‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 201 sur 209 · VOIX · texte numérisé non relu

VOIX

kniucl recouvra la vue qu*il avait portluo depuis douze ans. Il était devenu aveugle sans cause morblUque» et il revit la lumière sans crise et sans le» secours de Tart.

Nous avons nommé la myopie ou vuecourte, et la presbytie ou vue longue; il est bon» pour que nous sachions ce qu'on doit entendre par Tune et par l'autre, que nous sachions aussi qu'on a coutume de dire que c'est de huit à dix pouces (20 à 25 ccntin>ètres) que la vue est la plus distincte, et que, plus on est obligé de rapprocher l'objet de l'œil, ou de réloigner è partir de cette distance, plus la myopie et la presbytie sont fortes. Il est bien entendu que les objets sont d'autant plus distinctement vus qu'ils sont mieux éclairés, plus gros, etc«, et que, dans les coipps^* raisons qu*on fait des vues diverses, il faut lenir comnte de la position de l'objet eu égard & la lumière , ue sa couleur, s'il est en mouvement ou en repos, etc.

llainlenant uue nous avons étudié la vision en physiologiste, voyons quelles sont les notions que le séméiologiste peut lui emprunter.

L'alTaiblissement de la vue, ambivopie, est un symptôme de faiblesse générale, d'une congestion sanguine sur rœlT, d'un commencement d'amaurose; et s'il s'y joint des éblouissements, des bluettcs de feu ou des étincelles, cela dénote une direction vicieuse» ou la concentration du sang vers l'encéphale : aussi voit-on souvent ces symptômes précéder la syncope, l'apoplexie, les hémorragies nasales, le délire, etc. La cécité spontanée fournit è son tour plusieurs signes diagnostiques; ainsi, dans quelques cas, elle dénote seulement Texistonce d'un embarras

fastrique, et alors l'effet et la cause cèdent un ou deux émétiques ; ou bien elle est Tavant-coureur des attaques d'apoplexie, de paralysie, etc. ; et quand elle se montre dans les maladies aiguës, c'est un si^e de la prostration complète des forces vitales et de la mort. Pendant le cours de ces mêmes maladies, c'est un signe de délire, et même d'une tin nrochaine, que la vue d'êtres fantastiques, de lueurs, de fantômes, de mouches et autres objets répandus d^ns l'air; eh bien, il est bon^de remarquer que ces viciaiions de la vision peuvent être l'effet d'une indigestion, de l'usage des plantes vireuses ou vénéneuses, quelquefois aussi de l'opium môme pris à petites doses : quelles erreurs de pronostic ne commettrions-nous pas, si, ignorant ces circonstances, nous prédisions un danger qui n'existe pasl

Le strabisme, quand il n'est pas habituel, annonce toujours nn spasme dans les nerfs oculaires, et dénote, soit une affection du cerveau (comme au début de l'hydrocéphalie aiguë, chez les enfants), soit une irritation sympathique gastrique, des surcharges dans festomac, et surtout des vers. Double l'a principalement remarqué aussi fort souvent chez les enfants pris de conrulsions produites pac la dentition ou des congestions vermiueusos.

La dilatation des pupilles se montre dans

l'encéphalite, Thydrooéphalie, dans les paies couleurs, Tamaurose, tout comme elle se rencontre dans les maladies vermincuses»

les obstructions abdominales, etc. ; tandis que le resserrement des pupilles et la ôMV^ culte de supporter la lumière annoncent unn exaltation considérable de la sensibilité.

Enfin (car nous ne pouvons pas tout mentionner), la nyctalopie elle-même rentre dans le domaine delaséméiotique.Ellese présent» quelquefois au milieu des accidents divers liés au délire ; elle caractérise, dans certains (^s, rétat grave des fièvres malignes. C'est ainsi que le docteur Rowley, dans son Traité des principales maladies des jeux » parlo d'un étudiant qui, pris d'un déhre digu très^ violent, lisait facilement, et dans 1 obscurité de la plus profonde nuit, toutes les écritures qu'on lui présentait; dès que le malade fut guéri,il perdit la faculté de tire ainsi pendant la nuit.

VITALISME.—Nous avons dît, article AiiiuisiiB {Voy. ce mot), que nous ne compre-< nous pas comment, après le retentissement

Suont eu renseignement et les écrits des arthez, des Lordat, des Fréd. Bérard, etc. , les physiologistes, nui oe sont pas venus h Montpellier puiser leurs connaissances sur la biologie humaine, peuvent encore confondre comme synonymes le vilalisme et l'animisme, une ligne de démarcation bien tranchée existant entre eux, et Tillustro chancelier de l'Université de laCos modem* ayant posé les principes sur lesquels, le vitalisme repose. Pour remédier à cette igno^ rance d'une doctrine qui ser( mieux que toute autfe à l'explication des phénomènes physiologiques et pathologiques de l'homme physique et moral, il nous suffira do renvoyer le lecteur à mon Introduction au Dictionnaire des facultés Intel lectui^lles et affectives de Tâme, où Ton trouvera la doctrine du vilalisme suffisamment expliquée.

VOIX, s. f., voXf ^mi ; son appréciable produit par les vibrations que l'air chassé des poumons éprouve en traversant la glotte. — Par un heureux concours de circonstances dépendantes de notre organisation et de notre volonté, l'air que les poumons n'ont pas emplové à la puriQcation du sang peut être utilise pour la formation des sons. Les traités les plus élémentaires de physique nous apprennent que le son n'est autre chose que l'ébranlement d'un corps quelconque^ plus ou moins fortement agite et éprouvant quelque résistance de la part d'un autre corps par sa rencontre avec lui ; il résulte du choc de ces deux corps entre eux certaines vibrations sonores dans l'air, qui» vibrant h son tour, transporte ces vibrations à l'oreille qui les perçoit.

Eh bien, à sa sortie des poumons et dans son trajet pour aller se confondre dans la masse commune qui l'avait fourni, Tair rencontre un organe (le larynx) qui le comprime de telle sorte, qu'en se distendant pour passer dans la glotte, il y a, quand nous le voulons^, une percussion, un choc, inévitsiiloj, le fluide passant d'une ouverture t»lu$ largo

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