VOMISSEMENT
iiuand des pustules naissent sur îa Tangue ; dans le froid fébrile intense, dans la colère ; et il est plus ou moins f&cheui, suivant les cif constances.
Somme toute, le médecin doit observer attentivement les altérations de la voix et de la parole dans les maladies , et les noter avec soin«
VOLVULUS. Yov. Iléus.
VOMIQUE, s. /., romfca, de vomere^ vomir. — Les anciens désignaient par celte dénomination toute collection de pus enkystée et développée dans l'intérieur d'un oi^aue parencb jmateux ; puis on a restreint l'acception de ce mot aux collections purulentes formées dans les poumons.
Résultat d'une inflammation du parenchyme de l'organe pulmonaire, ou de la fonte de tubercules, une ou plusieurs vomiques peuvent exister à la fois dans ce yiscère. Et comme le foyer purulent est enveloppé par des membranes plus ou moins solides, il arrive qu'on peut le porter toute la vie, sans le savoir, vu que rien n'en décèle l'existence, sauf un peu de toux et une légère difficulté de respirer dont on ne recherche guère la cause. Ces cas sont exceptionnels, c^r généralement la yomique creve, et l'individu qui jusqu'à ce moment ne se doutait de rien, crache tout à coup du pus.
Dans ces circonstances deux ordres de
J phénomènes peuvent s'accomplir : ou bien e kyste se vide facilement, entièrement, et alors on lui fait subir le traitement indiqué contre la Phthisib pulhonaire {Voy, ce mot); ou bien la matière purulente en s'épanchant subitement dans les bronches produit les accidents de la suffocation. Dans ce cas, débarrasser le plus tôt possible les canaux aériens du pus qui les engoue, prévenir la suffocation imminente par la saignée, les vomitifs, les vapeurs chaudes, une attitude favorable, telles sont les indications à remplir. Puis, comme dans le cas précédent, on cherche à prévenir la formation de nouvelles vomiques.
VOMISSEMENT, s. m., vomitus : expulsion violente par la bouche de ce qui est contenu dans lacavitéderestomac— Laissant de côté toutes les théories par lesquelles on a voulu expliauer le vomissement, nous nous bornerons à le considérer comme essentiel, c'est-à-dire, provenant d'un état anormal de l'estomac, et comme sympathique ou dépendant des consensus nomnreux (^ui existent entre cet organe et les autres principaux viscères de l'économie.
Eu général le vomissement annonce l'irritation, ou rinflammation de la muqueuse gastro-intestinale, mais il se manifeste aussi très-fréquemment dans l'encéphalite, et l'on comprend combiçn une méprise serait funeste si dans ce cas on confondait le vomissement idiopalhique avec le vomissement aympatbiaue, et surtout si, partant de cet axiome, Vomitus vomitu curatur^ on administrait un émétique dans l'intention do débarrasser les voies gastriques de la cause matérielle qui serait soupçonnée irriter ou
enflammer la muqueuse slomaca*e (Koy. EncÉPUALiTE, gastbite] ; rar bien des personnes savent que des matières saburrales produisent des vomissements dont les évacuants émétiques et purgatifs sont le remède.
Le vomissement dépend encore soit do rinflammation du foie {Voy, Hépatite), el de l'accumulation des matières fécales dans les intestins, soit de calculs biliaires et rénaux [Voy, Calcul), soit do la présence des vers dans le tube aigestif {Voy. Vers), et cède au traitement de la maladie concomitante.
