‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 34 sur 209 · APPETIT · texte numérisé non relu

APPETIT

leu), ou <]e menthe, ou de fleura d'oranger, auxquelles ont joint le ieudanuni, la liqueur minérale anodine d*Hoffmann, les sirops de tiympbœus, d'armoise, de diacode, que Ton Associe, selon les besoins, aux délayants et aux toniques. Si, par suite d*une complication, le vomitif paraissait indiqué, on se servirait de ripécacuanha, administré par petites doses, ou de quelques gouttes d*éther cam^

Kbré, données dans un excipient approprié. >*après M. Récamier,ce méuicameut, vomitif et antispasmodique tout à la fois, aurait la propriété de déterminer des vomissements, lorsqull y a embarras gastrique, et d'agir seulement comme antispasmodique, quand les nausées S')nt le résultat de la sympathie du cerveau avec Testomac. Les docteurs Montain, redoutant les secousses du vomissement, proposent, pour en modérer les etfels, de plonger le malade dans un bain tiède préjiaré avec une décoction de laitue, de pavots ut quelques autres substances sédatives.

Le traitement préservatif de Taponlexie en général varie également, suivant respèce ; ainsi est-ce Tapoplexie sanguine qu'on veut

I)réven{r, il faut éviter les repas splendides, es excès de boissons et de liqueurs spiri* tueuses, s'abstenir d aliments trop succulents, et ne prendre au contraire que des repas légers, surtout le soir. Se nourrir de substances peu nutritives, de facile digestion, principalement de végétaux, boire de l'eau pure ou de l'eau légèrement rougie avec du vin, de la petite bière ou de Teau mêlée h quelque sirop agréable (vinaigre, groseilles, mûres, framboises, orgeat); faire bjaucoup ti'exercicï», dormir peu, et stirlout ne pas faire la sieste en été après le repas , etc. Kst-ce l'apoplexie séreuse? régime entièrement oppose, c'esl-à-direcomposé d'aliments succulmts , de viandes rôties , de liqueurs stimulantes, d'excellents vins, de tout ce qui peut en un mot bien nourrir et par là relever les forces; habitation des lieux secs, élevés, Hiontagneux, exercices légers, frictions Bêches ou aromatiques, tempérance, abstention de tout ce qui peut provoquer des évacuations immodérées , etc. £st-ce, enfin, laj»oplexie nerveuse ? mener une vie douce, I>nisible, régulière, tranquille, loin du bruit et de toute agitation : nourriture rafraîchissante, tem|>éronte, légère, composée principalement de fruits *^\ de laitage ; bains tièdes, tlistractions agréat)les, jeux divertissants, musique ; habitation d'un climat sec, tempéré et frais, Tairdes champs; les promenades du matin coivibnnent parfaitement : toute contention d'esprit, toute méditation, tout travail trop assidu, toute sensation vîve> agréable ou désagréable, brusque, les veilles

Brolongées, devront être évitées avec soin, e même, quelle que soit la prédisposition à l'apoplexie, on se trouvera bien de respirer un air nur,de se garantir des variations brusques de l'atmosphère, du froid ou d'une chaleur i»xccssifs, d'entretenir avec soin les excrétions naturelles, la transpiration cutanée^ia liberté du ventre ; d'éviter toute compression un peu forte soit du cou,^oit de l'abdomen*

On a vu des individus périr d*ajK)ple\ie, pour avoir fait usage d'une compression générale, h l'effet de dissimuler an volumineux embon|K)int. Le sommeil ne doit pas être trop prolongé, le lit trop mou, la tête trop basse, l'exercice trop fatigant et trop répété, et si la profession ou les habitudes paraissaient propres au développement de cette maladie, il faudrait en prendre d'autres.

