ARSENIC
rai, en ressentent Tinfluente , c*esi-k^if6 <]ue le malade ëproare de la céphalalgie, lies vertiges, des niouvenien:(s insolites et i^onvulsîfs dans les membres, arec difBcullé <le les mo\itoir, et un sentiment de consfriction dans le diaphragme. Ces différents phénomènes ne s*observent pas toujours chez le raèftie individu, et lorsqu'ils se présentent, c'eèt toujours dans les premiers instants de Tusage de ce remède, h Taetion duquel Testomac s*babituô facilemenl. D'après ces phénomènes, on voit que Tarnica a une action stimulante assez vive, assez marquée, non-seulement sur les voies digestives, mais encore sur les centres nerveux. Cette substance a même des effets spéciauT, qui la rapprochent de certains végétaux narcotico- Acres.
Il serait aussi inutile que fastidieux de répéter tout ce que les médecins allemands ont écrit en favenr de Tamica ; cependant nous ne crojons pas pouvoir nous dispenser de rappeler les observations de CoUin, médecin oe l'hôpital de Pazman, qui ont servi k là célébrité de ee remède. Les succès très* remarquables q^a'ti obtint dans les fièvres in* terinittentes qui régnèrent épidémiquemenk en 1T70, et qui se convertissaient en fièvres^ putrides quand on les traitait par le ((urnquina, ont fait trop de bruit pour que nous n'en parlions pas à notre tour. D'ailleurs, combien d'observations qui confirment les propriétés fébrifuges de celte fiûuie I ki c'est Rostow, médecin danois, qui guérissait les fièvres d'accès en donnant quelques tasses d'une forte infusion d'arnica avant le paroxysme ; là c'est Meza qui, adoptant la méthode de Collin, guérit la fièvre quarte à Vienne; c'est StoH, qui donne ce médicament avec uo grand sueeds dans les fièfres muciiieuses et adjnamiques, dans les dyssaoténes com« pliquées avee ces dernières fièvrest et assure que ses effets ont souvent surpassé son at* tente. C'est pourquoi, dans son enthousiasme, il l'avait surnommé le guinquinQ de$ pa»vrei. Malheureusement les faits postérieurement observés n'ont pas confirme ces affîr^ mations diverses t que dis-je, l'arnioa a déterminé des accidents manifestes dans tant de casf qu'on a fini par lui assigner son véritable rang dans la thérapeutique » celui de succédané du quinquina.
On administre généralement l'arnica en nfusion. Pour cela on met deux à quatrp gros, et même une once de fleurs, dans deux livres d'eau^ ou d'une bière légère , ou de vin trianc; et, si on la donne à titre fébrifn^e, on fait boire cette infusion par verres avant l'accès. Quand on la prépare, il faut avoir le soin de la passer à travers un linge ^rhS/aftndeladébarrasserdesdébrisdefleurs, qui (courraient déterminer à la gorge une irritation fortes
La décoction se prépare dans les mêmes proportions; elle est plus ou moins concen
drfs. Stoll mettait deux onces et demie de
fleurs pour avoir deux livres de décoction, à laquelle il ajoutait un siron convenable. Enfin Collin donnait l'extrait oes fleurs d'arnica èi la dose de deux ou quatre grammes, dani une eau distillée odorante; souvent aussi il faisait préparer un opiat, en incor-
fcorant de la poudre de ces mêmes fleurs dans e miel Ou dans un sirop, et il la donnait par peftites doses, de deux en deux heures.
