ANAPHRODISIE
ANEMIE
AMYGDALE» s. f.» amygdala ou ufiyy^aktif amande. — Amygdale ou tonêUe^ se dit également de deux corps glanduleux» formés par un assemblage de cryptes ou follicules
muqueux qui sécrètent une humeur épaisse ^ ^ , ^^„ «„„,»*,„i„a cx-
et visqueuse. Ils sont situés au fonddelff^ ternes et internesTgénérauVoTsinîp^^^^^ gorge, dans Técartement que laissent de cha- locaux, suivant la cause déterminante. Pa- mi
dangereux alors d'employer une stimulation générale qui pourrait provoquer une seconde attaque qui, a son tour, augmenterait Tanaphrodisie), dans un régime fortifiant, et dans 1 emploi des toniques et des stimulants ex-
que côté les piliers du voile du palais, ce qui les expose à Faction de l'air froid qui pénètre dans la gorge avant d'arriver aux poumons. C'est pourquoi les amygdales sont si souvent le siège d une inflammation qui, dans ce cas, prend le nom d'angine tonsillaire ou amygdalite. Voy. Angine. C'est la synancie ou esquinancie des anciens.
AMYGDALITE. Voy. Angine.
ANALEPTIQUE, a^j., analepticus ou àvoX*frrixof, iotaÙMpiÇân v, prendre derechef, recouvrer; soit, restauration des forces après une maladie. — On donne le nom d'analeptiques aux médicaments ou, ce qui est plus rationnel, aux aliments qui sont d*une facile digestion et fournissent une grande quantité de chyle. Ils sont donc convenables aux convalescents et aux personnes faibles, dont ils relèvent les forces. Voy. Aliment. Quant aux médicaments auxquels on accorde cette
Iiropriété, ils appartiennent généralement à a classe des Amers ou à celle des Toniques {Voy. ces mots).
ANAPHRODISIE, s. f., anaphrodisia ou irmfêùiivimf d-àfpodiT«, privation de l'appétit vénérien, par absence ou abolition; impuissance chez rhomme. —Cette synonymie est complètement inexacte, attendu que Tanaphrodisie peut exister sans impuissance, et que s*il arrive qu'elle l'accompagne quelquefois, il arrive aussi qu'elle la précède souvent. Foy. Impuissance.
Ce qui caractérise 1 anaphrodisie, c*est l'impossibilité de l'érection» provenant, en général, d'une sensibilité trop grande du pénis 2 ut, au moindre attouchement, procure une mission involontaire et spontanée de sperme. Ce n'est guère que chez les individus qui depuis longtemps, et surtout avant l'âge de la puberté, se sont livrés à ces sortes d'attouchements (onanisme, masturbatiDn), ou <iui ont l'habitiide du lit)ertinage, que cette incommodité se manifeste; cependant, elle peut être aussi le résultat d*une imagination fortement frappée de la crainte de se montrer impuissant, d'un amour trop ardent, des travaux excessijfs de cabinet, des conteuti(»ns d'esprit, delà tristesse et d'une faiblesse générale, ou la suite de l'apoplexie ou de la paralysie des muscles ischio-caverneui,
Assurément, le médecin ayant à remplir dans le monde une mission sacerdotale, il n'ira point indiquer aux libertins et aux débauchés comment on ueut guérir de l'an aphrodisie; mais s'il s agit d*une personne Mge et vertueuse qui veut goûter les jouissances du mariage, alors c'est un devoir sacré pour rhomme de l'art, de lui en indiquer les moyens. Ils consistent, quand lo défaut d'érection tient à une cause physique (les ca;» d'apoplexie sanguine cxceolés, car il serait
les aliments restaurants, on place les viandes rôties, de facile digestion , les potages gras, le chocolat à la vanille, la truffe, les champignons, les mets poivrés et épicés, l'artichaud, le céleri, etc., et les boissons toniques {Voy. Boissons) ; et parmi les médicaments, on choisit les martiaux, le quinquina, les bains froids salés ou d*eau de mer; et pour être employées localement, les lotions salines, ou celles avec une décoction de graine de moutarde, aux parties génitales; les frictions au périnée ou à la partie interne des cuisses, avec la teinture oe cantharides, ou avec le liniment spiritueux de Rosen. Ces moyens, aidés par la continence et un régime entièrement analeptique, pourraient être d'une très-grande efficacité. Mais dans le cas, au contraire, où la maladie tiendrait à une cause morale, un régime adoucissant, les distractions, les voyages, les bains, les lectures agréables, la musique, procureront le calme à l'ardeur des sens ou de l'esprit, et placeront l'individu dans de bien meilleures conditions. Il va sans dire que, s'il se croyait sous l'empire d'un sorlilége, il faudrait lui fairesentirleridiculed'unepareille croyance, indigne d'un philosophe et d'un chrétien ; c'est une espèce de fou dont il faut rassurer l'esprit et rassainir la raison.