Apoplexie des nouveatê^ê. Pendant un a^ couchetnent laborieux durant lequel la tête du fœtus reste longtemps comprimée an pas* sage, ce qui met obstacle à la circulation cérébrale de l'enfant, accident fâcheux qui est également occasionné par la compression que le cordon ombilical, enroulé autour (io cou, exerce sur les veines jugulaires, il arrive que le nouveau- né ne donne à sa sortie du sein maternel, aucun signe de vie, et Von jugea la bouffissure et à la lividité (k son visage, h une coloration fortement prononcée de la peau, que sa vie est gravement compromise ; il est dans un étal apoplectique par congestion. Pour faire cesser cet état, il faut immédiatement faire la section du cordon ombilical à trois ou quatre travers de doigt du nombril, en laisser couler deux ou trois cuillerées de sang; et si Tenfant ne revient pas à la vie, s'il est fort pléthorique, mou, chaud, si ses veux sont fort saillants et les vaisseaux de I iris injectés d'un sang rouge et vif, on applique une ou deux sangsues derrière chaque oreille. En même temps on pratique sur la poitrine des frictions avec des lingeschauds ; on plonge le nouveau-né dans un demi-bain d'eau tiède

(lendanl qu'on lui fait dos affusions d'eau roide sur la tète, et on cherche h établir la respiration par des moyens mécaniques.

{Voy, Asphyxie du nouveau-né.)

APPÉTATION ^appétence), s. f., appetenlia, de appetercy désirer. —C'est le désir des aliments, le premier sentiment, la première condition d'une bonne digestion, un aliment qu'on appète faisant, comme on dît vulgairement, venir Veau à ta bouche.

APPÉTIT, s. m. appetitus de appHere, désirer. — L'appétit est un des besoins los plus impérieux pour l'homme. Tant qu'il jouit d'une bonne santé, ce besoin se fait régulièrement sentir tous les joursaux mêmes heures, avec plus ou moins de vivacité, suivant que le corps a plus ou moins besoin de réparer les |)erles qu'il a faites, et c'est alors surtout qu'on neutdire que le sentiment de la faim, dont l appétit est le premier dCoTé, devient importun si on ne le satisfait.

Nous avons vu (art. Anorexie) que ledéfaut d'appétit constitue une névrose de l'estomac et qu'il n'est souvent qu'un symptôme de l'embarras gastrioue, des fièvres, etc. Nous devons ajouter que rappétit démesuré appelé faim canine o\xpica(Voy. ces mots) est aussi un symptôme de maladies, et plus particulièrement de la présence des vers dans le tuba intestinal. Quelquefois c'est h ce seul signe qu'on on constate la présence chez les cafaut% cnbasûâc. [Voy, Vers.)

AliCHEE

ARGENT

APPLICAT^, adj. m. plur., choses appli- (luécs. --Co mot a été transporté par HalIé ([ifls le langage médical, pour désigner, parmi II') choses qui font la maii6re de THygiènb iTay^ce mol), celles qui sont appliquées voi)itairement sur la surface du corps; eienipie : les Têtemenis , les cosmétiques , les baiDs, etc.

APYREXIE , s. f., apurexia ou «wu/iiTia, àrii#iTi;, sans fièvre. — Intervalle qui sépare } uti de Taulre les accès do Ouvre.

ARACUNITIS, s. f.— C'est l'inflammation de Tarachnoï^e oude la membrane moyenne du cerveau. (Voy, Encéphalite.)

ARACHNOIBÎTE , même remarque que pour Farticle précédent.

AUCUEE, s. m.^archœuêt do àpxn, princi()e, commencement. — . Mol inventé par Basile Valentin et adopté ensuite par Paraceisc et Vaj)helmoD t, pour désigner u n agent in térieur, iouginaire, qui, maître de nos mouvements eide. nos actions, présiderait à toutes les fondions de réconomie,et les dirigerait à son gré: il pétrit la matière, il la pénètre. En un mot, suivant ces auteurs, Varchée est oji être intelligent, actif, qui habite en nous romme T&me, et à nui tout est soumis, intelligence et matière. Vanbelmont est allé plus loin; il fait exister le principe immatériel, l'archée, dans iasemenceavant la fécondation, et c'est lui qui préside au développement de Tembryon et a tous li!S phénomènes que présente par la suite le corps organisé. N'allez pas croire que pour cet auteurl archée soit la méioe chose que l'Âme intelligente, il a soin de dire le contraire ; cependant il le croit doué d'intelligence, et même <^ un trèsiiaut degré. Voici, du reste, quel était le sjsième médical deVanhelmont, oudu moins quelle était sa théorie des maladies :

