ANGELIQUE
il se forme des bydropisies symptomatiqiies (Koy. Htdropisie), etc.; ce sont choses qui tombent sous les sens. Hais ({uaud on a affaire h un anévrisme avec amincissement des parois du cœur, loin d'emnloyer la méthode de Valsalva, qui ferait le plus grand mal, on restaure petit à petit le malade par un ré* gime analeptique ; on le fortifie aussi par remploi des toniques sagement administrés.
Nous avons séparé, dans Tétude que nous avons faite des anévrismes en général, Fanévrismedu cœur de Tanévrisme deFaorte, quoiqu*ils reconnaissent à peu près les mêmes causes et ne réclament pas d*autre traitement, afin d'être conduit à fflire remarquer, par rapport à ce dernier, qu'il est assez diffici-e Je le diagnostiquer, ses symptômes caractéristiques variant suivant le siège, le vo* lume et retendue de la tumeur : qu'il est plus fréauent chez Thomme que chez la femme, (fans une proportion :: 20 ou 30 : 1, et de cinquante pour cent pour les ivrognes : que les lotions des extrémités avec de Teau «?:itaudc, et mieux les maniluves et les pédiluves, peuvent produire un soulagement n^arque (ils sont utiles dans l'anévrisme actif du cœur); et que tout moyen qui ralentit le cours du sang ou a la propriété de modérer les mouvements du cœur, est avantageux.
Voici du reste les symptômes qu'on lui a donnés comme caractéristiques. Outre les battements du cœur, on sent, par le toucher, un bruissement, un peu au-dessus de la place ordinaire qu'occupe cet organe, et la percussion donne un son mat, à gauche du thorax. Ce son est généralement occasionné par la tumeur anévrismatique, visible à l'œil ou perceptible au toucher, que constatent des pulsations très-irrégulières, isochrones à celles des artères, à moins cependant que le pouls ne varie aux deux bras, ce qui arrive fort souvent. En outre, si la tumeur comprime la trachée-artère, la respiration est sifflante; si elle presse l'cesophage, il y a dysphagie; et si elle gène le cours du sang des veines jugulaires, il y aura lourdeur, somnolence et tendance à l'apoplexie.
L'aorte n'est pas la seule artère où les anévrismes se développent ; partout où les membranes artérielles forment un sac dans lequel le sang s'accumule et reste plus ou moins en stagnation, là existe un anévrisme vrai : partout où une artère étant blessée, le sang fait brusquement irruption par la plaie dans le tissu cellulaire, ou s'y amasse ppu à peu en formant une tumeur circonscrite, là se sont formés, un anévrisme ^atix primitif dans le premier cas, un anévrisme faux consécutif dans le second : partout enfin où le sang s'est frayé un passaçe continuel de l'artère dans la veine qui lui est contiguê, par une perforation correspondante entre elles , là se trouve un anévrisme variqueux : donc l'anévrisme peut se rencontrer partout* Cependant, les lieux où on les observe le plus iréqucmment, sont le jarret, l'aine, le pli du bras.
s Les tumeurs anévrismales n*ont pas toutes le même volume ; au contraire, on en
remarque qui ne sont pas plus grosses qu'une noisette, tandis que d*autres sont aussi volumineuses qu'une tête d'homme : leur grosseur moyenne est généralement celle d'un œuf de poule. On les reconiiail à leur forme ronde ou oblongue, qui disparAît par la compression et revient aussitôt qu'on cesse de les comprimer ; elles offrent dis battements isochrones à ceux du pouls, cl ne présentent absolument ni rougeur, ni douleur. Si on applique l'oreille contre el^ les, on entend assez souvent un bruit de soufflet ou de forge qui est un des caractères principaux de l'anévrisme variq^ueux. Hors ces signes qui sont caractéristiques, les autres signes sont si incertains que nous ne les mentionnerons pas.