ANASARQUE. Voy. Uydropisie.
ANCHILOPS, s. m., anchilops, â^xà^^àa iyxi et »^, proche l'œil ; petite tumeur située vers le grand angle de Tœil, devant ou à côté du s^c lacrymal. -> Elle diffère de la tumeur lacrymale avec laauelle on la confond quelquefois, en ce que lliumeu^ qui la forme est amassée non dans le sac, mais au devant de lui ou dans sa paroi antérieure, et qu'une petite ulcération trèsr-facilemeut curable, s*y établit souvent^
ANÉMIE, s. f., anémia^ ou à «Ifta, sans san , expression inexacte, puisque la maladie à laquelle elle s'applique, ne consiste ni dans l'aosence totale du sang, ni dans Tépuisement des vaisseaux sanguins, et moins encore dans Tinanilion de ces vaisseaux , mais simplement dans une diminution trèsgrande de la quantité ou la compositioa physico-chimique du liquide qu'ils contiennent. C'est pourquoi quelques auteurs ont [proposé de substituer au mot anémie, ceui d'oUgaimie^ de o^cyof peu , tandis que M. Andral propose celui ahypémie. Ces distinctions étant sans importance, nous conserverons Tancienne dénomination,, et constaterons que, pris comme terme générique de la grande classe des maladies, avec apau-
vrissement du sang, l'anémie comprend non-seuiemeut la famille des maladies anémiques proprement dites (anémie des niineuTî), anémie des ouvriers qui travaill«'Ul
ANEMIE
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h plomb, anémie des libertins, etc.) ; mais eDcorela chlorose, certaines hydropisies,etc. Koy. Chlobose, Hydeopisib. — Occupons*
oousde Tanémie.
Lesourriers em(>lofésà extraire la houille des mines, sont sujets à une maladie dont la marche est rapide, et qui produit un affaiblis* semeDt si considérable, qu*ils sont forcés de suspendre leurs travaux : cette maladie c'est Tanémie. Précédée ou non de coliques violentes, s*accompagnant de céphalalgie, d*une gène plus ou moins considérable de la respiration, de suffocation en montant Tescalier, lie pa]i)itations parfois si violentes qu*on les aperçoit même pendant Tétat de repos, et se sont bit sentir, chez certains sujets, comme par écho, sur le sommet de la tête; de méléorisme du rentre, de déjections alvines aiyoodantes, tantôt verdfttres, tantôt noirA* très et tantôt purulentes ; d'un pouls petit, fa^le, concentré, donnant de quatre-vingtdii à cent pulsations par minute , sans chaleur sensible à la peau; elle imprimait bientôt au visage et au reste du corps une teinte jaunâtre ou blafarde, qui s'étendait jusque sur les conjonctives, le revers des paupières, reilérieur des lèvres, la bouche et la langue : ce n'était pas la couleur de la jaunisse, mais celle de la cire qui a jauni en vieillissant ; de là le nom de maladie jaune qu'on lui avait donné. Il s'y joignait en outre la bouflissure de la face et des oedèmes partiels, des sueurs nocturnes habituelles a la l>aume des mains, des tintements d'oreilles, des défaillances fréquentes , ' une difGculté extrême à supporter l'impression des rayons iumioeux , une sensibilité très-grande de l'audition, l'émaciation avec dépérissement et mort. Chose bizarre, au milieu de tous ces désordres, l'appétit était conservé, les aliments facilement digérés, et cependant la nature des selles indiquait des digestions im|)arfaites.
A son tour, l'ouvrier qui travaille le plomb éprouve une sorte d'anémie qui , a cause de sa nature. spéciale , porte le nom de saturnine. Celle-ci ne se déclare qu alors seulement qu'il y a, pour ainsi parler, saturation du corps par le plomb, c està-dire après que l'ictère dit saturnin s'est manifesté. Dans ce cas, l'amaigrissement gui résulte d'une nutrition imparfaite est si visible et la maigreur si grande, que l'individu jorait considérablement vieilli ; ses foiT.es i'aoandonneot, il y a une véritable prostration; il est anémique. Yoy, Colique métallique.