Un être substantiel, d'une nature intermédiaire entre l'âme et le corps, nommé archée ^ doué d'intelligence et susceptible de passions, est chargé en chef du gouvornemcut du corps. 11 a un commerce intime avec l'âme ; il siégea la région épigastrique ; de là vient bi grande influence qu'ont sur tout le système vivant les affections qui intéressent reslomac et la rate, et la prééminence de ces deux organes, si fameux dans l'école de Vanbelmont sous le noni de Duumvirat. Ce n'est Es tout, chaque organe a son archée sulleroe qui l'anime; celui-ci reçoit les ordres de l'archée principal, et lui communique toutes ses actions. Tout est bien tant que Tarchée supérieur est obéi, et que ses actes vitaux s'exécutent selon les idées exprimées par le Créateur ou par l'Ame aux arcnées de lous les ordres. Mais si des causes morbifiquesi des levains de maladie, des matières contagieuses, s'introduisent dans une partie, i'arebée du lieu se fdche : dans sa mauvaise humeur il n'obéit plus au maître archée qui, i son tour« est fbrt irrascible, et il en résulte des ordres bizarres, des révoltes, par cou- ^qaent un grand trouble dans la succession des opératit'us : c*est ce qui constitue la lualadie. Partant de ce principe, l'art du méiccin consisterait tout entier à découvrir les

erreurs ou les souffrances de Parchée, c'est à-dire à étudier le caractère du principecentral commun et celui dos autres divers principes inférieurs: de Savoir quand il faut exciter leur négligence, ou réprimer leur fougue, et par quels moyens il est possible de maîtriser leurs passions ou de corriger leurs écarts.

Telle est la doctrine qui fut généralement adoptée en Allemagne et à laquelle nous devons le système de Panimmne, dont Stahl a été ïintenteur: il n'eut pas grand mérite à cette invention, puisqu'il ne fit qu'attribuer à l'jinie humaine ce que l'école do Vanbelmont attribuait à Tarchee. (Voy Méthodes.)

ARDEUR, s.f., artfor. chaleur forte. -C'est une expression qu'on à adoptée dans !e lan-

§age médical pour exprimer ce sentiment e chaleur ardente ou picotante qu'on res-sent dans certaines régions du corps, ou que déterminent des urines Acres, enflammées, en traversant l'urètre; ce qu'on désigne par les mots ardeur d'urine. On se sert aussi de la dénomination ardeur d'estomac^ comme synonyme de cardialgie, de pyrosis ou fer chaud, etc.

ARGENT, s. m.yargentum^ &pyvpo;fdeùpyôçf blanc. — L'argent est un mét<d qui se trouve àl'état natif en différents lieux, mais surtout au Mexique et a u Pérou . Blanc, mou, très-malléable, peu résistaut^ilobtientde la soliditépar son alliage avec d'autres métaux, et si ou le met en contacta vec l'acide nitrique (eau-forte), il se dissout; d'où résulte la aissolulion connue sous le nom de nitrate d'argent. Fondu et coulé en petits cylindres, il constitue le nitrate d'argent fondu ou pierre infernale; et quand il forme des lames minces, transparentes on le nomme nitrate (ïargent cristallisé. Mais ce n'est pas seulement à titre de nitrate que l'argent est employé en nié*' decine : grAce au zèle et aux l'expériences qui ontétélentéesàl'hospice Sainl-EIoi de Mont* pellier par le professeur Serpo, le chlorure d argent, le chlorure d'ariieul et d'ammoniaque, l'oxyde d'argent, rargent divisé, le cyanure d'argent, 1 iodive d'argent, peuvent être utilement employés dans la curation des maladies syphilitiques.