AHSBNIG^ s. va. , mnenieum. — Tout à la fois médioaaient énergique , et poison uaiverseUement redouté, on ne sait vraiment si l'on ne doit pas taire les vertus médicales d'un remède dont le nom rappelle les crimes les plus atroces, ou les méprises les plus déplorables; on se demande si des mains imprudentes ou inhabiles, encouragées par les sucoès que des hommes recommandabics ont obtenus, et nous-même après eux, ne se crêironi pas aetprisées à en faire l'essai, alors que son emploi exigé une grande sûreté de diagnostic, une réserve extrême dans ladose à laquelle il peut être administré, et surtout Yppportumte de son administration, dernière circonstance sur laçiuelleou ne peut pas toigours compter: aussi dans les deux eas oà nous avons ordonné le sulfure d'arsenicv €8t-<;e de notre main que le malade Ta pris, et quoique nous ne l'eussions prescrit qu après avoir lait l'historique de la maladie au docteur Chrestien qui, avec Broussounet, Lafabrie et koucher, ont été mes conseils dans les cas difiiciles, je dois avouer que je ij'étais pas complètement rassuré, et c|u'k tout instant je retournais voir mon malade. Et pourtant, comme, depuis mes expériences, j'ai vu employer hardiment les {^réparations arsenicales à l'hôpital Saint-Louis, & Paris, et que d*ailleurs, çrAce aux expériences de M. Bunsen, de GottiUKue, qui ont été répétées en France par MM. Orula, Soubeiran et autres, le iritQxj^àê d$ fer bn oklêb fournit, avec lacide arsénieux, un composé qui n'a pas d'action sur l'économie animale, je ne vois pas pourquoi nous n'énumérerions pas les cas où les préparations d'arsenic ont été trouvées utiles, alors que nous aurons dit et répété : Lt iriloxjfde de fer hydraté^ administré par petites cmllerées de quatre* cinq ou six gros à la fois, de manière à en donner environ une once ou une once et demie par heure^ fait
BIEIITÔT CBS&RR les VOMISSEMENTS Bt LES
iK>ULBDRS, et produit avec facilité, le rétablissement complet du malade, si gelci-ci a éré SECOURU A TEMPS. Du reste, la facile administration du tritoxyde de fer, et sa saveur qui n'est point désagréable, permettent d'en prolonger l'emploi, et certes c'est le cas de dire ou jamais qu'il vaudrait mieux pécher par excès que par défaut. Cela posé, raisons connaître les principales formules des préparations arsenicales, et nous indiquerons ensuite les affections contre lesquelles chacune d'elles a été plus particulièrement recommandée.
Pilules AsiATiQUBS. On les prépare en pilant dans un mortier, par intervaUes^ pendant quatre jours, cinquante-^inq grains de |)rotoxyde d'arsenic récentj^el neuf gros de poivre
ARSBNIC
iioir ; ei lorsque le mélange est réduit ea ptfudre ioipaliîable, ou le met dans un iportierdemarore.eekifaitv oniyoute de l'eau par degrés, jusqu'à former une p&te pilulaire, qui sera divisée en 800 pilules, chaque pilule contenant 1;13 de grain de protoxyde d arsenic; il tout les conserver dans une bouteille degrés.
Dose : une par jour, jamais plus.
Pilules anglaises. Pr. : Proto^rséniate de fer, trois grains ; extrait de houblon, deux gros; poudr6deguimauve,deux gros; sirop de fleurs d*oranKer, S. Q. pour une masse de quaranle-buit pilules. Dose, uiie pilule par jour.
SoLUTioir DE FowLEB (d'appès le Codex fran<çais). Pr. : Acide arsénieux, un gros ; carbonate de potasse, un gros ; eau distillée, une litre; alcool de mélisse composé, demi-once. Bédoisez l'acido arsénieux en poudre trèsline, mêlez cette poudre avec Je carbonate dépotasse et faites bouillir dans un vase de. rfvre, jusqu*à ce que J'acide arsénieux soit dissous complètement. Ajoutez Talcool de mélisse à la liqueur qu^nd elle sera refroidie ; filtrez^ et remettez une quantité d'eau sulBsante pour que le tout représente ei^actement 500 grammes (une livre)* De cette manière» on obtient une liqueur ayant un centième de scm poids d*acide arsénieux.
Dose : deux à trois gouttes le matin à jeun, dans UD peud'eaq distillée : augmenter en* suite successivement, tousiescinq à six'jours» de deux à trois nouvelles gouttes, de manière à arriverainsiprogessivement, jusqu'à quinze ou vingt gouttes dans les vingt-^juatre heures. Cetttt ueroière dose ne doit jamais être dépas* sée.
SoLvnoN DEPsAHSON.Pr.: Arséniatedesaude cristailisé,deux Krains; eau distillé$,âeux onces. Bl . Celle solution , mo^ns active que la précédente, et par conséquent d'un usage aoios dangereux, contient i^n grain d'arséniale de soude par once d*eau distillée, et se donne i la dose d'un demi-gros jusqu'à un gros dans un véhicule inerte.