Généralement, quand l'anévrisme est abandonné à lui-même, ses progrès vont croissant. Alors la maladie est grave; car un eflbrt, un emportement de colère peuvent, en précipitant le cours du san^, rompre la pocne aDévrismale et faire périr immédiatement le sujet, le tuer comme par apoplexie foudroyante. Ce n'est pas que la nature soit toujours impuissante à guérir les tumeurs anévrismales, au contraire, car on a vu même des anévrismes variqueux énormes, guéris par l'obstacle que les masses fibrineuses renfermées dans le sac, opposent au sang. Dans ce cas. Tarière se rétrécit au-dessus et au-dessous de la tumeur, et les artères collatérales, en se dilatant, suppléent, par leur anastomose, à cette espèce d'intersection existante du canal artériel. Voici, du reste, les différentes manières d'après lesquelles la nature procède : Tantôt un caillot s'arrête dans l'ouverture de l'artère, et s'y concrète au point de le fermer à la manière d'un clou ou d'un bouchon ; tantôt la tumeur, en grossissant, presse assez fortement l'artère par la partie supérieure, pour en amener l'oblitération; tantôt la circulation est tellement embarrassée audessous de la tumeur, que des caillots Gnissent par se former dans l'artère jusqu'au-dessus de la blessure ; tantôt les plaques de sang solidifiées se multiplient a ce point que la tumeur en étant entièrement remplie, le sang liquide ne peut plus y pénétrer; enfin il n'est pas jusqu'à l'inflammation et la gangrène qui ne puissent amener la guérison de l'anévrisme, mais ce sont là de ces cas exceptionnels, sur lesquels on ne doit jamais compter.
Bien des moyens ont été proposés pour la cure des anévrismes, à savoir les astringents, la compression méthodique, concurremment avec la méthode de Valsalva : on ne doit avoir confiance que dans la ligature.
ANGÉLIQUE s. f. , angelica, archanadica officinaliSf plante de la famille des ombellifères, J., pentandrie digvnie, L. ; dont toutes les parties sont d'une odeur aromatique trèsagréable, et qui, malgré son amertume assez prononcée, sert d'aliment, quand ses tiges sont encore tendres, aux habitants de la La-
?onie où elle est très-abondante. Elle l*e^l gaiement en Bohême, en Suisse, on Autriche, en Auvergne, sur- les Pyrénées et l« s
ANGINE
ANGINE
Aipes, e( se distingue des «utres plantes par ses tiges cvliodriques, fistuleuses, striées lotintudioalement, hautes de quatre à six {lieds, munies de feuilles bipinnées, à folioles ovales, lancéolées et souvent lobées. Loiubelle est forte, grande, très-garnie de ikurs verdâtres. Sa racine, qui est la seule (larlio de la plante dont on use comme remède, est fuslforme, d'une odeur fortement aromatique ; sa saveur est douce et agréablement amère, et quand on la mâche elle imprime à la langue et au palais une sensaliun mordicante qui sollicite la sécrétion des glandes salivaires.
Celle propriété d'exciter légèrement les muqueuses avec lesquelles on la met en coQtact, a fait ranger avec raison Tangélique parmi les stomachiques; et, nous fondant sur celte propriété, nous avons conseillé avec avantage aux individus qui ont Testoim habituellement faible, ou qui Test dereou à la suite d'une maladie chronique, ou par toute autre cause, l'usage, comme alimeiUf des tiges préparées par les confiseurs, c'est-à-dire fendues par le milieu et confites au sucre. Gomme, dans ces cas, je conseille de manger peu et souvent, les malades usent de raogéligue à leur dessert ou au goûter, et elle facilite les digestions ou réveille l'appétit. A ce titre , Hildenbrand , Cliaumeton et autres ont donné la racine d'angélique dans les fièvres nosocomiales, et toujours avec succès. Le premier pense qu'elle peut remplacer avantageusement la serpentaire de Virginie, la conlrayerva, dont on a beaucoup parlé, rien n'ayant été plus elDcace que Tangélique soit aux militaires qu'il a eu occasion de traiter du typhus nosocoiuial, soit aux médecins ses collègues, victimes honorables de leur zèle et de leur philanthropie. 11 la donnait pulvérisée, à la dose de un, deux et jusqu'à trois grammes. Il a surtout constaté les bons effets des excellentes boissons qu'il préparait, en versant un litre d'eau bouillante sur trente grammes de racine d'angélique, coupée en tranches minces, et en qoutant h 1 infusion, quatre cuillerées d'eau-de-vie , cent grammes de siro)) de vinaigre, et quelques gouttes d'huile volatile de citron. Les malades prolonseaient arec autant de plaisir que d'utilité cette espèce de punch pendant une partie de leur convalescence.