Un mot sur chacune de ces préparations qui ont été fournies au docteur Serre par M. Chamayou, habile pharmacien de Montpellier.

1* Chlorure d*argeni. Celui qu'on obtient en décomposant une dissolution d'azotate d'argent par un excès de chlorure de sodium liquide, est blanc, insipide, insoluble dans l'eau, et entièrement soluble dans l'ammoniaque. Il s'altère bientôt à la lumière et par Ihumidité.

2° Le chlorure d'argent et d'anmontaque est obtenu en saturant à chaud l'ammoniaque liquide par du chlorure d'argent récemment précipite et soigneusement lavé : ainsi obtenu, il est d'une couleur blanche légèrement azurée, il a l'odeur propre à l'alcali volatil, il offre une saveurpiquanteet presque caustique.

S** Voxyde aargent s^obtient en faisant réagir de la potasse caustique sur une dii-

ARGENT

ARGEKT

iro

solution d*flzo(at&d*argenl. A rélatd'bydrato, ro\yde d*argenl est noir; à l*état anli3'dre il est sous forme puWérutetUc et d*une couleur brune olivfltre; il est insipide, seiisiblemeut soluble dans Teau et susceptible d'absorber le gaz acide carbonique de l*atmos|ihère,

4* Vargent divisé^ quand on l'obtient par la réduction de Tovyde d'argent à Taidede la chaleur, se présente sous la forme d^une

f)oudre très-rénue , offrant une couleur ilanche un peu terne; à Tétai de pureté, il est inaltérable parTair.

5* Le cyanure d'argent qu'on prépare en faisant réagir une dissolution aSiiiblie d'acide cyanhydrique sur une dissolution d'azotate d argent, et qu'on fait sécher après J'ayoir îavé à plusieurs reprises avec ae l'eau distillée, est blanc, insipide, insolubledans l'eau, bien soluble au contraire dans Karomoniaque; la lumière l'altère, non son mélange avec les liubslances vé^jélales neutres. y

6* Viodure d*argent^ préparé en lavant plusieurs fois les flocons légèrement jaunes qui naissent quand on précipite une dissolution d'azotate d'argent par une solution d'iodure de potassium, et en faisant séchera l'étuve le précipité ainsi lavé, est d'un jaune très-pâle, n'a point de saveur, et est insolu-ble dans l'eau, ainsi que dans l'ammoniaque»

7* Et quanta Vazotate acide d'argent^ nitrate d^argent, qui sert è la préparation des cya^ nure, iodure, chlorure d'argent, etc., il est est obtenu lui-même par l'action de l'acide azotique sur l'argent ue coupelle.

Propriùés médicaleê deg préparaiiam

argentifireê.

NHrate d'argent. L'histoire de l'emiiloi du nitrate d*argeot è l'intérieur remonte au nvii* siècle , et c'est Angélus Sala qui pfr« raît avoir été le premier à l'administrer; mais les effets physiologiques de ce médicAment étant peu connus, sdi causticité si prononcée et ses effets toxiques si prompts, on avait renoncé à s'en servir, et il était tombé dans l'oubli lor.^ue, à la fin du siècle dernier, des expériences faites en Angleterre, aux Ëlals-Uais, en France, etc., le remirent en crédit. Cette fois, ce ne fut plus comme purgatif drastique qu'il a été employé, ainsi que le faisait Boerhaave (il cionnait une pilule composée avec un demi-grain de m* Irate d'argent , demi-grain de sel de nitre, mêlés k un grain d amidon et de mie do pain blanc, dose qu'on répète de demi-heure en demi-heure, jusqu'à ce gue des évacuations se manitestent); mais c'a été, dans répilepsie, maladie si difficile à guérir.