11 est d'autres vomissements qui se montrent spontanément : ceux-ci arrivent communément après le repas ; et, par une singularité très-diilicile à expliquer miand on repousse le vitalisme, la matière uc ces vomissements consiste en des mucosités abondantes, rejetées sans efforts et sans que les aliments soient entraînés. Ces vomissements, dépendant d'acidités dans les premières Voies {Voy. ce mot) et qu'on attribue également à une pancréalgie, à un état hystérique, etc., dénotent par conséquent ou une sécrétion anormale de la muqueuse de l'estomac, ou une névrose du pancréas ou de la matrice, et ne réclament pas d'autre traitement que celui que nous avons assigné à chacune de ces affec-» tiens. Il se compose, nous devons le rappeler, de l'emploi de la racine de colombe mêlée d'yeux uécrevisse en poudre, pris une demiheure avant le repas à la dose de cinq grains de chaque. A ce propos nous ferons remarquer que ce mélange nous a parfaitement réussi pour calmer les vomissements dont la plupart des femmes sont affectées dans le commencement de leur grossesse.
N'oublions pas de mentionner le vomissement métastatique, qui survient par la rétrocession du rhumatisme, de la goutte ou d'un exanthème, et qui cesse aussitôt que la douleur rhumatismale a reparu dans son siège primitif, attirée qu'elle y a été par des sinapismes, un large vésicatoire ou d'autres attractifs locaux; ou dès que Texanthème a été rappelé à la peau.
11 est enfin un vomissement nommé matinal composé d'une grande quantité de mucosités visqueuses, que le malade rejette le matin à jeun au milieu d'une toux fatigante et de violents serrements de gorge. Ce vomissement, triste lot des ivrognes, cède habituellement quand l'individu renonce à boire, se soumet à l'usage régulier d'aliments de facile digestion, et boit le matin dès qu'il est levé et avant d'avoir pris quelque chose, un grand verre d'eau froide ; on peut associer à ce régime les poudres calcaires de colombe, d'yeux d'écrevisse, la magaésie, etc.
Nous ne dirons qu'un mot du vomissement marin (mal de mer), parce que, dû au balancement du vaisseau, il cesse avec la cause qui le produit. A bord, il peut durer deux, trois, quatre jours, et même davantage quand les vagues sont fortes et occasionntnt un grand roulis; sitôt quon descend à terre
VeMITIFS
VOMITIFS
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il se dissipe immédiatement. Du reste iQiit cela est conditionnel, et par exemple, jamais ^e n*ai vomi en mer, malgré la tempôte. A quoi ai-je dû ce privilège ? Sans doute à la précaution que j'ai constamment prise de me coucher horizontalement, soit au grand air, soit dans ma cabine, car c*est, je dois la dire, la seule à laquelle je me suis assu* jettiy les uns me conseillant de me bien lester Testomac et les autres de manser peu. Dans rallernative où me laissaient aes conseils si opposés, j*en ai toujours fait h ma tète et ne m'en suis pas ptus mal trouvé : c*est pourquoi je ne recommanderai aux voyageurs aucun anti-éméiique, tous ceux qtfon a proposés agissant plus sur lemo* rai que sur le physique; je laisse donc les navigateurs entièrement libres dans leur choix.
VOMITIFS, adj., vomUoriui^vomUivui^ de vomere^ vomir: nom donné à toute substance qui a la propriété de provoquer le vomissement. -^ L'usage des vomitifs remonte à la plus haute antiquité : les avantages qu'on en retire sont consignés dans une foule d'ouvrages, et cependant non-seulement le peuple répugne d'y avoir recours, mais encore bien des praticiens répugnent à les prescrire. A ce propos un homme de beaucoup d'esprit et de sens, qui use parfois du vomitif et toujours avec avantage, me disait naguère r « Je n'ai jamais pu comprendre pourauoi certains médecins, réputés fort capables, rejettent excluiivemeni de leur pratique l'emploi des évacuants émétiques; pourquoi aussi la plupart des gens aisés et du peuple répandu» sur quetaues poinis de la France, h Paris surtout, refusent obêtiné-ment d'en faire usage. Je serais d'autant plus curieax de connaître le véritable motif de cette aversion profonde, insurmontable de leur part, qu'il est de notoriété publique que les vomissements artificiels provoqués par l'art sont éminemment utiles dans un grand nombre de cas fort différents entre eux, ce qui est la condamnation formelle de Vexelusivisme des uns, de la crainte puérile des autres, pour les remèdes qui proouisent ces vomissements. »