Mais il n'est pas toujours nécessaire de rreuscr dans les mines ou de manier le plomb pour être atteint d'anémie : ceux oui se livrent au vice honteux de l'onanisme, les libertins, tous y sont également exposés, et si on n'y rcmé Jie, ils meurent dans les souffrances et le désespoir. Et qu'on ne croie pas que nous exagérions ; n'est-ce pas que les eicès et la débauche amènent la consomption dorsale ? or, qu est-ce que cette consoinptioa si ce n'est l'anémie par manuslupratiou ou par incontinence^ Voici du reste le tableau qu'en a exquissé à grands traits
le père de la médecine, Hippocrate. La consomption, dit-il, de la moelle de l'épine et du dos poursuit sa marche sans Gèvre d'abord, et, quoique les individus mangent bien, ils maigrissent et se consument. Ils croient sentir des fourmis descendre le long de l'épine; toutes les fois au'ils vont à la selle ou qu'ils urinent ils pertient une abondante liqueur séminale très-liquide, ils sont inhabiles à la génération ; la promenade 9 surtout dans les routes pénibles, les essoui&e , les affaiblit, leur procure des pesanteurs de tète et des bruits d'oreilles; enfin une fièvre aiguë termine leurs jours. Eh bien, si à ce tableau, bien incomplet, sans doute, en certains points, nous ajoutons : les dérangements qu'on observe quelauefois du côté de Testemac (dyspepsie, appétits irréguliers, douleurs stomacales pendant la digestion, vomissements) ; les désordres intestinaux (constipation opiniâtre ou diarrhée abondante) ; les altérations de la nutrition se traduisant par la pâleur de la face, des lèvres, l'amaigrissement; les viciations de la vision (regard morne et triste, amblyopie avec dilatation des pupilles), ou de l'audition (dysécée, tintements d'oreilles continuels); ) es troubles des fonctions respiratoires (respiration difficile, essoufflement au moindre mouvement, toux sèche, raucité et faiblesse de la voix qui s'éteint quelquefois complètement) et circulatoires (inertie des battements du cœur, concentration et petitesse du pouls qu'on déprime facilement, bruits du souille, palpitations, syncope, etc.); l'élatanormal des organes sexuels (anaphrodisie, fleurs blanches ou gonorrhées habituelles) ; les perversions de la sensibilité (hypersthésies ou hyposthésies plus ou moins marquées), chaleurs brûlantes générales ou partielles , profondes, violentes, sans changement de couleur à la peau; névralgies cérébrales avec insomnie ou assoupissement plus ou moins prolongé, presque continuel , ou sommeil trouble par des rêves erotiques, accès hystériques chez les femmes, nymphomanie , douleurs nerveuses pectorales, abdominales, articulaires, paralysies; les variations dans l'excrétion des urines (dysuries, stranguries, énurésies); et, au moral, Tapalbie, la paresse, la tristesse, le dégoût du monde et des plaisirs qu'il procure, etc., nous aurons rempli tous les vides, rien n'y manquera.
Nous avons réuni sous un même chef les trois sortes d'anémie dont il vient d'être parlé, afin d'éviter des répétitions inutiles h Tendroit de leur traitement, tous les cas où le sang est appauvri , c'est-à-dire dans lesquels il y a une diminution plus ou moins considérable dans le nombre de ses globules rouges, avec augmentation proportionnelle de la sérosité, offrant au praticien les mêmes indications à remplir. Ainsi, sortir les ouvriers des mines, les forcer è suspendre leurs travaux, recommander à tous les anémiques do respirer un air sec et pur, l'iiir frais du matin surtout, en été, et, a défaut, do vivre dans une atmosphère plutôt froide aue chaude, de se nourrir d'aliments sains et légers, restau-
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rants {Voy. Aliments), avec la recommahda* tioo de manger peu et souvent, de mâcher arec soin; et, dans le cas où l'estomac serait tellement affaibli qu'il «ne pourrait supporter ces aliments, de s'en tenir à la diète lactée; Yoilàles premiers conseils à leur donner. On a bien parlé do» les faire allaiter par une nourrice, mais je repousse ce moyen, à cause de certaine histoire scandaleuse que je ne dirai point, et qui pourrait bien se renoure- 1er; mieux raudrait donc le lait d'ânesse ou de jument, coupé ou pur.