|l paraîtrait qu'en effet le nitrate d'argent est utile dans ces sortes de cas, et les faits iie cette nature ne manquent pas; mais malheureusement ce médicament, lorsqu'il est continué longtemps, et il faut qu'il le soit i¥>uf obtenir la guérison de Tépilepsie , a J'iiiconvénienlde produire la coloration bronzée, non-seulement de la face et de toute la peau, mais encore de tous les organes internes, phénomène presque constant et dont rctpUcaliou n'a pu encore nous être don-

née, ni par les chimistes ni parles physiologistes. Si du moins la coloration bronzée cessait dès qu'on suspend le remède, tous les épileptiques auraient tenté de ce moyen |)Our se Kuérir; mais il n'en est pas ainsi, car cette coloration bronzée, une fois mani* festée, persiste longtemps encore après qu*oa a suspendu Tusage du nitrate d'argent; bien plus, si Ton en croit Bertini, elle augmenterait même après la cessation de ce sel. Ce n^est pas tout : comme on avait remarqué que cette coloration était plus considérable sur la partie du corps exposée aux rayons solaires, cet auteur et Sementini avaient proposé, pour remédiera cet accident, de couvrir le visage et les mains de individu qui use* rait de nitrate d'argent, de manière à les mettre à l'abri de hi lumière : je ne sache

fms qu'on ait réussi par ce moyen à éviter a coloration bronzée, qui, une fois établie, ne disparaît plus. Aussi les malades préfèrent-iis garder leurs attaques , que de se ftrofiJsfT, ce qui décèle au public une infirmité qu^on aime a tenir cachée. Si encore le nitrate d'argent guérissait dans tous tes cas ! quels sacrifices ne ferait^on pas pour se dé^ livrer d*une maladie qui, à m longue, rend idiot ou tue : mais non, c'est un remède très-incertain, et qui parfois a occasionné des accidents. Je crois me rappeler que H. GoIQn en citait un exemple dans ses Leçons de thérapeutique.

L'épilepsie n'est pas la seule maladie nerveuse contre laauerle on a employé le nitrate d'argent à I intérieur ; on a expérimenté aussi avec ce remède dans qtielques autres atTcctions nerveuses , et, par exemple, dans l'hystérie, ra?igiric de poitrine, )a coorée> la manie, etc. ; et, comme dans l'épilepsie, il a été reconnu que les faits de guénson nç constatent pas suffisamment ses propriétés antispasmodiques. Remarquez que neus ne nions pas que ce médicament ait été efflcaoe, mais nous disons que les f^its publiés ne sont ni assez nombreux ni assez concluants.

Il n'en est pas do même des préparations argentifères à l'extérieur ; aussi l'usage du nitrate d'argent cristallisé est-il devenu populaire, soit dans l'ophthaliQie chronique %\ïù* f)le ou purulente , soit en gargarisme dans 'angine pseudo-membrane (croup), soit contre les hémorroïdes chroniques, contre les- 3uel|es les lotions, avec une faible solution e ce sel, se sont montrées avantageuses? soit dans un cas de nymphomanie, don| M. Ozanam a obtenu la guérison à raidad'une légère cautérisation des parties génitales, faite avec une solution de h grains de nj-r trate d*argent, dans une once d'eau distillée; soit et surtout en injection dans les écoulements, tant anciens que récents, da canal de l'urètre, Comme les j^ens du monde sont en général disposés à abuser de ce médicament, il ne sera pas hors de propos de tour donner quelques instructions sur l'époque à Ifl*

Suelle il convient de l'employer, et sur les oses auxquelles le nitrate d'argent doil*!'*^ porté. Nous emprunterons ces détails è ti^

ARGENT

ARGENT

itt^Bioire qu*a publié le proFesseur Serre en tiffitet nous le faisons (l'auUinl plus volontiers, qae les faits qui y sont consignés se çonl passés presque sous nos jeux.

Mère de presque toutes les intirmités des foies uriuaires , la blennorrhagie mérite /}*aoUiit plus d*étre coDrenablement traitée

ue. tout en voulant se prémunir contre les

Mïi^tfs qu*elle entraînef on s'expose à de jiius grands , par trop de précipitation à emplover les astringents, ou parce qu'on les admiaistremal.

