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du cœur se fassent sentir en dehors de .eur circonscription habituelle. Quelquefois il éproufe un sentiment douloureux dans la région cardiaque; et le pouls, ordinairement irès-développé, résiste fortemeni, ou cède facilement à fa pression, suivant resi>âce d a« nérrismp,et se montre irrégulier quand il y a complication. Dans tous les cas, la res|)iration est haute, courte, essoufflée, surtout par le moindre exercice, et force Tindividu à suspendre sa marche, principalement s'il monte un escalier. Ce n*est pas tout, le sujet a une irès-grande disposition à s*enrbumer, et sa toui sèche et latigante donne une expectoration peu abondante, visqueuse, quelquefois avec des stries de sang et un sentiment de constriclion à la gorge. Cependant, si OD (»ercute la poitrine, le son est égal dans tous li'S points, etTauscultationne décrie rien d*anormaI. Néanmoins le visage e>t animé, il y a de la cé|.>halalgie, des étourdissements fréquents, des éblouissements ; eotîn la sensation de vapeurs chaudes qui montent vers la tête.
Dans le deuxième degré, les battements de cœur se font sentir dans un espace (jIus étendu, soit du côté droit de la poitrine, soit vers la région épigastrique, et déterminent comme Timpulsion d'un corps mou qui frap{>erait la main en soulevant les côtes ; le [)ouls est dur, vibrant, fréquent, et quelquefois serré, s'il y a épaississement; ou lâche, un peu fréquent, faible, facile à étouffer, dati3 le cas contraire. La respiration est trè.«-gènée, impossible môme dans une position horizontale, et ne se fait que par inspiralions longues, soutenues, forcément renouvelées. Le sujet ne peut plus monter un escalier sans suU'oquer; sa toux est fréquente, forte; Texpectoration rare ou abouuaite, visqueuse ou sanguinolente; il a des hémorragies nasales fréquentes, la figure bouflie, les joues et les lèvres colorées en muge vif ou tirant sur le violet, les pieds jusqu'au-dessus des malléoles sont enQés peiidaut la station; la résonnance de la poitrine est égale partout, excepté dans la région du cœur, où le son est orainairenient obscur; et cette matité s'étend souvent dans une étendue remarquable.
Enfin, Tanévrisme parvenu au troisième degré, les battements du cœur s'effacent quelquefois presque complètement, et si on applique la main sur la région cardiaque, on ne sent rien, ou on sent à peine un bruissement étendu, iiiipossible à décrire, qui ne ressemble en rien aux pulsations ordinaires. Ou si au contraire ces battements conservent encure de la force, ils se font avec une précinitation extraordinaire. Le pouls est petit, iréquent, irrégulier, intermittent, insensible et.comme linéaire ; les veines sont gonflées, principalement celles du cou; la suffocation devient imminente à chaque instant. La toux C)t sèche et comme convulsive, ou s'accompagne d*une expectoration très-abondante et assez souvent sanguinolente ou purifotme. ^ figure est bouflie et comme infiltrée ou irès-maigre ; les lèvres, les joues et le nez
sont bleuâtres, violets, livides, les paupièreft gonflées, la peau flasque et comme tremblottante ; rabattement est inexprimable , et les sens émoussés ; la mort complète le tableau.
Nous avons parlé de la nécessité de dis* tinguer l'auévrisme avec épaississement, de lanévrisme avec amincissement; à quoi les reconnaît-on ? Aux signes suivants : le premier se manifeste chez le^ individus d*un tempérament sanguin, forts, lobustes et dans la vigueur de Tâge ; le second, au contraire, chez les sujets lymphatiques, faibles, chez les enfants et les vieillards; dans l'un, les battements du cœur ^sont brusques, secs, violents, souvent sensibles à la vue, et soulèvent avec force la main qui les explore ; Je pouls est fort, vibrant, fréquent, dur et résistant ; dans l'autre, les battements du cœur sont mous, comme imperceptibles ; le pouls est faible, lâche, profond, facile à déprimer. Tels sont, je crois, les seuls signes caractéristiques, les autres symptômes étant communs à d'autres maladies, et par conséquent, trompeurs. Quoi qu'il en soit, de m^mieque la nature or^aniquedes anévrismes actif et passif différé essentiellement, de même on doit employer un traitement opposé pour Tun et pour l'autre ; et quoique passé le premier degré de développement, on ait très-peu de chances de guérison, il est rationnel , si tôt qu'on en recon naît l'existence, de les attaquer par des moyens énergiques. Pour le premier, la meilleure méthode que l'on puisse employer, c'est celle qui porte le nom do son autour, Valsalva : voici en quoi elle consiste:
Après avoir pratiqué quelques saignées, on dimmuc progressivement la nourriture et les boissons du malade, de jour en jour, jusqu'au poiut de ne lui donner qu'une demi livre de bouillie le matin, et deux fois moins le soir; à n'accorder, outre cela, qu*une petite quantité d'eau pure, ou à laquelle on aura mélangé un peu de gelée de coing ou toute autre substance analogue. Lorsqu'on a exténué ainsi le sujet, au point qu'il en est réduit à ne pouvoir se lever du lit, on lui permet alors d augmenter chaque jour, par degrés, sa nourriture, jusqu'au rétablissement entier de ses forces. Cette méthode est bien sévère, nous l'avouons, et il est rare que les malades veuillent s'y soumettre; ils ont grand tort, car c'est peut-être la seule bonne. He* marquons qu'il peut arriver que, durant les premiers jours qu'ils se lèvent,^ il n'est pas rare que les palpitations recommencent; mais il ne faut pas s'en effrayer, car l'expérience apprend qu'elles ne persistent pas longtemps et finissent par disparaître sans retour. Inutile que nous ajoutions que. s'il y a sup-
f)ression d'une hémorragie habituelle,]! faut a rappeler ou provoquer une hémorragie artificielle supplémentaire, dans le lieu même où le sang s'échappait ; que si le sijget exerce une ftrofession qui favorise le développement d'un anévrisme, celle de tailleur, par exemple, il doit en changer; que les laxatifs légers et les diurétiques sont utiles quand
ANETRISBIE