Par la macération de la racine d'angélique dans l'esprit-de-vin, on otitient une teinture d*angélique, qu'on peut administrer à la dose de deux grammes, dans une potion appropriée.
ANGINE, s. f, angina^ de angire^ étrangler, sulToquer. — PouV les anciens angine était un terme générique, qu'ils appliquaient à toute niêladie dans laquelle il y a lésion de la déglutition et de la respiration, ensemble ou séparément, pourvu que la cause de cette lésion eût son siège au-dessus de l'estomac el des poumons; tandis que pour les mo- ^rnes il sert à désigner l'inflammation de la muqueuse qui tapisse le pharynx et. le larynx. De là les noms divers qu'elle porte
suivant son siège et sa nature : c'est-ànlire selon qu'elle occupe le pharynx, angine pharyngée ou gutturale ; les amygdales, angine tonsilaire, amygdalite; la luette, an^ne uvulaire ; les parotides, angine parotidienue ; le larvnx ou la trachée, aneine laryngée ou trachéale ; ou suivant qu'elle est inflammatoire, bilieuse, muqueuse, etc. Considérant donc l'angine dans ce qui la caractérise spécialement, nous disons que, quelle que soit la partie affectée, on y remarque une rougeur plus ou moins intense, ae la chaleur, de la tumeur et quelquefois de la douleur, développées, comme dans toute inflammation, à des degrés divers. D'où il résulte que si, sous une constitution inflammatoire (Voy. Constitutions médicales), l'angine se manifeste et s'accompagne d'une forte réaction fébrile, elle aura tous les caractères de l'angine inflammatoire des auteurs : tandis que, si elle marche avec le cortège des maladies bilieuses, muqueuses, catarrhales, etc., on l'appellera angine bilieuse, angine muqueuse, etc., afin de mieux spécifier la nature de la maladie ; car il ne s agit plus alors d'un état morbide simple, l'inflammation ; mais de Ja combinaison d'une phle^masie plus ou moins intense avec un des éléments bilieux, muquéux, catarrhal ou autre. Nous dirons un mot de chacune d'elles, après avoir fait remarquer, d'une part, que,. dans l'angine laryngée ou tracnéale, l'inflammation a quelque chose de particulier, de s()écifique, qui en fait comme une phlegmasie à part, aussi en traiterons-nous séparément (Voy. Croup] ; et d*aulre part, que si, comme dans toute inflammation, l'angine tend à se terminer ^ar résolution, par suppuration, par induration ou par gangrène, celle-ci peut être spontanée : cest Taurine gangreneuse des nosologistes, l'association de l'angine à l'élément adynamique ou putride de quelques praticiens.