On sait que bien des praticiens accusaient et que beaucoup accusent encore les injec* lions urélrales d'avoir le grave inconvénient de donner lieu à des rétrécissements. Or, eo étudiant en quoi les rétrécissements coQsisteot , Serre fut cond ui t à recoonat tre que tous proviennent, ou bien de Tépaississement it la membrane çénito-urinaire, et flu$ enftn ie rinfiliratiom ou de f endurctasemen/ d9 tism eetlulaire soui-'muqueuXf ou bien encore de la cicatrice résultant de quelque ulcération, ou de celles qui succèdent aux lésions trau ma tiques de 1 urètre : en conséquence Vinflammation serait la cause immédiate ou secondaire de toutes caseoarctatiens. Or, s'il en est ainsi, à quoi bon s'éle- ?er contre une méthode de traitement qui a précisémoit pour objet de mettre fin au plus lot à la pblogose ? C est ainsi qu'a raisonné Serre, et c'est parce qu'il a trouvé dans le nitrate d'argent cristallisé un remède qui guérit l'inflammation sur laquelle il s'applique, qu'il Ta employé de préférence à tant d au^ 1res» qoi, n'ayant pas la même propriété, sont justement réputés dangereux. Voici du reste le mode d'administration qu'il a adopté pour les injections d'azotate acide d'argent.

Partant de ce principe, que le plus grand nombre d'éooulements tiennent plutôt a une spcrétion morbide et surabondante de la muqueuse de l'urètre, qu'à une véritable transformation de tissu. Serre, après avoir déclaré auHl faut, pour les tarir, modiUer la sensibiJiié des parties malades , essaya à cet effet d'un quart de grain de nitrate d'argent cristallisé, dissous dans une once d'eau distillée. Les effets de ce médicament ayant été aussi prompts qu'avantageux, il s'en est constamment tenu à cette dissolution. Tou* lefois» comme la sensibilité organique des indJTidas n'est pas la même , ce praticien conseille de la réduire cbez les uns h un silième ou k un huitième de çrain de nitrate par once d'eau, ou au contraire, de la porter chez les autres k un tiers et même à un demi- Sfiin ; et quant à la seringue qui doit servir aux ii^ections, la matière dont elle est formée n'étant point indifférente, puisque celles qui sont en métal font subir une décomposition plus ou moins forte au liquide; on doit donc préférer la seringue d'os, dont le pistoa est garni de liège ou de cuir: ^jamais de chanvre ou de coton, ui d'épooge. U importe également de ne pas em* ployer l'eau ue savon pour faire jouer la sefinipie. Celle dont on se sert habituellement

à Mint-Eloi contient environ 32 grammes de

liqnide, et par conséquent un quart de^^rain de nitrate a'argent.

Faut-il comprimer le périnée pour empêcher le liuuide d'arriver dans la vessie comme queloues praticiens Tont recommandé? C'est parfaitement inutile, attendu que les seules précautions à prendre par les malades sqnt d'expulser leur urine quelques instants avant de iaire l'injection, et de ne rendre le liquide qu'après l'avoir laissé s^urner cinq ou six mmotes dans la vessie. U convient encore que le malade soit detiout pendant que l'injection est faite, et qu'il ne la pratique pas lui-*mèroey sans quoi ime grande partie de cette dernière se perd, et le remède ne produit plus l'effet qu^n en attendait.

Une chose très-avantageuse dans l'emploi des injections, c'est que leur action sur le canal est sans douleur, à peine même si l'on y ressent un |)eu de prurit, et néanmoins l'écoulement disparaît, la plupart du temps, en quatre à cinq jours, quelquefois même à la seconde ou troisième injection.

Nous ferons remarquer pourtant aue, dans quelques cas, l'écoulement devient plus épais et un peu plus abondant, mais toujours sans fièvre, sans douleur, sans pissement de sang. Bientôt il diminue de nouveau, il se montre de plus en plus limpide, et en sept ou huit jours la blennorrhagie à complètement cessé.

