VISION
c'esl-è-dîre par la méthode sous-endermique. Et comme il a été dit h chaque article spécial quel est le moment le plus opportun de son application, le lieu le plus convenable où il doit être, etc. , nous nous bornerons à constater qu'en général, tant qu'il y a fièvre vive et forte, et des symptômes généraux de réaction inflammatoire, l'emploi de toute substance qui produit la vésication à la peau doit être différé, sans quoi on s'expose à avoir une plaie qui passera bientôt à l'état de gangrène ; sans compter que l'excitation produite par le vésicatoire redouble la fièvre.
VESSIE, s. f., tesica^ nvtniç : réservoir de l'urine. — Placée à la partie antérieure de l'excavation du bassin, derrière le pubis, devant le rectum chez l'homme et la matrice chez la femme, la vessie, organe de dimen- -Sïons variables suivant les âges et le genre de vie, a la forme d'un réservoir musculomeml»rancux, cylindrique chez les enfants, conoide chez les adultes, et arrondi chez la femme. Chez tous, sa direction est presque verticale, un peu oblique de haut en bas et de devant en arrière, un peu inclinée à gauche h son sommet.
Pour mieux décrire la vessie, les anatomisles l'ont divisée en deux surfaces : l'une externe, dont la région supérieure est adhérente par son centre à l'ouraque, espèce de cordon fibreux qui remonte entre le péritoine «l la ligne blanche jusqu'à Tombilic, où il s'ingère; tandis que Tinlerne donne naissance à ce qu'on nomme le col de la vessie, ordinairement plus court chez le sexe féminin que dans le masculin. On a ajouté à cette division une région antérieure, une postérieure et deux régions latérales, quoiqu'il n'y ait rien de particulier en elles, si co n'est qu'on aperçoit à la partie inférieure de la région antérieure un jpetit faisceau fibreux appelé ligament antérieur de la vessie.
A l'intérieur, la vessie offre une surface veloutée, parsemée de villosités très4ines et
r)eu apparentes. Elle présente en outre, dans 'état cfe vacuité, des rides multiples, irrégulières, et quelquefois des saillies allongées, entre-croisées en divers sens, séparées par des cellules plus ou moins larges. A la parlie inférieure on découvre l*espace triangulaire appelé trigone vésical, espace lisse et dépourvu de rides, aux angles postérieurs desquels on découvre l'orifice de l'urètre.
L origine de ce dernier canal, qu'on nomme également col de la vessie, a la forme d'une sorte de croissant dont le contour est assez énais, et embrasse un petit tubercule appelé luette vésicale, formée par une saillie de la membrane muqueuse.
Une tunique séreuse externe, une tunique musculeuse ou intermédiaire, et une tunique interne ou muqueuse, concourent à former la vessie, organe généralement unique, mais qui cependant peut quelquefois être double, et quelquefois manquer complètement. A propos de vessies multiples, nous citerons te cas rare et unique rapporté par Molinetti de cette femme chez laquelle il déclare
avoir trouvé cinq vessies, cinq reins, six uretères, dont deux s*ouvraient daus des vessies plus grandes.
Usage de la vessie, A mesure que Turino est sécrétée par les Reins (Voy. ce mot), elle s*écoule immédiatement et peu après par les uretères dans la vessie, où elle s'accumule, jusqu'à ce que, ce viscère distendu par une assez grande quantité de liquide, le besoin de l'expulser se fait sentir. Alors les contractions volontaires des muscles abdominaux favorisant ou secondant les contractions vitales de la vessie elle-même, Turiue est rejetée avec plus ou moins de force.
VIEILLESSE. Voy. Age.
VIRUS, s. m., mot latin qui signifie poison et qui a été accepté dans le langage médical pour désigner un principe inconnu de sa nature, inaccessible à uo$ sens, mais inhérent à quelaues-unes des humeurs animales et susceptibles de transmettre la maladie qui l'a produit. Tels sorti le virus varioliquis vaccinal, syphilitique, rabiéique, etc.
VISION, s. f., t7i5to, l'action de voir. — On appelle vision l'acte complexe par lequel l'œil reçoit l'impression de la lumière, el la transmet au cerveau qui la perçoit. Voici lo mécanisme par lequel cette seusation supère:
L'atmosphère est remplie de rayons lumineux, qui, en tombant sur la cornée transparente de l'œil, dont la forme est spbérique, s'écartent de la perpendiculaire cl se
f)ortent sur un point plus réfléchi. Arrivés à a chambre antérieure, ils y trouvent l'humeur aqueuse, qui est plus dense que la cornée; alors ils se dévient encore pour diverger un peu : puis ils passent au travers de la pupille qui les circonscrit, et, arrivés dans la chambre postérieure, ils divergent eniore en traversant Thumcur aqueuse ; mais eufiu ils se réunissent en un seul faisceau daos le cristallin, et arrivent ainsi réunis dans )e fond do l'œil, qui reçoit la sensation et la transmet.
Conditions dans lesqtuUes le globe de Cœil doit être pour çue la vision se fasse bien. Le mécanisme de la vision, tout simple quil est, exige cependant que le globe de rœil soit dans certaines conditions organiques, pour que la vision distincte s'opère : c'est-àdire qu'il en est qui dépendent de l'o^ en Î;énéral, et d'autres, de la rétine en particuier. 11 est bon de les faire connaître, pour savoir comment remédier à l'altération plus ou moins prononcée de ces conditions.
Au nombre des premiers nous placerons:
l' une courbure uniforme des surfaces convexes sur lesquelles les rayons de la lumière viennent tomber ; 2° une configuration telle, que la pointe des pyramides, renversées à 1 intérieur, aillent frapper tout à fait sur la rétine; 3** la transparence paifaite des milieux oculaires; 4** la faculté de corriger la dispersion des rayons lumineux; 5° enfin une certaine mesure dans la quantité de lu* mière qui frappe Tœil.
Quant à la rétine, les conditions physiologiques daus lesquelles elle doit se trouver
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