En général, l'angine ne reconnaît pas d'autres causes que celles qui ont été assignées à riNFLAMMATioN proprement dite {Voy. ce mot). Cependant, il en est qui lui sont particulières, et, par exemple, l'impression d'un froid plus ou moins vif au cou ou à la nuque, aux pieds surtout, car combien de maux de gorge qui ne se manifestent que parce qu'on aura gardé de Thumidité aux pieds ; les boissons glacées
3uand on a chaud et qu'on transpire, la églutitioude substances irritantes, Téquitation ou une course rapide à pied, en ayant le vent en face, surtout s'il est froid ; les chants prolongés et reflétés, les cris, la déclamation, le jeu de certains instruments h vent, l'abus des liqueurs fermentées, etc., mais par^dessus tout une prédisposition particulière à l'angine. Nous avons connu un officier suisse qui, chaque fois qu'il fai<sait un bon dtnery était pris immédiatement du mal de gorge.
Cette maladie débute généralement par un frisson suivi d*un froid général plus ou moins vif, de chaleur, de mai de tète et d'une douleur qui a son siège au gosier.
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ANGINE
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Si on examine la partie souifrantc, on y distingue une rougeur plus ou moins considérable et un gontlement général ou partiel des parties alTecrées, gonflement qui produit In roideur du cou, le resserrement des ouvertures alimentaires et aériennes, rend la déglutition diflicite et douloureuse, et la ^respiration gônée. Plus tard, si l'inflimma- 'tion augmente d'intensité, le gonflement des aroyedales fait des progrès, et, la rougeur, la cnaleur, gagnant la langue, celle-ci s'enflamme et se tuméfie à son tour, de manière è remplir entièrement la bouche (nous avons observé un cas d'un gonflement pareil). Alors la parole est embarrassée; il y a diflicullé de la prononciation; la déglutition est excessivement douloureuse, très-difficile, im|)0ssible môme, et les boissons sont rejetées par le nez. Cela a surtout lieu quand le pliarynx est violemment enflammé. Il arrive aussi parfois que la voix est altérée et la diflicullé de respirer trèsgrande : ce qui détermine la rougeur de la face, la tumefoctioii du visago, ime céphalalgie violente, l'injection des yeux qui sont vifs et brillants. Enfin le malade salive beaucoup, quelquefois très-abondamment ; cl s'il arrive que les parotides et les glandes sous-maxillaires s'enflamment et s engorgent à leur tour, il est en daîïger d'être suffof|ué.
A ces symplùmes de rangim-, symptôm* s d'infliunninlion locale, s'allient, avons-nous dit, ceux qui caraclérisent les éléments inflammatoire, bilieux, muqueux, etc., et do cette associati<>n naissejit les angines inflammaîoiros ou légitimes, les angines bilieuse, muqueuse, etc. Nous rappelons ces sortes d'associations, attendu que c'est principalement sur cIIhs que reposent les bases du traitement qu'il faut employer pour combattre l'angine elle-même : et, par exemple, s agit-il de l'angine dite inflammatoire? Phis les symptômes ont d'intensité, et plus on doit user largement et promptement de la méthode anliphlogistiquc. Dans ces cas, sans doute, il n'y a pas d'autres indications à remplir que celles qui sont propres à toute inflammation franclie et légitime (Voy. Inflammation } ; mais attendu que dans chacune d'elles il y a quelques modilications ou règles pratiques particulières è suivre, et que l'angine ne fait pas exception, il est bon que nous indiquions ces règles. Elles consistent, non point dans l'emploi des saignées générales et locales, proportionnées aux forces du sujet et poussées jusqu'à la syncope datïs les cas extrêmes ; c'esi-àdire quand le danger de sulfocation est imminent (ouverture de la jugulaire, saignée du pied ou du bras, sangsues au cou, ventouses scariflées au môme endroit et audessous de la partie antérieure des clavicules, sangsues au fondement ou aux grandes lèvres, etc.); mais de l'ouverture des ranines, de la scNrilication des amygdales ou de la langue, dansK'Scns de(jLossiTB(ro^. ce mot), ç]ui ont été nratiquées avec succès, en y jiijcnant Tauplication de cataplasmes émol-
