaque nouvelle piqûre, en la plongeant à chaque fois dans le bouton ouvert quand on vaccine de bras à bras. Si Ton se sert de vaccin desséché, il faut préalablement le délayer avec une goutte d'eau ou de salive. Les piqûres doivent être à la distance d'un pouc« au moins Tune de l'autre, et être disposées en ligne verticale ou en triangle, ce qui importe peu.
Les autres précautions à prendre, sont : de
Présenter la pointe de la lancette presque orizontalement à lapeau, que l'on tend avec la main gauche, et de l'enfoncer sous Vcpiderme à un millimètre environ de profondeur; une strie de sanç apparaît pour l'ordinaire, cela est sans inconvénient. Après avoir laissé l'instrument dans cette position, trois à quatre secondes, on le retourne dans la plaie, de manière à le mettre de champ, d'abord d'un côté, puis de l'autre; de cette façon on écarte les bords de la. plaie, et on permet au vaccin de s'y introduire ; cela fait, on lâche le bras, on appuie le pouce au-dessus de la plaie et on retire la lancette qui s'essuie à ses bords. La plaie sécbée par l'air, on abaisse les manches de la chemise en évitant tout frottement sur la croûte vaccinale : l'éruption qui est le résultat de cette opération porte le nom de Vaccins.
VACCINE, s. f., vaccinella. — La découverte de la vaccine, l'une des plus grandes et des plus précieuses des temps modernes, remonte à l année 1769, époque à laqualle on reconnut, en Allemagne, que la matière des pustules, qui naissent au pis des vaches,
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garantissait de la variole les hommes auxquels elle se communiquait. Et pourtant, comme ce n*a été qu'en 1798 qu Edouard Jenner fit, pour la première fois, on Angleterre, des essais de vaccination préservativo sur Tespèce humainei ce fut lui qui féconda et viyifia, pour ainsi dire, la découverte, et toute la gloirelui en est restée. Nous ne nous arrêterons point à faire Thistoire de ce moyen préservatif d'une des maladies épidémiques les plas désastreuses, et parfois les plus meuKrières ( la variole), nous bornant à faire Ténumération des phénomènes qui surviennent, afin qu'on puisse distinguer la vraie vaccine de celle qui ne Test pas.
Dans la première, on ne remarque aucun changement dans Tendroit où les piqûres ont été faites, ni le second, ni le troisième jour ; mais le qu.itrième, une tache rouge parait, peu saillante ; elle s'élève davantage au cinquième jour, et laisse apercevoir, à son sommet, au sixième jour, une petite
f)ustule pleine de sérosité. Les septième et luitième jours» cette pustule continue à se développer, mais plus en largeur qu'en hauteur. Elle acquiert un diamètre de deux et (}uelquefois de quatre lignes, conserve toujours une forme aplatie, déprimée dans son milieu, et se remplit d*un liquide séreux dont la teinte tire sur le bleuâtre : une auréole inflammatoire de quelques lignes l'entoure. Au huitième jour, la sérosité, contenue dans le bouton, jaunit, s'épaissit et devient purulente. A cette époque les glandes axillaires s'engorgent un peu, mais ce phénomène n'est pas constant, ou du moins toujours appréciable : il survient aussi alors de petits mouvements fébriles. Les fonctions gastro-intestinales ne sont pas ordinairement lésées; parfois, cependant, il se manifeste du dévoiement ou des vomissements qui ne tardent pas à s'arrêter. Aux huitième et neuvième jours, et quelquefois seulement au dixième, les pustules s'entourent d'une nouvelle auréole rouge, qui acquiert plusieur<8 pouces de largeur, envahit même assez souvent le bras entier, uiats c luse plus de démangeaison que de douleurs. Sa durée est de deux ou trois jours, après lesquels les pustules se dessèchent ; il se forme sur elles une croûte d'un brun foncé, qui tombe au bout de huit jours et plus, et laisse une large cicatrice circulaire à la peau. Celte cicatrice, profonde, indélébile, est divisée en nombreuses dépressions, ce qui l'a fait appeler, avec assez (le fondement, cicatrice gauffrée.
Au contraire, la vaccine fausse, incomplète, non préscrvalive, présente les caractères suivants : éruption hâtive (du troisième au quatrième lour après la vaccination }, pustules bombées et sans dépression au milieu; elles sont tout à fait convexes et pleines. Du huitième au neuvième jour, Tauréole secondaire ne se manifeste pas, et par conséquent, le signe principal de linfection générale manque. De môme la pustule, ioin d*ëtrc h cloison, comme dans la vérita-
ble vaccine, est uniloculaire ; sa teinte est orange, et sa dessiccation prématurée, comme son éruption. On a assigné, pour causes docette anomalie, un vaccin pris trop tard, trop vieux, ou un défaut de réceptivité de la pai*t do l'individu, car nous devons savoir qu'il est des personnes chez qui la vaccine ne prend jamais.
Celte maladie artificielle n*exige aucun traitement médical ; on laisse donc le sujet vacciné suivre son genre de vie habituel, h moins que la fièvre ne se déclare au septième ou au huitième jour ; alors la prudence veut qu'il ne quitte pas son appartement, et prenne une boisson rafraîchissante.
Généralement on ne purge pas les individus qui ont été vaccinés ; cependant il est quelques praticiens q^i conseillent de donner une purgation légère après la dessicca* tion des pustules, afin de prévenir les maladies de la peau, ou les engorgements glandulaires qui pourraient se développer.
Faut-il appliquer un vésicatoire sur les boutons après qu'ils sont desséchés T II est ({uelques personnes qui, poussées par un préjugé aveugle, les emploient et les conseillent : c'est un mal, rien n'indiquant qu'une suppuration consécutive à l'éruption vacci* nale soit nécessaire.
Doit-on vaccinera doux époques de la vio? Nous n'en voyons pas trop la nécessité, lorsque la première éruption vaccinale a eu tous les caractères d'une bonne et vraio vaccine : cependant, comme les cas d'apparition de la variole, chez les vaccinés, sont assez fréquents, et qu'on a remarqué, ea outre, (;[u'ils sont d'autant plus communs qu'on s éloigne déjè de vingt-cinq à trente années de l'époque de la vaccination, nous ne désapprouvons pas cette mesure de prudence.
Pai tant de ce fait, qu'on voit des vaccinés avoir la petite vérole, il est des antagonistes de la vaccine qui lui refusent la propriété préservative qu'on lui attribue généralement. Nous n'avons qu'un mot à dire & ces gens qui ne raisonnent pas : c*6st que le virus peut avoir vieilli, s'être altéré, ou que l'individu n'étant pas dans des conditions favorables, il aura eu une fausse vaccine; et qu'en supposant d'ailleuis que celle-ci,, quand elle est vraie, ne préserve pas de la variole, il suffit que l'expérience ait constaté que ceux qui sont atteints de cette dernière maladie, après avoir été vaccinés, ont une petite vérole très-bénigne et point meurtrière, pour gu'on doive s'empresser d'ino-* culer la vaccine à tous les individ^is.
A quel âge doit-on vacciner? A toutes les époques de la vie ; mais, comme on est d'autant plus exposé à la variole qu'on est plus jeune, c'est généralement quelques mois après la naissance, du deuxième au troisième mois et plus, qu'on vaccine l'enfant ; renouvelant cette opération à douze ou quinze ans.
Si les parents le désirent, rien n'cm|)èche môme qu'on le fasse plus lard ; mais la seconde fois il n'est i)as sûr que la vaccine
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YALÉRUNE