Partisan avoué, moi-même, de l'administration des émétiques, qui ont déterminé sous mes yeux des effets curatifs surprenants, merveilleux, j'ai recueilli avec em- K ressèment ees judicieuses paroles d'un omme instruit, et j'en fis le sujet d'un article qoe je reproduis aujourd'hui, aCn de donner une plus grande publicité aux explications que Je lui ai données de ce fait étrange, et de satisfaire ainsi la curiosité de ceux de mes lecteurs qui auraient été frappés de la même idée et qui éprouveraient le même désir. A cette fin, j'entre en malièra*
Depuis bien des années, k nosologie philo- Bophiquede Mnel servait de guide ou de manuel pratîifue k presque tous les médecins qui n'avaient pas été élevés dans les principes hippocraliqucs que l'école do Montpellier
a de tout temps professés et professe encore; et ils administraient avec confiance le tartre stibié et autres vomitifs dont le célèbre nosographe avait, liii aussi, hautement proclamé l'efiicacité ; lorsque Bronssais, génio supérieur, inventif il est vrai, mais novateur enthousiaste, porta un coup fatal à h méic» cfne humorale, en attribuant toctbs les maladies à la sbulb altération des solides, ou, pour m'exprimer avec plusd'exactitu(te, en considérant rinarrÂTiof^ de la membrane muqueuse de V estomac et des inte$tms^ oomiDe la cause unique de toutes les affections morbides. '
Ce principe posé, la pratique médicale dut se borner 'à une seule méthode de traitement, la méthode aDtiphlogistique;etce traitement devait être inwiriaole à son tour, quels que fussent !e siège* l'étendae et I intensité du mal. Toute la différence consistait, dans le plus ou moins d'activité iihprimée par le praticien h l'emploi antiphlogistique.
On conçoit qn'une doctrine qui simplifiait & ce point la pratique de Fart médical , qui en abrégeait les études ev en resserrant le cercle, on conçoit, dis-je, qu'une doctrine pareille ait fait instantanément, dès son apparition sur la scène du monde, de nombreux et bouillants prosélytes, soit parmi les éttidiants, toujours passionnés pour la nouveauté, soit parmi les docteurs dont l'éducation médicale était restée imparfaite : TOUS l'adoptèrent donc sans contrôle, préférant consacrer les journées et les nuits dont ils pouvaient disposer à la dissipation et aux plaisirs bruyants que la capitale n'offre que trop nombreux et que trop yariés à notre bien joyeuse, très-turbulente, mais fbrt peu studieuse jeunesse; plotMquede pâlir et se morfondre sur des livres de médecine dont la lecture est si aride, si ennuyeuse^ si fitigiktb/ si DEGOUTANTE I.... Ft attendu que le chef de la doctrine de l'irritation avait déclaré que les émétiques sont dangereux dans tous les ca#, leur effet, disait-il, étant d'augmenter l'irritation qui est la cause première des accidents morlndes; les disciples, admettant cette erreur mani feste du mattre comme l'expression de la vérité, déclarèrent à l'envi que l'émétiquo est un poisson qui, par les secousses qu'il occasionne, nous ébranle fortement, violemment, nous abtme, nous tue !... Ils n'en restèrent pas là; car s'étant fait volontairement et peut-être spéculativement Broussaisistes, ils sont restés pour la plupart Broussaisistes (le temps des études fondamentisiles était passé pour eux), et ils ont entretenu dans le public le préjugé funeste que j'ai pris à tâche de comfaiattre, parce
Îju'il existe encore dans ouelques esprits, ort éclairés d'ailleurs surcrautres poinis.
Voilà la véritable cause de Terreur des uns et des autres; et si leur aveuglement se perpétue, malgré la lumière qui les frappa de toutes parts, c'est qu'ils ferment les yeui pour ne point voir et les oreilles pour ne pas entendre ; c'est qu'ils redoutent Teia-
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