VENTOUSE
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gnant que son teint de rose ne soit altéré
f^ar les marques que laisse l'éruption » ui demande si Ton n*a pas trouvé un remède qui empêche d'être marqué de la variole. Voici ce qui a été écrit a ce sujet par Zimmermann : « On a remarqué qu'une dame avant porté, pour de bonnes raisons, un emofâtre sur certains endroits, eut, après une salivation, la petite vérole, et que tout son corps, excepté l'endroit qui était défendu par le mercure que remplâtre y avait insinué, avait été couvert de Téruption de cette maladie. M. Malouin demande s'il n'est
Sas possible, après cet événement, d'obvier cette maladie par le même moyen. » L'expérience n'a pas encore été faite (aue je sache du moins ) , mais on en a (léduit un moyen de préserver le visage du sexe des impressions de la petite vérole et d'eu conserver la beauté. Ainsi, à cette intention, M. Roseen couvrit le visage d'une de ses malades avec un emplâtre mercuriel , et la petite vérole parut partout, excepté à la figure ; et M. J. Henri Sulzer a répété la môme expérience à Winterthor avec le même succès ; il eut cependant la précaution d'ouvrir les boutons aux bras, aux cuisses, aux jambes , selon l'avis de M. Roseen, ce qui seul peut détourner la petite vérole de la tète.
Des expériences ultérieures ne doivent pas avoir confirmé les succès annoncés, puisau'il n'est plus question du procédé précité dans les ouvrages modernes où l'on traite de la variole ; et pourtant nous croyons devoir
{provoquer de nouveaux essais, quelques mandes que nous avons traités dans ces dernières années, et qui avaient de nombreux boutons varioleux au visage (la variole était confluente ) ne portant aucune cicatrice variolique, après avoir fait usage de l'onguent mercuriel blanc de Zellcr.
Pr : Mercure précipité blanc... un gros; cerat, ou pommade blanche à la rose... une ouce. M. exactement. Deux fois par jour (matin et soir) on oignait légèrement toute la figure de mes varioleux avec une petite quantité de cet onguent, et, je le répète, ils n'ont pas été marqués. L'auraient-iis été si on ne s'était pas servi de cet onguent ? Je l'ignore, et c'est pour cela que j'ap()elle sur ces faits l'attention de mes confrères.
Le traitement de la convalescence exige un grand air, les bains, les boisions dépuratives, des aliments doux. On ne doit pas trop se hAter de permettre l'usage de la viande, des métastases fâcheuses pouvant Être le résultat de trop de condescendance aux désirs du malade.
VARIOLOIDE, s. m., varioloida . mot hybride formé du latin variola et du grec «rid?, forme, apparence : qui ressemble à la petite vérole. On s'en sert (>our désigner une variété do la variole, qui survient chez les sujets oui ont été préalablement vaccinés. La varioloïde se distingue de la petite vérole proprement dite en ce que la réaction fébrile est moindre dans la période d'incubation^ et manque dans celle de suppuration. Les pustules, quoique aussi nombreuses,
sont d'ordinaire peu pleines, quelqucfob môme ne contiennent rien du tout, sinon de la lymphe qu'on y trouve; c'est pourquoi les croûtes qu'elles forment sont minces et dures, soulevées, et ne laissent après elles ni creux, ni cicatrices : seulement on remarqueàleur place une tache rouge,qui persiste pendant quelque temps. Du reste, c est généralement une maladie assez bénigne, et nous ne l'avons jamais rencontrée assez violente pour donner la mort.
La varioloïde provenant le plus souvent de ce que les sujets vaccinés ont eu une fausse vaccine, le virus qui a servi à rinoculation étant trop vieux ou altéré, le meilleur moyen de prévenir la maladie qui nous.occupe, c'est, lorsqu'elle règne épidémiquement dans une localité, de vacciner de nouveau tous les sujets qui l'ont déjà été. £t si, nonobstant celle précaution, la varioloïde se déclare , on se conforme pour le traitement aux règles que nous ayons posées pour la curation de la va* riole discrète
VENTOUSE, s.f., cucur6t7tt/a. - On désigne sous ce nom de petites cloches de verre dont l'entrée est plus étroite que le fond, qui est arrondi, de dimensions variables, rétrécies à leur ouverture, qu*on applique sur une partie quelconque du corps, pour y altirer le sang. A défaut de la ventouse ordinaire on peut très-bien se servir de verres à boire.
Plusieurs procédés ont été proposés pour leur application, et tous ont pour but, cela devait être, de raréfier l'air contenu dans le vase, de manière à ce que la partie circoascriie par l'orifice de la ventouse soit soustraite à la pression de Tair atmos{diérique, le vide qui en est résulté est tel que la peau 5c gonfie et proémine dans la ventouse, alin de la remplir.
Pour obtenir ce résultat, on place dans la petite cloche (ou le verre), soit ces morceaui de papier, soit une boulette de coton ou d'étoupe, on y met le feu et on la pose immédiatement. L'air, d'abord raréfié par la chaleur, se condense aussitôt que le feu s'éteint et le vide s'opère. Ce moyen échoue souvent, aussi lui préfère-t-on le procédé suivant.
Prenez une boulette de colon de la grosseur d'une aveline, trcmpoz-la dans ralcool, allumez-la h une bougie, iaieiAà dans la ventouse et appliquez celle-ci de suite. On réussirait probablement mieux encore, eo éparpillant des brins d'étoupe au fond du vase , après les avoir arrosés. Comme ce mode d'application des ventouses a le même inconvénient que le précédent, celui de brû* 1er la peau et de faire éclater le verre, nous leur préférons le procédé suivant.
On applique sur la peau un rond de cartoa ayant presque le diamètre de l'orifice de la ventouse; on fixe sur ce carton deux ou iroi^ bouts d'une très-petite bougie, et ou recouvre tout cet appareil avec la cloche : c est un peu plus compliqué, mais cela vaut infiniment mieux que tout ce qu*on a proposé. Nous devons en excepter cependant la ventouse à
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