‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 198 sur 209 · IU · texte numérisé non relu

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détaché Templâtre» on fait une ouverture à îa partie la plus déclive de Tampoule, afin que la sérosité s'écoule; on laisse répiderme et on le recouvre d'un linge sec et très-fin.

Veut-OD« au contraire, aue le vésicatoire suppure» on saisit la vésicule avec une pince à disséquer, et on la déchire (mr des tractions en divers sens, ou, ce qui vaut mieux, on la coupe tout autour avec des ciseaux. Quant aux pansements subséq^ueuts, tout le monde sait comment on les fait.

Mais ce que tout le monde ne sait point, c'est que la poudre de cantfaarides seule, étendue sur un linge et mouillée avec du vinaigré, produit d'aussi sûrs résultats que lorsqu'elle vsi mêlée au levain ou h. d'autres ingrédients. Du reste, quel que soit le moyen qu'on emploie, il faut que le vésicatoire soit bien fixé, afin qu'il ne glisse pas, et par conséquent qu'if n'étende pas son action sur une surface trop considérable.

Autrefois on se servait de l'écorce de garou (bois çentil) trem{)ée dans le vinaigre pour obtenir la vésicalion, et les praticiens recommandaient le vésicatoire au garou, toutes les fois qu'on avait à craindre l'action des cantharides sur les voies urinaires. Aujourd'hui , quand on veut éviter la djsurie et la strangurie, que le vésicatoire cantharidé produit chez quelques sujets, on se contente de faire saupoudrer l'empIAtre vésicatoire avec du camphre en poudre , ou bien on forme un vésicatoire à l'eau.

Visieaiion extemporanée. Quand on a be*soin d'une vésication très-prompte, dans l'apoplexie, par exemple, on doit se servir de la pommade ammoniacale de Goudret (parties égales d'ammoniaque et d'axonge) qu'on étend en couche très-mince sur un linge taillé dans les dimensions du vésicatoire que l'on veut obtenir, et qu'on applique sur le lieu choisi. En moins de vingt-cinq minutes l'ampoule est formée, et on l'enlève comme il a été dit ci^essus.

Un linge trempé dans de l'ammoniaque pure et appliqué sur la peau produit le même résultat.

M. Pigeaux a proposé un moyen assez bon quand on n'a pas d'ammoniaque ; c'est d'imbiber d'eau-de-vie, d'alcool ou d'eau de Cologne, le linge en question, de l'appliquer sur la peau, et d'y mettre le feu. L ignition ne durera pas une minute, et au bout de ce temps répiderme est entièrement détaché.

Nous avons dit que tout le monde savait comment on panse un vésicatoire : nous devons «niouter que souvent la plaie sèche trop vite, s enflamme, devient douloureuse, et que remédier à ces accidents n'est pas chose sans importance, puisque la gangrène peut être le résultat d'une irritation trop forte. Il y a trente ans que, quand un vésicatoire avait de la tendance à se sécher, ou excitait la plaie avec du beurre ranci ou une pommade epispastique. Il n*est plus guère oesoin d'avoir recours à ces moyens, depuis que nous avons des papiers et des taffetas é{)ispastiques possédant des degrés successîft d'activité, en rap}x>rt avec le degré d'irritation nécessaire

pour l'entretien de h suppuration* Ces |wipiers ou taffetas méritent Jonc la vogue dont ilsjouissent.

Quand, par une cause quelconque, la plaie du vésicatoire devient douloureuse, d'un rouge vif, se couvre de petites granulations écanates, saignant avec facilité, surtout si on les gratte avec l'onde (ce qui arrive souvent, parce qu'il y a delà démangeaison), l'irritation doit être calmée à l'aide des lotions émollientes de guimauve ou de lait, de cataplasmes avec de la mie de pain trempée dans du lait, ou de fécule de pomme de terre. Ou de farine de lin, etc. L'irritation calmée, on panse comme à l'ordinaire.

D'autres fois, de fausses membranes blanches ou grisâtres se forment sur la surface du vésicatoire : si elles sont adhérentes, on les fait tomber avec des cataplasmes ; sinon, on les enlève avec des pinces à chaque pansement, et on excite la plaie avec une pommade épispastique très-active, ou bien avec le taffetas, ou le papier le plus énergi^e.

Enfin, si des fongosités molles et saignantes s*élèvent, il faut les détruire avec la fûerre infernale, avec l'alun en poudre ou e sulfate de cuivre, etc.

Quand le vésicatoire est douloureux, maia sans rougeur, ce qui a lieu chez les personnes nerveuses, il âut ajouter au lait ou A la décoction de racine de guimauve dont on se sert pour le lotionner, une tète de pavot qu'on a fait bouillir dans le liquide, ou quelques gouttes de laudanum de Rousseau. — Et si la gangrène sW manifeste* par faiblesse locale et générale, on se sert de cérat dans lequel on a incorporé 15 à 20 grains de Sulfate de quinine par once d'excipient ; ou bien on le recouvre avec du charbon finement pulvérisé, de la poudre de quinine, quelques tranches de citron, etc.

Il est des cas oit la suppuration exhale une odeur fétide : on y remédie en rapprochant les pansements et en lavant chaque fois la plaie avec de l'eau chlorurée

La plaie du vésicatoire tend-elle à s^agraodir, on ' prend un carré de linge fin ou une feuille de papier brouillard que l'on perce à son centre d'un trou rond, de la grandeur qu'on veut donner à la plaie. On enduit le restant de cérat de Galien frais, et on l'applique sur la plaie. La portion à nu sera recouverte avec te papier épispastique. Tend-elle, au contraire, à se rétrécir, on irrite les bords avec la pommade épispastique.

Enfin, quand on veut la faire sécher, on la

f)anse avec du cérat simple ou saturnisé; on a lave avec de l'eau blanche ou légèrement chlorurée, et on réprime les bourgeons charnus trop saillants avec la pierre infernale. • Dire dans quelles circonstances le vésicatoire doit être employé, ce serait vouloir énumérer tous les cas pathologiques, attendu que, lorsqu'il n'est pas associé au

afin de pouvoir faire pénétrer les médicaments à l'intérieur du corps par absorption

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