Quant au nombre d'injections à iaire.

Serre était dans l'habitude d'en prescrire deux par jour, une le matin, et l'antre le soir, èi pendant leur emploi l'écoulement augmentait trop d'intensité, et le canal devenait douloureux, il les suspendait aussitdt, pour les reprendre k quelques jours de là, et les suspendre de nouveau. Si ces mêmes phénomènes se représentaient chez certains malades, il n'employait qu'une injection par jour, et jamais il n'a dépassé en totalité le nombre cpiinze. Si, après la quinzièmct la maladie persistait , il faut soupçonner une lésion organique de la muqueuse uré traie.

Que dirons-nous de l'époque de la maladie à laquelle U convient d'avoir recours aux injections ? Que ce n'est qu'après que les antiphlogistiques et les balsamiques (baume do copahu) ont échoué, qu'on doit se décider à faire usage du nitrate d'argent. A ce propos, nous ferons observer que Ta plupart cies gens s'imaginent que du moment où une blennor-» rhagie se prolonge, elle est devenue chroni^ que, et qu'on peut se servir des iiyections ; nous devons les détromper, et s'il est mémo des praticiens qui soient d'avis que toute blennorrhagie qui se prolonge au delà d'un mois peut être considérée comme chroni^ que, c'est là une erreur de clinique trèsgrave, puisqu'après ce laps de temps, et même au delà, les écoulements présentent encore des caractères aigus, de quelque ma*> nière qu'ils aient débuté. Donc, dans la cure de la blennorrhagie, il ne faut point se Idis* ser guider par le temps qui s'est écoulé depuis le début de la maladie , mais bieu par l'état de l'économie, et surtout des orgtuies

hf»

ARGCNT

ARISTOLOGIIB

affeclés au moment présent. Aussi Serre attendait-ii souvent un mois, deut mois, avant • tVmx venir aux injections du nitrate d*argont. Passons aux autres préparations d'argent.

Aussi efficaces que Tor, le mercure, '*iode, etc., contre la maladie vénérien* ne en général et ses formes diverses en particulier, ces préparations ne doivent nous arrêter qu*afm de fkire connaitre leur mode dWministration, et les doses da chacune d'elles, eu égard h leur activité plus ou moins prononcée. C'est pourquoi nous poserons comme règle générale : que le cyanure et Tiodure d'argent se donnent h la dose d'uD dixième et même d'un huitième de grain en cnmmen^nt ; que le chlorure d'argent et d'ammoniaque ne doit être jamais, au début, que d'un douzième, alors que, au contraire, l'oxyde et l'argent divisés ))euventètre portés, dès le principe, à uoquart de grain. Inutile de dire qu'on augmente graduellement la dose de chacun d*eux, comme on le fait pour Tor* Voici quelquesunes des formules employées par Serre :

f Pr.: Chlorure d'argent... un grain.— Poudre d'iris de Florence, privée de ses principes et bien desséchée... deux grains. -^ Broyez dans un mortier en verre, à la température de l'atmosphère, et passez à travers un tissu serré, pour obtenir une pou* dre, à diviser en un nombre déterminé de fractions, selon les vues du médecin.

2° Pr. : Chlorure d'argent et d'ammonia*<> que... un grain. — Poudre d'iris de Florence... deux grains;— conserve detilleuK,. S. Q. — Pour une masse très-consistante, à diviser en quatorze pilules, ou en un plus petit nombre.

3° Pommade argentifère, Pr. : Oxyde d'ar* gent... vingt grains. — Axonge... une once. — M. avec soin.

Quoique nous ayons donné les formules des deux métho<ies d'administrer l'argent à l'intérieur, nous ferons observer avec Serre, aui le premier a introduit ce médicament ians'ie traitement de l'infection syphilitique,

3 ue, toules choses égales, mieux vaut le oinier en friction sur la laugue qu'en pilules, l'absorption étant plus immédiate et plus directe parla méthode iatraleptique, quelle que soit d'ailleurs la préparation dont 0'\ se sert, et de plus le remède étant moins siqet à se décomposer.

