VOIX
KSa
(l3!is une ouverture plus étroite; de celte jjercussioa résulte le son vocal. Le larynx est donc Tôrgane de la voix.
Il ne nous est pas donné d'étudier dans cet article si le larynx agit pour produire la phonation, à la manière d'une flûte dont la trachée-artère serait le corps de Tinstrulûent et le laryni le bec (Aristote et Galien), ou s'il doit être comparé à un cor ou à une trompette, la glotte étant la partie qui répond aux lèvres du musicien, et le corps de /instrument s'étendant de la glotte à Porilice externe du conduit vocal, c'est-à-dire la bouche (Dodart) ; ou encore, comme Ta prétendu Ferrein, s'il agit à la manière uun instrument à cordes, un violon, qui, muni de ses cordes vocales fies ligaments de la glotte], de son point d appui ( les cartilages tvroïaes), de ses chevilles (les cartilages arythénoides), de muscles, qui, par leur puissance, tendent ou relâchent les cordes ( ils sont distingués en intrinsèques ou extrinsèques), et d'un archet (le courant d'air), produit les sons variés qui donnent à la voix son étendue, sa pureté, sa flexibilité. Nous n'avons pas à décider non plus laquelle de ces ingénieuses comparaisons est la meilleure, si elles sont préférables à l'opinion de MM. Biot et Magendie qui, appelant le larynx un hanche humain, font de cet orgaae un instrument à hanche, un hautbois, un basson , ou à celle de MM. Colombat et Despinay qui, le comparant à un tromtone, déclarent que le ventricule du larynx en est rembouchure,. que les lèvres de la glotte remplacent les lèvres du musicien, gue l'arrière-bouche est le tuyau mobile qui se raccourcit et s'allonge de manière à baisser ou à monter le son, et qui se demandent si la langue et l'éplglolte n'auraient pas pour usage de remplacer la main du joueur du cor qui module, adoucit ou change les sons à volonté. Tout ce que nous en dirons, c'est qu'après s'être beaucoup occupé de cette question, et avoir discuté toutes tes opinions, M. Colombat, qui n'était pas étranger au débat, ayant, lui aussi, sa théorie, et par conséquent ses préférences, s'est décidé à conclure ainsi : « Il résulte de toutes ces cousi- (iérations, que j'ai été à même de douter de Texceilence des opinions des physiologistes, qui se contredisent le plus souvent, et je ne conçois pas pourquoi on a toujours la manie de comparer le mécanisme du larynx à celui de difl'érents instruments de musique; il me semble, au contraire, qu'il est plus naturel de comparer ces derniers au larynx, qui est le plus ancien et le ulus harmonieux des instruments. Je dis donc que le larynx ne ressemble qu'à un larynx, et que Inomme n'aura jamais à sa disposition les éléments de l'action vitale. »
Laissant donc le point de vue physiologi- Que de la phonation, nous allons nous occuper de la voix et de la parole, qui n'est que le son articulé au point de vue seméiologique.
La raucitéde la vaix annonce qu'il y a des mucosités ou du pus dans le laryux, ou que
sa membrane muaueuse est frappée tVinflammation. Aussi i enrouement est-il un signe de catarrhe, de phthisie laryngée, d'an- Ï^ine. Mais si h la raucité de la voix se joint 'aphonie, on peut suspecter un état bilieux, car l'union de ces deux symptômes est très-commune dans les fièvres bilieuses fortes. De même on a remarqué que, lors-
Îu'elle se montre dans les coliques ou après e fortes douleurs, c'est le signe précurseur des convulsions.
Vaphonie isolée indique, soit le plus haut degré de l'angine, la imthisie laryngée ou le spasme des organes nerveux ; soil une très-grande faiblesse ou la paralysie de ces marnes organes.
La voix est constamment changée dans le tétanos ; elle est sifflante et en faustct. U suflit souvent de faire parler les blessés, pour reconnaître s'ils sont menacés de cette terrible maladie, tant cet accident change la voix dès son début, et même dès son imminrace. II est des tétaniques dont la voix devient méconnaissable; elle s'élève de trois ou quatre notes, et souvent d'une octave ou au moins d'une quinte. Après la guérison de ces blessés, la voix ne se rétablit presque jamais complètement.
A son tour, la perte de la parole résulte, tantôt d'uu spasme (comme on le voit souvent, dans rliystérie surtout), et alors elle est périodique; et tantôt sympathiquement, des irritations gastriques (notamment celles qui dépendent des vers) ; tantôt enfin d'uue paralysie des organes de la parole, comme dans l'apoplexie, les fièvres ty^ hoïdes, les plaies de tête, où elle est toujours un signe redoutable.
11 n'est guère moins fâcheux d'entendre le malade parler continuel lepaent entre ses dents, balbutier, car cela s'observe dans les fièvres ataxiques ou ataxo-adynamiques, et accompagne toujours le délire dans ces maladies. C est aussi un signe de délire quo les malades parlent plus qu'à l'ordinaire, qu'ils prononcent des mots obscènes, n*eu ayant pas l'habitude ; que dans leurs discours ils s'éloignent plus ou moins de la raison ; et qu'enfin ils ne parlent pas comme ils ont coutume de le faire. Dans ces cas, il est assez commun que la parole soit plus brève qu'à l'ordinaire, et les réponses lièspromptes ; presque toujours c'est ufi signe de délire furieux dans les fièvres malignes; c'est encore un signe de délire que les malades oublient de répondre a ce qu'on leur demande, et qu'ils y répondent mal ou lein tement ; ce caractère de la parole est suivi de mort.
Le bégaiement décèle constanunent, dans les fièvres graves, une affection fâcheuse des nerfs vocaux et du cerveau, qui avoisinc la paralysie et qui, dans beaucoup de cas, s'annonce, dès le début même de la fièvre, par la diificulté que le malade éprouve à prom)Qcer certaines lettres d'une manière distincte. On Ta également observé dans l'inflammation de la langue, qui accompagne raisiné tonsillairc ; dans certaines varioles^
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