lients sur les parties antérieure et latérale du cou ; l'emploi des gargarismes de niôrno nature ( Voy. Gargarismk ) , des Iflxnlifs doux, des lavements émollients, des boissons délayantes, des pédiluves chauds, eic. A propos de pédiluves, nous devons signaler la mauvaise habitude oi!i l'on est çénéralement défaire prendre un bain de nied à l»i moutarde dans tous les cas de mal cle gnr;:o. Assurément le moyen est excellent commo anti-fluxionnaire, quand le malade n*a pas ta fièvre ; mais si l'angine s'accompag* e dune réaction fi'brile (chaleur brûlante, soif, fréq\ience et vitesse du pouls, etjî.), oh alors! le bain sinapisé fera beaucoup de mal. Comment cela ? Parce que, quand Linflammation gutturale est parvenue à son fummum d'intcns té,il se fait un mouvement flux:onnaire habituel, permanent, vers le point enflammé, et que ce mouvement fluxionnaire est favorise par une sorte de turgescence sanguine dans tous les vaisseaux. Or, Teffet primitif du bain stimulant, étant de provoquer une excitation générale et d'accélérer par là le cours du sang, donc il doit en résulter que le mouvement fluxionnaire qui porte ce liquide vers la gorge augmentant, cclio-ri en sera tellement congestionnée, que rcITei attractif ou secondaire du bain ne pourra remédier à cette congestion.
L'angine, avons-nous dit, se termine par induration; faut-il dans ce cas enlever m.» partie de l'amygdale? Oui, si l'induration <'st manifeste, et que le sujet soit exposé par là à des récidiyes; mais réséquer les amygdales, sitôt qu'elles sont engorgées, comme le pratiquent certains docteurs de la capitale, c'est vraiment ce que je ne comprends pas. Mais, dira-t-on, puisque cette résection est sans danger, qu'elle permet un libre passage à l'aiV et aux boissons, et diminue 1rs dangers de la suflbcation, pourquoi la dilFérer? Pourquoi? parce que nous avons vu, soit dans les hôpitaux, soit dans notre pratique particulière, dans le Midi et dans lo Nord, un nombre assez considérable d'angines très-graves, et que nous les avons vu guérir toutes, sans exception, sans qu'on ail jamais enlevé le plus petit morceau de tonsile. Partant, les cas où la résection de lamygdalc est nécessaire doivent être fort rares, et nous avons lieu de nous étonner qu'on la pratique si communément h Paris. Yoy. Amgime catarrhale.
Jusau'à présent nous nous sommes occupé de l'angine inflammatoire, aiguë, intense; c'est la plus rare; tandis que celle dans laquelle l'inflammation est peu intense et les accidents peu graves, est fort commune. Dans ce dernier cas, qu'on nomme angine chronique, on tire beaucoup moins de sang, et on insiste davantage sur les résolutifs,en frictions, en gargarismes,otc., en un mol, sur le traitement proposé contre Tan? gine catarrbale de laquelle elle se rapproche beaucoup. Voy. Angine catarrbale.
Angine bilieuse. Elle consiste dans Tassocintion des symjitômes de l'inflammation gutturale avec ceux qui caractérisent la h^^
ANGINE
ANGINE
Ya& BILIEUSE OU r£M BARRAS G4STRIQUË BI-
urc\ [Voy. ces mots), et se montrent, par conséquent, dans Jes climats chauds, pend int les furies chaleurs, alors que la Constitution HÉoiCALE (Voy. ce mot], est favorable au dé- Teloppement des maladies bilieuses. Dans c<; cas, l'intensité de la Qèvre et de la plilegmasie décideront quelle est la quantité de sang qa 00 doit tirer; si Ton doit préférer les saignées générales aux saigaées locales; s*iL coovieut de faire précéder d'un jour ou de plusieurs remploi des vomitifs par la phléboiomie, ou de les employer immédiatement après avoir fermé la veine ; tout comme le régime qu*ii faut suivre nécessairement. (Voy. Fièvre aaiEUSE). 11 va sans dire que le traiteaiefit local est le même que pour Tangine ioûammatoire.