Quant h la dose totale à laquelle il faut le porter. Serre n*a jamais dépassé celle de neuf grains, mais li pense qu'on peut toufjuurs, en allant grauuelLemenl, arriver jus<* qu'à dix ou douze grains.

Revenons maintenant au nitrate d'argent, pour parler de son emploi par la méthode «^trotiîque. Elle consiste dans l'application sur la peau d'une solution concentrée de nitrate d'argent ( deux scrupules dans une cuillerée et demie d'eau), dans la vue d'entraver la marche de diverses maladies cutanées, aiguës, et nrévenir les accidents qu'elles entraînent quelquefois. L'idée en appartient à M. firetonneau de Tours. M. Serre, qm en a beaucoup vanté l'ellicacité dons la

variole, veut qu'on cautérise les boutons en masse, ou bien chaque pustule varioiiquo en particulier, une à une, le premier ou lo deuxième jour de l'éruption, en l'ouvrarit avec un stylet trempé dans une solution de nitrate d'argent. Par là, la durée de l'éruption serait moins longue, et elle ne devrait lai!!»ser que des cicatrices à peine appréciables. II parait, d'après les expériences qu'on a tentées à ce sajet, que les avantages de la méthode ectrotrique sont plutôt imaginaires que réels, pour ne pas dire autre obose ; aussi n'en parlons-nous aue pour mémoire. Ajoutons pourtant que oans les essais qui ont été tentés par Biet à l'hôpital Saint-Louis, et par quelques autres ex[)érimeutateurs, il a été outenudes résultats opposésè ceux qu'on s'était proposé.

On pourrait peut-être en dire autant de son application au traitement de Térysipële; cependant, comme certains praticiens affirment avoir fait avorter des erysipèles de la face en en touchant la surface avec une solution concentrée; que d'autres se servent habituellement delapommadeau nitrate d'ar* gent dans l'érysipèle qui survient à la suite d'une lésion traumatique (nous nous en sommes bien trouvé nous-meme à rambulaiice du bazar Bonne-Nouvelle, après les déplo-râbles journées de juin 18V^]; nous avons ilû attirer l'attention sur ce moyen thérapeutique, que nous excluons toutefois du traitement de l'érysipèle de la face, sa rélropulsion pouvant produire des accidents graves. (Voy, Eetsipèl^O

Reste eutin l'emploi du nitrate dargent comme Caustique (Voy. ce mot).

ARIDITÉ, s. f., ariditat. — 11 est synonyme de sécheresse.

ARlSïOLOCHE,am/o/ocAta, Spin^s X(ix»i très-bou pour les lochies ou vidanges. C'est le nom qu'on a donné à un çenre de plantes, auxquelles les anciens attribuaient la pr'Opriété d'exciter sôrement le flux menstrueux et les lochies des femmes en couche. Elles appartiennent à la gynandrie bexaadrie, L. ; famille des aristoloches, I.

On en distingue de plusieurs espèces.

V L'Aristoloche aos de {aristolockia rotutu> da|, L., qui croit dans les provinces méridionales do la France. Sa racine est tuberculeuse, grosse comme une noix ou davan*tage, solide, offrant que1(|ues fibres simples, d'une couleur brune a l'extérieur, jaunâtre en dedans; sa saveur est Acre amère, et un peu aromatique.

â* L'AaisTOLOCHB LOSGUE {ortsiolochia lon^ ga), L., qui naît aux mêmes lieux, et ne diffère de l'aristoloche ronde que parla foroje fusiforme de ses racines.

3* L'Aeistologhe sbefentairb, vulgairement Serpentaire de Virginie (Voy* ce mot).

Les aristoloches ronde et longue étaient fort employées autrefois, pour stimuler \^^^ fonctions de la matrice ; aujourd'hui on nV croit plus, et on ne se sert guère de ces rm^ines ; leur efficacité contre la goutte, foml^fl sur ce passage de Boerhaave : Varisiolochf

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