‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 35 sur 209 · ARMOISE · texte numérisé non relu

ARMOISE

ARMCA

adoucit lapodagrey ne parait pas mieux fondée. Néanmoins» si Ton était tenté d*en faire usage, on peut en prescrire la poudre (un serupule ou demi-gros) mêlée à au sucre rApé ; ou son infttsion, à la dose de deux gros, duos huit onces d*eau ou de vin blanc. Hemanquons loutefbis que, comme elle est réeljemeot stimulante» elle ne convient nullement aux femmes nerveuses, ni dans les suppressions mensuelles des femmes pléthoriques ; en un weot^ bors les cas d'atonie générale. ARMOISE , s. f., artemisia. ^ L^rmoiset dont Tusage en médecine remonte à la plus haate antiquité, est une plante qui appartient i la syngéuésie polygamie superflue, L., famille des cynanthérees, tribu des corymbifères, J. On en distingue deux espèces principales, Variemêiaabsinihiumy àoni nous STOQS parlé ailleurs [Voy. Absintbb), et Varimsia tulgaris^ qui a reçu son nom de la célèbre reine Artnémise. Elle est si abonàole, Qu'on là trouve le lon^ des chemins et des fossés ; aussi est-il facile de s'en procurer. Toutefois, nous ferons observer que les sommités fleuries, gue l'on veut conser- Ter pour l'usage médical, doivent être récoltées en août et septembre, et les racines en automne ; les unes et les autres seront mises sécher h l'ombre : il n'est pas néces^ saire de laver les racines.

De tout temps l'armoise a été considérée comme ayant une action spéciale sur l'utérus; Hippocrate lui-môme l'a recommandée ï litre a emménagogue, dans son livre des Maladies des femmes, et depuis lors bien des praticiens en ont constaté l'efficacité. Néanmoins, attendu qu'elle n'agit guère que com*me amer ou loniuue, et que nous avons aujourd'hui bien des médicaments qui possèdent dus qu'elle cet te propriété, on ne s'en sert guère. Les cas dans lesquels elle paraît préférablement convenir, spnt ceux où la menstruation est difficile ou supprimée, par suite de la faiblesse des organes génilaux, ou celle du svstème çénérafdes forces. Dans la cborée, rh^sténe, l'épilepsie, etc., Varmoise a été aussi recommandée à différentes époques, et Burdach, il n'y a pas bien longtemps encore > en rapprochant Tes faits qui ont été publiés de ceux ^u'il a recueillis lui-même, a déclaré que trois prises i^artemiêia suffisent pour guérir de l'épilepsie simple, et que, lorsque la maladie provient d'une lésion organique, la violence. des accès et leur nombre sont diminués par ce moven. 11 assure qu'on peut juger, dès la première ou la deuxième dose, ue ToiI*et que produit la racine d'armoise, et qu'il est inutile et même dangereux d'insister sur son emploi, lorsqu'elle ne détermine pas d'abord une amélioration quelconque dans l'état du malade; qu'enfin elle réussit presque conslamment lorsque l'épilepsie existe depuis peu do temps. Une sueur abondante, dit-il, SQil ordinairement l'administration de ce médicament, et on doit choisir, pour le don- {jer, le moment où le malade sent approcher ' ^ccès. A ce moment, Tindividu se met immédiatement au lit et se couvre de manière

Diction !«. 'de Mei^ecixe.

à favoriser la transpiration, qui habituellement s'établit. Dans une seule circonstance, le docteur Burdach a été obligé, pour provoquer cette transpiration, qui paraît être une condition nécessaire du succès, de recourir à une infusion d'arnica, de valériane et de serpentaire de Virginie, avec addition ne succinate d'ammoniaque. Reste qu on doit continuer l'usage de la racine d'armoise, jusqu'à ce qu'il ne reste plus aucune trace de maladie. Plusieurs autres faits ont été publiés, qui , dit-on, tendent à confirmer les bons effets de la racine d'armoise dans 1^ môme cas. Dieu veuille qu'on dise vrai ! Quoi qu'il en soit, dans les essais oui ont été faits plus tard pour le traitement de l'épilepsie, on s'est servi de la poudre d*armoise & la dose d'un demi-gros pour la première fois, qu'on a administrée dans un peu de petite bière chaude; à celle de quarante-huit grains pour la deuxième ; quant aux suivantes, alors qu'on a été obligé d'y recourir, elles eu furent portées jusqu'à un gros ou un gros et demi.

L'armoise s'administre comme il vient d'être dit, sous forme pulvérulente ou en infusion, à la dose de deux à quatre gros pour deux livres d'eau ; ou en macération dans dUvin (une once par deux livres de liquide), qu'on fait (irendre par un ou deux petits verres dans la journée. On peut y joindre la teinture de mars tartarisée, et un

Ku d'eau de cannelle. Enfin on doit, suivant xemple de Galien, en faire une décoction, qui servira en lotions sur le ba&-ventre et les parties de la génération.

ARNICA, s. f., arnica. — Genre de plante de la syngénésie polygamie superflue, L., de la famille des corymbifères, J., qu'on rencontre assez abondamment dans les Alpes, en Suisse, en Bohême ; c*est cette dernière

Îue l'on a beaucoup préconisée, et dont, soit it en passant, les médecins allemands ont tant exagéré les propriétés.

On reconnaît facilement l'arnica, malgré sa dessiccation, à ses fleurs radiées termiuar les, solitaires et d'un jaune doré ; à ses feuilles radicales nombreuses ; à sa tige lé-

grem^nt velue et cylindrique, et. à sa racine ir toute la plante sert), qui est oblique, inégale et de l'épaisseur au petit doigt, fournissant beaucoup de filaments fibreux, tes fleurs, aussi bien que les racines, ont une odeur balsamique et une saveur un peu astringente.

Si on administre cette pJante pouren constater les effets phvsiologiques sur l'homme, celui-ci présente nientôtles phénomènes suivants : sentiment de pesanteur et d'anxiété dans la région de l'estomac , nausées, et quel()uefois même vomissements pénibles, ou simplement salivation abondante ; d'autres fois, coliques suivies de déjections a) villes ; pouls plus vif, plus plein ; peau halitueuse ; sécrétion unnaire plus abon Jante. Peu de temps après l'ingestion du médicament, lorsque les molécules ont pénétré dans le torrent de la circulation, le cerveau lui-même et le système nerveux en génc-

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