iMiNE cATAHiiHALB. L'assoclatîon de Tangioe et de Télément catatrhal mérite d'au* fa/)/ plus de nous occuper, au point de vue pratique surtout, que l'inflammation, dans ees sortes de «as, n*est jamais franche, légiliue; aussi la douleur des parties enilamniées est-elle peu vive, leur gonflement peu Bianileste, leur rougeur peu intense : un iQucus épais les recouvre. £t pourtant, aceofflpagoée ordinairement d'un peu de tièv. e, quoique pouvant exister sans elle, l'angine cdtarrhdle, qu'elle ail son siège sur les amygdales, les parotides ou les glandes sousloaiilldires, parties qu'elle attaque de préiéreoce, est généralement sans danger par elle- QiéiBe, quoique pouvant quelquefois compromettre 1 existence du malade, parle fait seul du gonflement des tonsilles, qui se tuméiient au point d*empécber le passage de Tair. Uuui qu'il en suit, on ne doit jamais pratiquer la saignée générale dans ces sortes d'angine, et ôtre trés-réservé sur l'application
des sangsues, qui est souvent inutile; mais ce qui ne l'est point, ce so;it les vomitifs dont l'eûicacité est telle, au début, au milieu et môme à la un de la maladie, qu'on aurait tort de n'y pas recourir. Celui (|ue nous avons toujours préféré c'est l'émétique qui, à cause de sa triple action (il produit le vomissement, purge et fait suer), doit l'emporter sur tous autres évacuants. Nous l'avons ad ministre dans des angines tonsillaires parvenues à un tel degré d'intensité, que les malades, no pouvant avaler qu'avec beaucoup de difUculté une gorgée de liquide, repu-» gnaient à prendre un médicament qui, on le sait, oblige à boire une grande quantité d'eau tiède, si on veut qu'il opère bien; cependant, à force d'insistance, nous sommes parvenu à vaincre lem* répugnance, et nous avons eu d'autant plus à nous en applaudir, qu'après les premiers etforts et la sortie des premières gorgées vomies, le dégorgement des glandes a été immédiat. 11 fut tel» che^ plusieurs de nos malades, qu'ils ont pu, à leur grand étonnement, boire de l'eau tiède, par petites demi-ta*^ses à la fois.
Pour obtenir ce résultsrt, il sufflt de faire dissoudre 1 décigsarame (2 grains) de tartre stibié dans 120 grammes d'eau, qu'on admi* nistre par cuillerées à soupe (une cuillerée de cinq en cinq minutes) répétées jusqu'à ce que le vomissement arrive.
On tire aussi uu bon parti, dans l'angine catarrhale, des sudorifiques à l'intérieur, des frictions sur le cou avec un Uniment volatil, d'un cataplasme de levain ou d'un sinapisme sur cette p «rlie, qu'on a soin de recouvrir de ouate ; des gargarismes avec des ligues bouillies dans du lait ou autres plus astrin-» gents, et par exemple :
Gargarismes, Pr. Infusion fleurs de sureau, 300 grammes (dix onces);
Sel de nitre ou sel ammoniac, 6 id. (uu gros et demi);
F. dissoudre et ajoutez :
Oxymel simple, 60 id. (deux onces).
Pr. Sulfate d'alumine (alun), 8 grammes (deux gros);
Eaij de fontaine, àOO id. (une livre) ;
Sirop de mûres, S. Q. jusqu'à agréable acidité.
N.B. On peut remplacer l'alun par le borate de soude (borax), dans les mômes proportions- Ces gargarismes, comme bien d*autres trique, compagne ordinaire de ces sortes^
iyoy. Gargarisme), ont la propriété de détacher et d'enlever les mucosités gluantes qui s'accumulent dans la gorge.