Quand Tusage absolu du lait n'est pas jugé nécessaire, au\ aliments analeptiques propos4s, on ajoute, comme .prescriptions hygiéniques, la boisson de Veau pure ou de reau rougie avec du Bordeaux, du Bourgogne, ou tout autre vin qui ne sera ni acide, ni fumeux. Un de mes malades s'est fort bien trouvé du Malaga, coupé d'abord par moitié d'eau de fontaine, puis par un tiers seulement, et enfin ent èrement pur : les petites promenades en plein air à pied, à cheval ou eu voiture, et h défaut de ces exercices salutaires, les frictions sèches ou aroma* tiques sur les membres et le tronc, et cela régulièrement plusieurs fois par jour, font beaucoup de bien, tout comme de dormir à (les heures convenables sur un lit qui ne sera pas trop mou et modérément couvert (nous avons fait avec avantage garnir les lits d'une couchette de plantes aromatiques) ; de mettre ordre aux évacuations naturelles; de distraire l'esprit par des lectures agréables, et, dans les cas d'onanisme, d éviter ces coupables manœuvres. Il est bien difficile de l'obtenir, sans exercer une surveillance très-^ctive le jour sur le malade, et sans lui ûter la liberté de ses mouvements la nuit, en lui mettant une camisole de force : il faut faire l'un et l'autre.
Médications. Proscrire absolument les saignées, les émétiques et les purgatifs ; com- Jiiner remploi des martiaux, du quinquina, des bains froids simples ou salins, en un mot .des toniques, voilà tout ce qu'il y a à faire. Nous nous trompons : plusieurs jeunes gens qui s'étaient considérablement affaiblis en se masturbant, et qui éprouvaient des érections douloureuses pendant la nuit, ayant trouvé un anaphrodisiac[ue puissant dans les frictions faites le soir en se couchant à la partie interne des cuisses, avec dix à douze grains de camphre en poudre, imprégné de salive oa d'un peu d'eau, que nous leur avions x^onseillés, nous croyons devoir inviter les iiiédecins à s'en servir dans les cas de même jiature.
Nous ne saurions trop aussi leur recommander l'usage des dragées ferrugineuses animées, dont nous avons donné la formulée M. Ration, pharmacien, rue Bourdaloue, 1, à Paris ; pilules avec lesquelles nous avons obtenu des huccès constants. Elles ont été supportées, même à haute dose, par des personnes à qui les autres préparations ferrugineuses ne passaient pas, ce que nous attribuons aux substances végétales qui, avec le lactate de fer, entrent dans leur composition.
Elles sont enveloppées d une couche de sucre, pour qu'elles conservent toute leur activité longtemps après qu'elles ont été préparées.
Dose : Commencer par S le matin et 2 le soir, au repas, et augmenter d'une matin et soirjusqu'à seize et vingt par jour.
Quand les malades ne peuvent pas avaler les pilules, on peut leur dçnner le fer sous les formés suivantes :
Pr. Poudre de quinquina, 2 grammos (demigros); Sulfate de fer, 5 centigrammes (1 grain); Cannelle, 1 décigramme (2 grains).
F. une poudre. — Un paquet matin et soir. Ou bien ,
Pr.; Limaille de fer, 60 centîg. (1 demi-scrupule);
(2 grains); Sucre blanc, 1 gram. 2( centig.(un scrupule).
M. F. une poudre à prendre comme la présente. (Hufeland.)
ANENCÉPHALE» synonyme d'AcÉPHiiE.
Yoy. ce mot.
ANESTÉSIE, s. f., anestesia ou inmiff^nck, de «c et aMciwiiuty sans sentiment, ou privation du sentiment, et principalement du sens du toucher. C'est une sorte de Paralysie (Voy. ce mot).
ANÉVRISME , s. m., anevrisma ou «viù^vv-cv, dilater, distendre.— Cette dénomination s'applique généralement, à hi dilatation des tuniques artérielles ou à celle des parois du cœur. Nous allons nous occuper de cette dernière d'abord, et plus tard nous dirons un mot de Tanévrisme de l'aorte.
La dilatation anévrismatique du cœur se fait de deux manières, c'fesl-à-dire avec épaississement des oreillettes ou des ventricules (anévrisme actif); ou bien avec amincissement des mômes parties (anévrisme passif).
Il importe d'autant plus de distinguer ces deux espèces d'anévrisme si ditférents par leur structure anatomique et leurs causes, que le traitement du premier serait très-préjudiciable pour la curation du second.; mais comme, dans le principe, les symptômes qui les différencient sont très-fugaces et même bien souvent trompeurs à une époque trèsavancée deIeurap[mrition,et qu'il est bien difficile, pour ne pas dire impossible, de les distinguer ae ceux qui sont propres à d'autres affections du môme organe, il ne faut pas se prononcer trop vite sur le diagnostic, de peur de commettre une erreur que Ton reconnaîtrait trop tard peut-être. C'est pourquoi, nous étudierons avec soin l'anévnsme actif (hypertrophie excentrique du cœur) et Tanévrisme passif,dans leurs différentes périodes de développement. Dans l'un et l'autre, tant que l'altération organiaue n'est encore qu'au premier degré de développement, le malade se plaint de palpitations plus ou moins fréquentes, sans cependant que les battcuiciUd
ANEVRISHE