Solution de Bibt. Ce médecin a substitué Farséniate d'ammoniaque à l'arséoiate de soude. II l'employa pour la première fois à l'hôpital Saint*Louis en t8$8, et, depuis cette époque, ses succès ne se sont point démentis. Sa solution doit être administrée dans les mêmes conditions et aux mêmes doses que la précédente.
PoopRE DE BoussBioT. Pr.: Sulfure de mercure, une once; sanç-dragon, quatre gros: oxyde d'arsenic, demi-gros. M. On repana cette poudre sur les ulcfres cancéreux, mais ii faut être très-modéré dans son emploi.
PoDW¥ PC nàa^CdiiE. Pr.; Cinabre» deux K^S cendres de vieilles semelles, huit MjTëmB ; saog-dragon, douze grains ; ox vde blanc d'arsenic, quaraJ9ite-huit grains. U. et F, une poudre très-une. On imbibe cette poudre avec un pea d'eau et on Vétend avec un pinceau sur l'ulcère eaneéreun, qu'po recp^vre d*ua linge» Au bout de trois QU quatrç jourjs Tescarre tombe.
PouDEB DE DUPUTTRE9. EHo ost m xoélangc de proto-chlorure de mercure et (T^ide arsé-^
ARSEMC
nieux, dans les proportions de 100 3/100 d'arsenie.C'f st un caustique très-doux et souvent très-utile. 11 convient surtout chez les enfants, les femmes, les individus irritables. Pour l'employer, après avoir convenablement préparé les parties que Ton veut cautériser, on les saupoudre avec une i>etite houpe cbar-
Sée de ce mélange, de manière à la couvrir 'un millimètre au plus. L'application de ce caustique ne détermine souvent aucune douleur; ilest prudent cependant dene pas l'appliauer à la fois sur une surface trop étendue. Il forme promptement une incrustation grisâtre très-auhérente, autour de laquelle ta peau, qui, même le premier jour, offre à peine une auréole rouge, se plisse de plus en plus jusqu'au moment de sa chute, quisouveot n'a lieu qu'après un temps fort long, à moins qu'on ne la provoque perdes applications emoJlicntes. Il faut le plus souvent revenir plusieurs fois k l'application de ce caustique, avant d'obtenir une bonne cicatrisation ; et pourtant il ne faudrait pas cautériser au delà de l'épaisseur de la peau, et rester dans certaines limites: la largeur d*ujae pièce de deux francs, par exemple.
Poudre d'Aluot. Cette poudre, oui a fait tant de bruit au milieu du xvii* siècle, est une préparation d'arsenic qui n*a aucun avantage sur la p&te arsenicale , d'après le témoignage de plusieurs praticiens recommandables, qui en oal mi u^ge san^ prévention.
Piltr ARSENicitE. Elle sc composc arec la poudre de Bousselot ou du frère Cdme, qu'on délace avec de la salive ou un )>eu d'eau, sur un corps solide, une ardoise nar exemple, et, ) l'aide d'une spatule. Qn retend d*une manière uniforme sur une surface qui doit tou- S' urs être limitée à l'étendue d'une pièce d'un anc* Cette cautérisation produit fréquemment une chaleur brûlante dans la partie, et ordinairement aus$i des accidents focaux ou un appareil de sj^mPtOpes enrayants, que Ton est tout surpris àe voir céder souvent très-promptement aux moyens les plus simples. Ainsi il survient communément un érysipèle quelquefois léger, mais d'autres fois lort grave, au moins en apparence, ae* compagne de beaucoup de rougeur et d'un gonflement considérablCy surtout quand la pftte a été appliquée au visaçe. Cependant, je le répète, tout disparaît bientôt, et il ne reçte de l'application du caustique qu'une croûte noire, fort épaisse et adhérente, qui persiste souvent fort longtemps, vingt, trente jours et plus. Puis, à la çnute de cette croûte, on voit la partie cai|térisée recouverte dVine cicatrice plus ou moins solide. Reste qu'en appliquant le caustique arsénieux avec atten* tioç et prudence, on est toujours sûr deoe jam^S déto>*fnii)er aucun de ces accidents dont op a rapporté plusieurs exemples, et que probal)lemept il eût toujours été facile d'éviter PourapPJiQuerla pâte arsenicale, itjhui que )es p|urties soient convenablement préparées ; ain^, pour obtenir autant que possible une surfacç unie, on ftit tomber préalaMement les croûtes qbi peuvent la recouvrir, à l'aide