Le calomel en. poudre môle à du miel produit le même résultat et, par conséquent^ est utile, soit qu'il agisse comme résolutif, soit qu'avalé à une certaine dose, il détermine quelques selles.
Angirb muqobusb ou piTuiTBUSE. Elle ne ûilfère de la précédente que par une bien moins grande intensité de l'inflammation ; ^ussi ne faut-il jamais saigner, et n appliquer que tris^iBTenieai des sangsues. Au coniraire, les vésicatoires très-animés, soit au <^u,soit à la nuque, sont tellement avantageai, qu'on ne saurait les employer trop tôt. ^ous en dirons autant des vomitifs et des ('(iPi^tifs, quidétruiseni la complication gas-
d'angine, et procurent le dégorgement des^ glandes. Quant aux lotions, injections et gar-^ garismes, on les rendra d'autant plus stimu* lants que les parties sur lesquelles ils agissent sont moins irritables, et que la réactio:^ qu*iis provoquent n'est nullement à craindre. Et attendu que , dans cette maladie, 1» faiblesse est plus ou moins prononcée ; les» analeptiques et les toniques devront, môme* dès le principe, prendre place parmi tes« moyens conseillés.
A?ioiNB GANoaéNBUSE. Elle attaque de pré-^ férence les enfants, les femmes, les person^nés dont les forces sont épuisées par une' cause quelconque, et, à moins quelle no* soit une des terminaisons de l'angiii'' inflam-' matoire ou bilieuse, elle s'associe toujours à* Vadynamie.: do là le nom impropre d'angino*
ANGINE
ANGUSTUHE
putride qu'on lui arait donné (Foy. Putrh DITE). Ses symptômes sont la rougeur et la tuméfaction des parties internes, et ordinairement des parties externes du cou, pré^ cédées d'un frisson suivi de froid et do cha- Jetir, de céphalalgie, de roidcur du cou, dé nausées, de vomissements ou de diarrhée, quelquefois de l'un et de ]*dutre simultanément. Presque en même temps, la p&ieur de la muqueuse enflammée devient plus tleurie qu'en aucun autre point de la bouche , et quehmes taches pâles, & bords rouges, s*j manifestent. Tout cela se passe ordinairement le premier jour, et quelquefois c'est pire. Le jour suivant la fièvre est violente (le pouls a 120 pulsations par minute); le visage, le cou, les mains et les doigts sont gonflés et érysipélateux; alors les nausées cessent, le dévoiement s'arrête, Tarrièrebouc*he prend une couleur cendrée et exhale une odeur fétide, putride. Cet aspect est dA è des ulcérations superficielles ou à do véritables escarres, qu'il est facile de reconnaître. En même temps les narines sont d'un rouge presque livide, une sanie putride et corrosive en découle et corrode toutes les
1>arlies, même le voile du palais, ce qui rend a voix altérée, et procure une soif inextinguible. Quelquefois cependant, en regardant la bouche, on ne voit ni enflure, ni ulcères, mais toujours on sent Todeur fétide trèsdésagréable dont nous avons déjà parlé. Enfin le délire, le coma, et des sueurs colliquatives se mettent de la partie; la suifocalion devient imminente et le malade meurt.
Communément épidémique, Tangine gan* gréneuse marche avec une telle rapidité, et la mot t est si prochaine (quelquefois ie malaiJe exffire en vingt -quatre heures, plus souvant ie deuxième, ie troisième, le quatrième, le cinquième, le sixième, le septième jour, ou dans le second septénaire) et si subite, qu'on doit avoir des craintes jus ^'au quatorzième jour,passé lequel il n*y a plusdedanger. Pour eu arriver là il faut: 1° favoriser le vomissement à l'aide du thé, d'une infusion de ca-
momilles, et mieux par un vomitif (on préférera l'ipécacuanha à l'émétique, parce qu'il
ues minéraux, etc.; 3" détruire les escarres à l'aide des injections et des collutoires ayant les mêmes substances pour base, le chlorure de chaux, les vapeurs du vinaigre bouilli avec de la mjrrrhe : on retire aussi une grande utilité du froid, de l'eau glacée bue fréquemment, de la glace tenue en petits morceaux dans la bouche, et d'un large vésicatoire au garou, appliqué sur le cou.
