VES1CAT0IRE
le sysif'iiK^ nerveux était fort inipressioniiablo : soi sa lUe gouttes, trois fois par jour, d'un mélange de parties égales de teintures d^absiallie et <l*assa-i<Btida ; une once de limaille d'étain; trois cuillerées à café par jour crun électuaire préparé avec la poudre de racine dk3 fougère iûk\e, et la conserve de roses ; une petite cuillerée h soupe d*huile de ricin après chaque dose de eet électuaire, et un régime maigre fortement salé. En huit jours de ce traitement, le ténia fut expulsé. La seconde méthode, plus énergiqueet plus efïicace, consiste à donner, pendarit quelaues jours, de la résine de gayac avec de 1 eau d'amandes amères, pour bien se convaincre qu*il existe un ténia dont ces substances font apparaître quelques lambeaux dans les selles. On met ensuite le malade à l'usage des harengs, des sardines, et autres aliments analogues, puis on lui prescrit de ne plus prendre qu'une panade le soir, ou on lui administre, avant de se mettre au lit, soit deux gr'os de poudre de fougère, soit trente gouttes d'huile essentielle de la même plante, en pilules. Le lendemain matin, il prend un verre d'eau froide, puis unq poudre composée de :
Gomme-gutte, 6 grains.
Calomel, 1 grain.
Magnésie carbonatée, 1 demi-scrupule.
Extrait de jusquiamc, 1 grain.
Mêlez.
Au bout d'une demi-heure, il avale tine demi-once d'huile de ricin, prend un lavemont de lait, et se frotte l'abdomen avec de
I huile pétrole. Si le ver ne sort point, on répète le même moyen au bout de deux heu-^ res, et si l'effet ne se produit pas encore, si la {)urgation n'est pas trop prononcée, on j revient une troisième fois.
Lorsque le ténia ne sort point en paquet et qu'il demeure suspendu à l'anus, on se garde bien de l'arracher : on le roule doucement autour d'un petit morceau de bois, afin qu'il ne rentre pas dans le rectum, on fait asseoir le malade sur une chaise percée contenant du lait tiède et on continue de rouler peu à peu le ver. On ne peut être certain que le ténia est sorti tout entier, qu'alors qu'on en reconnatt la tête dans les fragments expulsés.
VERTIGE, s, m., vertigo^ de vertere, toui> ner ; état dans lequel il semble à l'individu que les objets tournent autour de lui, et qu'il tourne sur lui-même. — On distingue deux espèces de vertiges : 1* le vertige simple, qui consiste dans un tournoiement ap^ parent des objets, sans que la vue en soit obscurcie ; 2** le vertige ténébreux, dans le^ quel au tournoiement des objets se joint un obscurcissement de la vue tel, que le malade tombe en syncope.
Le vertige est toujours symptomatique, soit de la faiblesse, comme on l'observe dans les convalescences, soit d'une surcharge de matières saburrales sur l'estomac et les intestins, soit d'un état vermineux, soit dune congestion sanguine sur le cerveau.
II est également lié aux affections hystériques et byi ocondriaques graves, sans pour
cela augmenter le danger de ces uialdtlips. Toutefois, comme chez les individus firMisposés à l'épilepsie, à l'aftoplexie, etc., il (>rf cède ordinairement latiaque, le praticien doit écouter cet avertissement que ie vertige lui donne, pour empêcher que des accidents fficheux n'arrivent à ia personne qui a déjà éprouvé plusieurs fois cet accident et qui le consulte à cause des craintes qu'il lui inspire.
Au point de vue séméiologique, la vertige est utile h constater encore pour le pronostic que l'on doit porter dans les cas d'amaQ* rose. A-t-il existé longtemps avant la perte totale de la vue, il reste peu d'espérance de guérison.
Suivant que le verti^ dépend de telle uu telle cause, il faut le dissiper par des moyens différents. Par les évacuants émétiaueset purgatifs ouand il tient à un état saourrai, par les antnelmintiques quand il provient de vers intestinaux, par des analeptiques lor$-
au'il dépend de ia faiblesse ; et s'il s'agit 'une fluxion sanguine sur le cerveau, par les antiphlogistiques, les lotions froides sur la tête, les affusions froides, les bains de pied sinppisés, les ventouses à la nuque, lorsque le malade est fort ; et quand il oc l'est pas, par les révulsifs intestinaux qui, eux aussi, sont également très-utiles. Enfin, dans le vertige hystérique on se sert dos antispasmodiques.
YËSiCATOIRB, s. m., veatca/onum, de ves^icOf vessie. — On donne ce nom aui substances solides ou liquides qu on applique sur la peau, à l'effet de déterminer à la surface du derme une sécrétion séreuse
S[ui en détache l'épiderme et ie soulève en orme d'ampoule.
Une foule de substances ont été prênées comme vésicantes ; mais on ne se sert guère aujourd'hui que de l'eau bouillante et des cantharides. Pour employer de l'eau en ébullition, ou bien on se sert d*un noiarteau métallique à tête aplatie et suliisammeut large qu'on plonge dans l'eau bouillante et qu'où applique à nu instantanément sur la peau (cela suffit pour faire soulever une ampoule); ou bien on applique sur la partie un linge double mouillé, sur leauel ou promène un eaotére nummulaire chauffé au rouge brun.
Yésicatoire aux eaniharidei. Le vésicatoire magistral, qui constitue le procédé ordinaire, consiste dans :
Pr. du levain, 1 once
De vinaigre, demi-ouce.
De cantharides pulvérisées, 3 gros.
Mêlez la moitié des cantharides avec le levain et le vinaigre et conserves l'autre moi* tié pour mettre sur l'emplâtre.
Pour l'application de c^t emplâtre, oa de tout autre, on comm^ne^ par oien raser 1^ peau, par la frictionner avec du viiiaigre« après quoi on pose l'egaplâtre, qu'on maintient appliqué avec une bande ou des tiaQdelettes agglutinatives, placées en crou ' après dix-huit ou vingtrouatre heures U cloche est formée : ou enlève l'emplâtre.
Pose-t-on un vésicatoire va/on^ après avoir
TeSICATOIRE
VESICATOmE