Parmi les autres moyens que l'on a conseillés dans le but d'obtenir la cicatrisation des ulcérations, nous rangerons, la décoction de deux cuillerées de poivre de Cayenne dans une pinte d'eau bouillante, avec addition d'une chopine de vinaigre, 2 cuillerées toutes les deux heures ; un mélange do deux grains de pyrotonide par once d'eau d'orge, employés en gargarisme, etc. Du
reste , on reconnaît que le traitement employé est eflicace, à ce que vers le troisième, le quatrième ou le cinquième jour» l'état du malade s'améliore, c'est-à-dire que la rougeur de la peau disparaît , la chaleur diminue, le pouls perd de sa fréq^uence, le gonflement du cou s'atlaisse, les escarres tombent, les ulcérations se séparer it, le sommeil et l'appétit se rapprochent de l'état naturel : alors il faut prendre confiance et redoubler de soins. Dans tous les cas, on doit surveiller attentivement la diarrhée , qui ces>e ordinairement en moins de douze heures , à compter de Vinvasion , attendu que si ellu persistait plus longtemps, les forces s'épuiseraient de plus eu plus : il faut donc l'cirrêter par des moyens aopropriés. {Voy Dur^ nuKK.)
Angine de poitrine. Comme elle consiste dans une névrose de la poitrine, quelques auteurs lui ont contesté avec raison le nom d'ançiue. et l'ont décrite sous celui de sirrnalgte^ d'asthme convuUifj etc. Pour nous, nous la considérons comme une forme de l'asthme spasmodique. (Voy* Asthue.^
ANGLE FACIAL. —On désigne sous ce nom Fangle qui est formé par la réunion de deux lignes, l'une verticale, qui est censée descendre de la bosse nasale et se prolonger jusqu'au milieu de la mâchoire supérieure; l'autre horizontale, qui part du niveau du conduit auditif et vient s'unir à l'autre, au même point de la mâchoire, il est évidentquc Tangle formé par la jonction de ces deux lignes s'éloigne plus ou moins de Tangle droit, selon que la face est plus ou moins inclinée; et comme, d'après les physiolo^sistes, le développement du cerveau est en rapport avec l'etenaue de la cavité du crAue, oui est d*autant plus considérable que Tangle facial (i^l plus ouvert, il devient évident aussi que le degré de l'intelligence est en raison directe de la grandeur de cet angle. C'est à Camper que nous devons cette observation, aussi dit-on souvent, en parlant de l'angle faciai, angle de Camper.
ANGOISSE, s. f.,angror,de angere^ presser; sentiment de constriction ou de resserrement doulourcu)^ qui se fait sentir à l'eslomac, avec difflculté de respirer, palpitations, et tristesse ^îxcessive. On la rencontre fréquemment dans les maladies nerveuses, et elle forme le dernier degré de l'anxiété.
ANGUSÏURE, s. f., cortex ongusturœ. - L'angusture Bonplandia trifoUata^ décandrio monogynie, L., de la famille des magnuliers, J., quoique introduite en Angieterreà la tin du siècle dernier (1798), et employée dei)uis lors en Euro{)e, laisse encore beaucoui) à désirer sous le rapport de ses propriétés tliérapeuti^ ques. Ce n'est pas qu'elle ne jouisse de ver^ tus toniques et lébrifuges trè^nergiques, si énergiques même que Wilkinson ne craiot pas de lui donner la préférence sur le quinquina; néanmoins, par cela même qu on eo a exagéré les vertus, le doute est permise» el i|
'est d'autant plus, que les expériences aui )nt été tentées n'ont pas réponclu pour la pw-
ont
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